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European Union

Régions de Bankui et du Sourou : Une cohorte de 925 nouveaux militaires présentés au drapeau

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 23:28

C'est fini pour la formation militaire initiale de 925 soldats du rang issus de la première vague du contingent exceptionnel de la classe 2025, au niveau de la cinquième Région militaire (5ᵉ RM), dans l'optique d'augmenter de 9 000 hommes les effectifs de l'armée nationale burkinabé. Intégrés au Centre régional d'instruction (CRI) de ladite région militaire, le 5 novembre 2025, ces jeunes militaires constitués d'anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des régions de Bankui et du Sourou ont été présentés au drapeau, ce mardi 3 février 2026 à Dédougou.

Les soldats du rang de la première vague de recrutement exceptionnel complémentaire de la classe 2025, pour le compte des régions de Bankui et du Sourou, ont effectué leur sortie officielle de formation militaire initiale. L'événement est intervenu ce mardi 3 février 2026 à Dédougou sur l'esplanade du complexe sportif du 51e Régiment d'infanterie commando (RIC) dans l'enceinte du camp Nazi Boni de Dédougou. La cérémonie de présentation de ces nouvelles recrues au drapeau s'est déroulée sous l'autorité du commandant de la 5ᵉ RM, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly. Les autorités administratives, coutumières et religieuses et les forces vives régionales étaient également présentes à cette cérémonie solennelle.

La cérémonie a été ponctuée de démonstrations des nouveaux militaires

Ce recrutement traduit la volonté des plus hautes autorités d'accroitre de 9 000 nouveaux militaires du rang les effectifs de l'armée. Cette première vague est composée uniquement de combattants issus des rangs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des deux régions de Bankui et du Sourou. À l'instant où le soldat de 2ᵉ classe Alassane Ouédraogo et ses compagnons d'armes ont reçu leurs épaulettes, ils ont confié être prêts à tout déploiement où besoin est pour participer aux opérations de reconquête territoriale.

Le commandant du CRI de la 5ᵉ Région militaire, Olivier Kaboré, a salué le bon déroulement de la formation

Le commandant du Centre régional d'instruction (CRI) de la cinquième région militaire, le capitaine Olivier S. Kaboré, s'est d'abord incliné sur la mémoire de la recrue rappelée à Dieu des suites de maladie avant de souligner que la formation a débuté le 5 novembre 2025. Il leur a été enseigné, parmi tant d'autres modules, la topographie, le combat, l'armement, le secourisme, l'éducation physique militaire et sportive et la sécurité militaire. En plus de ces disciplines, les jeunes recrues se sont vues inculquer la discipline, le respect d'autrui, l'esprit de cohésion et la solidarité. Toutefois, le commandant a rappelé à ces jeunes au seuil de leur carrière que le vrai apprentissage va se faire sur le terrain, dans les missions, les épreuves et notamment dans la fraternité qui les unit.

Ils sont 925 jeunes recrues prêtes à renforcer la lutte pour la reconquête territoriale

À en croire M. Kaboré, la formation initiale a été axée sur trois piliers, à savoir la préparation à l'endurance et à la résistance, le respect des règles et de la hiérarchie et l'observance des valeurs sociales. Le commandant a par ailleurs salué les autorités nationales et la hiérarchie militaire pour avoir rendu possible et accompagné le recrutement et la formation. Aux encadreurs, il a exprimé sa reconnaissance pour leur dévouement et leurs sacrifices qui ont contribué à offrir un « succès total de 100% à cette première vague », dont la moyenne générale est de 15,06 points.

Les jeunes militaires ont reçu leurs épaulettes des officiels

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Cancer : Le tabagisme, un des facteurs principaux dans le monde

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 23:21

La communauté internationale commémore ce mercredi 4 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer, une occasion pour encore rappeler l'importance de la prévention, notamment par le dépistage régulier et le contrôle des habitudes alimentaires.

De nombreux rapports cités par les médias en cette journée commémorative révèlent que de nombreux cas de cancers sont liés à deux habitudes modifiables : le tabagisme (fumeurs et ceux exposés à la fumée) et la consommation d'alcool.

Une étude de l'Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC)/Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée la veille, indique que près de quatre cancers sur dix dans le monde sont évitables (près de 40 % des cas du cancer pourraient être évités).

Elle s'appuie sur des données provenant de 185 pays et portant sur 36 types de cancers. En 2022, chez les hommes, la proportion de nouveaux cas de cancers évitables atteignait 45 %, contre 30 % chez les femmes.

Chez les hommes, le tabagisme constitue la première cause de nouveaux cas de cancers (environ 23 %), suivi des infections (9 %) et de la consommation d'alcool (4 %). Chez les femmes, 11 % des nouveaux cas de cancers sont liés aux infections, suivis du tabagisme (6 %) et d'un indice de masse corporelle élevé (3 %).

Au Burkina, la situation interpelle

En effet, au Burkina, 14 538 nouveaux cas de cancers ont été notifiés en 2022, contre 11 643 en 2018, soit une augmentation de 24,9% en quatre ans (données provenant de l'atelier organisé par le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC) en partenariat avec l'ONG CHAI, 3 octobre 2024). Le nombre de décès est, quant à lui, passé de 9 221 en 2018 à 10 998 en 2022, soit une hausse de 19,3%. Toujours selon la source sus-référencée, les cancers les plus fréquents sont les cancers gynécologiques, notamment celui du sein (21, 6%), celui du col de l'utérus (9,9%) et le cancer de la prostate (11%).

Parlant de facteur tabac, des organisations de la société civile, à l'image de Afrique contre le Tabac (ACONTA), mènent le combat depuis plusieurs années contre le tabagisme, en contribuant également aux côtés des institutions publiques burkinabè à travers les programmes mis en place à cet effet.

« Au Burkina, ce sont 4 700 personnes qui meurent chaque année du fait des maladies liées au tabac, soit 2% de tous les décès du pays ; de même, le gouvernement dépense 57 000 000 000 FCFA par an pour faire face aux conséquences sanitaires et socio-économiques dévastatrices de la consommation du tabac », interpelle l'ACONTA.

O.L.
Lefaso.net

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Saint-Valentin : Au Kenya, offrir des bouquets d'argent pourrait conduire en prison

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 23:17

La date du 14 février, Saint-Valentin ou fête des amoureux, prend des allures "folles" dans les sociétés. Cette date, attendue avec intérêt particulier par certains citoyens, rime avec créativité ; chacun allant de sa façon de séduire sa "moitié" ou sa “conquête”. Parmi les pratiques prisées et admirées surtout ces dernières années, les bouquets d'argent. Mais, la légalité de la pratique semble poser problème dans certains pays. Au Kenya, la Banque centrale a, à l'approche de la Saint-Valentin, lancé un avertissement ferme contre la popularité croissante des « bouquets d'argent » ; une pratique consistant à plier des billets pour en faire des compositions décoratives.

La Banque centrale du Kenya (CBK) a mis en garde le public contre l'endommagement des billets de banque, notant une augmentation des bouquets de fleurs et des compositions décoratives en espèces qui contreviennent à la loi, apprend-on de plusieurs médias, s'adossant à un communiqué de la banque, produit à cet effet.

La CBK a indiqué avoir constaté une augmentation de l'utilisation de billets de shillings kenyans pour la confection de bouquets de fleurs, de compositions décoratives et autres arrangements similaires, notamment lors de mariages, de remises de diplômes et autres célébrations. « L'utilisation d'adhésifs, d'épingles, d'agrafes et de matériaux similaires endommage les billets et perturbe le bon fonctionnement des équipements de traitement et de manipulation des espèces, notamment les distributeurs automatiques de billets (DAB), les compteuses de billets et les machines de tri », constate la Banque, citée par le site spécialisé techcabal.

