Profondément touchés par les marques de sympathie et de soutiens multiformes qui leur ont été témoignées lors du décès et des obsèques les 24 et 25 décembre 2025 de leur épouse, fille et cousine Mme Traoré/Zango P. Djamila Arlette,
– les grandes familles Traoré et Coulibaly à Orodara,
– Bougma à Zorgho,
– Zongo à Laye et Ouagadougou._son époux Traoré Amadou à TSR. Le commissaire de police à la retraite, Zango Roger, adressent leurs sincères remerciements à M. le Directeur général de la police nationale et son personnel aux anciens Directeurs Généraux de la Police nationale, à M. le Président et aux membres de l'association des commissaires de police à la retraite
– aux responsables de l'ENSP de Tenkodogo, et aux promotionnaires de classe de la défunte.
– aux responsables de la mosquée et aux voisins de Rimkietta,
– aux voisins de Tampouy, aux ressortissants de Laye à Ouaga et à ceux venus du village. _aux collègues de service de Traoré Amadou
– aux nombreux amis et connaissances
– à tous ceux qui de près ou de loin les ont soutenu dans cette dure épreuve.
Puisse l'âme de la regrettée reposer éternellement en paix. Union de prière
Written by Anna Flynn.
Years later, we are all still experiencing the consequences of COVID‑19, with EU countries yet to fully recover from the severe economic downturn that followed the 2020 coronavirus outbreak. As a response, the Next Generation EU (NGEU) instrument was established. It has a strong focus on the green and digital transitions – key priorities backed by the European Parliament. The total budget is €806.9 billion, financed through EU borrowing, the Emissions Trading System (ETS), and the Brexit Adjustment Reserve (BAR).
While the Council established the NGEU, Parliament co-legislated the rules for its implementation, adopting the regulation on the NGEU’s Recovery and Resilience Facility (RRF) in February 2021. The RRF distributes 90 % of the NGEU funds to Member States, financing reforms and investments specified in separate national recovery and resilience plans (NRRPs). Parliament has called for ensuring that the RRF is managed transparently, that it stimulates progress in the green, digital and energy sectors, and supports children, young people and women. Parliament demands that respect for the rule of law is among the key prerequisites for receiving funding.
Implementation of the RRF enters its final year in 2026, with the deadline for payment execution in December 2026. In June 2025, the Commission underlined that Member States should streamline the NRRPs (for example, through removing targets that won’t be met) and subsequently redirecting the funds.
The European Commission is required to update Parliament on the state of play of the RRF and present regular reports. In the latest annual report (for 1 September 2024 to 31 August 2025), the Commission outlined that, although the application of RRF projects needs to accelerate; significant progress was made during this period. The Commission noted that 37 % of the 6 985 milestones and targets agreed in the NRRPs had been met (at the time of the report).
To ensure it receives timely and detailed information, and to enable an exchange of views with other institutions, Parliament insisted on a bi-monthly meeting between Members of its Committees on Economic and Monetary Affairs and on Budgets, and appropriate Commission representatives. In addition, Parliament set up a special RRF working group, to discuss the quality of NRRP measures and maintain oversight of overall progress.
Since 2022, Members have looked very closely at RRF expenditure through the annual budgetary discharge procedure. RRF-related issues (which are generally prominent in the work of Parliament’s Committee on Budgetary Control (CONT)) were included in the report granting budgetary discharge to the European Commission in May 2025. In the adopted report, the CONT committee outlined its concern about outstanding debt from borrowing. This was only projected to increase through continued borrowing – some of which would be for the RRF. Notably, the discharge procedure applies only to RRF grants, as the RRF loans do not come under the jurisdiction of parliamentary scrutiny.
In July 2025, the Commission unveiled its proposal for the EU’s long-term budget for the 2028-2034 period. Within this, there is €149.3 billion (0.11 % of the EU’s GNI) set aside to repay the debt from NGEU grants.
Parliament’s powers fall broadly into six, often overlapping, domains: law-making, the budget, scrutiny of the executive, external relations, and, to a lesser extent, constitutional affairs and agenda-setting.
