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TOGO/De l’armée prétorienne à la confiscation dynastique : L’avenir d’un peuple pris en otage par une dictature militaire à façade civile

mer, 17/06/2026 - 16:33

Par Rodrigue Ahégo,

La Voix des Sans Voix

Il s’agit tout simplement d’un acte de trop qui acte la mise à nu du système prétorien par ses propres vétérans. L’histoire politique du Togo s’écrit, depuis plus d’un demi-siècle, à l’encre de la violence d’État, de la confiscation des libertés et d’une soumission aveugle des institutions à un seul clan. Cependant, certaines scènes, par leur indécence et leur portée symbolique, agissent comme des révélateurs chirurgicaux de la nature profonde de ce régime hideux. La récente sortie publique d’un groupement de militaires soi-disant à la retraite, venus proclamer leur allégeance servile à Faure Gnassingbé à l’occasion de son anniversaire, appartient à cette catégorie d’événements.

En qualifiant le « chef de l’exécutif », seul détenteur de tous les pouvoirs, de leur « champion », en jurant de combattre « jusqu’à la dernière goutte de sang » et en lançant un terrifiant « vos ennemis sont nos ennemis », ces pseudos vétérans – au sein desquels se mêlent, selon de nombreux observateurs, des figures associées aux heures les plus sombres de la répression et des miliciens d’appareil – ont précisément déchiré le voile de la neutralité républicaine.

Cette scène n’était pas une simple manifestation de déférence protocolaire ; elle a exposé, de manière brute, le pacte d’acier qui lie la dynastie Gnassingbé à l’appareil militaire. Elle rappelle que le Togo n’est pas une démocratie en développement, ni même une simple autocratie civile, mais bien une dictature militaire à façade civile, où le territoire national et ses richesses sont traités comme un butin de guerre partagé entre les tenants du pouvoir et leurs gardiens en uniforme.

Rappel du péché originel de 2005 : le coup d’État militaire et la dévolution dynastique

Pour comprendre la sortie de ces militaires en retraite, il faut impérativement revisiter les dynamiques fondatrices du pouvoir de Faure Gnassingbé. Le 05 février 2005, à la mort de son Père, le général Gnassingbé Eyadéma après trente-huit ans d’un règne sans partage, le Togo a basculé dans le vaudeville constitutionnel et la tragédie politique, avec la complicité de la communauté internationale. En témoigne les propos de Jacques Chirac faisant part de sa « profonde tristesse », saluant la mémoire du défunt en déclarant : « Avec lui disparaît un ami de la France qui était pour moi un ami personnel ». En l’espace de quelques heures, les Forces Armées Togolaises (FAT) ont orchestré un coup d’État direct et flagrant.

Le peuple togolais garde en mémoire la sinistre image de ce groupe de hauts gradés de l’armée, figés devant les caméras de la télévision nationale (TVT), annonçant qu’afin d’éviter un « vide institutionnel », ils avaient décidé de « confier » le pouvoir à Faure Gnassingbé, l’un des fils du défunt dictateur. Cet acte constituait une violation flagrante et absolue des dispositions de la Constitution de la IVe République, qui prévoyait explicitement que l’intérim soit assuré par le président de l’Assemblée nationale en vue de l’organisation d’élections dans un délai de soixante jours.

Pour légitimer ce coup de force, l’Assemblée nationale, encerclée et soumise, fut contrainte de destituer son propre président en exil, de modifier la Constitution en une nuit pour permettre à Faure Gnassingbé d’achever le mandat de son père, avant que la pression internationale et populaire ne force le régime à reculer pour organiser un scrutin de façade. Ce jour-là, l’armée a réaffirmé son rôle de matrice et de propriétaire du pouvoir politique au Togo, consacrant le passage d’une dictature personnelle à une dictature dynastique.

Cette confiscation violente s’est structurée à travers un enchaînement implacable d’événements. Tout a commencé par le coup d’État militaire de février 2005, au cours duquel l’armée a brutalement imposé Faure Gnassingbé à la tête de l’État. Ce coup de force initial s’est ensuite consolidé dans le sang lors de la présidentielle d’avril 2005, caractérisée par des vols d’urnes généralisés et des massacres à grande échelle de citoyens civils. C’est sur les cendres de ces violences que s’est définitivement scellé le pacte prétorien de continuité, un accord tacite garantissant d’immenses avantages financiers et une impunité totale aux hauts gradés en échange d’une protection absolue du fauteuil présidentiel.

Le traumatisme de 2005 et l’armée des urnes sous les aisselles

La validation de cette dévolution dynastique s’est jouée dans le sang lors de la présidentielle d’avril 2005. Ce scrutin est resté dans l’histoire électorale la plus sombre de l’Afrique comme l’un des plus violents et des plus frauduleux, documenté notamment par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et un rapport de l’ONU évoquant plusieurs centaines de morts (entre 400 et 500 selon les Nations Unies, plus de 800 selon les organisations locales), et plus de 3000 confiera plus tard l’un des acteurs ayant conduit les enquêtes sur ces assassinats.

Au-delà des massacres à balles réelles dans les quartiers contestataires de Lomé et de l’intérieur du pays (comme à Aného ou Atakpamé), une scène dantesque est restée gravée dans la conscience collective : l’assaut des bureaux de vote par l’armée régulière. Dans plusieurs fiefs traditionnels de l’opposition, des commandos de militaires armés ont envahi les centres de vote, dispersé les électeurs terrorisés par des tirs et des grenades lacrymogènes, brutalisé les délégués de l’opposition et les opérateurs techniques, avant de s’enfuir en courant, emportant littéralement les urnes pleines de bulletins de vote sous leurs aisselles pour les acheminer vers des lieux de centralisation secrets tenus par le pouvoir.

Cette traque physique du suffrage universel par ceux-là mêmes qui devaient le sécuriser a démontré que pour le clan Gnassingbé, le vote populaire n’est qu’une formalité cosmétique. Si les urnes refusent de donner le résultat attendu, l’armée intervient pour les confisquer, abolissant par la force brute l’expression de la souveraineté populaire.

Les mécanismes de la mainmise : Comment l’armée maintient le clan Gnassingbé au pouvoir

Depuis cette transition sanglante, les forces armées, dans toutes leurs composantes – de l’armée de terre aux forces de gendarmerie et de police, en passant par les services de renseignement (ANR hier, SCRIC de nos jours) et les unités d’élite comme le Régiment des Commando de la Garde Présidentielle (RCGP) – agissent comme les piliers exclusifs de la survie du régime. Leur contribution à la conservation du pouvoir s’organise autour de trois axes majeurs :

– Le quadrillage territorial et psychologique. Le Togo vit sous un régime de peur diffuse. Toute velléité de contestation, toute manifestation pacifique de l’opposition ou de la société civile est immédiatement étouffée par un déploiement disproportionné de forces militaro-policières qui coopèrent avec les miliciens. Les villes clés et les quartiers frondeurs sont régulièrement soumis à des bouclages, des check-points permanents et des patrouilles intimidantes, transformant l’espace public en une zone sous occupation intérieure.

– La terreur électorale systémique. À chaque cycle électoral, le scénario se répète. Les forces de défense et de sécurité, sous couvert de la Force Sécurité Élection (FOSE), infiltrent et contrôlent le processus. En amont, elles intimident les candidats ; pendant le scrutin, elles sécurisent les fraudes ; en aval, elles encerclent les domiciles des leaders de l’opposition (comme ce fut le cas pour l’opposant Agbéyomé Kodjo en 2020) plusieurs fois pour l’opposant Jean-Pierre Fabre, bloquent l’accès aux centres de compilation, confisquent ou saccagent les dispositifs de compilation de l’opposition pour empêcher la proclamation des résultats réels issus des urnes.

– La répression et les assassinats ciblés. L’armée togolaise a développé une doctrine de répression létale face aux mouvements populaires. Qu’il s’agisse des grandes manifestations de 2017 et 2018 portées par le PNP (Parti National Panafricain), ou des révoltes syndicales et estudiantines, la réponse de l’État a toujours été l’usage de balles réelles, les arrestations arbitraires massives et les passages à tabac systématiques.

Le pacte de corruption et les dérives anti-républicaines de Faure Gnassingbé

Pour s’assurer de la loyauté indéfectible de cet instrument de coercition, Faure Gnassingbé a perfectionné un système de distribution de prébendes et de privilèges qui pervertit l’essence même d’une armée nationale. Le pouvoir togolais traite le budget de l’État et les ressources naturelles (phosphates, clinker, filières d’import-export via le Port Autonome de Lomé) comme une caisse noire destinée à entretenir la haute hiérarchie militaire.

Le maintien de ce système repose en effet sur des pratiques ouvertement anti-républicaines et un pacte de corruption savamment entretenu au sommet de l’État. Ce pacte se manifeste d’abord par une hyper-ethnicisation des postes de commandement stratégiques au sein des forces armées. De plus, le régime procède à l’octroi discrétionnaire de monopoles économiques juteux, notamment dans le commerce, le BTP et la gestion portuaire, au profit de la haute hiérarchie en uniforme. Le tout est cimenté par une impunité totale accordée face aux détournements de deniers publics, appuyée par des budgets de défense totalement opaques qui échappent sciemment à tout contrôle parlementaire.

Ces dérives, à travers lesquelles Faure Gnassingbé garantit la continuité de ce soutien, s’articulent ainsi autour de trois réalités incontestables :

– L’hyper-ethnicisation des commandements. Le recrutement et l’avancement au sein des postes clés des FAT restent profondément biaisés, favorisant de manière disproportionnée la région d’origine du clan présidentiel. Cette militarisation clanique transforme l’armée en une garde prétorienne qui défend sa propre survie économique et sociale en défendant le fauteuil présidentiel.

– L’impunité et l’ingérence économique. Les hauts gradés se sont vu attribuer des pans entiers de l’économie nationale, à travers des entreprises fictives et furtives : marchés publics de routes sans appel d’offres, gestion de réseaux de contrebande, spéculation foncière par l’expropriation brutale de civils, et contrôle direct de commerces légitimes. En échange de leur soutien politique, ces officiers bénéficient d’une immunité totale face à la justice. Les « enquêtes » en cas de dénonciation des scandales de détournements massifs de deniers publics se chiffrant en dizaines de milliards de francs CFA (notamment dans les secteurs de la santé, des infrastructures routières ou des budgets de la défense), n’aboutissent jamais à des poursuites dès lors qu’ils impliquent des barons du régime ou des militaires de haut rang.

– L’institutionnalisation de la torture et de la violence. Les rapports successifs d’organisations internationales (Amnesty International, les institutions onusiennes) ont documenté de manière structurelle l’usage de la torture dans les centres de détention militaires et de renseignement. L’assassinat resté impuni de figures militaires internes – à l’instar du Colonel Madjoulba Bitala, retrouvé assassiné dans son bureau au lendemain de la prestation de serment de Faure Gnassingbé en 2020 – démontre que la violence de ce système n’épargne personne, maintenant la troupe sous un régime de terreur interne et de purges silencieuses.

Anatomie d’une forfaiture : la sortie des « anciens militaires » et le recyclage des milices

C’est à la lumière de cette corruption structurelle qu’il faut analyser et dénoncer avec la plus grande fermeté la récente mise en scène des soi-disant anciens militaires. Cette sortie est une insulte à la mémoire des milliers de victimes de la dictature des Gnassingbé.

Derrière le paravent de « retraités de l’armée » se cache une réalité bien plus sinistre. Cet effectif est notoirement truffé de miliciens, d’anciens agents des services de répression clandestine et d’individus associés aux basses œuvres du régime. En venant proclamer publiquement que les ennemis de Faure Gnassingbé sont les leurs, ils envoient un message clair d’intimidation à l’ensemble du peuple togolais : la violence d’État ne prend jamais de retraite.

Cette pratique est profondément dangereuse. Elle acte les rumeurs sur l’existence d’une force paramilitaire de réserve, prête à être activée pour prêter main-forte aux unités régulières lors des périodes de contestation ou de transition politique. En tolérant et en encourageant ce type de groupement partisan au sein d’anciens membres des forces de sécurité, Faure Gnassingbé et son RPT-UNIR piétinent les fondements mêmes de la République et prépare les conditions d’une guerre civile larvée contre toute alternative démocratique. Et cette sortie, dans un contexte où les forces vives se regroupent pour dénoncer et combattre cette histoire de 5ème République n’est pas à négliger.

Appel à l’opinion internationale et faillite des institutions régionales (CEDEAO, UA)

Face à cette situation de prise d’otage d’un État souverain par une oligarchie militaro-civile, le silence et la passivité des institutions internationales deviennent complices. Le Togo est aujourd’hui une anomalie politique en Afrique de l’Ouest : le seul pays de la sous-région à n’avoir jamais connu d’alternance démocratique depuis les indépendances, verrouillé par la même famille depuis 1967.

A travers cette tribune, nous attirons solennellement l’attention de l’opinion publique internationale, et en particulier de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA). Pendant des décennies, la CEDEAO a fait preuve d’une coupable indulgence envers le clan Gnassingbé, fermant les yeux sur les tripatouillages constitutionnels (y compris le récent passage à une Constitution de façade parlementaire votée en catimini pour garantir le pouvoir à vie à Faure Gnassingbé) et validant des scrutins frauduleux teintés de sang.

