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Afrique

Université Joseph Ki-Zerbo : Des doctorants engagés sur des recherches au service du développement

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:40

À l'université Joseph Ki-Zerbo, de jeunes doctorants explorent des thématiques variées allant de la post-vérité à la nutrition, en passant par la linguistique et la coordination de drones. À travers leurs travaux, ces chercheurs ambitionnent d'apporter des réponses scientifiques à des enjeux majeurs de la société, tout en appelant à un meilleur accès aux données pour renforcer la recherche au Burkina Faso. Nous avons échangé avec certains d'entre eux le 12 mars 2026 en marge de la rentrée académique des doctorants qui se tenait à l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.

Lucien Kambou, doctorant en première année en communication

« Je suis du Laboratoire lettres, sciences humaines et communication, précisément dans le Laboratoire médias et communication des organisations nationales. Je travaille sur la post-vérité dans les sciences d'information et son influence sur la formation de l'opinion en Afrique de l'Ouest. L'Oxford Dictionary définit la post-vérité comme les circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion et aux croyances personnelles. La post-vérité ou post-factuel fait référence à la manipulation de l'information. Il est vrai que ce n'est pas un phénomène nouveau, mais il se présente aujourd'hui différemment avec l'avènement des réseaux sociaux et de l'IA qui ont favorisé la prolifération de deepfakes (manipulation de photo, son ou vidéo). L'Afrique de l'Ouest aujourd'hui traverse des crises, notamment sécuritaire, politique et économique, et dans de tels contextes, le contrôle de l'information devient un enjeu vital. Nous voulons analyser l'influence de la post-vérité sur les perceptions des citoyens des populations ouest-africaines, sur la formation de l'opinion publique. Pour mener à bien notre recherche, nous avons besoin de certaines informations. Malheureusement, chez nous ici, souvent pour avoir accès aux données, ce n'est pas facile. Souvent quand on a besoin de certaines informations sur le Burkina Faso, c'est dans les revues étrangères qu'on va les avoir. C'est déplorable. Pour que l'Afrique puisse être indépendante, il va falloir qu'on donne les informations à nos propres chercheurs ».

Lucien Kambou

Wend-Data Rachidatou Niampa, doctorante en première année en nutrition

« Mon travail portera sur l'allaitement maternel exclusif à partir des techniques nucléaires. J'ai fait un master en nutrition humaine et techniques nucléaires. Il faut savoir que la technique nucléaire, ce sont des méthodes qu'on utilise au niveau de la nutrition pour mesurer de façon précise ce qu'on recherche. Par exemple, on dit qu'une personne est obèse. Qu'est-ce qui prouve que la personne est obèse ? On va plus loin avec ces techniques pour montrer que ce n'est pas le gras qui est en excès mais c'est plutôt les muscles. Il en est de même pour l'allaitement maternel exclusif. On ne va plus se baser sur les déclarations des mères, on va mesurer pour voir si l'enfant a réellement consommé uniquement que le lait maternel durant ses six premiers mois. Donc, j'aimerais déterminer l'allaitement maternel exclusif à partir des techniques nucléaires. C'est-à-dire l'apport en lait chez les femmes mais aussi la composition corporelle des enfants. Quand on parle de composition corporelle des enfants, on parle tout simplement de masse grasse et de masse maigre. Chez nous, la masse maigre, c'est tout ce qui est os, muscle et autres. Et quand on parle de masse grasse, c'est tout ce qui est gras du corps. Particulièrement l'allaitement maternel exclusif : on a remarqué que lorsque l'on fait les enquêtes, c'est tout le temps des paroles déclaratives, on ne se base pas sur des analyses réelles. Rien ne prouve que ce que la femme a dit est vrai. Notre travail, c'est d'analyser en profondeur à travers les techniques nucléaires. Nous allons donner des doses aux mères. Ce sont des doses non invasives. Elles ne font rien à l'homme. C'est juste de l'eau oxygénée. C'est pour savoir si l'enfant a été exclusivement allaité au sein. Les résultats pourront réorienter les stratégies et les programmes pour un avenir meilleur. Il faut savoir que l'allaitement maternel exclusif est très important dès le bas âge. C'est très important pour les mille premiers jours. C'est très important pour la cognitive de l'enfant, pour lutter contre la malnutrition qui fait des ravages au Burkina ».

