Ange Sarata Fleur Touré fait partie de la centaine d'étudiants burkinabè qui sont à la conquête du savoir en République populaire de Chine. À côté de ses études, cette étudiante en commerce international de l'université de technologie de Dalian a entrepris aussi un business dans l'import-export depuis son arrivée en décembre 2024. Connue sous le pseudonyme "La Bobolaise" sur TikTok, elle a transformé cette plateforme en véritable outil de business. Avec ses plus de 90 000 abonnés, elle s'est construit une communauté d'affaires en Afrique et même en Europe. Portrait d'une étudiante burkinabè qui allie étude et business en République populaire de Chine.
De son pays, le Burkina Faso, à la Côte d'Ivoire au Cameroun en passant par le Gabon et d'autres pays africains, le business de Ange Sara Fleur Touré a dépassé même les frontières de l'Afrique. En Europe, les pays comme la France, l'Allemagne et la Belgique font partie de son cercle d'affaires. La jeune fille, âgée d'une vingtaine d'années, exporte de la Chine des produits électroniques, des vêtements, des sacs, des téléphones et autres articles.
Quand elle est arrivée en Chine en 2024 pour des raisons d'études, elle a saisi cette occasion pour faire des affaires. Depuis l'obtention de son diplôme de baccalauréat en 2024 au lycée municipal Bambata à Ouagadougou, l'étudiante-tiktokeuse a voulu se lancer dans une activité parallèlement à ses études. Pour elle, la République populaire de Chine est le meilleur endroit qui lui permettrait d'accomplir ce rêve. C'est ainsi qu'elle saisit l'opportunité de se rendre dans l'Empire du Milieu grâce à l'accompagnement de la structure Travel Express sarl pour faire des études dans le domaine du commerce international.
L'étudiante de l'université de technologie de Dalian, Ange Sarata Fleur Touré, ambitionne de retourner au pays pour apporter sa contribution au développementDès qu'elle a mis pied à l'université de technologie de Dalian (au nord-est de la Chine), elle a aussi entamé son business. « En tant que jeune fille qui venait d'avoir son baccalauréat, je cherchais une activité que je pouvais faire à côté de l'école. C'est dans cette optique que m'est venue cette idée. Juste pour vous dire que je suis venue du Burkina Faso avec cette idée et c'est même l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi la Chine », a-t-elle expliqué. Depuis lors, son activité tourne à plein régime. Elle lui permet de se prendre en charge et de subvenir à d'autres dépenses.
Mais Ange Touré n'oublie pas son école. Elle allie l'école et son commerce avec succès. « Une bonne organisation et surtout une vision claire de mes objectifs me permettent de concilier études et business. Bien vrai que je fais le business, mais je n'oublie pas ce pourquoi je suis venue en Chine », a-t-elle laissé entendre.
« Ce pays, ajoute-t-elle, offre de nombreuses opportunités et surtout pousse à entreprendre. D'ailleurs, c'est la raison qui m'a poussé à choisir cette destination », a-t-elle souligné.
TikTok, d'un outil de divertissement au business
À un an de présence sur le réseau social TikTok, “La Bobolaise” compte déjà plus de 90 000 abonnés. Alors qu'elle était sur cette plateforme pour le divertissement, elle dit se rendre compte qu'elle constitue aussi une meilleure tribune pour le business. C'est ainsi qu'elle a commencé à publier certains articles. Les retours sont satisfaisants ; des clients s'intéressent à ses produits. Elle décide alors de se lancer activement dans ce business d'articles pour répondre à la « forte demande ». Réussir à allier business et études, loin de sa mère patrie, une fierté pour elle.
Quid du pseudonyme “la Bobolaise” sur TikTok ? « J'ai choisi le nom La Bobolaise sur TikTok parce qu'à mes débuts en Chine, lorsque les gens me demandaient où j'étais, je répondais ironiquement que j'étais à Bobo », a-t-elle confié.