L’Union Africaine et les partenaires internationaux ne peuvent continuer à traiter le cas togolais ou la curiosité togolaise avec une diplomatie de l’autruche sous prétexte que le régime offre une illusion de stabilité ou joue les médiateurs de circonstance dans les crises du Sahel. La prétendue « stabilité » du Togo est celle d’un cimetière politique, maintenue par la baïonnette et l’étouffement des aspirations populaires. Si ces institutions régionales continuent d’ignorer la nature militaire et dictatoriale du pouvoir à Lomé, elles perdront définitivement le peu de crédibilité qui leur reste auprès des peuples africains, qui constatent chaque jour deux poids, deux mesures entre les coups d’État militaires brutaux au Sahel et le coup d’État permanent, constitutionnel, institutionnel, électoral et dynastique, au Togo.

Le sursaut républicain et l’appel au peuple togolais

L’avenir du Togo ne peut pas, et ne doit pas, être le monopole d’un clan et d’une hiérarchie militaire corrompue. La situation actuelle hypothèque dangereusement l’avenir de la nation et condamne les générations futures à l’exil économique, à la soumission politique ou à la misère sociale. Un pays où les budgets de la santé et de l’éducation sont sacrifiés sur l’autel de l’entretien d’une garde prétorienne est un pays en état de mort cérébrale démocratique.

Il est temps pour une prise de conscience globale et une responsabilité historique.

– Aux soldats et officiers républicains, s’il y en a dans les rangs : Ceux qui, au sein des Forces Armées Togolaises, croient encore à la patrie, à l’honneur et au serment de protéger le peuple et non un clan, doivent se désolidariser de ces dérives. L’armée doit cesser d’être le bras armé d’une famille pour redevenir l’émanation de la nation tout entière. Le rôle d’un soldat digne de ce nom n’est pas de voler des urnes ou de tirer sur ses frères et sœurs civils pour préserver les privilèges d’une minorité prédatrice.

– Au peuple togolais, à l’intérieur comme dans la diaspora : L’heure est au sursaut national. L’intimidation ne doit plus être le moteur de notre destin collectif. L’histoire montre qu’aucune force de répression, aussi armée soit-elle, ne peut indéfiniment résister à la volonté unie et déterminée d’un peuple conscient de ses droits et résolu à reconquérir sa liberté.

Nous devons rejeter massivement cette dictature militaire à façade civile, démasquer les impostures des « anciens militaires » miliciens, et exiger la restauration de la souveraineté populaire. Le Togo n’est pas un butin de guerre. C’est la « Terre de Nos Aïeux » ; C’est notre patrimoine commun et il est de notre devoir sacré de le libérer des mains de ses ravisseurs pour les générations à venir.

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Togo : des diplômés handicapés réclament un recrutement dérogatoire dans la fonction publique

mer, 17/06/2026 - 16:26

Depuis le lundi 15 juin 2026, des diplômés handicapés observent un mouvement de protestation devant le Secrétariat général du gouvernement (SGG) à Lomé. À travers cette mobilisation, ils demandent aux autorités togolaises la mise en place d’un recrutement dérogatoire dans la fonction publique afin de favoriser leur insertion professionnelle.

Selon les informations rapportées par le site Togotoday, les manifestants estiment que malgré leurs qualifications académiques et les nombreux efforts consentis pour obtenir des diplômes, l’accès à l’emploi demeure particulièrement difficile pour les personnes vivant avec un handicap. Face à cette situation qu’ils jugent préoccupante, ils souhaitent voir l’État adopter des mesures spécifiques permettant une meilleure prise en compte de leur situation.

Pour ces diplômés, l’enjeu ne se limite pas à une simple revendication sociale. Ils affirment vouloir mettre leurs compétences au service du pays et contribuer pleinement au développement national. Toutefois, ils dénoncent les obstacles persistants qui les empêchent d’intégrer le marché du travail dans des conditions équitables.

« Nous voulons simplement travailler et participer à la construction du pays comme tous les autres citoyens », résume l’une des principales revendications portées par les protestataires.

Cette manifestation intervient dans un contexte où la loi de finances 2026 prévoit déjà certaines mesures en faveur de l’inclusion professionnelle des personnes handicapées. Le texte institue notamment un crédit d’impôt destiné aux entreprises privées qui recrutent des personnes vivant avec un handicap. Une disposition saluée comme une avancée, mais jugée insuffisante par les manifestants.

Ces derniers estiment que l’État doit montrer l’exemple en renforçant les opportunités d’accès à l’emploi au sein même de l’administration publique. Ils plaident ainsi pour l’instauration d’un mécanisme de recrutement dérogatoire qui permettrait de corriger les inégalités auxquelles ils sont confrontés sur le marché de l’emploi.

Après plusieurs années de démarches et de plaidoyers restés sans suite, les diplômés mobilisés devant le SGG espèrent désormais l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes. Ils souhaitent que leurs préoccupations soient entendues et débouchent sur des mesures concrètes en faveur de l’inclusion et de l’égalité des chances.

Cette nouvelle mobilisation remet au cœur du débat la question de l’employabilité des personnes en situation de handicap au Togo et la nécessité de renforcer les politiques publiques destinées à garantir leur pleine participation à la vie économique et sociale du pays.

Togoactualité

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Funérailles de Togbui Agokoli IV : la préfecture de Haho rend hommage au roi des Ewé à Notsè

mer, 17/06/2026 - 14:59

Les cérémonies funéraires de Sa Majesté Togbui Agokoli IV se poursuivent dans la ferveur et le recueillement à Notsè. Depuis l’annonce du décès du roi des Ewé, la cité historique accueille quotidiennement de nombreuses délégations venues des différentes régions du Togo pour témoigner leur compassion à la famille royale et honorer la mémoire du souverain disparu.

Mardi 16 juin 2026, une importante délégation de la préfecture de Haho a effectué le déplacement à Notsè pour présenter ses condoléances. Conduite par le préfet de Haho, le colonel Gnakou Alowègnim, la délégation était composée notamment de maires, de conseillers municipaux, de responsables d’administrations publiques et privées ainsi que de plusieurs chefs de services déconcentrés de l’État.

Au cours de cette visite de compassion, les membres de la délégation ont exprimé leur solidarité à l’endroit de la famille royale, durement éprouvée par la disparition du souverain.

S’exprimant au nom de la délégation, le préfet de Haho a salué la mémoire d’un roi qui s’est illustré par son engagement en faveur du dialogue, de la paix et de la cohésion sociale. Le colonel Gnakou Alowègnim a souligné que le décès de Togbui Agokoli IV représente une perte considérable non seulement pour la famille royale, mais également pour la préfecture de Haho et pour l’ensemble de la nation togolaise.

À mesure que s’approche la date de l’inhumation, prévue pour ce samedi à Notsè, les hommages continuent d’affluer vers la ville historique, témoignant de l’attachement des populations à celui qui aura marqué de son empreinte la chefferie traditionnelle et la communauté ewé.

Les cérémonies se poursuivent ainsi dans un climat de dignité et de respect, à la hauteur de l’héritage laissé par le défunt souverain.

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Togo, le système Gnassingbé et la rupture de l’état de droit : Inventaire constitutionnel de certains abus de pouvoir(2005-2026)

mer, 17/06/2026 - 14:48

INTRODUCTION : LIBERTÉ, OÙ ES -TU AU TOGO ?

Face à l’absence de liberté et d’indépendance des acteurs de l’opposition politique togolaise, et face à l’absence de bonnes pratiques d’analyse, de gestion et de redevabilité en politique et économie, le Peuple togolais n’a d’autre choix que l’indignation, la dénonciation, la révolte et l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer l’oppression structurelle multiforme institutionnalisée et pratiquée par le système civilo-militaro-ésotérique. Ce système d’oppression se maintient au pouvoir par la force et grâce à son « expertise » de facilitateur de la défense des intérêts étrangers avant les intérêts du Peuple togolais.

Dans ce contexte de gouvernance liberticide et prédatrice, l’objectif de la lutte du Peuple togolais pour la démocratie et la souveraineté, consiste : – à constituer une majorité solide, – à créer les conditions qui permettent de se libérer durablement du piège de l’achat des consciences, – à se rassembler derrière un projet de transition politique alternatif. Pour mener ce combat, le Peuple togolais peut resourcer sa réflexion en se nourrissant des principes politiques qui prévalaient dans les années 1960, lorsque la soif de la liberté cimentait les actions collectives qui ont permis d’aboutir à la décolonisation du Togo.

Les propositions et perspectives formulées relèvent des initiatives et des actions citoyennes d’un Peuple togolais indépendant du système Gnassingbé et empêché de s’exprimer librement.

1- FAURE GNASSINGBÉ, 60 ANS RÉVOLUS ET PERSISTANCE DANS L’ERREUR

Du point de vue de la société civile, de la Diaspora, des partis politiques, des militaires patriotes, qui peuvent être considérés comme les futures forces alternatives, pacifiques pour une transition politique démocratique au Togo, il est urgent de rappeler que lorsqu’un individu fête ses 60 ans, communément la croyance  populaire tend à considérer que cet individu pourrait avoir appris de ses erreurs, de ses trahisons du Peuple togolais, de ses accointances avec des intérêts étrangers, et surtout vient de basculer dans ce qui est communément connu comme étant l’aurore de la sagesse.

Concernant celui qui vient de fêter ses 60 ans le 6 juin 2026, le Peuple togolais a au contraire bien constaté qu’en lieu et place du discernement et de la sagesse, c’est plutôt l’arrogance, le mépris et le refus de libérer les prisonniers politiques qui luttent -depuis plus de 60 ans pour certains- pour un Togo libre, qui caractérisent le nouveau président du conseil.

Or, c’est cette absence de sagesse qui a conduit Faure Gnassingbé et son réseau de clientélistes, souvent zélés, à tordre le cou de tous les processus par lesquels le Peuple togolais avait choisi de décider de son destin. Mais quel aurait été le destin du Peuple togolais sans le système Gnassingbé ? La Vérité, la Justice et la Paix !

Autrement dit, les mêmes chances pour tous de s’en sortir et donc un vivre ensemble comme l’auraient voulu nos aïeux. Or, sous Faure Gnassingbé entre 2005 et 2026, le Togo, fut placé sous les fourches caudines du système Gnassingbé qui a perpétué le non‑respect de l’Etat de droit déjà institutionnalisé, donc de la Constitution et des principes démocratiques, alors que le pays sortait à peine de la dictature nauséabonde de son père Etienne Eyadéma Gnassingbé entre 1967 et 2005. C’est donc la continuité du système Gnassingbé qui, pour l’instant, est assurée de père en fils !

La question est donc de savoir si avec un Président illégal et anticonstitutionnel au Togo, est-ce que Faure Gnassingbé qui s’est organisé pour rester encore au pouvoir pendant 60 ans en tant que président du Conseil, pourra un jour obtenir la grâce divine de recevoir, même une graine de mil de ce que la sagesse peut produire chez un être humain après 60 ans ? Rien n’est moins sûr ! Aussi, seule la lutte de tout le peuple togolais, par le dépassement des frustrations quotidiennes et des rancœurs du passé peut contribuer à l’avènement de la démocratie, en le contraignant à partir par la démission, une forme évoluée de la sagesse…

Le proverbe africain qui s’applique directement au système Gnassingbé est celui-ci : « Là où règne l’ignorance, la tyrannie trouve un trône ». L’explication est sans équivoque : l’autocratie, la tyrannie, l’impunité et surtout l’abus du droit et des pouvoirs ne peuvent s’installer que là où la sagesse et la connaissance font défaut. La démission du tyran autocrate survient quand la sagesse reprend ses droits. C’est un acte de sagesse et une sortie honorable par la grande porte. Mais, sans sagesse, Faure Gnassingbé en est-il capable ? Peut-être si RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA lui rappellent les principales 21 violations alléguées manifestes de la Constitution togolaise en nous limitant à la période 2005–2026.

2- FONDEMENTS CONSTITUTIONNELS DES VIOLATIONS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)

La Constitution togolaise du 14 octobre 1992 (révisée en 2002, 2019 et 2024) consacre notamment :

la souveraineté du Peuple (art. 2),

la séparation des pouvoirs (art. 4),

l’égalité devant la loi et l’accès aux emplois publics (article 11),

les libertés publiques (art. 25–30),

la transparence et la bonne gouvernance (préambule et l’article 50),

l’obligation de respecter les décisions de justice (art. 113),

la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150),

la régularité des élections (art. 60–64),

l’autonomie des collectivités locales (art. 141–143).

L’article 150 accorde un droit inviolable, y compris après les révisions unilatérales de la Constitution du Peuple pour faire disparaître ce droit. Aussi, le Peuple, en toute légalité, peut exercer une résistance civile, juridique et institutionnelle pour restaurer la souveraineté nationale et obtenir la démission pacifique d’un dirigeant autocratique et tyrannique, surtout lorsque la « sagesse » semble ne pas vouloir de « lui ».