LinksLa grande famille KOALA, à Thyou/Bangré (Boulkiemdé) à Koudougou, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Canada, Etats Unis, Honduras,
Les familles alliées KABORE, SIMPORE, OUEDRAOGO, ALENGELENGE, MAKANGA, BADJOKO ;
Sa Majesté Naaba TIGRE de Thyou ;
Profondément touchées par vos prières, vos marques de sympathie et vos soutiens financiers, matériels et moraux, lors du rappel à Dieu dans sa 74ème année, suivi des obsèques et du doa du 7ème jour de leur très cher, fils, frère, oncle, époux, père, beau-père, beau-frère, grand-père,
KOALA ADAMA, Inspecteur des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) à la retraite,
Remercient la communauté musulmane de la Mosquée Boubacar Sidiki de la Trame d'accueil de Ouaga 2000, celle de la Mosquée et de toute la population de Thyou, de la Mosquée Daroul Taqwa de la Patte d'Oie ;
La Communauté catholique de la CCB Saint Raphaël de Ouaga 2000 et sa présidente Madame Béatrice DAMIBA ;
L'Association des Femmes Catholiques de la CCB Saint Raphaël et sa présidente Madame Odile ZONGO ;
Particulièrement la Grande famille (SVT) du Burkina Faso ;
Les Encadreurs pédagogiques de l'enseignement secondaire à la retraite ;
Ses anciens élèves de la promotion de 78-79 du Lycée Philippe Zinda KABORE et 86-87 de la Terminale C du lycée Bogodogo.
Elles remercient leurs Excellences les anciens Premiers Ministres Messieurs Beyon Luc Adolphe Tiao et Albert OUEDRAOGO ;
Madame Alimata SALEMBERE, ancienne Directrice Générale de l'ACCT et ancienne Ministre de la Culture ;
Monsieur Simon COMPORE, ancien Ministre d'Etat et sa délégation ;
Monsieur Célestin TENDREBEOGO, ancien Ministre, ancien Directeur Général de la SOFITEX et son épouse,
Les anciens Ministres Seydou BOUDA et épouse, Elyse THIOMBIANO, Ousmane NACRO, Mouhissine NACRO et famille ;
Tous les anciens et anciennes Ministres du Faso venu(es) nombreux et dont les noms ne peuvent tous être cités de peur d'en oublier ;
Monsieur Souleymane ZERBO de SATA AFRIQUE ;
Le Lions Club International Ouagadougou Doyen ;
Les voisines de la zone 5 du quartier Kossyam Ouaga 2000 ;
L'Amicale de la RTB ;
Les voisins et voisines du 1200 Logements ;
Les Professeurs Germain SAWADOGO et épouse, YE Diarra, Pierre GUISSOU et épouse,
Le Colonel SAWADOGO Mamadou ancien Ministre et son épouse Fatimata ancienne Représentante du Bureau de l'UEMOA à Dakar ;
Dr Yssouf OUEDRAOGO et épouse ;
Dr Jean-Baptiste YAMEOGO de la Pharmacie du Carrefour ;
Madame Alimata SAWADOGO TANLY, Chargée de Missions du Ministre de la Culture des arts du Tourisme et de la Communication ;
Les collègues et amis de Harmony ALENGELENGE de l'Ambassade du Canada à Ouagadougou ;
Les amis, collègues et promotionnaires des enfants : Nafissatou, Madina Shaida, Ramiza et Hakim
aux Etats unis, au Canada et à Ouagadougou.
Notre reconnaissance à Dr Cyriaque PARE, patron de Lefaso.net pour son soutien.
Elles s'excusent sincèrement auprès de tous ceux et celles venu (es) très nombreux soutenir les familles en ces moments douloureux et dont les noms n'ont pu être cités.
Elles les assurent de toute leur reconnaissance et prient ALLAH le Tout puissant de rende à chacun en multiples Grâces ses bienfaits.
« ALLAH a donné, ALLAH a repris. Que son Saint Nom soit glorifié ».
Cette année, nos héros sont souvent des collectifs, comme ceux des parents des victimes des tragédies de Kočani, en Macédoine du Nord, ou de Cetinje, au Monténégro, ou comme les féministes croates de fAktiv, mais il y a en a beaucoup d'autres et même, venu de Turquie, un Pikachu que l'on a vu brandir le drapeau de la révolte en Serbie et bien d'autres endroits...
- Articles / Personnalités, Albanie, Courrier des Balkans, Moldavie, Monténégro, Roumanie, Grèce, Macédoine du Nord, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Serbie, Kosovo, Turquie, Gratuit, Une - DiaporamaDans ce monde où nous sommes sollicités par tous et chacun pour les suivre sur les réseaux sociaux : personne n'a besoin de notre esprit critique ; ils aimeraient qu'il soit le plus faible, car tous veulent faire de nous des êtres non de raison, mais de sentiments, d'émotions qui ne savent qu'aimer ou détester. Profitons de ce moment dédié à l'introspection pour nous demander quel est notre apport à la paix dans nos familles, notre pays et le monde ? Faisons-le parce que chaque trajectoire humaine est instructive et mérite respect.