Retourner au bercail après les études
Comme la plupart de ses compatriotes étudiants en Chine, elle espère retourner au bercail après ses études. Acquérir de la connaissance pour investir et investir dans son pays, c'est le rêve de cette fille timide en apparence et prolixe sur TikTok. « Pour moi, la Chine est déjà un pays accompli, et il est de notre ressort à nous, étudiants burkinabè en Chine, d'apprendre afin de mettre en pratique les compétences acquises et de contribuer au développement socio-économique de notre pays aussi », a-t-elle conclu, invitant les jeunes à « oser sortir de leur zone de confort ».
En attendant, Ange Sara Fleur Touré continue d'apprendre le mandarin, qu'elle considère comme la langue d'affaires.
Serge Ika Ki
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À l'occasion du début de l'année 2026, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Aminata Zerbo a adressé ses vœux au personnel de son département. Entre vœux, reconnaissance du travail accompli et appel à une mobilisation renforcée, elle a réaffirmé l'importance stratégique du numérique dans la lutte pour la souveraineté, la sécurité et le développement du pays. C'était au cours de la montée des couleurs, ce lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou.
« Je vous souhaite une bonne et heureuse année à chacun d'entre vous, à vos familles, à vos proches. Une année dans la grâce de Dieu, une année pleine de santé, d'énergie et d'engagement, et de paix pour notre pays », sont les vœux formulés par la ministre en charge de la transition digitale à ses collaborateurs, dès l'entame de son discours. Pour elle, l'année 2025 a été pleine de défis et malgré les obstacles, chacun a apporté sa pierre à la construction de l'édifice.
La montée des couleurs a aussi réuni le personnel qui s'occupe de l'hygiène du ministère« L'année 2025 est passée très vite. Elle a été dense, très exigeante, mais les résultats sont appréciables. Et ces résultats, c'est grâce à l'engagement, à la contribution de chacun et de chacune d'entre vous. Grâce aux agents IT, à ceux dans les directions de systèmes d'information, aux acteurs de l'écosystème qui nous accompagnent et grâce également à nos partenaires techniques et financiers », a-t-elle entre autres énuméré.
Quelques membres de la sécurité procédant à la montée des couleursSelon ses dires, l'avenir s'annonce prometteur pour le Burkina Faso car les bases ont déjà été jetées. « Nous avons structuré nos ambitions dans une feuille de route pour qu'à l'horizon 2030, notre pays soit significativement transformé digitalement, mais aussi dans tous les autres secteurs, et cela, grâce à la dynamique en cours », a-t-elle indiqué, tout en insistant sur la nécessité pour tout un chacun de s'atteler encore plus à la tâche, ce, pour des résultats probants.
En image, la montée du drapeauUne lecture de la géopolitique actuelle, selon ses dires, illustre clairement son propos, qui est que chacun devrait avoir le sens du devoir et de la responsabilité. « Les événements internationaux de ces derniers jours nous rappellent combien il est important pour nous de ne pas échouer dans cette lutte ; combien il est important pour nous de nous unir et de nous battre ensemble, pour nous-mêmes, parce que personne d'autre ne viendra libérer notre pays à notre place, personne d'autre ne viendra développer notre pays pour nous », se convainc-t-elle.
« Nous devons avoir à cœur les douze chantiers de la transformation digitale », Dr Aminata ZerboPour cela, Dr Aminata Zerbo sait compter sur un personnel dynamique qui, par la voix du secrétaire général du ministère, Michel Somé, a réaffirmé son engagement à l'accompagner pour l'atteinte des objectifs qu'ils se sont et se seront fixés. « Le personnel souhaite commencer par saluer votre leadership à la tête de ce ministère et vous assure de sa pleine collaboration pour l'année 2026… Nous tenterons de courir à la même vitesse que vous », a-t-il promis.
« Le personnel vous souhaite ses vœux de santé, de bonheur, de prospérité et la paix dans notre pays », Michel Somé à la ministreErwan Compaoré
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À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni ce lundi 5 janvier 2026, pour débattre de la légalité de la capture du président Nicolas Maduro par les États-Unis. Le secrétaire général de l'organisation, Antonio Guterres, a appelé au respect de l'indépendance politique des États.