Si l'autorité dit ne pas s'opposer à ce que de l'argent liquide soit offert en cadeau, elle a cependant insisté sur le fait que son utilisation ne doit en aucun cas altérer ou dégrader les billets. Selon l'autorité de régulation, la détérioration des billets de banque n'est pas seulement un problème technique, mais aussi juridique. L'article 367 du Code pénal kényan interdit la dégradation, la mutilation ou l'altération des billets de banque émis par l'autorité de régulation. « La monnaie doit rester dans un état qui lui permette de circuler librement et de remplir ses fonctions prévues en tant que moyen d'échange, unité de compte et réserve de valeur », interpelle la CBK.

O.L.
Lefaso.net

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Burkina : Qatar Charity soutient les personnes vulnérables avec un important don de matériels

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 23:14

Qatar Charity a procédé à un don de matériels au profit des personnes vulnérables au Burkina Faso. La cérémonie de remise s'est tenue le mercredi 4 février 2026 à Ouagadougou. Elle a été présidée par la ministre en charge de la solidarité, le commandant Pélagie Kabré.

La cérémonie était placée sous le thème : « Ensemble, nous soutenons les objectifs de développement durable ». Selon le directeur pays de Qatar Charity, Mohammedali Ahmed Adam Mohammed, le don est diversifié. Il est composé de 130 tricycles pour bagages, de 130 tricycles "toktok" pour transport des personnes, de 50 moulins à grain diesel, de 1 000 tables et chaises pour élèves, de 600 chaises roulantes manuelles pour personnes handicapées moteur, de 100 chaises roulantes électriques pour personnes handicapées moteur, de 200 machines à coudre avec table, de 300 tentes familiales pour PDI, de 900 lampes solaires, de 1 212 tensiomètres, de 2 900 filtres à eau individuels, de 300 filtres à eau familiales. La valeur globale des équipements est estimée à 1,7 milliard de francs CFA.

D'après le directeur pays de Qatar Charity, ce don vise à renforcer la résilience des ménages.

Il s'inscrit dans l'appui aux efforts du Burkina Faso face aux défis sociaux et humanitaires. A cet effet, l'ONG, à contribuer à l'amélioration de l'accès des personnes vulnérables aux services sociaux de base, à offrir un soutien global et durable aux personnes parrainées par l'ONG en couvrant leurs besoins essentiels, à contribuer à l'amélioration des conditions d'existence des couches vulnérables à travers des projets de renforcement économique et de sécurité alimentaire, à contribuer à la création d'opportunités d'emploi des jeunes et des femmes et à apporter des réponses d'urgence aux populations affectées par la crise sécuritaire. Il a invité les bénéficiaires à assurer une bonne gestion des équipements reçus.

Le directeur pays de Qatar Charity Mohammedali Ahmed Adam Mohammed remettant symboliquement le matériel à la ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré

La ministre en charge de la solidarité, Pélagie Kabré, a traduit sa reconnaissance à l'ONG Qatar Charity. Pour elle, cette action de Qatar Charity constitue un témoignage de solidarité active, de confiance renouvelée et d'engagement concret auprès du peuple burkinabè. « Les initiatives présidentielles que vous accompagnez par cet acte constituent aujourd'hui un levier stratégique essentiel. Elles viennent renforcer les politiques sectorielles des départements ministériels et des collectivités territoriales, avec pour objectif de répondre efficacement aux besoins réels des populations et d'accélérer le développement économique et social. Dans le contexte actuel de notre pays marqué par des défis sécuritaires persistants et des attentes sociales croissantes, ce type d'appui révèle d'une importance capitale. Il contribue à maintenir l'espoir, à renforcer la résilience des communautés et à préserver la dignité des populations les plus vulnérables », a indiqué la ministre.

Et d'ajouter « J'invite solennellement toutes les ONG présentent au Burkina Faso à inscrire leurs actions dans une dynamique de collaboration étroite avec les départements ministériels. Cette synergie est essentielle pour garantir la cohérence des interventions, la durabilité des acquis et l'impact réel des projets aux bénéfices des populations. Travailler en concertation avec l'Etat permet d'inscrire chaque action dans une vision nationale claire pour renforcer la gouvernance publique et de répondre avec justesse aux urgences sociales particulièrement dans le contexte actuel de défis sécuritaires ».

La ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré remettant symboliquement le matériel à la représentante des bénéficiaires Sanata Keïta

Elle a terminé en rassurant que le matériel sera utilisé avec rigueur, transparence et responsabilité.

Pour la représentante des bénéficiaires, Sanata Keïta, cette action de Qatar Charity est plus qu'un soutien. Car, ce matériel va permettre à plusieurs personnes vulnérables d'améliorer leurs conditions de vie. « Grâce à votre engagement et à votre générosité, nous pouvons rêver d'un avenir meilleur », a-t-elle laissé entendre.

Rama Diallo
Lefaso.net

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Coopération : L'Ambassade du Japon au Burkina finance l'extension du CSPS de Bendatoèga dans la commune de Pabré

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 23:07

Ce 4 février 2026, à Ouagadougou, l'Ambassade du Japon au Burkina Faso et l'Association Femme du Sud ont procédé à la signature d'un accord de don pour la mise en œuvre du Projet d'extension du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Bendatoèga, situé dans la commune rurale de Pabré. D'une valeur globale estimée à 65 millions de francs CFA, le projet est prévu pour une durée de six mois.

L'accord de financement, d'un montant de 100 315 euros, environ 65 millions en francs CFA, a été signé par Son Excellence Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Burkina Faso, et Madame Alice Nabollé Ouédraogo, présidente de l'Association Femme du Sud. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme japonais d'Appui aux projets locaux (APL), officiellement dénommé « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », un mécanisme de financement destiné à soutenir les organisations non gouvernementales et les associations à but non lucratif œuvrant pour l'amélioration des conditions de vie des populations burkinabè, notamment en milieu rural.

Le projet vise principalement la construction et l'équipement d'un Centre de récupération et d'éducation nutritionnelle (CREN), une infrastructure essentielle dans un contexte où la malnutrition demeure un défi majeur de santé publique. Le futur centre comprendra deux salles de consultation, deux chambres d'hospitalisation, un couloir extérieur couvert, un portail et un mur d'enceinte pour sécuriser les lieux. À cela s'ajoutent la réalisation d'un puits équipé d'une pompe manuelle, l'installation de systèmes d'énergie solaire pour garantir une alimentation électrique fiable, ainsi que l'acquisition de matériel médical et d'équipements de consultation destinés à renforcer la qualité des soins.

Au-delà des infrastructures, l'objectif fondamental du projet est d'améliorer durablement la santé nutritionnelle des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Selon les estimations, la mise en service du CREN permettra d'améliorer chaque année l'état nutritionnel d'environ 570 enfants, tout en contribuant à une meilleure gestion des médicaments et des équipements médicaux. Le projet devrait également entraîner une réduction significative des infections nosocomiales, évaluées à près de 230 cas par an, améliorant ainsi la sécurité sanitaire au sein du centre.

Lors de la cérémonie de signature, l'ambassadeur du Japon a souligné la portée humaine et symbolique de cet appui. Il a rappelé que la nutrition constitue l'un des piliers fondamentaux de la santé, en évoquant l'adage japonais « Ishoku Dogen », qui signifie que « la médecine et la nourriture partagent la même source ». Pour Jun Nagashima, la lutte contre la malnutrition infantile est indissociable du développement humain. « Un enfant qui ne reçoit pas les nutriments essentiels voit son potentiel compromis », a-t-il laissé entendre, réaffirmant la conviction du Japon qu'aucun enfant ne devrait être privé de son avenir pour des raisons nutritionnelles.

Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon s'est dit impatient de voir l'inauguration du CREN, qui espère-t-il interviendra très prochainement

Le diplomate japonais a également mis en avant le concept de sécurité humaine, cher à la diplomatie nippone. À travers ce projet, il ne s'agit pas seulement de traiter la malnutrition aiguë, mais aussi de prévenir, éduquer et responsabiliser les communautés. Le CREN sera ainsi un espace d'apprentissage pour les parents, notamment sur les pratiques nutritionnelles adaptées et l'utilisation des produits locaux, contribuant à renforcer la résilience des familles sur la base de leurs propres ressources agricoles.