Si à l'orée de chaque nouvelle année la paix nous préoccupe, c'est qu'au-delà du brouhaha des fêtes, de ces moments où nous désirons tous obtenir « l'ivresse », nous nous accordons un moment de silence, un moment de réflexion, un coup d'œil dans le rétroviseur pour voir l'année écoulée, en faire un bilan et avoir des espoirs pour la nouvelle année. Et depuis la nuit des temps, les hommes ne désespèrent pas de demander à Dieu la paix. Qu'importe les conflits et les guerres, ils réitèrent tous les ans ce désir, cette soif de la paix, en ne faisant pas cas de ce qu'ils ont fait pour perdre ce bien si précieux et inestimable.
Et le fait qu'ils n'y renoncent jamais, malgré leurs inconstances et faiblesses, est réconfortant. C'est la preuve que Dieu est toujours présent en chacun de nous. Et c'est cela qui fait notre dignité. Si l'on faisait le vœu de l'avoir à l'esprit pour cette nouvelle année, chaque instant de notre vie pour ne pas être source de misères et de souffrances pour nos frères.
Parler de paix et être artisan de paix ne coïncident pas souvent. C'est le hiatus entre les mots et les actes, entre la parole et l'action, qui a existé de tout temps et s'observe chez la plupart des humains. Pourtant ce qui fait l'homme, le vrai, l'homme sage, c'est lorsqu'il essaie de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que sa parole ne soit pas creuse, qu'elle ne soit pas vide, mais pleine de sens parce qu'ancrée dans le réel, et en concordance avec ses actes.
Avec nos vies multiples, notamment sur les réseaux sociaux où certains ont tendance à se dédoubler et acquièrent de supers pouvoirs, est-ce que nous pouvons faire le vœu de vivre avec un respect total pour la vérité, ce qui suppose de ne pas mentir, de ne pas se tromper et d'induire en erreur les autres, les plus faibles que nous ? Et comme on veut la paix en cette nouvelle année, décidons de traiter tous les autres avec générosité, bienveillance, amabilité et respect parce qu'ils sont tous nos frères en humanité. Cet aspect de la paix dans nos cœurs participe à la paix générale, nous l'oublions souvent. Nous nous autorisons à être désagréables dans le metaverse, en famille, dans la rue avec les inconnus et au boulot en pensant que cela n'est pas dommageable à la paix.
Parce que les problèmes du pays seraient uniquement dus aux conflits géopolitiques… et que nous n'y avons aucune responsabilité. Si on prêtait plus d'attention, si on était conscient de nos rapports avec les autres et des souffrances des autres, cela serait-il totalement insignifiant, inutile à notre vivre ensemble et à notre désir de paix ? Pourquoi cet amour immodéré pour notre passé ? Ce mantra que nous avons de crier la gloire passée de notre continent ? Qu'est-ce que cela dit de nous ? Que nos ancêtres aient fondé des empires, distribué à pleines poignées l'or sur les routes de la Mecque, construit des pyramides ne cachent pas nos difficultés actuelles. Que faisons-nous pour les résoudre ? Il s'agit de savoir comment nous résolvons les problèmes d'ici et maintenant et non de retourner au passé. Arrêtons « de crier notre tigritude et bondissons sur les proies », a déjà dit Wole Soyinka.
Regardons le monde dans lequel nous vivons avec un regard neuf. Si nous avons de la beauté en nous, projetons-la sur le monde et nous découvrirons la beauté des autres.
Si les hommes se font des vœux de paix, c'est parce qu'ils pensent qu'ils sont utiles. Arrêter de le faire, c'est stopper les vibrations positives pour qu'elle advienne, c'est arrêter d'y penser et de se comporter en artisan de paix. Faisons de notre monde un monde de paix, un monde en paix, et essayons de le rendre beau en faisant du mieux que nous pouvons.
Sana Guy
Lefaso.net
En réaction à une décision des autorités américaines annonçant le durcissement des restrictions d'entrée sur leur territoire, le gouvernement burkinabè a décidé d'appliquer le principe de réciprocité. Une mesure qui s'inscrit, selon les autorités, dans le respect de la souveraineté et de l'égalité entre États.
Le gouvernement du Burkina Faso a officiellement réagi à la décision prise par les autorités des États-Unis d'Amérique le 16 décembre 2025, relative au renforcement des restrictions d'entrée sur leur territoire. Cette mesure américaine inclut désormais le Burkina Faso parmi les pays soumis à des restrictions totales de visas.