Pour rappel, samedi 3 janvier, la capitale vénézuélienne s'est réveillée au son de puissantes explosions. À l'issue de cette opération, le président Venezuelien Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été annoncés capturés puis transférés à New York, où ils ont été placés en détention.
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L'agence de communication Univers Adamatin et l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) ont procédé, le vendredi 2 janvier 2026, à la clôture et à la remise des attestations de participation de la formation en communication digitale au profit des veuves et orphelins des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). La cérémonie s'est tenue au sein de ISCOM.
Placée sous le parrainage du ministère de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale, cette initiative s'est tenue sous le thème : « Les pétillantes de la communication : un creuset pour l'entrepreneuriat des veuves des FDS et VDP ». Les activités se sont déroulées du 23 au 30 décembre 2025 et ont officiellement pris fin le 2 janvier 2026 avec la remise des attestations aux bénéficiaires.
Selon Viviane Toé/Zoungrana, responsable de l'agence de conseil Univers Adamatin et initiatrice du projet, cette activité vise à promouvoir et valoriser les talents des veuves et orphelins des FDS et VDP, notamment ceux qui évoluent ou souhaitent entreprendre dans les métiers de la communication. « Les pétillantes de la communication est un événement qui a pour objectif d'aider ces femmes et ces jeunes à gagner en visibilité et à développer leurs activités grâce aux outils de la communication digitale », a-t-elle indiqué.
Elle explique que cette initiative est née du constat des difficultés socio-économiques auxquelles font face de nombreuses veuves après le décès de leurs conjoints et pères. « Beaucoup d'entre elles mènent des activités génératrices de revenus, mais manquent d'outils pour se faire connaître. Cette formation vise donc à les outiller afin qu'elles puissent mieux promouvoir leurs produits et services sur les réseaux sociaux. »
Pour cette première édition, 30 participants ont été formés et outillés aux techniques de la communication digitale. Ce choix revêt d'une importance capitale : « la communication, surtout digitale, est aujourd'hui incontournable. Elle permet de promouvoir ses produits efficacement, sans fournir forcément beaucoup d'efforts ou de moyens »
Représentant la ministre de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Madame Alphonsine Sawadogo, chargée de mission, a salué l'initiative et félicité la promotrice pour son engagement en faveur des veuves et orphelins.
« Cette activité s'inscrit pleinement dans les réalités actuelles et répond à un besoin pressant d'insertion socio-économique. Au-delà de l'acquisition de connaissances, elle constitue un véritable levier d'intégration et d'épanouissement professionnel », a-t-elle déclaré.
Elle a invité les bénéficiaires à valoriser leur savoir-faire et à contribuer activement au développement du Burkina Faso, tout en rassurant que son département restera engagé à leurs côtés.
Au nom des bénéficiaires, Coulibaly Brigitte, après réception de son attestation, a exprimé sa gratitude envers les organisateurs et les autorités. « Nos époux et nos pères ne sont plus, mais les autorités continuent de penser à nous. Merci pour tout ce que vous faites pour nous. Que Dieu vous bénisse et que la paix revienne au Burkina Faso ».
Univers Adamatin entend poursuivre son engagement en accompagnant ces veuves et orphelins dans la durée. Elle envisage mobiliser des partenaires afin de faciliter l'accès à des financements pour soutenir leurs initiatives entrepreneuriales.
Paroles de bénéficiaires
À l'issue de la formation, plusieurs participantes et bénéficiaires ont partagé leurs impressions sur les acquis et les perspectives ouvertes.