Au nom de l'Association Femme du Sud, Alice Nabollé Ouédraogo a exprimé une profonde gratitude au gouvernement et au peuple japonais pour cet appui qu'elle a qualifié de précieux, concret et porteur d'espoir. Elle a rappelé qu'il s'agit du deuxième financement accordé par l'Ambassade du Japon au CSPS de Bendatoèga, signe de la confiance renouvelée accordée à l'association et à son engagement au service de la santé communautaire.

" Nous veillerons à la bonne exécution des travaux et à la pérennité des infrastructures, afin que cet investissement produise pleinement ses effets au bénéfice des populations" a assuré la présidente de l'association Alice Nabollé Ouédraogo

Selon la présidente de l'association, ce projet permettra une transformation structurelle du centre de santé. Outre la mise en place du CREN, les travaux prévus renforceront la sécurité des installations, amélioreront les conditions d'accueil et de prise en charge des patients, garantiront l'autonomie en eau potable et assureront une énergie durable grâce au solaire. L'acquisition de matériel de laboratoire contribuera par ailleurs à améliorer la qualité des diagnostics, réduisant ainsi les évacuations sanitaires vers d'autres localités.

À terme, ces réalisations auront un impact direct et durable sur la qualité de l'offre de soins, la réduction de la morbidité liée à la malnutrition et le renforcement de la résilience sanitaire des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Elles s'inscrivent pleinement dans la vision de développement humain portée par le Japon, reconnu à l'échelle internationale pour son engagement en faveur de la dignité, de la paix et du bien-être des peuples.

À travers ce projet d'une valeur de 65 millions de francs CFA, mis en œuvre sur une période de six mois, le Japon confirme son soutien aux initiatives locales à fort impact social. Un partenariat qui, au-delà des infrastructures, ambitionne de semer les bases d'un avenir plus sain pour les enfants et les familles de Bendatoèga, en plaçant la nutrition et la santé communautaire au cœur du développement.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Décès de SANKARA Polycarpe : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 22:00

Sa Majesté le NAABA GUIGMDE de Yako,
Le BANGRÉ-NAABA à Yako,

Le RÃ-POORE NAABA à Yako,
SANKARA Henri à Ouagadougou,
SANKARA Patrice à Ouagadougou,
SANKARA Justine à Ouagadougou,

SANKARA Manega Bamba à Dakar,
La veuve : Madame SANKARA, née KABORÉ Pascaline,
Les enfants : Yves Roland et Gildas,

Les grandes familles SANKARA et NANEMA,
Les parents, familles alliées et parents par alliance,

Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel, matériel et financier qui leur ont été témoignées lors de la maladie, du rappel à Dieu et des obsèques de leur regretté fils, époux, père, frère et parent,

SANKARA Polycarpe, précédemment agent de péage à la retraite, décédé le vendredi 23 janvier 2026 à 20 heures à l'Hôpital Yalgado Ouédraogo et inhumé le lundi 26 janvier 2026 à Yako,

adressent leurs remerciements les plus sincères aux autorités coutumières, religieuses et administratives, aux collègues, camarades, amis, voisins, connaissances, ainsi qu'à toutes les personnes qui, par leurs prières, leurs visites, leurs appels, leurs dons et leur présence réconfortante, les ont soutenus durant cette douloureuse épreuve.

Ils se réservent le droit de ne pas citer de noms, de peur d'en oublier. Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments particulièrement éprouvants.

Puisse Dieu, le Tout-Miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.
Que Dieu le Tout-Puissant vous le rende au centuple.

Paix à son âme.

Union de prières.

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IN MEMORIA : YUGBARE Bernard

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 22:00

Nul ne disparait lorsque son souvenir demeure dans nos cœurs
08 février 2021– 08 février 2026
Voilà déjà cinq ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui notre chère père, oncle, grand-père et arrière-grand-père :

Monsieur YUGBARE Bernard
A l'occasion de ce triste anniversaire,
Le Samand Naaba RATOUNSRADO II à Koupéla
La grande famille YUGBARE à Koupéla, Ouagadougou, Abidjan, et à Dakar ;
Les enfants : Marie Placide, Alain Marie, Marie Eveline, Marie Laure, Chantal Marie Claire, Ignace Anatole Marie Benjamin

Les petits enfants, les arrières petits enfants
Les familles alliées : ZERBO, BALMA, DARGA, TAPSOBA, SAWADOGO, KABORE et KOURAOGO
Vous renouvellent leurs remerciements et leurs sincères reconnaissances pour les nombreuses marques de compassion et vous invitent à vous unir à eux dans la prière pour le repos de son âme.
En cette date anniversaire, des messes seront dites à son intention selon le programme ci-après :

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Du pèlerinage des 125 ans de l'évangélisation de l'archidiocèse à Ouagadougou et les 25 ans de la province ecclésiastique de Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 21:47

25 Janvier 2026 : 4ème rencontre préparatoire du Pèlerinage
30 Janvier 2026 : Début de la Neuvaine préparatoire du Pèlerinage
31 Janvier 2026 :
Nettoyage du Sanctuaire
Départ de la statue Notre Dame de Yagma pour la paroisse Saint Marc de Nagrin

01 Février 2026 : Dernière rencontre préparatoire du Pèlerinage
16H00 Récitation du Chapelet

04 Février 2026 :
Journée Pénitentielle
Nuit d'Evangélisation
Prière pour les malades

05 Février 2026 :
Journée de nettoyage du sanctuaire

07 Février 2026 :
Matinée : Accueil -Hébergement - Installations
Messe à 12H00
17H30 Vêpres
18H30 Accueil de la Statue de la statue Notre Dame de Yagma à la Porte du Sanctuaire
Procession mariale aux flambeaux
A la Basilique : Mot d'accueil du Recteur
Louanges mariales
Conférence
Prestation de chorale
Remise de reconnaissances

Rosaire
Adoration (Exposition du Saint Sacrement)

08 Février 2026 : 05H30 Fin de l'exposition du Saint Sacrement
07H15 Accueil des Pèlerins (Chapelain)
07H30 Laudes
08H00 Chapelet
09H00 CELEBRATION EUCHARISTIQUE
(Après la messe, réjouissances populaires et marché organisé par le laïcat de l'Archidiocèse de Ouagadougou)

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L’ordre mondial selon Trump. Avec Justin Vaïsse | Entretiens géopo

IRIS - mer, 04/02/2026 - 17:46
Pascal Boniface · L’ordre mondial selon Trump. Avec Justin Vaïsse | Entretiens géopo

Le monde fait face à des recompositions internationales majeures, précipitées par la politique étrangère du deuxième mandat de Donald Trump. Avec un positionnement qui diffère de celui de son précédent mandat, Trump redéfinit la manière d’exister dans le système international, en dictant ses règles : faire primer la puissance et la stratégie pour établir des relations internationales au service des intérêts nationaux et conditionnées par les rapports de force. Un bouleversement qui s’accompagne d’une profonde remise en cause du système international post-1945 et du multilatéralisme. Si les États-Unis ont longtemps été perçus comme le berceau du modèle démocratique-libéral, cette réalité semble désormais bien lointaine. Le monde occidental, profondément désorienté par la dégradation de la relation transatlantique, semble désormais devenir un concept presque obsolète.

Dans ce paysage instable et face à l’abandon de Washington de ses traditionnelles alliances, l’Europe fait-elle preuve de lucidité stratégique ou d’une inquiétante complaisance ? Sa posture est-elle encore adaptée aux équilibres actuels et aux recompositions qui émergent ? Quelles sont les différences concrètes en matière de positionnement entre les administrations Trump I et II ?

Dans ce podcast, Justin Vaïsse, directeur général du Forum de Paris sur la Paix, nous offre un tour d’horizon des enjeux géopolitiques contemporains.

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Le Japon face à la désinformation : le cas du rejet des eaux traitées de Fukushima

IRIS - mer, 04/02/2026 - 15:56

Le rejet en mer des eaux traitées de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi s’est rapidement imposé comme un épisode marquant de la diplomatie japonaise. Au-delà des enjeux techniques et environnementaux, cette décision a mis en lumière un double impératif pour Tokyo : asseoir sa légitimité scientifique et faire face aux offensives informationnelles, notamment en provenance de Chine.