3- « VINGT‑DEUX VIOLATIONS GRAVES OU CONTOURNEMENTS DE LA CONSTITUTION TOGOLAISE (2005–2026)

Il va de soi qu’en 21 ans de pouvoir unilatéral, le nombre : -de violations, -de contournements de la Constitution togolaise, -d’élections contestées sur la base de la contre-vérité des urnes institutionnalisée, est innombrable. Néanmoins, laissons cela aux travaux des historiens et rappelons au Peuple togolais, ce de manière juridiquement structurée, les principales violations et multiples contournements unilatéralement opérés par le système Gnassingbé en 22 points (liste non exhaustive).

3.1 Succession anticonstitutionnelle de 2005

L’armée a imposé Faure Gnassingbé au pouvoir, alors que la Constitution exigeait que l’intérim soit assuré par le président de l’Assemblée nationale.

3.2 Absence de vérité des urnes (2005, 2010, 2015, 2020, 2025)

Les élections ont été marquées par des irrégularités, un contrôle partisan des institutions électorales et l’absence de transparence par empêchement de toute possibilité de vérification contradictoire des résultats électoraux.

3.3 Révision constitutionnelle 2024–2025 sans référendum et exclusion du Peuple togolais dans le choix de ses principaux dirigeants

Le changement de régimes politiques (toutes les révisions constitutionnelles et le passage de la 4e à la 5e République) ont été décidés sans consulter le Peuple togolais, en violation de l’obligation constitutionnelle de référendum. Il s’agit d’un véritable « déni de droit de choisir » pour le Peuple togolais

3.4 Concentration des pouvoirs exécutif/législatif/judiciaire/militaire

Le pouvoir exécutif domine le Parlement, la justice et les institutions censées être indépendantes.

3.5 Politisation et « affairisation » de l’armée

L’armée intervient dans la vie politique et réprime les manifestations, alors qu’elle devrait rester neutre ; par ailleurs plusieurs haut-gradés, non patriotes, profitent de « la loi du plus fort », cet état de fait qui leur permet d’accaparer des pans entiers de secteurs économiques de génération de richesses, non partagées avec le Peuple au Togo.

3.6 Impunité des forces de sécurité

Les violences commises par les forces de sécurité ne sont jamais sanctionnées, malgré les obligations constitutionnelles.

3.7 Non‑exécution des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO

Les arrêts régionaux concernant les droits humains et les réformes électorales ne sont pas appliqués par l’Etat togolais et des risques existent pour intimider la justice.

3.8 Arrestations arbitraires et détentions sans jugement

Des opposants, journalistes et citoyens sont détenus sans procès équitable, ni respect des garanties légales.

3.9 Lois liberticides restreignant les libertés publiques

Les libertés d’expression, de réunion et de manifestation sont limitées par des lois et pratiques répressives, sauf quand il s’agit de faire semblant pour faire croire aux chancelleries occidentales que les oppositions non dangereuses peuvent se réunir ; cela légitime indirectement le système Gnassingbé.

3.10 Opacité des comptes publics et absence de vérité des comptes publics

Les finances de l’État ne sont pas transparentes, les comptes publics ne sont pas régulièrement publiés ni contrôlés et les décideurs du système Gnassingbé refusent systématiquement de rendre des comptes au Peuple togolais et surtout de se faire contrôler par des experts indépendants de Faure Gnassingbé.

3.11 Accaparement des richesses nationales

Les ressources et les revenus du port autonome de Lomé (PAL), des mines, des douanes, et de plusieurs entreprises publiques ou privées sous contrat avec l’Etat sont gérés de manière opaque au profit d’un cercle restreint.

3.12 Défiscalisation excessive pour les multinationales qui ne créent pas d’emplois, ni de réinvestissement au Togo et pour certaines institutions financières

Des exonérations fiscales sont accordées sans contrôle démocratique, créant une inégalité devant l’impôt.

3.13 Endettement structurel sans bénéfice pour la population

La dette publique augmente, mais les services publics restent insuffisants et mal gérés.

3.14 Corruption généralisée et impunie

Les scandales impliquant des responsables politiques ne donnent lieu à aucune poursuite, y compris dans de nombreuses affaires, au rang desquelles celle en cours actuellement en France dite « affaire Bolloré ».

3.15 Clientélisme dans l’administration publique

Les nominations sont basées sur la loyauté politique ou ethnique, et non sur la compétence.

3.16 Décentralisation fictive

Les collectivités locales n’ont pas d’autonomie réelle et restent sous le contrôle du pouvoir central, la décentralisation est confondue avec la déconcentration.

3.17 Clientélisation de la partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise non indépendante du système Gnassingbé

Une partie du Peuple togolais et de la Diaspora togolaise n’ont pas de représentation démocratique réelle et sont parfois, souvent à leur insu, utilisés à des fins de légitimation politique.

3.18 Absence d’opportunités pour les jeunes

Le chômage, le favoritisme et l’exclusion empêchent les jeunes d’accéder à l’emploi et aux responsabilités.

3.19 Alignement sur des intérêts étrangers sans contrôle parlementaire

Des accords internationaux sont signés sans débat ni ratification parlementaire.

3.20 Propagande abusive sur la notion « d’homme de la facilitation, de la médiation et de la paix » malgré un bilan répressif nauséabond au Togo

La communication officielle du système Gnassingbé présente une image trompeuse, en contradiction avec les réalités de la répression interne. Cette image d’une réalité travestie permet à certaines chancelleries occidentales de se montrer peu regardantes et de renforcer leur coopération en s’exonérant à bon compte de leurs devoirs eu égard au respect des droits humains et des droits du Peuple togolais.

3.21 Refus de coopérer avec la justice internationale

Les autorités ne répondent pas aux demandes d’enquête, plus particulièrement auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO et dans le contentieux en cours en France, notamment dans le procès portant principalement sur la corruption d’agents étrangers dite « affaire Bolloré ».

3.22 Refus des dirigeants du Togo de déclarer leurs biens et avoirs conformément à la Constitution

Le constat du refus du Président de la République (devenu aujourd’hui le Président du Conseil), de son Gouvernement, des membres de l’Assemblée Nationale, du Sénat et des directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques de faire devant la Cour Suprême togolaise une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction, correspond à un refus de respecter l’article 145 de la Constitution. Par ailleurs, il n’a jamais été reporté officiellement que Faure Gnassingbé ait déclaré ses biens et avoirs au début et fin de ses quatre mandats présidentiels, juridiquement contestés devant la Cour de Justice de la CEDEAO. Si la tête ne fait pas dans l’exemplarité, il n’est pas surprenant que le reste du Gouvernement, les Sénateurs et les directeurs administrations centrales eux non plus ne respectent pas la Constitution. A ce titre l’article 145 est explicite : « Art.145 : Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction ».

Si la justice togolaise ou régionale africaine, ne subissaient pas de pressions ou avaient du courage, les points juridiques mentionnés plus haut suffisent juridiquement pour convaincre un individu, voire un système, de son illégalité et de son anti-constitutionnalité. Mais voilà, la justice africaine demeure tributaire des financements de ces Etats non respectueux du droit. Mais, il existe toutefois des juges courageux et disant le droit, rien que le droit, qui méritent d’être mis à l’honneur. Le pouvoir de Faure Gnassingbé sur la base de l’analyse juridique du système Gnassingbé entre 2005 et 2026 ne peut qu’être qualifié de « pouvoir illégal et anticonstitutionnel ». Il importe que des juges libres et courageux puissent le constater et le prononcer !

4- TROIS PROPOSITIONS CONCRÈTES ET PACIFIQUES

 En attendant une condamnation officielle par une juridiction africaine ou internationale, il y a lieu de proposer au cours d’une transition politique citoyenne :

4.1 la mise en place d’un Conseil indépendant Vérité – Justice et Solidarité (CI-VJS)

Ce conseil indépendant aura pour mandat :

d’établir les faits,

de documenter les violations constitutionnelles,

de proposer des réformes institutionnelles en prenant appui sur les modèles d’Afrique du Sud, du Ghana, du Rwanda, etc. ;

Ce conseil n’a pas besoin d’attendre le départ ou la démission de Faure Gnassingbé et son système pour commencer à réunir les preuves, à s’organiser et cotiser pour déposer auprès de juridictions africaines ou internationales les plaintes contre un système usurpateur des droits du Peuple togolais, un système illégal et anticonstitutionnel.

4.2 Saisine coordonnée des juridictions régionales et internationales

Il s’agira principalement des instances suivantes (liste non exhaustive) :

Cour de justice de la CEDEAO,

Commission africaine des droits de l’homme,

Rapporteurs spéciaux de l’ONU. Objectif : forcer l’exécution des obligations constitutionnelles et internationales.

Tribunaux français et internationaux

4.3 Pacte national de transition constitutionnelle pacifique

Il faut organiser des conférences inclusives sans les agents et affidés du système Gnassingbé afin de créer un consensus autour d’un engagement patriotique multipartite de la société civile et des partis politiques non-collaborateurs pour :

un référendum constitutionnel conforme à l’article 144,

des élections transparentes basées sur la vérité des urnes,

une réforme de la CENI et de la Cour constitutionnelle,

la démilitarisation de la vie politique.

Toutes ces actions interdépendantes -certaines sont déjà en cours- ont pour objet de démontrer qu’il existe au Togo du système Gnassingbé une série de violations ou contournements graves des articles fondamentaux de la Constitution togolaise entre 2005 et 2026. Ces constats peuvent constituer un socle argumentaire solide dans des dossiers judiciaires, notamment pour :

démontrer l’effondrement de l’État de droit sauf pour une minorité oligarchique et autocratique au pouvoir ;

établir la responsabilité politique et juridique des dirigeants ; et

justifier une intervention juridictionnelle régionale ou internationale.

Toutefois, il existe aussi des voies d’action citoyennes, non violentes et constitutionnelles pour reconquérir la liberté, à savoir la désobéissance civile, la pression juridictionnelle et la transition politique comme alternative à une autocratie sans sagesse.

5- MODALITÉS D’UNE ACTION CITOYENNE VISANT À OBTENIR LA DÉMISSION D’UN DIRIGEANT ET SON SYSTÈME TYRANNIQUE AU TOGO

La Constitution togolaise de 1992 (révisée) affirme que la souveraineté appartient au peuple (art. 2), que nul n’est au‑dessus de la loi (art. 11), et que tout citoyen a le droit et le devoir de défendre l’ordre constitutionnel (préambule + art. 150). Lorsque les institutions sont capturées et détournées au profit exclusif d’un clan, que les contre‑pouvoirs sont neutralisés, et que les violations répétées de la Constitution deviennent structurelles, le peuple demeure le dernier garant de la légalité républicaine.

Dans ce contexte, et dans le strict respect du droit national et international, trois voies d’action pacifiques, légales et cumulatives peuvent être mobilisées pour obtenir la démission d’un dirigeant considéré comme autocratique, liberticide et tyrannique :

5.1 Action citoyenne constitutionnelle : mobilisation non violente fondée sur l’article 150

L’article 150 de la Constitution du Peuple togolais prévoit explicitement que lorsqu’un gouvernement viole la Constitution, le peuple a le droit de lui opposer la résistance. Cette résistance n’est ni armée, ni violente, mais civique, et peut prendre la forme de :

campagnes nationales de désobéissance civile non violente,

grèves générales pacifiques,

refus collectif de participer à des institutions jugées illégitimes,

manifestations encadrées par le droit international (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 21).

L’objectif est de retirer au régime la légitimité sociale, sans jamais menacer l’intégrité physique des personnes.

5.2 L’action juridictionnelle coordonnée : créer un étau légal interne et externe

Le droit togolais et le droit international offrent des leviers puissants :

saisines répétées de la Cour de justice de la CEDEAO,

plaintes individuelles et collectives devant la Commission africaine des droits de l’homme,

demandes d’enquêtes internationales auprès des rapporteurs spéciaux de l’ONU (arrestations arbitraires, torture, liberté d’expression),

actions contentieuses internes visant la responsabilité pénale des gouvernants (art. 59 et 150).

L’objectif est de documenter, accumuler et internationaliser les violations, jusqu’à rendre politiquement et diplomatiquement intenable le maintien au pouvoir d’un dirigeant qui viole la Constitution.

5.3 L’action politique de transition : construire une alternative politique crédible et inclusive et basée sur la compétence des acteurs

Aucun régime ne tombe si le Peuple n’a pas une issue institutionnelle claire. Il est donc nécessaire de préparer ou de reformuler un nouveau « contrat de confiance » entre le Peuple togolais et ses futurs nouveaux dirigeants indépendants du système Gnassingbé. Pour ce faire, il est indispensable de réfléchir à :

un projet de transition politique et citoyenne fondé sur un Contrat social de confiance de transition constitutionnelle avec le Peuple comme acteur et non comme victime ;

un gouvernement provisoire consensuel ;

un référendum conforme à l’esprit de la Constitution du Peuple togolais (article 144) ;

une réforme de la CENI, de la Cour constitutionnelle et de l’armée ;

un calendrier électoral transparent après la période de transition estimée entre 2 et 3 ans ;

Cette architecture offre au Peuple togolais une porte de sortie pacifique, et au dirigeant contesté une issue non violente, condition essentielle pour éviter les dérives. Cela suppose une démission fondée sur la sagesse. Comme alternative, il ne restera plus que des situations de rapports de force.