Coulibaly Brigitte, promotrice d'une boutique de vente de bouillie en ligne et d'une agence d'hôtesse :
« Cette formation me tenait à cœur depuis longtemps. Maintenant, je sais créer et gérer une page professionnelle. Ces connaissances vont m'aider à développer mon commerce et à toucher plus de clients sur les réseaux sociaux. »
Garané Mariam, promotrice de « Les Jus Garané » :
« Avant, je ne savais pas comment vendre en ligne. Aujourd'hui, je vais utiliser WhatsApp Business, Facebook et TikTok pour mieux promouvoir mes produits. »
Kiemtore Ibrahim, élève :
« J'ai appris les principes de base de la confidentialité sur Facebook, WhatsApp et TikTok. Je vais utiliser ce que j'ai appris pour aider mes camarades à éviter les arnaques et aussi pour mettre en pratique les techniques de vente en ligne afin de promouvoir le commerce de mon frère à travers les lives TikTok et les vidéos. »
Sadongo Laéticia
La quatorzième compagnie d'incendie et de secours est intervenue le dimanche 04 janvier 2026, au secteur 01 de la ville de Fada N'Gourma, suite à une alerte pour un cas de noyade.
À leur arrivée sur les lieux, les équipes de secours ont procédé aux opérations de recherche qui ont abouti au repêchage du corps sans vie d'un enfant âgé de 10 ans.
À l'issue de cette intervention, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) a lancé un appel à la vigilance à l'endroit des parents et des responsables d'enfants, les invitant à renforcer la surveillance autour des points d'eau afin de prévenir de tels drames.
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Source : Page facebook de la Brigade nationale de sapeurs pompiers
Pro-Democracy protesters gather in front of the headquarters of the Sudanese army in the capital, Khartoum. Credit: Masarib/Ahmed Bahhar via UN News
By Robert Misik
VIENNA, Austria, Jan 5 2026 (IPS)
Consider our political systems not merely as battlegrounds of passions, ideologies and economic interests, but as systematically functioning arrangements of interactions, akin to game theory. In recent decades, we have witnessed the dissolution of large homogeneous groups into numerous subgroups — a patchwork of minorities.
This fragmentation, compounded by individualisation and the resulting weakening of strong political bonds, has profound consequences for democratic governance.
In nations with majority voting systems, this process fragments the party system itself. As dissatisfaction with political parties grows – initially quietly but eventually becoming pronounced – new parties emerge, further splintering the political landscape.
This increasing fragmentation complicates government formation and makes majorities more precarious. Often, only coalitions that can agree on the lowest common denominator are formed. Consequently, the outcomes of politics do not necessarily improve; in most cases, they worsen.
A vicious circle
Decisive action, bold moves and clear leadership have become increasingly elusive. This reinforces dissatisfaction and the prevailing sentiment among voters that politicians are failing to achieve meaningful results. Doubts about the effectiveness of the political system become self-perpetuating, creating a situation where decisive politics is nearly impossible.
The rise of populists and right-wing extremists is both a consequence of this stagnation and a further catalyst — a ratchet effect. Right-wing agitators stoke discontent, transforming it into anger and outrage while exploiting negative emotions.
As they gain strength, democratic politics becomes more paralysed, often preoccupied with defending against radicalism, preventing the worst outcomes, and forming coalitions whose members can agree on little more than a lacklustre commitment to ‘more of the same’.
When social cohesion erodes, the radical right gains ground — which then leads to even more division. The perceived polarisation and alienation that accompanies the rise of right-wing extremism increases the perception of social disintegration and decay.
Democracy gives rise to its own threats
In a sense, right-wing radicalism is itself the problem that it then laments in a subsequent cycle. It is the disintegration that it denounces. In this way, it contributes to the chain of evidence that reinforces authoritarian reflexes. Authoritarianism feeds authoritarianism.
These framework conditions of political systems – fragmentation and the resulting weakness of action – lead German democracy theorist Veith Selk to diagnose that modernisation and social change are increasingly putting democracy under stress, making a reversal unlikely.
This presents a rather depressing diagnosis of decline: democracy gives rise to its own threats.
Additionally, globalisation necessitates ‘global governance’, which, even under favourable circumstances, has historically produced solutions at an unbearably slow pace and is now reaching its limits amid chaotic multilateralism.