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Agence Faso Mêbo : Les banques et établissements financiers contribuent pour plus de 52 millions de FCFA

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 15:52

Dans la matinée de ce mercredi 4 février 2026, les membres de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APEBF-B), conduits par leur premier responsable, ont fait un don en numéraire d'un montant total de 52 500 000 FCFA à l'agence Faso Mêbo. La cérémonie de remise s'est déroulée sur le site de Faso Mêbo à Ouagadougou.

Par ce geste, l'APEBF-B témoigne de son engagement à répondre à l'appel lancé par le président du Faso, mais aussi de sa participation au développement urbain et à l'embellissement des villes du Burkina Faso.

Les membres de l'association exécutant les différents travaux sur le site

Tout en saluant les réalisations déjà faites sur le terrain par l'ensemble du personnel de Faso Mêbo, qui œuvre au quotidien pour améliorer le cadre de vie des Burkinabè, Diakarya Ouattara, directeur général de l'APEBF-B, a confié que ce geste symbolique contribue à la réalisation des travaux dans les villes du pays.

Par ailleurs, il n'a pas manqué de souligner que le développement économique et social d'un pays ne peut se faire que par la mobilisation de ses fils et filles. À cet effet, il exhorte l'ensemble des citoyens burkinabè à emboîter le pas. Il a également formulé le vœu que ce geste de l'APBEF-B inspire et serve d'élan de mobilisation des citoyens burkinabè autour de cette initiative.

Diakarya Ouattara invite l'ensemble des citoyens burkinabè à contribuer au développement du pays

« Nous souhaitons que cette action des membres de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers puisse être un stimulant pour mobiliser davantage les Burkinabè pour cette initiative, pour qu'elle soit un succès parfait et une démonstration que la nation peut se construire avec les moyens et la contribution de tout le monde », a-t-il souhaité.

Les donateurs ont aussi marqué leur acte patriotique en participant aux différents travaux sur le site.
En rappel, l'APEBF-B est une association qui a pour but principal de promouvoir la profession bancaire et d'aider au développement de ce secteur.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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Burkkina/« Dɛmɛ Sira » : Le patronat burkinabè engagé en faveur de la solidarité nationale et la cohésion sociale

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 15:40

Dans le cadre de la campagne nationale « Dɛmɛ Sira » (en langue Bambana : chemin de la solidarité, entraide), le ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a échangé avec le président du Conseil national du Patronat du Burkina Faso (CNP-BF), Idrissa Nassa, le lundi 2 février 2026 à Ouagadougou.

Cette démarche s'inscrit dans l'action de mobilisation des forces économiques nationales autour des valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, à travers des actions concrètes en faveur des populations vulnérables. C'est pourquoi Mme la Ministre, Pélagie Kaboré, a saisi l'occasion pour exprimer sa profonde reconnaissance au président du CNP-BF, Idrissa Nassa, et à l'ensemble des membres de son organisation, pour leur engagement constant depuis le lancement officiel de la campagne « Dɛmɛ Sira », le 14 novembre 2025 (https://lefaso.net/spip.php?article142321).

« Au-delà des civilités, les échanges ont permis de réaffirmer le rôle stratégique du secteur privé dans la consolidation de la paix sociale et la résilience nationale. Pour le ministre, la solidarité constitue un pilier fondamental de la cohésion sociale. Héritée des pratiques endogènes burkinabè, elle s'est historiquement traduite par l'assistance aux veuves, orphelins, personnes en situation de handicap et autres couches vulnérables. Face aux défis sécuritaires et humanitaires actuels, cette solidarité doit aujourd'hui être renforcée et structurée », relaie la direction de la communication et des relations presse du ministère de la Famille et de la Solidarité nationale (DCRP/MFS).

Les contributions au Fonds d'Assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) permettent notamment, explique-t-on, la prise en charge des orphelins, le soutien aux services sociaux hospitaliers et la réponse à diverses urgences sociales. D'où l'invite de Mme la ministre au patronat burkinabè, à intensifier son appui audit Fonds, afin d'en faire un véritable levier de protection sociale. « La grandeur d'une nation se mesure à sa capacité à prendre en charge les plus faibles. Vous êtes des relais essentiels pour porter ce message auprès de l'ensemble des acteurs économiques », peut-on lire des propos de la ministre Pélagie Kaboré.

Un message acquiescé par le président du CNP-BF, Idrissa Nassa, qui a réaffirmé l'engagement de l'organisation en faveur de la solidarité nationale. « Nous prenons bonne note de votre message. Soyez rassurée de notre soutien. La solidarité n'est pas un discours, c'est un engagement permanent », a rassuré M. Nassa, promettant que l'appel sera largement relayé auprès des opérateurs économiques lors de la prochaine rencontre du patronat, les 5 et 6 février 2026.

La campagne nationale « Dɛmɛ Sira » connaîtra son apothéose le 13 février 2026, à l'occasion du Gala national de la Solidarité, informe la DCRP. Un rendez-vous majeur qui vise à célébrer les initiatives solidaires exemplaires et à mobiliser davantage de ressources au profit des actions sociales.

Lefaso.net

Source : DCRP/MFS

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Tenir : l’agriculture comme colonne vertébrale d’un monde instable

IRIS - mer, 04/02/2026 - 15:22

Cet article est extrait de l’ouvrage Le Déméter 2026 – Appétits stratégiques et pivots agricoles (IRIS Éditions, 2026), sous la direction de Sébastien Abis.

L’agriculture, cette immortelle

À travers les analyses proposées dans cet ouvrage prospectif et collectif, nous nous efforçons de lutter contre l’instantanéité et l’enfermement. Résolument exploratoire de futurs possibles et contradictoires, cette livraison annuelle peut paraître, sinon contracyclique, du moins décalée par rapport à d’autres lectures[2]. N’est-ce pas, au fond, une singularité que de publier depuis plus de trente ans un ouvrage consacré à l’agriculture ? Sans jamais nier les transformations du monde ni la complexité de ces changements, n’avons-nous pas persisté à porter un message aussi simple que trop souvent sous-estimé : les questions agricoles et alimentaires constituent des invariants des affaires humaines, des piliers du développement et des éléments incontournables de la géopolitique. Il ne s’agit pas ici de nous autotresser des lauriers. Juste le souhait de poser calmement un constat sur ce qui distingue la conviction de la communication. Tout en précisant que la conviction, par essence, refuse les certitudes figées. Elle interroge au contraire une idée ou un sujet, en permanence et en conscience, c’est-à-dire avec attachement et clairvoyance. Elle évolue sans rompre à la racine, sous peine de perdre son fil essentiel et de se déplacer au gré des vents dominants.

Entendons-nous bien : si l’agriculture s’enracine dans l’histoire, elle se tourne inévitablement aussi vers l’avenir. Elle éclaire, structure et projette le temps, d’où cette idée de colonne vertébrale inamovible. Cela ne veut pas pour autant dire rigidité et immobilisme. Bien au contraire, l’agriculture est une somme de changements et d’adaptations permanentes, progressives, raisonnées et parfois audacieuses. D’ailleurs, sans cela, elle ne saurait être immortelle, surtout dans ce siècle des vertiges.