En définitive, la démission d’un dirigeant autocratique, tyrannique et non respectueux du Peuple togolais, ne peut résulter que d’une pression citoyenne massive, juridiquement fondée, non violente, et adossée à une alternative institutionnelle crédible. En combinant :

la résistance constitutionnelle pacifique sur la base de la Constitution du Peuple togolais ;

l’étau juridictionnel interne et international ; et

la construction d’une transition légale et inclusive ;

le peuple togolais peut, si la volonté, le courage et le refus du statu quo reprennent le dessus sur le fatalisme, restaurer la souveraineté populaire, réhabiliter l’État de droit, et ouvrir la voie à une refondation démocratique durable, sans violence, sans vengeance, et dans le respect des normes internationales.

6- ANNIVERSAIRE DE FAURE GNASSINGBE LE 6 JUIN OU DATE SYMBOLIQUE DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE DU M66 : LE POUVOIR TOGOLAIS ILLEGAL DÉFIE LA LOI ET LES DROITS FONDAMENTAUX

 Depuis 1967, la continuité du régime s’accompagne d’allégations récurrentes de pratiques coercitives documentées par des organisations internationales.

Les mobilisations du Peuple togolais, – notamment les jeunes -, des 26, 27 et 28 juin 2025 ont donné lieu à un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité, en contradiction avec les standards internationaux relatifs à la liberté de réunion pacifique. Les revendications portaient notamment sur la vie chère, la gouvernance, la corruption et la libération de détenus, dont l’activiste « chanteur » Aamron, signalé comme ayant subi des traitements inhumains.

Les données disponibles font état d’au moins cinq exécutions extrajudiciaires, vingt-et-un cas de torture et cent cinq arrestations arbitraires[i] En outre, la découverte de corps d’enfants dans la lagune de Bè soulève des préoccupations sérieuses quant au respect du droit à la vie et à la protection des civils (Amnesty International, 2025).

Le 6 juin, date de naissance de Faure Gnassingbé, est devenu au Togo une date symbolique de révolte et de résistance populaire contre son pouvoir, avec la naissance du Mouvement du 6 juin, abrégé en M66, avec en filigrane une partie de la mobilisation déclenchée par le rappeur Aamron, de son vrai nom Narcisse Essowè Tchala[ii]. Le 6 juin, date d’anniversaire du Président Faure Gnassingbé, est devenu un repère symbolique des atteintes aux droits fondamentaux au Togo. Les événements des 5 et 6 juin 2025 sont une illustration de l’intensification de la répression[iii], des arrestations arbitraires et des actes de torture à l’encontre de manifestants[iv].

La révolte s’est partiellement transposée dans les réseaux sociaux. Le M66 représente ainsi un collectif de cyberactivistes de la Diaspora togolaise créé après la violente répression du 6 juin 2025 qui est considérée comme une des dates les plus sanglantes de l’histoire togolaise. Le mouvement a reçu le soutien de la plupart des organisations de l’opposition (Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK[v]), Dynamique pour la majorité du peuple (DMP[vi]), la Libération démocratique du Peuple (LDP[vii]), Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC[viii]), Touche-Pas à Ma Constitution) pour cette mobilisation au Togo. Entretemps, le Gouvernement togolais a émis des mandats d’arrêt internationaux contre les membres du M66 et certains journalistes et hommes politiques, en exil depuis juillet 2025. La journée du 6 juin promue sous le slogan du « Togo en pause », marque le passage à une contestation plus radicale, portée par une jeunesse connectée, éloignée des partis traditionnels, et menée par des artistes et militants, qui appellent à la démission du Président et à la « libération » du pays.

Or, la réponse du pouvoir togolais a été une répression violente : la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) a documenté au moins 81 arrestations arbitraires et des actes de torture contre les manifestants (es) des 5 et 6 juin 2025, tandis que plusieurs rapports (au plan national[ix] et international) dénoncent des violences policières systématiques (gifles, coups de matraque, aspersions d’eau, détentions illégales[x]).

Ces actes ne peuvent être justifiés au regard du droit international, des droits humains et du droit de manifester pacifiquement. Ils révèlent au contraire une criminalisation[xi] de la contestation et une volonté d’intimider toute opposition[xii].

C’est à la lumière du prolongement de ce mouvement qui lui-même fait suite à de nombreuses précédentes initiatives citoyennes restées sans démission de Faure Gnassingbé, qu’il faut comprendre le niveau d’humiliation d’une partie de Peuple togolais, plus particulièrement la jeunesse. Avec l’impossibilité de s’exprimer librement sans subir les foudres du système Gnassingbé ou partir en exil, il semble que ce pouvoir Gnassingbé a délibérément choisi d’assurer le remplacement de ses multiples coups d’Etat constitutionnels par un autre coup de force suite à des divisions, frustrations et humiliations subies en interne. Or, la partie du Peuple togolais indépendant et pacifique a opté pour une approche alternative qui passe par la démission de celui qui, au lieu de faire partie de la solution à la crise togolaise, est devenu le fondement du problème et du mal togolais.

C’est ainsi que dans un contexte de restriction de l’espace civique, de la liberté d’expression et des nombreuses lois liberticides, les réseaux sociaux apparaissent comme un exutoire pour une jeunesse marginalisée, révélant une détresse socio-économique et un déficit de protection institutionnelle. Cette situation met en évidence un décalage entre les engagements internationaux du Togo, notamment au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et leur mise en œuvre effective, appelant à un renforcement des mécanismes de redevabilité et de protection des libertés fondamentales[xiii].

7- FAURE GNASSINGBÉ ET SON SYSTEME REPRÉSENTENT MOINS DE 13 % DU PEUPLE TOGOLAIS : LES RAISONS PROFONDES ET STRUCTURELLES DE L’EXIGENCE DE LA DÉMISSION DE FAURE GNASSINGBÉ

La mort du président Gnassingbé Eyadéma le 5 février 2005, après 38 ans de règne dictatorial et sanglant pour la grande majorité du Peuple togolais, a déclenché un coup d’État militaire sanglant[xiv] la même année. L’armée non républicaine et clanique a imposé comme Président l’un de ses multiples fils, Faure Gnassingbé, sans scrutin, en violation des dispositions constitutionnelles de l’article 65.

Les députés ont ensuite procédé à une révision constitutionnelle illégale le 6 février 2005, autorisant Faure à terminer le mandat de son père jusqu’en 2008, habillage juridique d’un coup d’État constitutionnel. Après avoir brièvement cédé le pouvoir sous pression du Peuple et d’une partie de la communauté africaine et internationale, Faure Gnassingbé a usurpé l’élection présidentielle d’avril 2005 sans vérité des urnes, notamment consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir. Ce tandem coup d’État militaire-coup constitutionnel a été réitéré en 2024-2025 via la révision constitutionnelle d’avril 2024, qui instaure un régime parlementaire et permet un 5ᵉ mandat présidentiel illimité, perpétuant une logique de confiscation du pouvoir démocratique.

A l’époque, Olusegun Obasanjo, ex-président de la Fédération du Nigeria entre 1999-2003 et 2003-2009 et Président en exercice de l’Union Africaine (UA) entre 2004 et 2006, après avoir unilatéralement exigé de faire un 2e mandat non prévu par les textes à la tête de l’Union africaine, a soutenu la continuité dynastique du pouvoir au Togo. A contrario, Alpha Oumar Konaré, l’ex-président malien et Président de l’UA avant Olusegun Obasanjo et en fonction officielle en 2005 en tant que Président de la Commission de l’Union africaine[xv], a exigé le retour à la démocratie et le respect de l’ordre constitutionnel au Togo : « Le Président de la Commission de l’UA, M. Alpha Oumar Konaré, réitère la condamnation de l’UA contre la décision de M. Faure Gnassingbé de rester au pouvoir, en violation de la Constitution togolaise… Il réaffirme le rejet par l’UA de toute élection organisée sous les conditions indiquées par les autorités qui ont pris le pouvoir suite au coup d’État militaire du 5 février 2005 ». Malheureusement, il a été désavoué par les chefs d’Etats africains dont le président en exercice de l’Union Africaine à l’époque, Olusegun Obasanjo[xvi], représentant d’une puissance militaire et diplomatique en Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement le fameux « syndicat » des chefs d’Etat africains qui défendent leurs intérêts avant ceux du Peuple africain.

Les sources françaises des médias politiquement corrects (média mainstream) pour comprendre la situation à l’époque doivent être écartées car les dirigeants de ce pays ont conservé et renforcé les accords secrets de défense avec les dirigeants des pays francophones, dont le Togo, qui conduisent systématiquement au maintien en place d’autocrates, voire de dictateurs, en Afrique. Or, ces accords secrets ne sont pas dénoncés par de nombreux pays francophones, dont le Togo, ce qui empêche la participation de ce pays à l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina-Faso, Mali et Niger). Olusegun Obasanjo a été un instrument majeur dans le maintien au pouvoir de Faure Gnassingbé en 2005. Il a plutôt facilité la pérennisation du régime dynastique. L’Histoire avec un grand H doit reconnaître que l’Union africaine, sous Olusegun Obasanjo, a plus que tacitement validé la succession Faure Eyadéma et ses militaires qui ont terrorisé le Peuple togolais, contredisant les principes démocratiques africains.

S’il faut retenir au moins trois raisons principales outre les nombreux assassinats ciblés, abus de droit et abus de pouvoir, il y a lieu de rappeler ce qui permet de cimenter la lutte de libération du Peuple togolais, qu’il soit jeune ou moins jeune :

7.1 La succession dynastique non démocratique et le coup d’État militaire sanglant de 2005 accompagné d’un coup d’Etat constitutionnel. Cela a eu comme conséquence structurelle que le régime et le système Gnassingbé soient fondés sur une succession monarchique habillée par des changements constitutionnels illégaux, créant un sentiment d’illégitimité originelle, appuyés par une partie de la communauté internationale, dont la France, qui maintient ses accords secrets de défense avec ce système illégal et anticonstitutionnel ;

7.2 Dérive monarchique, confiscation du pouvoir, violation des droits fondamentaux, emprisonnement systématique ou représailles pour forcer à l’exil de nombreux citoyennes et citoyens togolais épris de liberté, de vérité, de justice et de solidarité et donc de vérité des urnes et de vérité des comptes publics. La conséquence structurelle est que la grande majorité du Peuple togolais, y compris dans la Diaspora, subit la confiscation du pouvoir démocratique assortie de la volonté de se pérenniser indéfiniment au pouvoir, par Faure Gnassingbé et ses affidés. Tout ceci dans l’omerta et le silence des cimetières s’est fait et continue de se faire au détriment d’un Peuple togolais empêché de choisir librement et démocratiquement ses dirigeants, bloquant ainsi toutes les aspirations populaires non sans humiliations diverses et multiples. Autrement dit, telles que fonctionnent les institutions autocratiques sous la férule du système Gnassingbé, aucune alternative politique n’est possible au Togo pacifiquement.

7.3 Changement unilatéral en 2024 sans respect du parallélisme de la forme juridique de la Constitution de 1992 adoptée par référendum par le Peuple togolais à près de 98 % par 74 % des votants : le passage d’un régime présidentiel-autocratique à un régime parlementaire-autocratique pour permettre un mandat illimité à Faure Gnassingbé tout en supprimant le suffrage universel et le droit de chaque togolais de choisir son dirigeant ne passe pas ! La révision constitutionnelle d’avril 2024, adoptée par l’Assemblée nationale en seconde lecture le 19 avril 2024, a falsifié et bafoué les dispositions originelles non négociables de la Constitution du Peuple togolais de 1992 (approuvée à 97,6% le 27 septembre 1992), en supprimant arbitrairement la limitation à deux mandats présidentiels et en anéantissant le droit de vote des Togolais de la Diaspora, violations manifestes du principe de souveraineté populaire et de l’intangibilité des droits fondamentaux. Cette modification constitutionnelle constitue un coup d’État constitutionnel qui habille juridiquement la perpétuation au pouvoir de Faure Gnassingbé au-delà de deux mandats, en violation de l’article 59 de la Constitution de 1992 et des principes démocratiques internationaux. Cette réforme illégale et anticonstitutionnelle permet à Faure Gnassingbé de rester au pouvoir sans limite de mandat, contournant la limitation à 2 mandats prévue par la Constitution de 1992. Plus de 87 % des Togolais soutenaient la limitation à 2 mandats en 2017. Or, Faure Gnassingbé n’est plus élu par le Peuple togolais, mais par les députés de l’Assemblée nationale qui ont été élus sans vérité des urnes et sont fiers d’être une chambre d’enregistrement bénéficiant d’une impunité sans limites et refusent toutes procédures consistant à rendre des comptes au Peuple togolais. C’est ainsi qu’un nouveau poste a été créé dit « le Président du Conseil des ministres[xvii] ». Ce président du Conseil gouverne pour 6 ans. Il n’y a aucune limite à son nombre de renouvellements. Il est un super-Premier ministre désigné par les députés à sa solde et qui a tous les pouvoirs d’État et dégrade et dévalorise la fonction du « nouveau » Président de la République.