Dans un communiqué rendu public, les autorités burkinabè ont indiqué avoir pris acte de cette décision qu'elles jugent souveraine, tout en affirmant leur attachement au principe de réciprocité dans les relations internationales. En conséquence, le gouvernement du Burkina Faso annonce l'application de mesures équivalentes en matière de visas à l'encontre des ressortissants des États-Unis d'Amérique.
Selon le communiqué signé par le ministre en charge des affaires étrangères, Jean Marie Karamoko Traoré, cette décision vise à préserver l'égalité souveraine entre les États et à réaffirmer le respect mutuel comme fondement des relations diplomatiques. Le gouvernement burkinabè souligne, par ailleurs, que cette mesure n'entame en rien sa volonté de maintenir une coopération constructive avec l'ensemble de ses partenaires internationaux.
Lefaso.net
Réunis en séance plénière à Ouagadougou, le 30 décembre 2025, les députés de l'Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l'unanimité le projet de loi portant Code général des collectivités territoriales. Un texte majeur porté par le gouvernement pour refonder la gouvernance locale au Burkina Faso. Et ce, à travers une série d'innovations institutionnelles, administratives et financières destinées à corriger les insuffisances du cadre juridique en vigueur depuis deux décennies.
L'adoption du projet de loi portant Code général des collectivités territoriales au Burkina Faso marque une étape importante dans le processus de réforme de la décentralisation. Voté par les 69 députés présents, le nouveau code ambitionne de corriger les insuffisances du cadre juridique en vigueur depuis 2004, lequel avait conduit à la communalisation intégrale du territoire national en 2006 et à la mise en place des organes d'administration et de gestion des collectivités territoriales.
Un code rénové pour plus de redevabilité et d'efficacité
Selon l'exécutif, le texte adopté introduit plus de 40 innovations majeures destinées à améliorer le fonctionnement des collectivités territoriales et à renforcer la gouvernance locale. Parmi les avancées notables, figure l'obligation pour les collectivités territoriales d'organiser des journées de redevabilité au moins deux fois par an, un exercice désormais contraignant et non plus facultatif, afin de rapprocher les élus et les populations.
Le nouveau code prévoit également la révision des critères d'érection des communes, l'instauration d'un contrat d'objectifs entre l'État et le président du conseil de collectivité territoriale, ainsi que l'octroi d'une autonomie relative aux arrondissements, longtemps limités dans leurs moyens d'action.
Une gouvernance locale repensée
Le texte consacre par ailleurs la nomination du président de la délégation spéciale, tout en élargissant la composition des conseils des collectivités territoriales à des acteurs autres que les partis politiques. Cette ouverture vise à corriger l'exclusivité politique qui prévalait jusque-là et à favoriser une représentation plus inclusive des populations.
S'y ajoutent l'engagement des collectivités dans la mobilisation communautaire pour la réalisation des projets de développement local, ainsi que l'institution du statut de conseiller de collectivité territoriale, dans une logique de professionnalisation et de clarification des rôles. Les collectivités territoriales vont pouvoir ainsi, passer des contrats ou des conventions avec l'État ou avec d'autres personnes morales pour la réalisation d'objectifs de développement économique, social, culturel, sanitaire, scientifique et environnemental.
Corriger les dérives du Code de 2004
Pour le gouvernement, cette réforme était devenue indispensable. Le Code de 2004 a montré ses limites, notamment à travers l'insuffisance de compétences réelles des arrondissements, l'affaiblissement de l'autorité de l'État, les recrutements de complaisance, la pléthore de conseillers dans certaines collectivités. Il est aussi noté la faible représentation des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap.
À cela s'ajoutent la faible implication des populations dans les projets de développement, la faible création de richesses au niveau local et des dysfonctionnements persistants dans la mobilisation et la gestion des ressources financières.
« Il faut se départir des anciennes pratiques »
Répondant aux préoccupations des députés, le ministre d'État, ministre de l'administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a insisté sur la conformité du texte avec la constitution.
« En ce qui concerne le contenu du texte, il n'y a aucun article qui soit en porte-à-faux avec la constitution », Émile Zerbo, ministre d'État, ministre de l'administration territoriale et de la mobilitéSur la question du contrat d'objectifs, le ministre a été sans détour. « Il faut se départir des anciennes pratiques. Les élus locaux ne représentent pas un pouvoir. Ils doivent être contrôlés », a-t-il déclaré, estimant que cette nouvelle approche permettra de renforcer la performance et la responsabilité des exécutifs locaux.