Conversely, ‘de-globalisation’ – through national power politics, tariffs and trade wars – provides no relief and instead creates new problems, such as the loss of sales markets, disrupted supply chains and a consequent decline in economic growth, potentially destroying whole economic sectors.
Europe’s mounting crises
The emergencies of the future are already on the horizon. The climate catastrophe threatens not only our livelihoods but also has tangible economic repercussions. Crop failures due to droughts and floods are already contributing to rising inflation in the cost of living, particularly for vegetables and fruit.
This situation is certain to become much more severe. Even if successful, socio-economic transformation will be costly. Insurance companies may face financial difficulties, asset portfolios could lose value rapidly, and if we are unfortunate, a sudden ‘Minsky moment’ could trigger a downward spiral leading to a financial crisis.
Ageing populations are already straining public finances, with healthcare and care systems becoming increasingly expensive, pushing European welfare states to their financial limits.
Government debt is rising, and under current conditions, it will be more challenging to “grow out” of debt than it was in the past. Growth will be harder to mobilise, and austerity is not a viable alternative, as contraction strategies lead to dire consequences. These are all concerning prospects.
Here are a few highlights:
Germany’s economy has stagnated for six years, and private investment remains weak. France is facing a budget deficit of 5.8 per cent and a public debt ratio of 113 per cent of GDP, while sliding from one government crisis to another. Political actors are unable to achieve a socially just change of course that would reconcile savings in the pension system with additional revenue from wealth taxes.
Austria was projected to have a budget deficit of six per cent, prompting left-wing Keynesian Finance Minister Markus Marterbauer to assemble a package of tightening measures aimed at reducing the deficit to 4.5 per cent by 2025.
Ensuring that large fortunes contribute to costs through higher taxation is not only a matter of fairness but also an economic necessity — yet there is a lack of parliamentary majorities for decisive measures nearly everywhere.
There is a growing desire for politics to provide sensible solutions instead of getting bogged down in petty details.
A whole panorama of emergencies is unfolding before us. As noted earlier, most of those in power have little energy or flexibility to think and act beyond daily problems. This situation has tangible and psychopolitical effects: citizens feel that things are deteriorating and that serious trouble is brewing, while simultaneously sensing that those in power are merely tinkering with details.
For many, this leads to outright fear and a generally pessimistic mood, which in turn fuels the rise of right-wing radicals.
The political forces of the left and the conservative centre must, above all, demonstrate their ability to act together. A few years ago, the prevailing view was that various political camps should dare to engage in more conflict to make democratic life more vibrant.
At that time, there were complaints about everyone crowding into the centre and becoming interchangeable. However, we find ourselves in a different situation today.
There is a growing desire for politics to provide sensible solutions instead of getting bogged down in petty details or wasting time on pointless culture wars. The left may need to acknowledge that states are reaching their financial limits, while conservatives must recognise that clientele politics, which ensures free rides for the super-wealthy, is no longer viable.
Urgent issues require swift action, and all of this comes at a high cost.
Rhetoric is no longer effective, and pandering to the extreme right leads nowhere. Conservatives, in particular, need to understand this, as they sometimes give the impression that they view fascists as merely slightly more radical conservatives (or conservatives as moderate fascists).
This perception is not only misguided; it also highlights a significant identity crisis within traditional conservatism. Fortunately, some are beginning to realise that authoritarianism is not a relative; it is the enemy. The best way to undermine it is to demonstrate a commitment to action.
Robert Misik is a writer and essayist. He publishes in many German-language newspapers and magazines, including Die Zeit and Die Tageszeitung.
This is from a joint publication by Social Europe and IPS Journal.
Source: International Politics and Society (IPS), Brussels, Belgium
IPS UN Bureau
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Security Council Meets on Threats to International Peace and Security. Credit: UN Photo/Mark Garten
By Cecilia Russell
UNITED NATIONS & JOHANNESBURG, Jan 5 2026 (IPS)
United Nations Secretary-General Antonio Guterres expressed deep concern about the immediate future of Venezuela.