Wend-Data Rachidatou Niampa

Marie Bazié, doctorante en première année en linguistique

« Je travaille sur la phonologie et la morphologie du Kandèré parlé du Kandarzana. Le Kandèré est une langue minoritaire en danger parlée dans la province du Sanguié, région du Nando, notamment à Kandarzana. Il est considéré comme hybride. Pour certains, ce dialecte est fortement influencé par le lyélé et le mooré. À travers mon travail, j'aimerais faire connaître le peuple Kando et sa culture. Aussi, ma recherche pourra servir pour les travaux d'alphabétisation, les travaux didactiques et la constitution des manuels ».

Marie Bazié

Daouda Kaboré, doctorant en première année en mathématiques appliquées

« Mon thème porte sur la coordination robuste des systèmes multi-agents dans des environnements partiellement observables. Nous avons choisi ce thème parce que nous faisons face actuellement à un défi sécuritaire. À la fin de nos travaux, nous allons mettre en place un mécanisme dans la navigation des drones. Nous allons voir comment est-ce qu'on peut coordonner plusieurs drones pour pouvoir mener à bien une mission. Il peut arriver que la météo compromette la mission. Notre objectif, c'est de préparer à l'avance les difficultés météorologiques. Notre souhait est que les structures que nous allons approcher nous permettent d'avoir accès aux données. Quand on crée un modèle mathématique, il faut l'appliquer et pour l'appliquer il faut tester le modèle. Pour pouvoir tester le modèle, il faut des données. Par faute de données, on a souvent des modèles qui ne correspondent pas à la réalité ».

Daouda Kaboré

Rama Diallo
Lefaso.net

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Burkina/ Fin de ramadan 2026 : La recherche du croissant lunaire se fera le jeudi 19 mars

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:38

Le président du présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) informe que les membres de la commission lune se réuniront le jeudi 19 mars 2026 à partir de 17h. Ce, pour la recherche de la lune marquant la fin du ramadan.

Cette rencontre intervient au 29e jour du Ramadan et vise à scruter l'apparition du croissant lunaire, signe annonciateur de la fête de l'Aïd el-Fitr. Pour garantir une observation fiable et inclusive, un dispositif d'interconnexion sera mis en place entre le centre d'observation de Ouagadougou et les différentes régions du Burkina Faso. Ce système permettra de collecter en temps réel les informations relatives à l'apparition de la lune sur l'ensemble du territoire national.

La FAIB précise que le communiqué officiel annonçant la fin du mois de jeûne sera rendu public dès que la lune sera aperçue. Dans le cas contraire, le mois de Ramadan sera complété à 30 jours, conformément aux prescriptions islamiques, et l'annonce officielle interviendra au plus tard à 22h30.

Lefaso.net

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Burkina/ Lutte contre l'exportation frauduleuse des ânes : Plus de 300 animaux saisis, plusieurs individus interpellés

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:30

Le Procureur général près la Cour d'appel de Ouagadougou, dans un communiqué signé le 16 mars 2026, annonce une série d'opérations ayant permis de démanteler des réseaux impliqués dans l'exportation frauduleuse d'ânes hors du territoire burkinabè. Dans le cadre de cette lutte, les services de sécurité ont procédé à la saisie d'un nombre important d'animaux dans les ressorts des Tribunaux de grande instance de Pô et de Koudougou et procédé à plusieurs interpellations.

A Pô, deux individus ont été arrêtés le 12 mars 2026 dans la zone de Tiébélé alors qu'ils convoyaient un troupeau de 62 ânes. Deux jours plus tard, soit le 14 mars, deux autres personnes ont été interpellées dans des circonstances similaires avec 70 ânes. Selon les premiers éléments de l'enquête, ces animaux étaient en cours de transfert frauduleux hors du territoire national.

Dans la région de Koudougou, les forces de l'ordre ont intercepté, le 12 mars 2026, deux camions transportant environ 200 ânes. Les contrôles effectués ont révélé plusieurs irrégularités, notamment le dépassement du nombre d'animaux autorisé par véhicule, l'absence d'autorisation d'exportation, de certificat sanitaire ainsi que de laisser-passer zoo-sanitaire.

Le Procureur général a rappelé que l'exportation des ânes est formellement interdite au Burkina Faso, conformément au décret du 7 septembre 2016 réglementant l'abattage et l'exportation de certaines espèces animales. Cette interdiction a d'ailleurs été récemment réitérée par le ministre en charge des Ressources animales dans un communiqué en date du 9 mars 2026.

Il a également souligné que toute violation de ces dispositions expose les contrevenants à des poursuites pénales, en plus de la saisie des animaux et de la confiscation des moyens ayant servi à commettre l'infraction.

Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier l'ensemble des personnes impliquées dans ces activités illégales et de situer les responsabilités.