Au-delà de l’importance atemporelle et universelle de l’agriculture comme secteur stratégique, trois convictions irriguent ces pages, année après année : voir long, voir loin, voir large. Autrement dit, raisonner dans le moyen et le long termes pour identifier les enjeux structurels, sans négliger les signaux faibles ; chercher la bonne altitude telle une montgolfière pour observer les dynamiques qui s’exercent sur le planisphère ; enfin, croiser les approches afin de favoriser des pensées circulaires, réalistes, intuitives et parfois disruptives. Dans cette perspective mêlant lucidité et enthousiasme, rigueur et vagabondage, les tonalités et les alertes de cet éditorial ont évolué progressivement[3] :

  • en 2019, nous rappelions que « L’agriculture dans le monde voit son importance renforcée et sa puissance déplacée », soulignant le rôle central de l’alimentation dans la géopolitique des ressources et la persistance de besoins agricoles majeurs à l’échelle planétaire ;
  • en 2020, nous proposions « Une cartographie des mondes agricoles et alimentaires pour la décennie », structurée autour de dix points cardinaux : sino-mondialisation, stress hydrique, emballement normatif, inflation alimentaire, vieillissement démographique, pouvoir de la science, lien social face à la désinformation, foire au carbone, fragilité de l’unité européenne, Afriques en mouvement ;
  • en 2021, nous affirmions un triptyque mobilisateur, « Sécurité, santé, soutenabilité : quand l’agriculture prend tout son sens », pour inscrire les questions agricoles sur une orbite de progrès exigeant mais inclusif, à l’échelle du siècle ;
  • en 2022, nous constations « Relance, puissance, appartenance : des priorités (agricoles) pour tous », trois termes à consonance mondiale, trois thèmes pour une Europe vitale, trois mots aussi à résonance hexagonale ;
  • en 2023, avec « Le réarmement agricole du monde est une bonne nouvelle », nous soulignions le retour de politiques agricoles nationales indispensables à la stabilité, dans un contexte de risques géopolitiques et climatiques croissants, en miroir d’une remilitarisation globale préoccupante ;
  • en 2024, « Europe : globally alone » annonçait l’entrée du continent dans une période d’inconforts, de confusions et de marginalisation potentielle, selon sa capacité à préserver ses forces agricoles et sa sécurité alimentaire, tout en soulignant la désynchronisation des agendas européens avec une bonne partie de la planète ;
  • en 2025, pour cristalliser l’état transformatif des relations internationales et intersociales, nous mettions en lumière leur férocité, leur vélocité et leur polygamie, à travers une métaphore zoopolitique – « Nourrir le futur à l’ombre des hippopotames » –dont nous n’avons pas fini de supporter le poids vu l’actualité la plus pressante.

Dans le prolongement de ces éditoriaux, une problématique émerge avec acuité et que nous pourrions résumer ainsi : comment tenir dans la durée, tenir le choc et tenir ensemble ? Car il ne s’agit plus seulement de comprendre les déséquilibres à l’œuvre ni même de les anticiper, mais de traverser une époque où les tensions se sont pleinement installées et où les arbitrages sont devenus permanents. Dans ce contexte agité, où l’encombrement de la pensée s’intensifie au détriment de la clairvoyance, où la raison et la science sont alors aussi souvent malmenées, il convient donc de s’interroger sur ce qui tient vraiment quand tout tangue autour de soi et sur ce qui nous relie réellement lorsque trop de mouvements concourent à opposer. Dans ce maelstrom qui en aspire beaucoup, où se situent les repères qui résistent aux tourbillons et nous invitent à la concentration stratégique ?

Si tenir est le refus de la sidération, la capacité à faire des choix et la possibilité de garder son cap, alors l’agriculture s’affiche comme un puissant révélateur du monde. Elle traverse les saisons et les époques : une très vieille activité toujours portée par le futur. Certes, elle est un secteur économique aux compétences techniques et le miroir grossissant des vulnérabilités climatiques. Mais en pointant le curseur sur l’agricole, nous dévoilons des jeux de puissance et des aveux d’impuissances, nous découvrons des fractures sociales et des cassures territoriales et comprenons mieux les stratégies d’investissement opérées par les acteurs publics ou privés. Nous nous situons aussi au cœur de cette géopolitique où le nationalisme a pris, hélas, les commandes sur le patriotisme. Allons plus loin à propos de cette nouvelle donne qui se propage : souverainisme, transactionnalisme, brutalisme, impérialisme, etc., autant de termes envahissant les narratifs pour tenter de décrire la marche actuelle du monde. Ne les contestons pas, posons-nous la question de leur conséquence dans cette sphère agricole et alimentaire qui résiste au temps et fait appel à l’intelligence des interdépendances pour aller de l’avant. Tenir, ce n’est pas uniquement produire. C’est savoir durer. Tenir, ce n’est pas simplement préserver. C’est continuer d’innover. Tenir, ce n’est pas seulement résister. C’est gagner en robustesse. Tenir, ce n’est pas un acte éphémère ou isolé, mais bien un effort continu et collectif. C’est avoir une colonne vertébrale qui conserve dans un monde en fusion. Dit autrement, l’agriculture nous propose une épreuve de vérité, et particulièrement à nous, Européens.

Les carrefours de l’Union européenne

Après moult hésitations à la maintenir sur la ligne d’horizons, nous nous trouvons désormais sur une ligne de crête particulièrement périlleuse au sein de l’Union européenne (UE). Nous sommes entrés dans ce millénaire la fleur sans le fusil, cherchant à moraliser les relations internationales avec une arrogance anachronique et décrétant la fin d’une ère productive sans nous donner les moyens véritables d’une écologie de progrès, si ce n’est par le truchement de la délocalisation ou de la décroissance programmatique des niveaux de vie. Là où la Chine s’est lancée dans une industrialisation de la décarbonation[4], nous avons diminué nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) en désindustrialisant. Là où l’Histoire nous enseigne qu’il n’existe aucune démocratie solide sans économie, nous avons plombé la durabilité par des mesures dissuasives et mélangé le vert avec des couleurs trop radicales. Là où il aurait été possible de capitaliser sur l’élargissement à de nouveaux États membres en matière de pouvoirs et d’influences, l’UE s’est égarée sur le chemin à même d’exprimer sa puissance et sa différence. Résultat, après un quart de siècle traversé, l’Europe doit se remettre à travailler, financer sa propre sécurité et éviter d’être marginalisée, ou pire, demain vassalisée. Sauf à vouloir avancer à reculons comme une écrevisse, comme le redoutait déjà un célèbre philosophe italien il y a vingt ans[5], ou à accepter par fatalisme d’être assise en haut d’un toboggan, l’UE aborde un virage géopolitique assurément escarpé.

Pendant ce laps de temps, qui s’étire de la chute du mur de Berlin en 1989 à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, l’agriculture n’a pas disparu du continent européen. Mais elle s’est décentrée du regard prospectif et a été déclassée dans l’ordre des priorités, comme si l’Europe, pour se moderniser, devait se délester de ses habits traditionnels et embrasser le XXIe siècle dans une parure productive immatérielle. Et pourtant, malgré ces mutations, nous avons eu un budget européen encore principalement dédié à ce secteur agricole, sans pour autant expliciter de manière intelligible au citoyen-consommateur qu’il en était le premier bénéficiaire. Erreur cruciale, qu’il est difficile de corriger, sauf à imaginer qu’il n’y ait plus de soutiens publics demain pour l’agriculture, soit dans un scénario d’une Europe désunie et déconstruite, soit dans celui d’une Europe désargentée ou contrainte de placer ses dépenses sur le terrain militaire face aux menaces qui prolifèrent. Il sautera alors aux yeux des Européens combien fut précieuse et peu coûteuse cette politique agricole commune (PAC) développée depuis des décennies[6]. Autre erreur européenne vis-à-vis de son agriculture : avoir sous-estimé les effets du changement climatique sous ses propres latitudes, tout comme l’accroissement de certains risques. En somme, pas d’urgence et pas d’inquiétude, ici tout ira mieux qu’ailleurs et pour toujours. Or, d’ores et déjà, aucune filière n’est à l’abri d’une mauvaise année de récoltes, les maladies animales ou végétales s’amplifient et des retards s’accumulent sur la préparation de systèmes agricoles aux nouvelles conditions géographiques dans l’espace européen. Nous avons beaucoup misé sur l’atténuation, très peu sur l’adaptation. Et nous avons même eu l’outrecuidance d’expliquer à certains pays dans le monde comment produire sous formes agroécologiques, alors que ce sont eux qui expérimentent depuis plus longtemps la rareté des ressources et la variabilité climatique, sans même parler d’autres instabilités sociopolitiques nuisibles au développement agricole. 