Ces 3 piliers structurels expliquent pourquoi une très grande majorité du Peuple togolais y compris dans la Diaspora appellent à la démission de Faure Gnassingbé pour lui souhaiter son anniversaire : le régime est considéré comme illégitime, violent, illégal, antidémocratique, usurpant la démocratie souhaitée par le Peuple togolais, et plus particulièrement anticonstitutionnel. Il suffit pourtant que la Cour de Justice de la CEDEAO se prononce sur ces points de déni du droit au Peuple togolais. Apparemment, le système Gnassingbé ne souhaite pas se prononcer et ne voit d’ailleurs pas le rapport entre Faure Gnassingbé et l’humiliation du Peuple togolais.

Suite aux travaux indépendants de la Conférence nationale souveraine avec les forces vives de la nation, entre le 8 juillet et le 28 août 1991, les revendications qui ne pourront pas s’arrêter trouvent leurs sources dans la Constitution togolaise d’octobre 1992 approuvée par référendum par le Peuple togolais. Cette Constitution du Peuple dans sa version originelle non modifiée unilatéralement par le système Gnassingbé à plusieurs reprises a été voté le 27 Septembre 1992 à une majorité écrasante avec 97,6 % des suffrages exprimés avec un taux de participation inédit de plus de 74 %[xviii]. Or, cette Constitution originelle du Peuple avait inscrit comme non négociable « la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels » et le « droit de vote des Togolais de la Diaspora ». Rappelons tout de même que selon Afrobaromètre[xix], plus de 87 % des Togolais soutenaient cette limitation à deux du nombre de mandats présidentiels en 2017 contre 85 % en 2014 et 84 % en 2012. Or, il est impossible du fait de la répression du système Gnassingbé de traduire cette volonté du Peuple togolais en une vérité des urnes qui aurait produit l’alternance politique pacifiquement. Autrement dit, FAURE GNASSINGBE ET SON SYSTEME REPRESENTENT MOINS DE 13 % DU PEUPLE TOGOLAIS.

8- RECOMMANDATIONS DE RCDTI ET CVU-TOGO-DIASPORA :

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA réitèrent trois de ces propositions pour redonner espoir au Peuple togolais et sortir du fatalisme :

8.1 Retrouver la force collective : s’unir, s’organiser et agir ensemble de manière non violente

Même face à un pouvoir qui accapare à son profit exclusif les institutions, un peuple uni reste plus fort que la peur. Cela passe par :

le choix de ne pas légitimer le système Gnassingbé ;

la solidarité entre citoyens sans délation pour de l’argent ;

la création de réseaux locaux d’entraide et d’information sur la réalité des actions illégales et anticonstitutionnelles du système Gnassingbé ;

la mobilisation pacifique fondée sur l’article 150 de la Constitution du Peuple togolais ;

la désobéissance civile non violente lorsque la loi est détournée contre le Peuple.

En effet, l’unité populaire brise l’isolement, neutralise la peur et redonne confiance.

8.2 Utiliser le droit comme arme pacifique : documenter, dénoncer, saisir les juridictions nationales et internationales

Même quand les institutions internes sont affaiblies, le droit reste un outil puissant. Le Peuple togolais peut :

documenter chaque violation ;

saisir la CEDEAO, l’Union africaine, les rapporteurs de l’ONU ;

exiger la transparence, la reddition des comptes et la protection des droits fondamentaux ;

soutenir les avocats, journalistes et défenseurs des droits humains.

Le droit transforme la souffrance en preuves, et les preuves en pression politique. Il s’agit d’une des procédures pacifiques.

8.3 Construire une alternative crédible : préparer une transition démocratique et inclusive

L’espoir renaît quand le peuple se donne les moyens de tracer un chemin clair vers l’avenir. Cela implique :

un projet de transition politique citoyenne ;

une vision commune basée sur des institutions indépendantes ;

un programme national pour la jeunesse, la vérité, justice, l’économie, la souveraineté et la souveraineté ; et

des leaders intègres, issus du peuple, capables de rassembler, et indépendants de Faure Gnassingbé et son système.

Une alternative politique crédible offre au Peuple togolais une raison d’espérer et au pouvoir une raison de céder pacifiquement avec ses droits humains garantis.

En définitive, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que même après vingt et un ans d’abus de droit et de pouvoir, un Peuple n’est jamais condamné à la fatalité, encore moins à la fatalité de la soumission. En s’unissant, en utilisant le droit et en construisant une alternative, le peuple togolais peut retrouver sa dignité, sa liberté et sa souveraineté, sans violence, sans chaos, et sans peur.

Le Togo connaît une rupture profonde de l’État de droit sous le système Gnassingbé, marquée par des violations répétées de la Constitution et un usage abusif du pouvoir. Cet inventaire expose clairement les dérives institutionnelles qui ont fragilisé la souveraineté populaire. Le Peuple togolais et sa Diaspora indépendante devront se l’approprier pour mieux préparer le Togo sans le système Gnassingbé.

6 juin 2026

La Direction du :

 Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes et aux citoyennes et citoyens indépendants.

Signataires : RCDTI, CVU-Togo-Diaspora, partenaires et sympathisants :

Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Dr Ernesto D’ALMEIDA, Mathieu D’ALMEIDA, Ing. Koffi DEKU, François FABREGAT, Papa KHADIDJA, de nombreux CITOYENS (ENNES) ont souhaité ne pas voir leur nom figurer en qualité de signataires, par peur de représailles du système Gnassingbé.

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org  et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

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Catégories: Afrique

Togo- Voici ce que proposent DMK, DMP, LDP et “Touche Pas A Ma Constitution” aux Togolais dans un manifeste

jeu, 11/06/2026 - 09:52

la situation sociopolitique s’enlise. La solution pour mettre fin au système dictatorial de soixante ans qui continue d’entrainer le Togo dans l’abîme, tarde à pointer son nez. Le Togolais a des rêves. Mais la gouvernance monarchique le lasse. Le pays est devenu l’ombre de lui-même, tant ceux qui le dirigent n’ont que faire de son développement et du bien-être des dirigés. Que faire alors ? Abandonner la lutte et laisser l’héritage commun dans les mains des “brigands en costumes” à la tête du pays ?

Quatre (04) organisations de l’opposition disent “non”. La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique de la majorité du peuple (DMP), Lumière pour un développement dans la paix (LDP) et Touche Pas A Ma Constitution se sont réunis pour prduire un “Manifeste” dans lequel ils présentent la vision du futur du Togo et appellent les Togolais à l’action.

“Le présent manifeste n’est pas un programme d’un parti. Il n’est pas destiné à solliciter ton vote. C’est notre vision, élaborée avec conviction et pragmatisme, projetée sur le Togo que nous pourrions construire librement ensemble. Le Togo dans lequel nous voulons vivre. Nous te présentons ce manifeste parce que tu as le droit de savoir exactement où nous voulons aller, et comment nous comptons y arriver. Et parce que nous croyons sincèrement que sans toi, sans la jeunesse togolaise, de l’intérieur comme de la diaspora, sans les femmes de nos villes et de nos campagnes, rien de tout ça ne sera possible”, peut-on lire dans le document.

Après avoir reconnu que l’opposition togolaise aussi “a déçu par moment”, ces organisations ont égrené vision dans laquelle elles entendent conduire les Togolais pour sortir de ce statu quo.

Voici le “Manifeste Génération Togo” :

MANIFESTE-GENERATION-TOGO-1Télécharger

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Catégories: Afrique, European Union

Éperviers : un festival offensif pour conclure un stage riche en promesses

jeu, 11/06/2026 - 09:29

Les Éperviers du Togo ont terminé leur stage de préparation du mois de juin sur une note particulièrement encourageante. Après un match nul mitigé face à la République centrafricaine (1-1), les hommes de Patrice Neveu ont affiché un tout autre visage en infligeant une lourde défaite au Bénin (5-1), mardi 9 juin, au stade El Bachir de Mohammédia, au Maroc.

Au-delà du score, c’est surtout la réaction collective et l’efficacité offensive de la sélection togolaise qui retiennent l’attention. Menés dès la 7e minute après l’ouverture du score de Felipe Silva Dos Santos pour les Guépards, les Éperviers n’ont pas paniqué. Progressivement, ils ont pris le contrôle de la rencontre en multipliant les initiatives offensives.

Leur domination a été récompensée juste avant la pause grâce à un but contre son camp du défenseur béninois Mohamed Tijani à la 38e minute. Une égalisation méritée qui a permis aux Togolais de revenir dans le match avec davantage de confiance.

La seconde période a confirmé la montée en puissance des hommes de Patrice Neveu. Profitant de l’expulsion du Béninois Samadou Attidjikou à la 51e minute, les Éperviers ont accéléré le rythme. Komlavi Arnaud a donné l’avantage au Togo à la 58e minute avant que le capitaine Djene Dakonam ne corse l’addition dix minutes plus tard.

Portés par une animation offensive plus fluide et une meilleure maîtrise collective, les Togolais ont poursuivi leur démonstration avec une réalisation de Kevin Denkey à la 74e minute. Fodoh Laba a finalement parachevé le succès togolais à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

Avec cinq buts inscrits et une prestation globalement aboutie, cette victoire constitue un signal positif pour le staff technique à quelques mois des éliminatoires de la CAN 2027 prévues en septembre. Ce deuxième regroupement sous la direction de Patrice Neveu aura notamment permis de constater une amélioration dans l’efficacité offensive, secteur qui faisait défaut lors des précédentes sorties.

Si des ajustements restent nécessaires, notamment sur les entames de match, les Éperviers repartent de Mohammédia avec des certitudes nouvelles et l’ambition de confirmer ces progrès lors des prochaines échéances officielles.

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Catégories: Afrique, European Union

Tribune libre- La Révision de la Constitution est imminente : l’opposition togolaise face à un dilemme politique majeur

mer, 10/06/2026 - 14:06

Depuis plusieurs jours, des informations persistantes font état d’une probable révision de la Constitution togolaise. Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, plusieurs signaux convergents laissent penser qu’une telle hypothèse est sérieusement envisagée au sommet de l’État. Nos sources, réputées fiables, ne l’excluent d’ailleurs nullement.

À l’origine de cette réflexion se trouverait notamment le malaise suscité par la nouvelle architecture institutionnelle issue de la Constitution de 2024. Dans certains cercles du pouvoir, nombreux sont ceux qui n’ont jamais véritablement accepté que le titre de Président de la République soit exercé par une personnalité autre que Faure Gnassingbé. Cette situation aurait progressivement révélé les limites politiques d’une réforme conçue dans l’urgence et sous la contrainte de considérations essentiellement stratégiques.

En effet, la création de la fonction de Président du Conseil avait pour principal objectif de préserver le contrôle du pouvoir exécutif tout en évitant l’incertitude d’une nouvelle compétition électorale présidentielle après les inquiétudes suscitées par la présidentielle de 2020. Toutefois, cette innovation institutionnelle semble aujourd’hui produire des effets inattendus.

La question de la légitimité du Président du Conseil devient de plus en plus difficile à éluder. Dans la théorie politique classique, trois formes de légitimité sont généralement reconnues : la légitimité traditionnelle, la légitimité charismatique et la légitimité légale-rationnelle. Or, le Président du Conseil ne bénéficie ni d’une élection populaire directe lui conférant une légitimité légale-rationnelle incontestable, ni d’un charisme politique unanimement reconnu. Dès lors, sur quel fondement symbolique et politique repose l’exercice du pouvoir ? Cette interrogation, autrefois marginale, s’installe désormais au cœur du débat politique et commence à produire des répercussions jusque dans les relations extérieures du pays.

Face à cette réalité, un rétropédalage semble progressivement se dessiner. Comme souvent en politique, celui-ci est précédé d’une phase de préparation de l’opinion. Les acteurs qui défendaient hier avec vigueur le nouveau régime parlementaire sont aujourd’hui les premiers à en souligner les limites. Plusieurs voix, autrefois mobilisées pour justifier la réforme constitutionnelle, dénoncent désormais les pouvoirs excessifs conférés au Président du Conseil. Cette évolution n’est certainement pas fortuite ; elle ressemble davantage à une opération de repositionnement destinée à préparer le terrain à une nouvelle révision constitutionnelle.

Dès lors, une question centrale se pose : dans quel objectif la Constitution serait-elle à nouveau modifiée ?

Il serait difficile de soutenir qu’une telle révision répondrait à une exigence démocratique ou à une nécessité juridique majeure. Tout porte plutôt à croire qu’elle viserait à résoudre un problème de confort politique et de légitimité institutionnelle.

Deux scénarios apparaissent alors possibles.

Premier scénario : le retour au régime présidentiel

Faure Gnassingbé pourrait-il revenir à un système présidentiel classique afin de retrouver le titre de Président de la République ? Cette hypothèse présenterait néanmoins une difficulté majeure : elle impliquerait vraisemblablement une élection présidentielle. Or, de nombreux observateurs estiment que le système demeure particulièrement prudent face à toute consultation électorale dont l’issue pourrait être moins maîtrisable qu’auparavant.

Deuxième scénario : le maintien du régime parlementaire avec une recherche de légitimité élective

Dans ce cas, Faure Gnassingbé pourrait choisir de se faire élire député afin de renforcer sa légitimité légale-rationnelle avant de conserver la fonction de Président du Conseil. Cette option paraît moins risquée sur le plan politique, mais elle ne fait pas l’unanimité au sein des différents courants du pouvoir.