Le Procureur général salue la vigilance et la collaboration des forces de défense et de sécurité, des volontaires pour la défense de la patrie ainsi que des services techniques, dont l'action a permis ces résultats. Il a par ailleurs invité les populations, en particulier les éleveurs, commerçants et transporteurs, à respecter strictement la réglementation en vigueur. Un appel a enfin été lancé à tous les citoyens à dénoncer tout acte suspect auprès des services compétents.

Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Coup de théâtre : la CAF retire la CAN 2025 au Sénégal et l’attribue au Maroc !

Algérie 360 - Tue, 17/03/2026 - 23:22

Un véritable séisme vient d’ébranler le football africain. La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui semblait avoir livré son verdict sur le […]

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Categories: Afrique

Le Sénégal n’est plus champion de la CAN : un jury d’appel lui retire son titre pour l’attribuer au Maroc

LeMonde / Afrique - Tue, 17/03/2026 - 23:09
A la suite d’un appel de la Fédération marocaine de football, l’instance a décidé, mardi, de réattribuer le titre au pays hôte, qui avait perdu la finale de cette 35ᵉ édition (0-1), le 18 janvier.
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Et si les bars et maquis de Ouagadougou étaient devenus des médias ?

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 22:31

Comment les lieux de sociabilité ouest-africains redessinent le paysage publicitaire

47 minutes. C'est le temps moyen qu'un consommateur passe assis dans un maquis de Ouagadougou. Pendant ce même laps de temps, un automobiliste croise un panneau publicitaire en 3 secondes. Un post sur les réseaux sociaux retient l'attention pendant 1,7 seconde. Dans les lieux de loisirs du Burkina Faso, l'attention n'est pas arrachée elle est offerte, naturellement, par des consommateurs détendus, attentifs et socialement engagés.

Ce chiffre pose une question que peu d'annonceurs se sont posés jusqu'ici : et si les maquis, bars et restaurants de nos villes étaient devenus, sans que personne ne le formalise, les espaces médiatiques les plus puissants d'Afrique de l'Ouest ?

Au Burkina Faso, la sociabilité ne se passe pas en ligne

Dans un pays où le taux de pénétration d'Internet reste inférieur à 30 %, les rencontres physiques dominent encore largement les modes de consommation médiatique. Les maquis de Ouagadougou ne sont pas de simples débits de boisson. Ce sont des lieux où se forment les opinions, où circulent les recommandations de marques, où se prennent les décisions d'achat, souvent en groupe, souvent immédiatement.

Lors d'un match de football, un écran de télévision dans un maquis bondé capte simultanément l'attention de 30 à 80 personnes pendant plus d'une heure. Aucun autre média au Burkina Faso ni la télévision à domicile, ni la radio, ni l'affichage urbain ne produit ce niveau de concentration collective dans un contexte aussi favorable à la mémorisation.

Un phénomène continental, pas une exception locale

Ce qui se passe dans les maquis de Ouagadougou se produit aussi dans les bars d'Abidjan, les restaurants de Lagos, les terrasses de Dakar. Partout en Afrique de l'Ouest, les lieux de sociabilité jouent un rôle central dans la vie économique et culturelle. C'est là que les marques sont discutées, recommandées ou rejetées.

Le Digital Out Of Home (DOOH) est un marché qui pèse plus de 20 milliards d'euros en 2025 à l'échelle mondiale. Mais le modèle dominant, écrans dans les gares, centres commerciaux et transports publics, a été conçu pour les infrastructures urbaines européennes et américaines. Dans les villes africaines, la vie ne se déroule pas de la même façon. Le DOOH doit donc trouver ses propres espaces d'audience. Et ces espaces existent déjà : ce sont les maquis.

Ce que cela change pour les marques présentes au Burkina Faso

Pour un directeur marketing qui alloue son budget entre la TV, la radio et l'affichage extérieur, il manque un canal dans l'équation : celui où le consommateur est réellement présent, réceptif et en situation de décision. Les lieux de loisirs représentent ce moment précis.

Trois caractéristiques rendent ces espaces uniques pour la communication de marque. D'abord, l'audience est captive : les consommateurs ne zappent pas, ne scrollent pas, ils regardent. Ensuite, le contexte est positif : un message vu dans un moment de détente bénéficie d'un taux de mémorisation supérieur à celui d'un message intrusif. Enfin, l'interaction sociale amplifie le message : quand un groupe discute d'une publicité vue ensemble, la marque entre dans la conversation.