Ajoutons à cela une crise de compétitivité européenne compte tenu d’un paysage agricole et agroalimentaire mondial profondément recomposé, et nous obtenons un choc de méfiance grandissant envers l’avenir de la part d’un secteur qui pourtant aura été le moteur principal de la construction européenne et qui peut se targuer d’être a priori immortel, comparativement à bon nombre de domaines d’activités condamnés à disparaître. Précisons bien ici notre propos : le monde ne peut pas se passer d’agricultures, eu égard aux nécessités alimentaires ou encore énergétiques via la biomasse mobilisée pour réduire la dépendance aux hydrocarbures ; l’Europe peut ne plus avoir d’agricultures à domicile mais toujours faudra-t-il qu’elle dispose de solutions pour s’approvisionner auprès des autres continents. Et en parlant de solutions, à l’ère de nouvelles fragmentations géographiques[7], nous pensons bien entendu à des moyens économiques, logistiques et diplomatiques appropriés. Or nous savons qu’ils ne sont pas illimités au niveau européen, pour ne pas dire qu’ils sont bien minces à l’échelle de chaque État membre. S’associer les uns aux autres ou disparaître lentement et chacun séparément : Europe, tel est ton destin[8] ?

En forçant de telles hypothèses, nous souhaitons nourrir notre propos sur cette impérieuse nécessité de tenir. Tenir l’unité entre Européens et entre les générations[9]. Tenir les valeurs qui fondent l’UE et doivent encore l’animer envers et contre tout. Tenir compte aussi des intérêts européens cependant, pour ne pas la voir dévorer par des puissances carnivores ou au menu d’appétits particuliers. Et donc pour toutes ces raisons, tenir encore et encore l’agriculture au centre du projet européen. Tenir ce secteur en considération, pour ne pas s’étonner de le voir érupter à la moindre occasion d’une réforme réglementaire, d’un accord commercial ou d’une décision environnementale. Tenir l’agriculture et ses infrastructures, physiques, immatérielles et humaines, dans toutes leurs diversités de fonction et d’expression, non pour préparer une future exposition à propos du passé de l’Europe, mais bien pour construire l’avenir, avec une ambition et un cap correspondant aux enjeux de notre époque. La rentabilité économique d’une exploitation ou d’une entreprise n’est pas un objectif incompatible avec la soutenabilité sociale et écologique. Que voulons-nous garder, renforcer, transmettre et défendre en Europe ? Tenir suppose de préserver des lignes d’horizon, à atteindre et à conquérir, entre convictions et visions, pour permettre à des sociétés de rester debout sans se durcir, d’encaisser sans se fragmenter, d’avancer sans se renier. C’est à cette condition que l’agriculture pourra continuer d’éclairer le futur de l’UE : non comme une variable d’ajustement, mais comme une colonne vertébrale des mondes à venir, pour elle comme pour d’autres. D’ailleurs, la guerre en Ukraine n’oubliera pas de nous le rappeler[10]. Quand l’agriculture va mal, ce n’est jamais un problème agricole esseulé.

CUBITA : le choix de six États pivots

Reprenons le large et délaissons notre presqu’île européenne, qui n’a nullement le monopole des moments pivotaux, bien d’autres régions du monde soient exposées à des bascules potentielles[11] – géopolitiques, économiques et/ou climatiques – susceptibles de fragiliser leurs agricultures et de générer de nouvelles insécurités, alimentaires ou autres. Un tel diagnostic pourrait être posé partout, même si l’intensité et la portée des enjeux ne sont ni homogènes ni comparables[12]. Nous avons néanmoins choisi d’opérer un arrêt sur présages prospectifs à partir de six pays, aux caractéristiques distinctes, dont la trajectoire à venir n’est pas nécessairement celle que l’on perçoit aujourd’hui. Par leur taille territoriale et démographique, par l’abondance de leurs ressources naturelles, mais aussi par leur sismicité potentielle, ces États sont appelés à jouer un rôle pivotal – pour le meilleur comme pour le pire – à l’horizon 2050. De leurs déterminations, de leurs orientations et de leurs actions dépendront des équilibres agricoles, alimentaires et environnementaux qui excèdent largement le cadre de leurs seules frontières. C’est ce qui justifie leur inscription dans un registre restreint d’États pivots, notre hexagone agrostratégique, composé comme suit : République démocratique du Congo, Ukraine, Brésil, Indonésie, Turquie et Australie (CUBITA), un acronyme à dessein géométrique, assumant l’idée de volume et de structure.

Les CUBITA sont ces États qui donneront du corps aux trouées ou aux percées agricoles et alimentaires de demain. Non par exclusivité, mais parce qu’ils constituent, à nos yeux, une masse critique dont les évolutions méritent une vigilance soutenue. Ce qui relie la République démocratique du Congo, l’Ukraine, le Brésil, l’Indonésie, la Turquie et l’Australie n’est pas un indicateur unique, mais la combinaison de plusieurs masses stratégiques : foncière et écologique, démographique et culturelle, productive et exportatrice, carrefour logistique et conflictuel, vulnérabilités climatiques et politiques. Pris séparément, ces facteurs existent ailleurs. Combinés aux enjeux agricoles et alimentaires, ils produisent de potentielles instabilités aux effets de bascule globaux. Les CUBITA regroupent 15 % des terres émergées du globe, 10 % de la population et 30 % des exportations agricoles mondiales. S’ils dérapent, ils seront des multiplicateurs de risques ou d’instabilités. S’ils tiennent, politiquement et climatiquement, ils deviennent des amortisseurs planétaires.

D’autres pays auraient pu intégrer de telles grilles de lecture, en raison de leurs poids géoéconomiques sur l’échiquier agricole et alimentaire du monde. Pensons au Mexique, au Viêtnam, à la Russie, au Maroc, au Nigeria, au Canada et, bien entendu, à l’Inde. Comment ne pas considérer par ailleurs l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Kazakhstan ou le Japon comme candidats de poids à notre géométrie du futur ? Et s’il fallait le répéter, l’UE en est bien, elle aussi, partie prenante, comme nous l’avons explicité préalablement. Mais assumons l’acronyme CUBITA, qui n’est pas un club de pays performants ni une photographie statique du monde actuel. C’est une hypothèse selon laquelle ces États, par leurs volumes, leurs positions et leurs instabilités potentielles, pèseront disproportionnellement sur les équilibres agricoles et alimentaires mondiaux. Autrement dit, ils sont moins des pays leaders que des pays déterminants. CUBITA n’est pas une prophétie mais un poste d’observations, une vigie pour discerner les tremblements éventuels d’une planète qui tiendra moins bien sans eux et sans leurs agricultures.

Par ailleurs, la rivalité sino-états-unienne comporte des dimensions agricoles qu’il ne faudrait surtout pas mésestimer. Mais pour mieux les entrevoir, force est d’admettre qu’il convient d’abord et avant tout de bien mesurer la confrontation graduelle et globale dans laquelle Pékin et Washington sont entrés. Les institutions multilatérales sont à la peine alors que l’Organisation des Nations unies (ONU) vient de célébrer en catimini son 80e anniversaire. Et force est d’admettre que le commerce international, tout comme l’Agenda mondial du développement, patine devant de telles paralysies internationales. On n’avance plus, on gère les différends ; on progresse peu, on sauve ce que l’on peut. En parallèle, de nouvelles enceintes, comme les BRICS ou l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), faisant dialoguer des pays qui ne sont d’accord sur rien, sauf sur précipiter la fin d’une hégémonie états-unienne ou l’inutilité d’une escale à faire sur le sol européen. Et simultanément, des appétits sans cesse plus affirmés pour les affaires agricoles et alimentaires, de la part de mastodontes financiers méconnus du grand public ou des professionnels du secteur, des matières premières au pouvoir désormais considérable, des espaces ouvertement convoités pour leurs ressources comme dans le Grand Nord, ou encore ce narcobusiness dont nous ne saurions taire l’origine agricole.