In a statement read by Under-Secretary-General for Political and Peacebuilding Affairs Rosemary DiCarlo, Guterres told the Security Council’s emergency meeting he was deeply concerned about “possible intensification of the instability in the country, the potential impact on the region, and the precedent it may set for how relations between and among states are conducted.”
On Saturday, U.S. President Donald Trump announced that he was putting Venezuela under temporary American control following the capture of President Nicolas Maduro and his wife, Cilia Adela Flores, in a raid and whisking them to New York to face charges, including drug trafficking.
Guterres stated at the emergency Security Council meeting, which was set to discuss threats to international peace and security, that the situation in Venezuela has been a matter of regional and international concern for many years.
“Attention on the country only grew following the contested presidential elections in July 2024. The panel of electoral experts I appointed at the Venezuelan Government’s request to accompany the elections highlighted serious issues. We have consistently called for full transparency and the complete publication of the results of the elections.”
Yet, he said, it was necessary to respect international law.
“I have consistently stressed the imperative of full respect, by all, for international law, including the Charter of the United Nations, which provides the foundation for the maintenance of international peace and security.
“I remain deeply concerned that rules of international law have not been respected with regard to the 3 January military action.”
Guterres called on all Venezuelan actors to engage in an inclusive, democratic dialogue in which all sectors of society can determine their future.
Jeffrey Sachs, the President of the UN Sustainable Development Solutions Network, urged the UN Security Council to declare an immediate cessation and desist from any explicit or implicit threats or use of force against Venezuela.
He also requested the council demand the United States terminate its naval quarantine and all related coercive military measures undertaken without Security Council authorization.
Merchy de Freitas, founder and executive director of Transparencia Venezuela, the national chapter of Transparency International, said the country ranked among the world’s most corrupt countries, with over 500 documented cases involving USD 72 billion, mostly public funds.
She said there was a symbiotic relationship between the Maduro regime and criminal organizations, which have exploited national parks and the Amazon for gold and other illicit activities. The crisis has led to a decrease in state income, affecting basic services and causing severe humanitarian issues, including a lack of electricity, food, and medical care.
“The government has captured all institutions, beginning with the justice institutions,” she said. “We need a transparent state that is accountable and that will guarantee the rule of law and human rights.”
De Freitas called for a transparent and accountable state, respect for human rights, and the release of political prisoners.
A representative from Columbia expressed concern over what it considers a “violation of international law and the UN Charter and expressed concern over the regional impact, including a potential migration crisis.
She emphasized the importance of respecting sovereignty, territorial integrity, and the principles of peaceful conflict resolution while expressing concerns over the regional impact, including potential migration crises, and calling for de-escalation and diplomatic solutions.
Russia and China, among others, condemned the United States’ action.
However, the United States informed the council that it had launched a “law enforcement operation” against Maduro and Flores, accusing them of “narcoterrorism and drug trafficking.”
Maduro, who was indicted by a New York grand jury, faces serious charges for his role in a conspiracy involving cocaine trafficking and international weapons trafficking, he told the council.
He justified the operation because Maduro’s presidency was illegitimate due to his manipulation of Venezuela’s electoral system and commented that even the UN had questioned his legitimacy. The United States also highlighted the destabilizing impact of Maduro’s regime, including the largest refugee crisis in the world, with over 8 million Venezuelans fleeing.
“Maduro and his cronies have partnered with some of the most violent and prolific drug traffickers and narcoterrorists in the world for decades, facilitating the flood of illegal drugs coming into the United States,” the representative told the Security Council, reminding the council that the United Nations had documented the excesses of the Maduro government.
The action by the United States had taken place after Trump had exhausted diplomacy, he said.
“The United States will not waver in its actions to protect Americans from the scourge of narcoterrorism and seeks peace, liberty and justice for the great people of Venezuela.”