Émile Zerbo a également justifié la volonté de rééquilibrer les rapports entre les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives, soulignant que par le passé, le fait politique avait parfois conduit à une marginalisation de l'autorité administrative de l'État.
Mobilisation des ressources et développement local
Le nouveau code met aussi l'accent sur la mobilisation des ressources propres des collectivités, dans un souci d'autonomisation progressive et de justice fiscale. Le gouvernement entend ainsi mettre fin à certaines pratiques discriminatoires et renforcer les capacités locales de création de richesses.
Concernant la catégorisation des communes, le choix a été fait de privilégier les capacités financières et budgétaires, afin de stimuler l'émulation entre collectivités et d'encourager les efforts de développement local, sans pour autant supprimer les communes existantes.
Selon l'exécutif, l'adoption de ce nouveau code va permettre de corriger durablement les insuffisances constatées, de renforcer l'autorité de l'État, d'améliorer la gouvernance locale et de favoriser une meilleure implication des populations, conformément aux objectifs du Plan d'action pour la stabilisation et le développement.
Pour rappel, le conseil des ministres du 30 octobre 2025 avait adopté l'avant-projet de loi portant relecture de la loi n°055 relative au Code général des collectivités territoriales, ouvrant ainsi la voie à cette réforme majeure, désormais entérinée par la représentation nationale.
Adopté dans un contexte de quête de refondation de l'action publique, ce nouveau Code général des collectivités territoriales ouvre ainsi une nouvelle page de la décentralisation au Burkina Faso. Reste désormais l'épreuve décisive de sa mise en œuvre, où l'efficacité des réformes, la responsabilité des acteurs locaux et l'implication des populations seront les véritables indicateurs du succès de cette ambitieuse architecture institutionnelle.
Serge Ika Ki
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Crédit photos : Herman Frédéric Bassolé
Dans le cadre de l'offensive piscicole engagée par le Burkina Faso, les femmes occupent une place stratégique, faisant de leur implication un enjeu central. Dans cette interview accordée à Lefaso.net, le directeur général des ressources halieutiques, Moustapha Alassane Tassembedo, revient sur les actions entreprises pour renforcer leur participation, les défis persistants et les perspectives d'une plus grande équité dans le secteur.
Lefaso.net : Pouvez-vous présenter brièvement la mission de la Direction générale des ressources halieutiques (DGRH) dans la promotion de la pisciculture au Burkina ?
Moustapha Alassane Tassembedo : Alors, il faut dire que la Direction générale des ressources halieutiques a pour mission principale de promouvoir la pêche et la pisciculture sous toutes ses formes, mais aussi les politiques qui l'accompagnent. À ce titre, nous avons trois directions techniques, notamment la Direction de la pêche (DP), la Direction de l'aquaculture et de la recherche-développement (DARD), et celle de la valorisation des produits halieutiques (DVPH).
Peut-on dire aujourd'hui que les objectifs des 100 000 tonnes par an visés par l'offensive piscicole sont atteints ?
Effectivement, il faut dire que, dans le cadre de la mise en œuvre de l'offensive piscicole, on avait pour mission de produire 100 000 tonnes effectivement à l'horizon 2025. Aujourd'hui, nous pouvons dire quand même que c'est fait, parce qu'il fallait déjà prouver aux gens qu'on peut produire du poisson de façon intensive au Burkina. Parce que ce n'était pas aussi évident que ça. Et aujourd'hui quand on regarde, nous sommes autour de 17 000 tonnes en termes de production, dont 10 % assurés par les femmes. Avec ce chiffre, nous avons fait des bonds spectaculaires du fait que nous étions autour de 1000 tonnes enregistrées en matière de production piscicole locale.
On sait que dans le cadre de cette offensive piscicole, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour accompagner les acteurs, notamment les femmes. Pourquoi ?
Oui, le genre a été bien représenté dans notre offensive. Premièrement, parce qu'on sait que déjà pour ce qui concerne les femmes, elles sont méticuleuses et lorsqu'elles abordent effectivement un projet, elles le font avec sérieux et vigueur. Ce qui nous permet dans l'ensemble d'atteindre les objectifs assignés. C'est-à-dire de pouvoir atteindre cette souveraineté alimentaire en termes de poissons.
Mais comment évaluez-vous aujourd'hui leur participation dans la filière ?