Il y a toujours une part de géopolitique dans chaque histoire agricole : n’ignorons plus cette évidence. Alors, ayons l’audace d’une provocation prospective, sur laquelle nous devrions nous pencher sérieusement : y aura-t-il encore, demain, une part d’agricole dans chaque histoire alimentaire ? Avec la révolution des GLP-1, la poussée des coupe-faims nous plonge dans un univers inconnu. Tenir nos ceintures, certes. Mais surtout tenir nos agricultures, dès lors que l’alimentation pourrait, pour la première fois, se détacher partiellement ou progressivement de son lien à la terre et à la mer. Une rupture médicale encore silencieuse, qui déplacerait à la fois les frontières nutritionnelles de nos métabolismes et les fondations anciennes de nos sociologies.

[1] Voir François Hartog, Chronos. L’Occident aux prises avec le Temps (Paris : Gallimard, coll. « Folio histoire », 2024 [2020]) ; et Clément Tonon, Gouverner l’avenir. Retrouver le sens du temps long en politique (Paris : Tallandier, 2025).

[2] Invitons aussi les lecteurs et lectrices à consulter ou à découvrir la revue française Futuribles, pionnière en Europe en matière de prospective et référence internationale depuis sa création il y a un demi-siècle.

[3] Cet éditorial prospectif, du directeur de la publication, a été initié en 2019 lors de la mise en place d’une nouvelle maquette, fruit d’un partenariat entre le Club DEMETER et l’IRIS, coéditeurs chaque année du Déméter.

[4] Dan Wang, Breakneck: China’s Quest to Engineer the Future (Londres : Allen Lane, 2025).

[5] Umberto Eco, À reculons comme une écrevisse (Paris : Grasset, 2006).

[6] Prenons le cas de la France. Pour la période 2022-2027, le pays perçoit 65 milliards d’euros de l’UE au titre de la PAC. Si l’on convertit ce montant en coût par habitant et par jour, que ce soit dans sa composante alimentaire et non alimentaire, mais aussi de contribution au développement rural, à la gestion des ressources naturelles et à l’entretien des paysages, nous sommes à 13 euros par mois par Français ou 43 centimes par jour.

[7] Edward Fishman, Chokepoints: How the Global Economy Became a Weapon of War (Londres : Elliott & Thompson Limited, 2025).

[8] David Marsh, Can Europe Survive? The Story of a Continent in a Fractured World (New Haven : Yale University Press, 2025).

[9] Tim Ingold, Le passé à venir. Repenser l’idée de génération (Paris : Seuil, 2025).

[10] Voir Sébastien Abis, Arthur Portier et Thierry Pouch, Russie-Ukraine : la guerre hybride. Aux racines agricoles d’un bouleversement Mondial (Malakoff : Armand Colin, 2026).

[11] Neil Shearing, The Fractured Age: How the Return of Geopolitics Will Splinter the Global Economy (Londres : John Murray Business, 2025).

[12] Peter Frankopan, The Earth Transformed: An Untold History (Londres : Bloomsbury,2023).

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Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : Le parquet inquièt pour l'avenir des enfants du défunt

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 14:38

Après l'audition du prévenu, le Tribunal a entendu à la barre l'oncle paternel du défunt, venu relater les circonstances du drame et la réaction de la famille. Le témoin a également rappelé que le défunt, âgé de 32 ans, laisse une épouse et deux enfants, dont la prise en charge a retenu l'attention du parquet. Si la famille affirme s'en remettre à Dieu et ne pas avoir initialement envisagé une action en justice, le ministère public a recommandé de prendre attache avec l'assureur du prévenu afin de soutenir l'avenir des enfants.

Après le prévenu, c'est un parent du defunt qui a été invité à la barre par le Tribunal. Il explique être l'oncle de la victime, soit le petit frère de son père. "C'est mon grand frère qui a été appelé en premier. Lui à son tour, m'a fait signe. Je suis allé voir ce qu'il en est. Une fois sur place, on a trouvé les forces de l'ordre et le prévenu. Notre fils était déjà décédé et son engin, dégradé. Ce n'est que plus tard qu'on nous a autorisé à prendre son corps pour l'enterrement" a-t-il relaté.

Le défunt, pour rappel, avait 32 ans. Il laisse derrière lui, une femme et deux enfants. A la question du procureur de savoir qui s'occupera de ces derniers, le parent indiquera le nom de son grand frère. "Votre grand frère a combien de femmes et d'enfants ?" a poursuivi le procureur. " Il a trois femmes. Pour ce qui est du nombre de ses enfants, je n'ai pas exactement le chiffre en tête, mais je pense à une dizaine environ" a répondu l'oncle du défunt.

Selon ses dires, la vie est un don de Dieu. Et une fois le drame survenu, la famille a décidé de ne pas en faire un plat. "A la base, nous ne pensions pas à aller en justice. C'est au commissariat qu'on nous a fait comprendre que l'affaire arriverait jusque-là. Nous avons décidé de tout laisser entre les mains de Dieu", a-t-il laissé entendre. Le parquet, dans ses observations, soulignera le fait que la prise en charge des enfants dans ce cas de figure, n'est pas toujours évidente.

"Nous sommes tous croyants. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours facile. Je ne connais pas la situation financière de celui chez qui ils devront vivre. Mais si lui a déjà trois femmes et dix enfants, le ministère public s'inquiète de l'avenir de ceux du défunt. Nous vous recommandons donc de prendre attache avec l'assureur du prévenu, car cela pourra beaucoup aider la mère des enfants à s'occuper d'eux" a conseillé le parquet, soulignant que beaucoup de personnes laissent passer cette opportunité qui, pourtant, leur revient de droit.

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Ouagadougou/Lutte contre l'insécurité urbaine : Deux réseaux de malfrats entre les mains de la Police nationale

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 14:06

Le Commissariat de Police de l'arrondissement N°09 de la ville de Ouagadougou, a démantelé deux réseaux de malfrats spécialisés, l'un dans les faits de multiples vols et recels d'engins à deux roues et d'autre, dans les faits de vols, recels et abattage clandestin d'animaux.

Les membres du premier groupe sillonnaient nuitamment les quartiers de la ville de Ouagadougou, tels que Yagma, Marcoussis et se déportaient parfois dans la ville de Kongoussi (à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou). « Dès qu'ils repèrent des engins garés dans une concession, ils y accédaient par escalade, faisaient sortir en toute discrétion lesdits engins et prenaient immédiatement la fuite. Les engins étaient ensuite dissimulés au domicile d'un des leurs, puis convoyés vers un autre quartier pour y être vendus. Le butin obtenu était partagé entre eux et l'argent utilisé pour fructifier leurs activités », décrit la Police nationale à travers une publication sur son site, ce mercredi 4 février 2026.

Le second groupe, lui, sévissait dans les quartiers Toudoubwéogo, Yagma, Marcoussis et Kamboinsin. « Ses membres volaient les animaux qui étaient directement livrés de nuit dans le domicile d'un des leurs. Par la suite, ces animaux y étaient dépouillés de leurs peaux et viscères, sans le moindre respect des mesures d'hygiène et la viande obtenue dans ces conditions d'insalubrité déconcertante était, enfin, vendue à des bouchers et aux populations », explique la police, félicitant la collaboration des populations qui a permis de saisir des motos, des ruminants et des carcasses d'animaux.

La Police nationale a saisi l'occasion pour saluer la franche collaboration des populations qui œuvrent inlassablement aux cotés des services de sécurité pour combattre l'insécurité sous toutes ses formes. Elle les exhorte à plus de vigilance et à toujours dénoncer tous les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

Lefaso.net

Source : Page Facebook Police nationale du Burkina Faso

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Burkina : Le 22e Régiment d'infanterie commando de Gaoua présente au drapeau 1 029 nouveaux soldats de 2e classe

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 13:53

Dans la dynamique de renforcement des capacités opérationnelles et du maillage sécuritaire du territoire national, le 22è Régiment d'infanterie commando de Gaoua (chef-lieu de la région du Djôrô) a, ce mercredi 4 février 2026, présenté au drapeau, 1 029 nouveaux soldats de 2e classe.