Pendant que ces interrogations agitent le camp présidentiel, l’opposition se retrouve confrontée à un véritable casse-tête stratégique.

Comment s’opposer à une révision d’une Constitution qu’elle a elle-même combattue depuis son adoption ? Refuser la réforme  reviendrait-il implicitement à accepter le statu quo institutionnel actuel ? À l’inverse, participer au processus ne risquerait-il pas de contribuer à la normalisation politique d’un système qu’elle dénonce depuis des années ?

Le dilemme est profond. Une participation active même si le pouvoir fait profil bas pourrait être interprétée comme une caution apportée au repositionnement politique de Faure Gnassingbé. Un rejet systématique pourrait, quant à lui, isoler davantage l’opposition du processus décisionnel. Entre ces deux écueils, aucune solution évidente ne s’impose.

L’enjeu devient encore plus complexe si cette révision devait conduire à une dissolution de l’Assemblée nationale et à l’organisation d’élections législatives anticipées.

L’opposition y participerait-elle ? Ou choisirait-elle le boycott ?

L’histoire politique togolaise montre que chaque scrutin important ravive la même fracture stratégique : celle qui oppose les participationnistes aux boycottistes. Mais jamais cette question ne s’était posée avec une telle acuité. Le contexte actuel place l’opposition devant l’une des décisions les plus déterminantes de son histoire récente.

Plus que jamais, une concertation approfondie entre les différentes forces de l’opposition apparaît indispensable. États généraux de l’opposition, assises nationales ou cadre de concertation de l’opposition : l’appellation importe peu. Ce qui compte, c’est l’émergence d’une réflexion collective, lucide et responsable sur les enjeux du moment.

L’heure n’est ni aux réactions émotionnelles ni aux postures populistes. Elle exige une analyse rigoureuse du rapport de forces, une évaluation objective des capacités de mobilisation et une réflexion stratégique inscrite dans le temps long.

Car l’enjeu dépasse largement une simple révision constitutionnelle. Il concerne l’architecture du pouvoir au Togo pour les décennies à venir. Si l’opposition commet une erreur de diagnostic ou de stratégie, le repositionnement institutionnel actuellement en préparation pourrait ouvrir la voie à une consolidation durable du pouvoir de Faure Gnassingbé, avec des conséquences politiques qui pourraient se faire sentir bien au-delà de 2050.

L’histoire offre parfois aux acteurs politiques des rendez-vous qu’ils ne peuvent se permettre de manquer. Celui-ci pourrait être l’un d’eux.

Ricardo Agouzou

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Catégories: Afrique, European Union

Togo/Insécurité alimentaire : l’ANC tire la sonnette d’alarme et interpelle le gouvernement sur la situation dans les Savanes

mer, 10/06/2026 - 12:22

Face aux alertes du Programme alimentaire mondial (PAM) annonçant un risque accru d’insécurité alimentaire pour plus de 330 000 Togolais, particulièrement dans la région des Savanes, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) exprime sa vive inquiétude. Le parti de Jean-Pierre Fabre dénonce ce qu’il qualifie de défaillances dans la gouvernance publique, appelle à un plan d’urgence alimentaire et invite les populations à se mobiliser pour un changement politique au Togo.

Communiqué : L’ANC gravement préoccupée par la vulnérabilité croissante des populations togolaises, particulièrement dans la région des Savanes

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a appris avec une profonde consternation les informations faisant état d’une situation alimentaire particulièrement préoccupante à laquelle sont exposées de nombreuses populations togolaises, notamment dans la région des Savanes.

Selon une alerte du Programme Alimentaire Mondial (PAM), relayée à la fin du mois de mai 2026 par Radio France Internationale (RFI), plus de 330.000 Togolais pourraient être confrontés, dans les prochains mois, à une situation d’insécurité alimentaire aiguë si des mesures d’assistance humanitaire urgentes ne sont pas prises. Toujours selon ces informations, la région des Savanes, située à l’extrême nord de notre pays, demeure la zone la plus exposée à cette menace.

L’ANC est gravement préoccupée par cette situation. Elle déplore qu’au lieu d’anticiper les risques et de mettre en œuvre des politiques efficaces de prévention et de protection des populations, le gouvernement RPT/UNIR continue de consacrer des ressources considérables à l’organisation de sommets et d’événements de prestige dont les retombées sur l’amélioration du vécu quotidien des Togolais demeurent inexistantes ou marginales.

Cette situation soulève plusieurs interrogations légitimes.

D’abord, qu’en est-il des centaines de milliards de francs CFA que le gouvernement affirme avoir investis dans la région des Savanes depuis 2019 au titre de la lutte contre les conséquences de l’extrémisme violent et du soutien aux populations affectées?

Ensuite, qu’est devenue la politique de constitution de réserves alimentaires stratégiques, alimentées notamment par les achats réguliers de produits vivriers auprès des producteurs agricoles, censée garantir la sécurité alimentaire du pays en période de crise?

Enfin, comment ne pas dénoncer, une fois encore, la récente hausse des prix des produits pétroliers, qui aggrave davantage les difficultés quotidiennes des populations et frappe plus durement encore les ménages les plus vulnérables?

Face à l’ampleur du risque humanitaire annoncé par le PAM, I’ANC appelle le gouvernement à agir avec célérité et responsabilité:

en publiant sans délai une cartographie exhaustive des zones à risque de pénurie alimentaire et de famine, accompagnée de données statistiques fiables et vérifiables;

en élaborant et mettant en œuvre un plan national d’urgence alimentaire destiné à venir en aide aux populations menacées;

en réorientant les ressources publiques vers les priorités nationales que sont la lutte contre la pauvreté, le développement durable, la sécurité alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations, plutôt que vers les dépenses de prestige et les voyages dispendieux.

L’ANC constate avec regret que non seulement le gouvernement demeure silencieux face à l’alerte lancée par le PAM, mais qu’il continue également d’entretenir l’opacité sur les contre-performances enregistrées par le Togo dans la mise en œuvre des réformes communautaires de l’UEMOA, telles que révélées par la 11ª revue annuelle des réformes de cette organisation en 2025.

L’ANC relève que ces insuffisances de la gouvernance contribuent à l’aggravation de la pauvreté dans notre pays, comme l’illustrent notamment :

le taux alarmant de pauvreté multidimensionnelle dans la région des Savanes, estimé à 92,3 % selon les données des Nations Unies en 2025;

un taux de pauvreté monétaire évalué à 47% en 2024, tandis que l’indice de pauvreté multidimensionnelle du Togo figure parmi les plus élevés de l’espace UEMOA, avec des disparités particulièrement marquées dans les zones rurales;

le classement du Togo au 127e rang mondial dans l’édition 2025 du World Happiness Report.

L’ANC demeure profondément inquiète face à une gouvernance caractérisée par l’inefficacité, la prévarication, la corruption et la confiscation des richesses nationales au profit d’une minorité privilégiée, pendant que la grande majorité des Togolais continue de vivre dans la précarité et le dénuement.

Dans ce contexte, l’ANC joint sa voix à celles de toutes les forces démocratiques et sociopolitiques engagées pour le changement afin d’appeler les populations togolaises à prendre pleinement conscience de la gravité de la situation nationale et à se mobiliser pacifiquement, résolument et massivement pour mettre fin au système RPT/UNIR qui dirige le Togo depuis plus de six décennies.

Fait à Lomé le 09 juin 2026

Pour le Bureau National

Le Président

Jean-Pierre Fabre

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Catégories: Afrique, Defence`s Feeds

Wadagni et Tiani s’engagent « à œuvrer à la levée de tous les obstacles » entre le Bénin et le Niger

jeu, 04/06/2026 - 09:47

Les sanctions de la CEDEAO contre le Niger après le putsch du 26 juillet 2023, avait conduit à la fermeture des frontières entre les deux pays voisins. Depuis la levée de ces sanctions par l’institution régionale, le Bénin a rouvert sa frontière avec le Niger qui a maintenu fermé son côté pour « des raisons de sécurité ». Et les relations entre les deux pays se sont dégradées sous l’ancien président Patrice Talon. Mais son successeur, Romuald Wadagni a promis renouer avec ses voisins avec qui il entend coopérer.

Le nouveau président du Bénin, dix (10) jours après sa prestation de serment, a entamé une tournée dans la région auprès de ses voisins. Au Niger où il s’est rendu ce mardi sur invitation de son homologue militaire Abdourahamane Tiani, le président béninois veut « consolider davantage les liens d’amitié, de fraternité et de coopération agissante qui unissent les deux pays ».

Après un tête-à-tête entre les deux personnalités, une séance de travail s’est déroulée entre les délégations des deux pays. « Les échanges se sont déroulés dans un climat de grande cordialité et, ont permis de faire un examen approfondi des défis auxquels les deux pays sont confrontés, ainsi que les sujets majeurs qui font l’actualité, aux plans sous-régional et international », indique le communiqué conjoint ayant sanctionné les travaux.

Après avoir exprimé leur volonté de redynamiser la coopération entre les deux pays, répondre aux attentes de leurs peuples respectifs, ils ont évoqué les questions sécuritaires dans la sous-région et se sont engagés à lever les obstacles entre le Bénin et le Niger.

« Les deux Présidents se sont déclarés convaincus de la nécessité de renforcer la coopération au plan politique, économique, scientifique et culturel entre les deux pays et sont convenus d’accroitre les échanges mutuels à tous les niveaux, notamment à travers la tenue régulière de la commission mixte de coopération nigéro- béninoise. Ils ont exprimé leur engagement à œuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment la réouverture de la frontière Bénin-Niger », souligne le communiqué.

Pour cela, un comité d’experts chargé de recenser et de lever lesdits obstacles a été mis en place. Cet organe dispose d’un délai de quinze jours pour rendre son rapport aux deux Chefs d’Etat.

Isidore kouwonou

source : lalternative.info

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Catégories: Afrique, European Union

Togo/Medias : Décès d’Eugène Attigan

mer, 03/06/2026 - 14:09

Le paysage médiatique et culturel togolais est en deuil. Eugène Attigan, ancien présentateur vedette de la Télévision Togolaise (TVT) et directeur général de Pyramide TV, est décédé ce mercredi 3 juin 2026.

Selon des sources proches de sa famille, il aurait succombé dans la matinée à la suite d’un malaise. L’annonce de sa disparition a rapidement suscité une vive émotion au sein du monde des médias, de la culture et auprès de nombreux téléspectateurs qui ont grandi avec ses émissions.

Pendant plusieurs décennies, Eugène Attigan a marqué de son empreinte le paysage audiovisuel national. Figure emblématique du petit écran, il s’est imposé comme l’un des animateurs les plus populaires de la télévision publique togolaise grâce à son professionnalisme, son aisance à l’antenne et sa proximité avec le public.

Son nom reste particulièrement associé à plusieurs émissions phares de la TVT, notamment Télé Loisirs, Couleurs des vacances et Cabaret du Saint-Valentin, des rendez-vous télévisuels qui ont marqué différentes générations de téléspectateurs togolais.

Le parcours de l’homme de médias a toutefois connu une période difficile en 2009. En septembre de cette année-là, il avait été arrêté dans une affaire de drogue qui avait largement défrayé la chronique. Après plusieurs années de détention, il avait retrouvé la liberté en septembre 2017.

Malgré cette épreuve, Eugène Attigan avait poursuivi son engagement dans le secteur audiovisuel. Depuis juillet 2024, il dirigeait Pyramide TV, la chaîne de télévision du Groupe Média Pyramide, contribuant à son développement et à son rayonnement.

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Catégories: Afrique, European Union

Condamnations répétées devant la Cour de la CEDEAO : le Togo encore épinglé pour violations des droits fondamentaux

mer, 03/06/2026 - 14:05

La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a une nouvelle fois condamné l’État togolais pour violations des droits humains. Les décisions ont été rendues à l’issue des audiences tenues à Conakry, en Guinée, du 15 au 18 mai 2026, et concernent deux affaires distinctes mettant en cause les autorités togolaises.

Dans la première affaire, la Cour a donné raison à l’opposant togolais Jean-Pierre Fabre. La juridiction communautaire a estimé que ses droits avaient été violés lors des manifestations politiques organisées à Lomé en 2017. En réparation du préjudice subi, l’État togolais a été condamné à lui verser une indemnité de 6,5 millions de francs CFA.

La seconde décision concerne un ancien militaire togolais qui avait été maintenu en détention durant seize mois sans jugement avant d’être radié des effectifs de l’armée. Considérant qu’il s’agissait d’une détention arbitraire et que ses droits fondamentaux avaient été bafoués, la Cour a ordonné à l’État togolais de lui verser 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Au total, ces deux condamnations représentent une charge financière de 21,5 millions de francs CFA pour le Trésor public togolais.

Ces nouveaux arrêts viennent s’ajouter à une longue série de décisions défavorables au Togo devant la juridiction communautaire. Au fil des années, plusieurs affaires ont conduit à des condamnations de l’État, notamment celles relatives à la coupure d’Internet lors de la crise sociopolitique de 2017, aux recours introduits par Amnesty International Togo, ainsi qu’à des dossiers impliquant des enseignants regroupés au sein du Syndicat des enseignants du Togo.