Venezuela’s representative denounced the events of January 3, 2026, as an illegitimate armed attack by the US government.
“The events of January 3 constitute a flagrant violation of the UN Charter perpetrated by the US government, in particular, the principal violation of the principle of sovereign equality of states, of the absolute prohibition of the use or threat of use of force against the territorial integrity or political independence of any state,” he said.
“Today, it is not only Venezuela sovereignty that is at stake, but also the credibility of international law, the authority of this organization, and the validity of the principle that no state can set itself up as a judge, jury, and executor of the world order.”
He denied the country was dysfunctional.
“Venezuela would like to inform this body and the international community that its institutions are functioning normally, that constitutional order has been preserved, and that the state exercises effective control over all of its territory in accordance with our Constitution.
While Spain said they did not recognize the Maduro presidency, they were concerned that the United States’ action would set a worrying precedent.
“We share the view that fighting organized crime in the region is a priority, but that fight can only be waged through international cooperation. We also share the view that it is a priority to defend human rights and fundamental freedoms in Venezuela,” the representative said, adding that it would “work to unite Venezuelans, men and women. Spain is committed to dialogue and peace, because force never brings more democracy.”
IPS UN Bureau Report
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Le samedi 3 janvier 2025 marquait la fin des dix jours de formation des enfants de l'Académie de création et d'éveil scientifique (ACES). Au cours de la cérémonie de clôture, les apprenants ont démontré ce qu'ils ont appris. C'était en présence de parents, d'encadreurs et de responsables de l'académie et de ses partenaires, dont Younoussa Sanfo, le coordonnateur d'ACES, et Fadima Kambou, présidente de la fondation Go Paga.
C'était une journée pleine d'émotions pour les enfants bénéficiaires, leurs parents et les encadreurs de l'Académie de création et d'éveil scientifique (ACES) qui concluaient dix jours d'initiation aux domaines de la technologie, notamment la robotique, la programmation et d'autres disciplines.
Phase de démonstration en robotiqueShérif Kagoné, 9 ans, élève en classe de CM1, télécommande en main et yeux scintillants, téléguide un robot qu'il a conçu avec ses camarades campeurs. Pour lui, c'est une nouvelle expérience : c'est la première fois qu'il « manipule un ordinateur », comme il le confie.
Shérif Kagoné, tenant son attestation et un robotique sur lequel, il a travaillé avec les autres enfantsIl fait partie des sept campeurs du camp vacances technologiques, édition 2025, organisé par ACES pour les enfants. Venant de différentes couches sociales et de niveaux scolaires, ces enfants ont été initiés pendant dix jours à la robotique et à la programmation. Cette journée de démonstration était organisée en collaboration avec la Fondation Go Paga.
Vue partielle des parents et encadreurs mobilisés pour assister les tout- petitsSi cette initiative réjouit les parents, elle est encore plus significative pour le coordinateur de l'académie, l'expert en cybersécurité et investigation numérique Younoussa Sanfo, reconnu au-delà des frontières burkinabè. Selon lui, c'est un engagement de longue date, qui permet aux enfants burkinabè de rêver et de créer comme tous les enfants du monde. Il cite notamment l'exemple concret de l'une de ses anciennes bénéficiaires, le sous-lieutenant Maryse Traoré, première femme pilote de chasse du Burkina, révélée au public en 2023, ainsi que de nombreux autres.
Younoussa Sanfo, coordonnateur de l'académie de creation et d'éveil scientifique ( milieu) posant avec les enfants et leurs mèresAu-delà de cet aspect, le camp spécial permet, selon la présidente de la Fondation Go Paga, Fadima Kambou, un brassage d'enfants issus de milieux très différents. « Chaque enfant est une étoile qu'il faut faire briller », a-t-elle déclaré, tout en ajoutant que le but, c'est de faire de l'ACES la Silicon Valley du Burkina Faso.
La journée s'est conclue par la remise d'attestations aux enfants bénéficiaires.
Yvette Zongo
Lefaso.net