On peut dire que les femmes sont effectivement engagées dans le volet piscicole et nous leur tirons le chapeau parce qu'au début, ce n'était pas évident. On se disait : « Est-ce qu'elles pourront s'adapter ? Mais on s'est très vite rendu compte que non. C'est elles-mêmes qui font le choix et sont plus assidues dans le travail. Donc, nous ne pouvons que les féliciter vu leur engagement à nos côtés à pouvoir développer le secteur de la pisciculture. C'est une plus-value en termes de capacité de production et on est passé de quelques femmes à plus de 150 sur les 1 000 pisciculteurs qu'enregistre la filière sur le plan national.
On vous a tantôt entendu parler d'accompagnements spécifiques mis en œuvre au profit des femmes. Pouvez-vous nous en parler davantage ?
Il faut dire notamment que dans la mise en œuvre des cages flottantes, nous avons été accompagnés par le fonds Dumu Ka Fa (DKF) qui a mobilisé plus de 2 milliards pour soutenir, effectivement, la production de cages flottantes. Et quand on entre à l'intérieur et qu'on regarde les montants alloués aux acteurs, on voit que ce sont les femmes qui ont eu les plus forts montants, allant jusqu'à 250 millions pour pouvoir, en tout cas, exercer leurs activités en cages flottantes. Et le remboursement aussi se fait de sorte à leur faciliter la tâche.
Sans doute à cause de ces différents accompagnements, on sent de plus en plus un effet boule de neige de la gent féminine dans la pisciculture. Quelles sont alors vos attentes vis-à-vis d'elles ?
Notre objectif, c'est qu'on puisse quand même faire sortir les 40 000, voire 50 000, c'est-à-dire que la moitié soit exclusivement produite par la gent féminine. C'est ce que nous visons et c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes en train de les « capaciter » et de les appuyer en facilitant leur accès aux différents financements et accompagnements. À ce niveau, il faut dire qu'à titre d'exemple, notamment en ce qui concerne les fonds mis en œuvre pour la production en cages flottantes, quand on rentre à l'intérieur dans les fonds alloués aux acteurs, ce sont les femmes qui ont eu les plus gros montants, allant jusqu'à 250 millions pour qu'elles puissent exercer leurs activités en cages flottantes. Et au niveau du remboursement, elles ont des facilités aussi. Et nous pouvons être contents en voyant les résultats et, en la matière, c'est d'ailleurs une femme qui est leader.
Votre mot de fin ?
Je vous remercie pour cette tribune que vous nous offrez et profiter pour lancer un appel comme toujours à tous les acteurs, hommes comme femmes. Alors, les cages flottantes sont une solution pour réduire notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur en ce qui concerne les importations de poissons. Donc, nous invitons les acteurs comme promoteurs à se mobiliser pour investir massivement dans le domaine pour nous permettre d'atteindre notre objectif, qui est de ne plus importer du poisson d'eau douce via les autres pays. Et c'est un challenge dans lequel tout le monde doit pouvoir mettre la main à la pâte afin que nous puissions relever ce défi.
Entretien réalisé par Yvette Zongo
Lefaso.net
À l'orée de la nouvelle année, le président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a adressé ses vœux de nouvel an 2026 aux populations bobolaises et, au-delà, à l'ensemble des Burkinabè. Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-Dioulasso. C'était dans l'après-midi du lundi 29 décembre 2025, à l'occasion de son message marquant l'entrée dans la nouvelle année 2026.
Dans un message, le premier responsable communal a formulé des vœux de paix, de sécurité et de cohésion sociale, tout en invitant les populations à renforcer la fraternité et le vivre-ensemble pour un Burkina Faso apaisé. « Voilà que par la volonté de Dieu le Tout-Puissant, nous sommes aux premières heures de l'année 2026 », a déclaré le PDS en ouverture de son message. Fidèle à la tradition, Laurent Kontogom a tenu à adresser ses vœux à l'ensemble des Burkinabè, avec une attention particulière pour ses concitoyens de Bobo-Dioulasso.
Il a ainsi formulé des vœux de santé, de cohésion sociale, de bonheur familial et de prospérité individuelle, tout en souhaitant la réussite dans les projets socio-professionnels et individuels de chacun. Pour le PDS, l'année 2026 doit être placée sous le signe de l'unité et de l'effort collectif. Au-delà des vœux individuels, Laurent Kontogom a également exprimé des vœux collectifs pour la Nation. Il a prié pour que l'année 2026 voie s'établir définitivement la paix et la sécurité sur toute l'étendue du territoire national.
Le président de la délégation spéciale de Bobo-Dioulasso n'a pas manqué de réitérer ses vœux de bonne et heureuse année 2026 à l'ensemble des populationsDans ce contexte sécuritaire toujours préoccupant, le PDS a élevé des prières à l'endroit des Forces de défense et de sécurité (FDS), des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi que des Dozos, afin que leurs efforts sur les différents théâtres d'opérations soient couronnés de succès. « Que partout sur les champs de bataille, nous puissions engranger des victoires afin de libérer définitivement notre pays du joug de nos ennemis de l'heure », a-t-il souhaité.