Des personnalités telles que Kpatcha Gnassingbé ou encore Pascal Bodjona ont également porté leurs différends devant la Cour de la CEDEAO au cours des dernières années.

Ces nouvelles condamnations relancent le débat sur le respect des garanties judiciaires et des libertés fondamentales au Togo. Elles posent également la question de l’exécution effective des décisions rendues par la Cour de la CEDEAO, dont l’application dépend essentiellement de la volonté des États membres concernés.

Pour de nombreux observateurs, la répétition de telles condamnations traduit la persistance de dysfonctionnements dans la protection des droits fondamentaux et souligne la nécessité de réformes destinées à renforcer l’État de droit et les garanties judiciaires dans le pays.

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Catégories: Afrique, European Union

Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA : C’est vrai et c’est un piège

mer, 03/06/2026 - 13:59

Le carburant est moins cher au Togo que chez ses voisins de l’UEMOA. Mais ce constat suffit-il à mesurer l’effort demandé aux ménages ? Gnimdéwa Atakpama remet en perspective les chiffres à l’aune du pouvoir d’achat.

« Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA. »

C’est vrai. Et c’est un piège.

Oui, à 725 FCFA le litre, on est sous le Sénégal (920), la Côte d’Ivoire (875), le Mali et le Burkina (850 à 875). Le chiffre est exact.

Mais comparer des prix sans comparer des revenus, c’est peser sans balance.

Le SMIG togolais : 52 500 FCFA. Le SMIG ivoirien : environ 75 000.

Pour s’offrir le même litre d’essence, le Togolais et l’Ivoirien travaillent à peu près autant d’heures.

Sauf que le Togolais part de plus bas. Et qu’il a moins de crédit, moins d’assurance, moins de filet pour amortir le choc.

Le prix le plus bas de la région peut rester le plus lourd à porter.

La prochaine fois qu’on te sort « on est les moins chers », tu sauras quoi répondre.

On te l’a déjà servi, cet argument ? 

Je suis Gnimdéwa Atakpama. Je raconte l’Afrique en griot, je l’analyse en stratège, je la défends en citoyen.

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Lomé : la Gendarmerie déjoue un projet de braquage, quatre suspects arrêtés avec des armes

jeu, 28/05/2026 - 06:49

La Gendarmerie nationale a annoncé avoir déjoué un projet de braquage dans la nuit du 25 mai 2026 dans le quartier Limousine à Lomé. L’opération a conduit à l’interpellation de quatre présumés malfaiteurs et à la saisie de plusieurs armes et objets suspects.

Selon les informations communiquées par les forces de sécurité, l’intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et l’insécurité urbaine. Exploitant des renseignements faisant état de mouvements suspects d’individus armés en provenance de Kovié, dans la préfecture du Zio, la Brigade de Recherches et la Brigade Antigang de Lomé ont mis en place une opération de filature.

L’opération a abouti, aux environs de 23h45, à l’interpellation de quatre individus à la devanture et à l’intérieur d’une maison présentée comme leur point de regroupement.

Les suspects, tous de nationalité togolaise et âgés de 22 à 36 ans, résident respectivement à Accra, Kovié et Djidjolé. Il s’agit notamment d’un chauffeur, de deux conducteurs de taxi-moto et d’un réparateur d’appareils électroniques.

La perquisition effectuée sur les lieux a permis la saisie de deux armes à feu de fabrication artisanale, dont un pistolet dissimulé dans une sacoche et un fusil démonté. Les forces de sécurité ont également récupéré trois motos ainsi que quatre téléphones portables.

D’après les premières auditions, les mis en cause projetaient de braquer un particulier récemment revenu d’Europe. Le projet aurait été élaboré avec l’appui de complices basés au Togo et au Ghana.

Les enquêteurs indiquent par ailleurs que le groupe serait composé de huit individus répartis en binômes. Les suspects auraient procédé à des préparatifs mystiques avant de programmer leur passage à l’acte dans la nuit du 25 mai.

Placés en garde à vue, les quatre individus seront présentés au parquet. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres complices présumés.

La Gendarmerie nationale a salué la collaboration de la population et a invité les citoyens à signaler rapidement tout mouvement suspect ou toute activité pouvant menacer la sécurité publique.

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Togo : Les grandes décisions prises au Conseil des ministres du 26 Mai 2026

mer, 27/05/2026 - 12:07

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 26 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil. Au cours des travaux, le Conseil des ministres a examiné quatre (4) décrets.

Le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’École polytechnique de Lomé.

Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit ses efforts en vue de renforcer la formation des compétences techniques et technologiques de haut niveau et de mieux adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail et du tissu socioéconomique national.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la création de l’Ecole polytechnique de Lomé (EPL), issue de la fusion de l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et du Centre informatique et de calcul (CIC) de l’Université de Lomé.

Le texte vise à renforcer le cadre institutionnel de l’établissement afin d’en faire un véritable pôle d’excellence et de référence en matière de formation technique et technologique de haut niveau, aligné sur les standards des grandes écoles internationales.

L’Ecole a pour mission de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs dans des domaines stratégiques tels que le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels, ainsi que les mines et la géologie. Elle s’appuiera notamment sur des parcours de formation spécialisés, un enseignement fortement orienté vers la pratique en laboratoire ainsi que des immersions en milieu professionnel afin de répondre efficacement aux besoins croissants du pays en ingénieurs et techniciens supérieurs qualifiés.

Le gouvernement, à travers cette initiative, réaffirme son engagement en faveur du développement du capital humain, de l’innovation et de la transformation structurelle de l’économie nationale par la promotion d’un enseignement supérieur de qualité, tourné vers les besoins de l’industrialisation et du développement du pays.

• Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains

Dans le cadre de sa politique d’ouverture et de promotion de l’intégration africaine, le gouvernement poursuit les réformes destinées à faciliter la libre circulation des personnes, à renforcer les échanges économiques, culturels et touristiques ainsi qu’à consolider la coopération entre les Etats africains.

Le texte adopté institue un régime d’exemption de visa d’entrée pour une durée de trente (30) jours au profit des ressortissants des Etats africains détenteurs d’un passeport ou d’un titre de voyage reconnu et en cours de validité.

Toutefois, les contrôles et formalités d’immigration demeurent maintenus, de même que le pouvoir des autorités compétentes de refuser l’entrée ou de limiter le séjour de toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la santé publique. La possibilité de suspendre cette exemption à l’égard de tout Etat est également réservée en cas de menace pour les intérêts fondamentaux du Togo.

Cette mesure s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer le positionnement du Togo comme hub régional d’affaires, de tourisme et de dialogue sur le continent. Elle traduit également l’engagement du gouvernement en faveur du panafricanisme et de l’intégration régionale, conformément aux objectifs poursuivis dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le Conseil des ministres a également adopté quinze (15) décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire

Conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n° 2007-002 du 08 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels au Togo, la désignation des chefs de canton s’effectue soit par voie coutumière, soit par voie de consultation populaire. L’article 14 de la même loi dispose que le chef de canton est reconnu par décret en conseil des ministres, sur rapport du ministre chargé de l’administration territoriale.

En application de ces dispositions, et à l’issue des procédures légalement requises, quinze (15) chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques et usages en vigueur dans leurs localités respectives.

L’adoption de ces décrets vise à consacrer leur reconnaissance officielle en qualité d’autorités traditionnelles dépositaires des us et coutumes, et à leur conférer la légalité nécessaire à l’exercice des prérogatives qui leur sont reconnues par les lois et règlements.

Le Conseil des ministres a enfin examiné en première lecture le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du corps des agents des eaux et forêts.

Face aux défis croissants liés au changement climatique, à la dégradation des terres, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles, le gouvernement poursuit le renforcement des mécanismes de protection et de gestion durable du patrimoine forestier, faunique et halieutique national.

Le texte examiné vise à moderniser et à restructurer le corps des agents des eaux et forêts afin d’améliorer son efficacité opérationnelle, son maillage territorial ainsi que ses capacités de surveillance et d’intervention dans la protection des ressources naturelles et la lutte contre les infractions environnementales. Il précise également les missions du corps, notamment en matière de gestion durable des ressources forestières, de protection des aires protégées, de reboisement, de contrôle et de sensibilisation des populations.

L’examen de ce projet de décret se poursuivra lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.

Fait à Lomé, le 26 mai 2026+

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Catégories: Afrique

Togo : nouvelle flambée des prix du carburant, l’essence grimpe à 725 FCFA le litre

mer, 27/05/2026 - 10:57

Le gouvernement togolais a procédé à une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

La décision a été officialisée à travers un arrêté publié le 27 mai 2026. Désormais, le litre de super sans plomb passe de 680 FCFA à 725 FCFA, soit une hausse de 45 FCFA. Le gasoil est fixé à 750 FCFA le litre, tandis que le pétrole lampant atteint 1 040 FCFA. Le mélange deux temps est quant à lui vendu à 811 FCFA le litre.

Cette nouvelle grille tarifaire représente une augmentation notable pour les consommateurs, en particulier les conducteurs de motos et les automobilistes qui dépendent fortement de l’essence dans leurs activités quotidiennes.

Selon les autorités, une majoration maximale de 20 FCFA par litre pourra être appliquée dans certaines zones éloignées des stations-service afin de prendre en compte les coûts liés au transport et à la distribution des produits pétroliers.

L’arrêté précise également que la marge bénéficiaire des détaillants est fixée à 20 FCFA par litre pour certains produits. Le gouvernement met en garde contre toute violation des prix réglementaires, annonçant des sanctions à l’encontre des contrevenants.

Cette hausse des prix du carburant intervient alors que les populations font déjà face à une augmentation généralisée du coût de la vie. Elle risque d’avoir des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment le transport, les produits de première nécessité et les activités économiques dépendantes des hydrocarbures.

Depuis plusieurs mois, les organisations de la société civile et certains acteurs sociopolitiques alertent sur les difficultés économiques croissantes des ménages togolais, confrontés à une inflation persistante et à la hausse continue des dépenses quotidiennes.

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Catégories: Afrique

Edito – Ce que beaucoup de Togolais reprochent à Faure Gnassingbé…

mar, 26/05/2026 - 15:05

Au Togo le gouvernement s’en fout du peuple et le peuple s’en fout du gouvernement

Par N’djo

Ce que beaucoup de Togolais reprochent à Faure Gnassingbé, ce n’est pas seulement sa politique, c’est surtout le mépris qu’il semble nourrir à l’égard de ses propres concitoyens.

Le Président gouverne comme un administrateur lointain, rarement comme un dirigeant en dialogue avec son peuple. Il voyage sans expliquer ce qu’il va chercher à l’étranger ni ce qu’il rapporte au pays. Il modifie la Constitution sans débat national. Des arrestations surviennent sans explications convaincantes. La communication avec les citoyens est réduite au strict minimum, comme si le peuple n’avait ni droit aux explications ni droit au respect.

Cette distance se reflète aussi dans la composition de son appareil de gouvernance. Pour former ses gouvernements et structurer son pouvoir, Faure Gnassingbé semble accorder une confiance massive aux « venus de France », aux Togolais débouchés aux Nations unies, ou encore à certaines figures de la diaspora togolaise telles que Gilbert Bawara, Victoire Tomégah-Dogbé ou Pacôme Adjourouvi. Comme si les compétences vivant quotidiennement les réalités du pays étaient médiocres.

Le phénomène va encore plus loin quand le pouvoir affiche fièrement des conseillers européens, photographiés aux côtés du président comme des garanties de crédibilité. Des hiboux comme Dominique Strauss-Kahn ou Tony Blair ont ainsi été présentés comme proches du pouvoir, associés à ses réflexions stratégiques.

Mais malgré ces réseaux et experts qui se veulent prestigieux, malgré cette technocratie importée, le constat demeure sévère : le Togo ne va pas bien. Les difficultés sociales persistent, le malaise politique demeure profond, l’économie peine à transformer les conditions de vie des populations. Les divergences entre gouvernants et gouvernés continuent de se creuser.

Cet échec n’a rien de surprenant, puisqu’un pays ne se développe jamais durablement contre son peuple ou loin de lui. Aucun conseiller étranger, aussi brillant soit-il, ne peut remplacer l’écoute des réalités locales. Aucun modèle technocratique ne peut fonctionner lorsqu’un pouvoir gouverne sans confiance réciproque avec les citoyens.

Car lorsqu’un président semble mépriser son peuple, le peuple finit lui aussi par douter de son président. Il cesse de croire à sa vision, n’adhère plus à ses politiques et regarde l’action publique avec méfiance ou résignation. Or, sans adhésion populaire, il ne peut y avoir de dynamique nationale efficace.

Si Faure Gnassingbé parvenait malgré tout à sortir le Togo de la pauvreté, à réconcilier durablement le pays avec lui-même et à construire une stabilité politique solide tout en restant aussi distant de son peuple, ce serait une première dans l’histoire de l’humanité. Car partout ailleurs, les grandes avancées des nations ont toujours reposé sur un minimum de confiance entre le dirigeant et les dirigés.