L'occasion a fait l'objet d'une cérémonie dédiée, « riche en couleurs et en émotions ». Elle s'est traduite par la présentation de ces nouvelles recrues au drapeau pour la première fois, par la hiérarchie militaire de la 2e région militaire, avec à sa tête, le Lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de ladite entité. « Ce contingent exceptionnel est issu du rang des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie). Pendant trois mois, les jeunes soldats se sont familiarisés avec les instruments militaires et leurs principes », rapporte le service de la communication du gouvernorat de la région du Djôrô.

Selon le chef de corps du 22e RIC, le chef de Bataillon Farabé Gaston Kiénou, ces hommes sont aptes à être déployés sur le théâtre des opérations, poursuit la publication, d'où il ressort également que le gouverneur de la région, Siaka Barro, a exprimé sa confiance quant à l'opérationnalité de ces nouvelles recrues, au regard de la qualité de la formation dont elles ont bénéficié.

Le gouverneur Siaka Barro (à gauche) et le Lieutenant-colonel Porgo pendant la revue de troupe.

Ce renforcement du capital humain intervient à un moment où le premier responsable du département de tutelle, le ministre d'État, ministre de la guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a, à l'occasion de l'évaluation de son contrat d'objectifs 2025, salué les avancées en matières sécuritaire et de la reconquête du territoire enregistrées par les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

En fin décembre 2025, le ministre Simporé a, à la faveur de la 2e session ordinaire du Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de l'année 2025, confié que 2026 sera « une année décisive pour la reconquête territoriale », à travers une intensification de la dynamique de reconquête du territoire national par une densification accrue du dispositif de défense.

Lefaso.net

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Test de recrutement externe d'un Ingenieur financier et comptable : Resultat provisoire par ordre de merite

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 13:08

WYN-009-2025

Sous réserve d'un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent sont déclarés admis au test de recrutement externe au poste de :
POSTE : INGENIEUR FINANCIER ET COMPTABLE BAC+5

LISTE DES ADMIS

Rang : 1er

Nom et Prénom(s)
SAWADOGO Malick

Sexe : M

Résultat : Admis
Arrêté la présente liste à Un (01) nom.

LISTE D'ATTENTE

Rang : 1er

Nom Prénom(s)
THIOMBIANO Inoussa

Sexe : M

Résultat : Liste d'attente

Rang : 2e

Nom Prénom(s)
HEBIE Aboubacar

Sexe : M

Résultat : Liste d'attente

Arrêté la présente liste à Deux (02) noms.

Aboubakari OUEDRAOGO
Administrateur Général

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Décès de ILBOUDO Koudnoaga Léonard : Remerciemments

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 13:00

Jésus lui dit : “Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;” Jean 11 : 25

Sa Majesté le Naba Saga de Dapelgo,
Les grandes familles : ILBOUDO,SANKIMA, OUEDRAOGO, ZONGO, COMPAORÉ .
Les familles alliées : COMPAORÉ,BOUDA,TAPSOBA, DERRA,BAMOGO,SAWADOGO,ZOUNGRANA, ROUAMBA,
Les enfants : Donald, Nadine, Crépin, Fabrice et Ange

Les frères et sœurs, les neveux et nièces et les petits enfants du défunt,
Réitèrent leurs remerciements sincères et leur profonde reconnaissance à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont témoigné leur compassion, leur solidarité et leur soutien multiforme lors du rappel à Dieu le 28 janvier 2026 à Ouagadougou suivie de l'inhumation le 30 janvier à Dapelogo et de la messe de requiem le 1er février 2026 de leurs frère, père, époux et grand-père de Monsieur ILBOUDO Koudnoaga Léonard

Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments.
Puisse Dieu, le tout miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.

“Que par la miséricorde de Dieu son âme repose en paix.”

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Burkina : Moov Africa pose la première pierre de son nouveau siège

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 04/02/2026 - 11:42

Dans l'après-midi du mardi 3 février 2026, Moov Africa a procédé à la pose de la première pierre de son nouveau siège. La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence des premiers responsables de l'entreprise. Elle a aussi connu la présence du ministre en charge de la transition digitale Aminata Zerbo/Sabané, représentante du Premier ministre, et du ministre des serviteurs du peuple Mathias Traoré.

Placée sous le haut patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette activité marque le lancement officiel des travaux. L'initiative prise par ONATEL-SA-Moov Africa vient répondre à la volonté politique du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, demandant aux grandes entreprises opérant sur le territoire national de se doter de sièges de haut standing. La mise en place de ce siège marque alors une étape historique où l'ambition technologique rencontre le devoir patriotique.

Aperçu de la maquette

Le nouveau siège de l'entreprise de télécommunication sera érigé dans la Zone d'activités commerciales et administratives (ZACA), située au quartier Koulouba, dans l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou.
Une action qui a été accueillie avec une grande joie de la part des riverains. À cet effet, Wend-Yam Pierre Koanda, président de la délégation spéciale de l'arrondissement 1, s'est réjoui à l'idée d'accueillir ce joyau architectural dans sa zone. Pour lui, la construction de ce nouveau siège contribue à l'embellissement de la ville de Ouagadougou en général, et de son arrondissement en particulier. « Je tiens à féliciter Moov Africa pour cette initiative et à souhaiter que cette première pierre soit le socle d'un édifice qui contribuera au grand bonheur de l'ensemble des populations du Burkina Faso », a-t-il dit.

Wend-Yam Pierre Koanda, PDS de l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou, salue l'initiative prise par l'entreprise Moov Africa d'ériger son futur siège dans son arrondissement

Ce nouveau joyau s'étend sur une superficie de 7000 m². Il s'agira d'un bâtiment R+5, extensible à R+7. Le tout, pour un montant d'environ 9 milliards de francs CFA. Les porteurs du projet formulent le vœu de réaliser ce projet architectural sur une durée de 26 mois. Outre cela, le futur siège de Moov Africa aura à son actif un sous-sol capable de prendre 44 véhicules et un parking qui pourra supporter autour de 200 véhicules.
Selon Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, ce projet poursuit plusieurs objectifs.

D'abord, affirmer une image de modernité, d'excellence à la hauteur du rôle stratégique que joue l'entreprise dans le développement économique et social du pays. Ensuite, offrir aux femmes et aux hommes des conditions de travail exemplaires, propices à la performance, à l'innovation et à l'épanouissement professionnel. Enfin, ce nouveau siège incarne un renouveau dans leurs méthodes, leurs cultures d'entreprise, mais aussi dans leur engagement au service de l'État, des citoyens et des entreprises burkinabè.

Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso

Il a fait comprendre que ce projet n'est pas seulement un édifice moderne mais plutôt le reflet d'une ambition collective. « Le bâtiment que nous lançons aujourd'hui ne sera pas seulement un édifice moderne autour de la ZACA, quartier des affaires de notre capitale, il sera le reflet de notre ambition collective. Le symbole d'un opérateur en pleine transformation, aligné avec les exigences d'un monde numérique en constante évolution », a-t-il laissé entendre.
Il formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso.

« La construction de ce bâtiment témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée dans notre cher pays, le Burkina Faso, un pays qui inspire, qui bâtit, qui avance avec détermination vers un horizon de bonheur partagé pour tous ses fils et filles », déclare le Premier ministre dans son discours délivré par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo / Sabané

Dans son allocution prononcée par le ministre en charge de la transition digitale, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo indique que cette action des pionniers de la télécommunication au Burkina Faso constitue un signal fort qui témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée au Burkina Faso.
« Ce futur siège reflètera davantage l'ambition de l'entreprise, son statut d'opérateur historique des communications électroniques au Burkina Faso, tout en offrant un cadre de travail moderne et propice à la performance. Par son architecture moderne, son intégration harmonieuse dans le tissu urbain et son orientation vers l'efficacité énergétique, ce bâtiment incarnera l'esprit d'une entreprise engagée sur la voie de l'excellence, de l'innovation et de la durabilité », confie le Premier ministre dans son discours lu par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané.

Il a profité de l'occasion pour inviter les autres entreprises à prendre l'exemple de Moov Africa. La cérémonie a connu des temps forts, notamment la présentation du projet aux autorités.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

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