Des prières pour les autorités et le corps social
Le président de la délégation spéciale n'a pas manqué d'adresser des prières à l'endroit des plus hautes autorités du pays. Il a invoqué l'assistance divine pour le président du Faso, le Premier ministre, l'ensemble des membres du gouvernement ainsi que pour tout le corps social national. Selon lui, c'est dans un esprit de travail, d'ordre et de discipline que les Burkinabè pourront cheminer ensemble vers l'horizon du bonheur et du développement auquel ils aspirent.
Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-DioulassoMoment fort de son message, Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-Dioulasso. Créée en 1926, la ville célébrera ainsi ses 100 ans d'existence. Pour le PDS, cet anniversaire constitue une occasion majeure de rétrospective, afin de revisiter l'histoire de la commune, mais surtout une opportunité de projection vers l'avenir. « C'est une vision prospective pour nous projeter vers l'avenir avec plus de résolution, plus de détermination, et des actions concrètes à déployer au quotidien pour le bonheur des populations que nous avons l'honneur de servir », a-t-il souligné.
Le président de la délégation spéciale de Bobo-Dioulasso n'a pas manqué de réitérer ses vœux de bonne et heureuse année 2026 à l'ensemble des populations, tout en les invitant à demeurer unies et engagées pour la paix, la stabilité et le développement de la commune et du Burkina Faso.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Roland Sow, accompagné d'une forte délégation, a rendu une visite de courtoisie au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté. La rencontre s'est tenue ce mardi 30 décembre 2025, à la mairie centrale de Ouagadougou. Elle s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la collaboration institutionnelle entre la Chambre de commerce et la municipalité, autour de questions stratégiques liées à la sécurité urbaine, à l'organisation des activités commerciales et au développement économique local.
Cette visite avait pour premier objectif de présenter officiellement au président de la délégation spéciale le nouveau bureau consulaire, installé le 19 juin 2025. À travers cette démarche, la Chambre consulaire entend poser les bases d'une coopération plus étroite avec la mairie, notamment en perspective de l'année 2026. Roland Sow a souligné que cette rencontre était également une occasion de présenter les civilités de la Chambre à l'autorité municipale et à son équipe, à l'approche de la fin de l'année.
Au-delà de son caractère protocolaire, la visite a permis d'aborder plusieurs préoccupations majeures touchant au quotidien les commerçants et les populations de Ouagadougou. Parmi celles-ci, la question de la sécurité routière a occupé une place centrale dans les échanges. La délégation consulaire a plaidé pour un renforcement des actions de prévention et de contrôle de la police municipale, afin de réduire le nombre d'accidents de la circulation et de préserver des vies.
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Roland SowLes deux parties ont également discuté de la problématique des installations anarchiques et de leurs conséquences, notamment les incendies récurrents dans les marchés et yaars de la capitale. Pour la Chambre consulaire, ces sinistres sont souvent liés au désordre et au non-respect des règles d'occupation de l'espace marchand. « Chaque incendie constitue une perte considérable, tant pour les commerçants que pour la municipalité, dont les investissements partent en fumée », a souligné le président de la Chambre de commerce et d'industrie. D'où la nécessité, selon Roland Sow, de mener des actions concertées de sensibilisation, d'organisation et de sécurisation des espaces commerciaux.
La question des chargements hors gare a également été évoquée, dans un souci d'amélioration de la mobilité urbaine et de fluidité du trafic. Pour les responsables consulaires, une meilleure régulation de ces pratiques contribuera à réduire les embouteillages et les risques d'accidents, tout en améliorant l'image de la ville.
De son côté, le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, a félicité cette démarche de la Chambre consulaire. Il a salué la qualité des échanges et réaffirmé la disponibilité de la mairie à travailler en étroite collaboration avec la Chambre de commerce. Les discussions ont également porté sur des enjeux plus larges, notamment l'employabilité des jeunes. « Dans une ville où près de 70 % de la population est jeune, la transformation locale des produits apparaît comme une opportunité majeure de création d'emplois et de valeur ajoutée », a indiqué Maurice Konaté.
En renforçant leur partenariat, la Chambre de commerce et la délégation spéciale de la commu de Ouagadougou affichent leur volonté commune de bâtir une ville plus organisée, plus sûre et plus dynamique sur le plan économique. Cette visite de courtoisie marque ainsi une étape importante vers la mise en œuvre d'actions collectives au bénéfice des commerçants, de la jeunesse et de l'ensemble des populations de la capitale.