Le développement n’est pas seulement une affaire d’experts, de diplomatie ou de communication internationale. Il commence d’abord par le respect du peuple.

Source : Sikaajournal

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Catégories: Afrique

NEISA 2026 : Faure Gnassingbé plaide à Kigali pour une souveraineté énergétique africaine

mer, 20/05/2026 - 20:39

Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a pris part lundi 19 mai 2026 à Kigali, au Rwanda, à la deuxième édition du Sommet sur l’Innovation en matière d’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026).

Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État africains, des experts du secteur énergétique ainsi que des partenaires internationaux autour des enjeux liés au développement de l’énergie nucléaire sur le continent.

Dans un contexte marqué par les besoins croissants en énergie, l’industrialisation et la transformation numérique de l’Afrique, le dirigeant togolais a défendu une vision axée sur un accès durable, fiable et compétitif à l’énergie pour les populations africaines.

À la tribune du sommet, Faure Gnassingbé a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’anticiper les solutions énergétiques de demain afin d’accompagner leur développement économique.

« Face aux défis énergétiques, industriels et numériques de notre continent, l’Afrique doit avoir le courage de préparer dès aujourd’hui les solutions de demain », a déclaré le président du Conseil.

Le chef de l’exécutif togolais a également appelé à un renforcement de la coopération entre les États africains afin de construire une véritable souveraineté énergétique au service de la transformation économique du continent.

Le sommet NEISA 2026 se veut une plateforme d’échanges sur les innovations énergétiques, notamment les opportunités offertes par le nucléaire civil pour répondre aux besoins croissants en électricité en Afrique.

Togoactualité

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Catégories: Afrique, France

Togo/Djagblé : un présumé braqueur abattu après des échanges de tirs avec la police

mer, 20/05/2026 - 17:32

La Police nationale togolaise a annoncé avoir neutralisé un présumé braqueur à Djagblé, dans la périphérie de Lomé, à la suite d’une opération menée après une attaque à main armée contre un commerçant togolais.

Selon un communiqué officiel, les faits se sont produits dans la nuit du 11 mai 2026, aux environs de 22 heures. Un commerçant, propriétaire d’une boutique de quincaillerie à Djagblé, venait de fermer son commerce et s’apprêtait à regagner son domicile lorsqu’il a été surpris par un individu armé d’un fusil d’assaut de type FAC et s’exprimant en anglais.

Le malfaiteur aurait exigé que la victime lui remette son sac contenant la recette de la journée. Face à l’hésitation du commerçant, l’assaillant aurait effectué un tir de sommation en l’air pour l’intimider.

La situation a rapidement dégénéré lorsqu’un ami du commerçant, présent non loin des lieux, a tenté d’intervenir en lançant un caillou en direction du braqueur. En réaction, ce dernier a ouvert le feu en rafale, blessant l’homme à la main et au bras avant de prendre la fuite avec un complice qui l’attendait à moto en direction d’Avéta.

Alertées par les détonations, les équipes de patrouille de la police déployées dans la zone se sont immédiatement lancées à la poursuite des suspects. Selon la police, les fugitifs, acculés, ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre, provoquant des échanges de tirs.

Au cours de cette intervention, le conducteur de la moto a été touché par balle, entraînant la chute des deux hommes. Tandis que le tireur parvenait à s’enfuir à pied, son complice, grièvement blessé, a été évacué vers le centre médico-social de Djagblé où il a finalement succombé à ses blessures.

Le ratissage effectué sur les lieux a permis aux forces de sécurité de retrouver une arme de type AK-47 ainsi que deux chargeurs contenant quarante munitions de calibre 7,62 mm, dissimulés dans des herbes près d’une clôture.

Dans son communiqué, la Police nationale togolaise a salué la collaboration de la population et adressé ses vœux de prompt rétablissement à la personne blessée lors de l’attaque. Elle a également réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité afin de garantir la sécurité des citoyens.

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Togo : le gouvernement dément la présence d’un lion à Klobatémé 

mar, 19/05/2026 - 22:47

Le gouvernement togolais a réagi ce mardi 19 mai 2026 aux nombreuses informations circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux au sujet de la supposée présence d’un lion blessé dans la localité de Klobatémé, dans la commune du Golfe 1 à Lomé.

Dans un communiqué conjoint signé par le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, les autorités assurent qu’aucun élément tangible ne permet, à ce stade, de confirmer l’existence d’un fauve dans la zone concernée.

Selon le document, dès la diffusion des premières alertes, des opérations conjointes de vérification, de ratissage et de sécurisation ont été lancées par les services compétents, notamment les agents des eaux et forêts. Ces interventions ont couvert l’ensemble du périmètre signalé afin de vérifier les informations relayées par les internautes.

« Aucun élément matériel ne permet de confirmer l’existence effective d’un lion dans la zone concernée », précise le communiqué gouvernemental. Les autorités indiquent également que les analyses effectuées à partir des prélèvements réalisés sur les lieux n’ont révélé « aucune matière organique d’origine animale » susceptible de corroborer les rumeurs propagées sur les réseaux sociaux.

Alors que la psychose s’était installée dans certains quartiers de Lomé, le gouvernement affirme poursuivre activement les investigations afin de déterminer l’origine exacte de ces informations. Plusieurs personnes soupçonnées d’être à l’origine de cette affaire feraient déjà l’objet d’auditions par les services compétents.

Dans leur communiqué, les autorités dénoncent des « procédés de désinformation et de manipulation » à travers plusieurs contenus diffusés en ligne. Elles mettent particulièrement en garde contre la propagation de fausses informations ou de contenus générés par intelligence artificielle susceptibles de troubler l’ordre public et de semer la panique au sein des populations.

Le gouvernement rappelle à cet effet que les auteurs et complices de telles publications s’exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par les textes en vigueur encadrant la communication numérique et les plateformes sociales.

Tout en appelant les populations au calme et à la vigilance, les autorités invitent les citoyens à coopérer avec les forces de sécurité ainsi qu’avec les agents des eaux et forêts dans le cadre de la poursuite des investigations.

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Togo – Christian Trimua dénonce la Ve république, mais reste fidèle au système de prédation auquel il doit tout

mar, 19/05/2026 - 16:37

« Christian Trimua aurait dû s´abstenir de publier cette thèse farfelue de «césarisme dans le régime parlementaire togolais». Car le césarisme, forme de dictature absolue, est insoluble dans le parlementarisme démocratique. Le césarisme est au parlementarisme démocratique, ce que l´huile est à l´eau. Il ne se mélange pas… Lorsque Chritian Trimua, thuriféraire du régime RPT-UNIR, se voit contraint de reconnaître que la Ve république n´est qu´une dictature travestie en parlementarisme, l´imposture ne fait plus aucun doute. Dès lors, il ne nous reste plus qu´à nous mobiliser massivement pour la combattre… » Jean-Pierre Fabre, Président de l´ANC, le 12 mai 2026

Vraiment Monsieur Christian Trimua aurait dû faire preuve d´un peu de sagesse et d´un peu de respect à l´égard du peuple togolais, en la bouclant, comme le souligne à juste titre la déclaration de la formation politique de l´opposition togolaise, l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC), signée par son président national, Monsieur Jean-Pierre Fabre. Des contorsions juridico-intellectuelles, faites d´un charabia dont personne n´a besoin, choisies par Christian Trimua pour justifier l´injustifiable; pour ajouter une humiliation de plus à l´humiliation que subissent déjà les Togolais depuis plus d´un demi-siècle, par le fait d´un régime Gnassingbé, de père en fils. À première vue, après avoir lu le titre: « le césarisme dans le régime parlementaire togolais », on penserait à une critique sincère et à une exigence de réforme du système politique togolais de la part de l´auteur, comme l´ont fait, en leur temps, Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo et tout dernièrement Marguérite Gnakadé. Mais apparemment notre Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Trimua, n´a pas ce courage et n´est pas prêt à se séparer de ses avantages, pas forcément mérités, dus au fait de son appartenance au clan tribal qui malmène le Togo depuis des lustres.

La constitution du 6 mai 2024 qui est synonyme de Ve république est l´oeuvre de juristes togolais à la solde de Faure Gnassingbé qui n´a pas daigné demander l´avis de son peuple. Car, comptant sur la force militaire, aux allures tribalo-familiales, acquise à sa cause, le «prince-héritier» peut désormais faire, et fait justement désormais ce qu´il veut pour ne jamais quitter le pouvoir; la répression aveugle, faite d´arrestations, d´enlèvements, de détentions arbitraires et d´assassinats, est là pour contenir et dissuader les Togolais qui oseraient contester un tel pouvoir totalitaire. Et le rôle de l´opposition togolaise, aux côtés du peuple, est de se battre avec les petits moyens dont elle dispose, pour exprimer son rejet du système de dictature absolue, incarnée aujourd´hui par Faure Gnassingbé. Et d´après les diverses constatations faites par Monsieur Trimua dans son texte, quant à la concentration de tous les pouvoirs exécutifs entre les mains d´un seul homme qui se fait appeler «président du conseil (PC)», le vieil homme de 87 ans, Jean-Lucien Sanvi de Tové qui a accepté de jouer le rôle d´homme de paillle, apparaît comme une marionnette, placée sans vergogne là pour que Faure Gnassingbé puisse rester indéfiniment au pouvoir sans élections. «…Trois dimensions du pouvoir exécutif, ailleurs séparées, se trouvent ici réunies. La dimension politique – détermination et conduite de la politique de la nation – appartient au seul Président du Conseil, sans concertation avec un chef de l’État doté de prérogatives concurrentes. La dimension administrative – direction de l’appareil d’État – relève des mêmes mains, supprimant la dualité fonctionnelle de la IVe République togolaise. La dimension militaire – commandement suprême des forces armées et de sécurité – parachève cette unification. Cette triple concentration éloigne le modèle togolais des régimes parlementaires connus, africains comme européens…»

Ces lignes qui ne sont qu´un extrait du long texte de Christian Trimua décrivent à elles seules le caractère personnel, dictatorial et tyrannique du système politique togolais voulu par Faure Gnassingbé et son entourage pour continuer à maintenir le peuple togolais sous leur joug et l´humilier encore plus. Cet extrait met surtout l´accent sur le fait que notre pays soit le seul en Afrique, pour ne pas aller plus loin, à avoir adopté une telle anomalie politique, jamais osée nulle part, pour qu´un régime impopulaire, et à juste titre largement contesté par son peuple, soit toujours là, sans se démocratiser. Le Maître-Assistant à l´université de Lomé, Christian Eninam Trimua, au lieu donc de faire comme Péré, Agbéyomé ou encore Marguérite Gnakadé, en devenant enfin sage pour se mettre du côté du peuple, en se désolidarisant clairement de Faure Gnassingbé, trouve le malin plaisir de se démener pour justifier les incongruités politiques de la fameuse Ve république qu´il dénonce pourtant lui-même. Il est même sûr que ce qu´il désigne par le «cas togolais» pourrait servir de jurisprudence qui ouvrirait des perspectives doctrinales et inviterait à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé: «Au-delà du cas togolais, l’archétype ouvre des perspectives doctrinales: il invite à revisiter les typologies classiques du droit constitutionnel comparé. Il alimente, sur le plan africain, le courant de l’ethno-constitutionnalisme — qui plaide pour un constitutionnalisme pluriel, à la fois politique, social et démotique, affranchi du mimétisme. Il propose, au-delà du modèle pluraliste promu par la conditionnalité démocratique des années 1990, une troisième voie: un cadre parlementaire formellement démocratique qui assume sa logique de direction.»

Nous trouvons un tel comportement de sa part très méchant vis-à-vis de ses compatriotes et surtout très malhonnête, intellectuellement parlant. De même, il est indécent et malhonnête de la part de Christian Trimua et de beaucoup d´autres supports du régime togolais, à vouloir toujours mettre côte à côte les noms Olympio et Gnassingbé pour essayer d´expliquer la dramatique situation politique qui est aujourd´hui celle de notre pays. Le caractère éphémère de l´ère de Sylvanius Olympio, assassiné le 13 janvier 1963 par Éyadéma Gnassingbé, ne le permet pas. Par ailleurs, la démocratie et l´alternance marchent dans certains pays africains. Et des régimes hostiles à l´alternance au sommet de l´état, comme celui des Gnassingbé au Togo, avancent cyniquement que la démocratie ne serait pas conforme aux réalités africaines. Une telle posture est non seulement fausse, mais dangereuse. Elle est encore plus dangereuse quand elle est adoptée par un intellectuel de la trempe de Christian Trimua qui, normalement, devrait savoir de quoi il parle. C´est pourquoi le mimétisme par rapport à la démocratie dont il parle dans son texte n´a aucun sens. Ou on est en démocratie, ou on y est pas. Il n´y a pas et il ne peut pas y avoir de troisième voie. Le régime togolais, représenté aujourd´hui par Faure Gnassingbé, est un régime de dictature héréditaire de père en fils, aux allures monarchistes. Alors, les Togolais au pays et dans la diaspora, aux côtés de l´opposition parlant d´une voix, se battent et demandent le départ pur et simple de Faure Gnassingbé pour un nouveau départ démocratique.

Samari Tchadjobo

Allemagne

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