Rama Diallo
Lefaso.net
Figure du slam burkinabè, Dabré Harouna, alias Dabross est un artiste atypique. Il a sorti récemment « Gʋlbo », un album–recueil entièrement en langue mooré. À la croisée de l'art, de la culture et de l'engagement citoyen, cette œuvre pionnière du genre donne un nouveau visage au slam du Burkina.
Dabré Harouna a fait du verbe un outil de conscientisation et de cohésion sociale. Son parcours, construit avec constance et fidélité à ses convictions, trouve une résonance particulière avec la sortie de Gʋlbo, son nouvel album et recueil de textes de slam intégralement rédigés en mooré, une langue qu'il élève au rang de médium artistique majeur.
Aujourd'hui considéré comme la référence du slam humoristique en langue mooré, Dabross est le seul à explorer cette voie avec profondeur et cohérence. Sa parole s'abreuve de proverbes, de récits ancestraux et de situations du quotidien, tout en interrogeant les réalités sociales, politiques et morales du Burkina Faso contemporain. « Je suis un artiste au service de la communauté, une voix pour les sans-voix et je suis attentif aux préoccupations sociales et aux injustices ordinaires », fait-t-il savoir.
Dabross s'est imposé peu à peu comme un artiste influent grâce à un style reconnaissable entre tous. Un slam teinté d'humour, profondément ancré dans la culture populaire et traversé par un engagement social. Sa notoriété s'est affirmée en 2017 à travers son engagement en faveur des populations vivant dans les zones non loties. De cette immersion est né le concept « Noloti Zenné », qui donnera lieu à un album éponyme en 2019. En 2020, l'album Tēnga Yinga a poursuivi cette dynamique en abordant les thèmes de l'unité nationale, de la paix et du vivre-ensemble. En 2021, il a été sacré Meilleur slameur à la première édition des Trophées du Rap (TDR). En décembre 2024, son impact artistique et citoyen a été salué par sa décoration en tant que chevalier de l'ordre du Mérite burkinabè.
Le recueil "Gʋlbo" est disponible au prix de 3 000 FCFAArtiste de scène aguerri, Dabross a pris part à la plupart des grands rendez-vous culturels du pays, des Nuits atypiques de Koudougou au Festival international du rire et de l'humour de Ouagadougou, en passant par le SIAO et le FESPACO. Sa présence sur scène confirme sa capacité à faire dialoguer l'humour, la poésie et la critique sociale dans une langue qui parle directement aux populations.
« Mon objectif est de laisser un héritage aux jeunes qui nous approchent avec l'envie d'apprendre. Il est également essentiel de créer du contenu littéraire dans nos langues locales », indique l'artiste. Avec Gʋlbo, qui signifie « écrire » en mooré, Dabross veut marquer. Le recueil, composé de 18 textes répartis sur 76 pages, est le premier ouvrage de slam en langue mooré publié au Burkina Faso. L'œuvre opère un passage maîtrisé de l'oralité vivante à l'écrit, sans perdre la musicalité ni la force évocatrice de la parole slamée. Elle se présente comme un voyage initiatique entre tradition et modernité, village et ville, mémoire collective et défis contemporains. En choisissant très tôt de s'exprimer en mooré, il a pris le contre-pied des normes dominantes du slam urbain, souvent porté par le français. Ce choix esthétique et politique lui a permis de toucher un public large, bien au-delà des cercles artistiques traditionnels.
Ses textes abordent des thématiques majeures telles que l'identité culturelle, la gouvernance, l'éducation, la citoyenneté et l'engagement patriotique. L'humour, omniprésent, permet de traiter des sujets sensibles avec finesse et accessibilité. Kabsgo exalte la sagesse ancestrale, Burkimba développe une vision inclusive de l'identité nationale, Naag Taaba questionne la responsabilité collective face aux dérives de la gouvernance, tandis que Ya Bãmba appelle à un patriotisme sincère et responsable. Le texte Gʋlbo, interroge le sens de la création artistique et affirme le rôle social de l'artiste.
Héritier des traditions orales africaines et des codes contemporains du slam urbain, l'artiste Dabross démontre que les langues nationales peuvent être des vecteurs puissants de création littéraire, de pensée critique et de transformation sociale. Par ailleurs, il fait un plaidoyer pour la valorisation des langues nationales dans les différents domaines de la création artistique.
Farida Thiombiano
Lefaso.net