Des entreprises au Burkina Faso commencent à structurer cette opportunité. Des réseaux d'écrans numériques sont déployés dans des dizaines d'établissements partenaires à Ouagadougou, équipés de systèmes de mesure d'audience capables de quantifier précisément la fréquentation, les heures de pointe et l'exposition réelle aux messages. Le concept a déjà un nom : le Médias des Moments, un établissement de loisir transformé en espace médiatique mesurable.

Une nouvelle catégorie média est en train de naître

La question n'est plus de savoir si les lieux de sociabilité africains ont une valeur médiatique, ils l'ont toujours eue. La question est de savoir quelles marques seront les premières à en tirer parti de manière structurée et mesurée.

À Ouagadougou, le modèle existe déjà avec plus de 215 écrans dans 50 établissements. Il pourrait demain s'étendre à Bobo-Dioulasso, Abidjan, Bamako, Niamey. À chaque fois que le modèle DOOH a été adapté aux réalités locales d'un marché, il a créé de la valeur pour les annonceurs et pour l'écosystème.

Les marques qui gagnent demain sont celles qui sont présentes dans les moments qui comptent aujourd'hui.

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Categories: Afrique, France

Médicaments et vaccins : le Niger sollicite l’expertise pharmaceutique algérienne

Algérie 360 - Tue, 17/03/2026 - 21:30

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique algérienne, Wassim Kouidri, a tenu mardi une réunion de travail à distance avec le ministre de la Santé de la […]

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Il surveillait plusieurs pays, dont l’Algérie : un Français condamné pour espionnage en Azerbaïdjan

Algérie 360 - Tue, 17/03/2026 - 21:20

En Azerbaïdjan, le ressortissant français Martin Ryan a été condamné à dix ans de prison pour espionnage. Son co-accusé azerbaïdjanais, Azad Mamedli, a quant à […]

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Soutenance de thèse de doctorat : Inoussa Dianda, désormais Docteur en histoire avec la mention très honorable

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 21:13

Inoussa Dianda a soutenu publiquement ce mardi 17 mars 2026 à l'université Joseph Ki-Zerbo, sa thèse unique de doctorat en histoire, spécialité histoire économique et relations internationales. Son travail de recherche mené sous la houlette de Pr Yacouba Zerbo, a porté sur le thème « La coopération Union européenne-Burkina Faso dans le cadre des projets et programmes de 2000 à 2020 ». Ce travail dont la qualité a été reconnue par l'ensemble du jury, a été sanctionné par la mention très honorable.

Inoussa Dianda a fait le choix du présent thème de recherche pour diverses raisons. D'abord, parce que la coopération au développement est un thème à la fois historique et d'actualité et ensuite parce qu'il existe très peu d'écrits sur les projets et programmes de développement de l'UE au Burkina Faso dans le département d'histoire de l'université Joseph Ki-Zerbo. Le candidat a donc approfondi son étude, débutée antérieurement à l'occasion de son mémoire de master.

L'objectif de cette thèse de doctorat, qui a couvert la période de 2000 à 2020, était d'analyser les impacts des projets et programmes de l'UE sur le développement socioéconomique du Burkina au cours de la période indiquée. De façon spécifique, il s'agissait d'examiner les fondements et le cadre institutionnel de la coopération entre l'UE et le Burkina Faso, d'analyser les domaines d'intervention des programmes et projets de l'UE au Burkina Faso et de décrypter les forces et faiblesses de ces interventions.

Le candidat a relevé que sur la période 2000-2020, la coopération entre l'UE et le Burkina Faso a été régi par l'Accord de Cotonou, qui avait pour objectif principal de lutter contre la pauvreté au Burkina Faso, à travers plusieurs programmes. Son étude a permis de recenser 133 projets et programmes mis en œuvre par l'UE sur la période concernée. Mais faute de données, il n'a pu analyser que 104 projets et programmes. Ces 104 projets ont été financés à hauteur de 1 200 milliards de francs CFA.

Inoussa Dianda a recensé au total 133 projets et programmes mis en œuvre par l'UE entre 2000 et 2020

Les secteurs ayant bénéficié de ces programmes sont le secteur du développement rural (301 milliards de FCFA pour 34 projets) composé de l'agriculture, de l'élevage, de la sécurité alimentaire et de l'environnement ; les secteurs structurants tels que les transports (534 milliards pour 32 projets), les infrastructures, l'énergie, la santé et l'éducation ainsi que les secteurs transversaux (158 milliards pour 38 projets) comme la culture, la justice, l'État de droit, la bonne gouvernance et le secteur privé.

À l'analyse, le candidat note que l'ensemble des projets exécutés ont eu des effets positifs sur le développement socio-économique du Burkina. Il cite en exemple le projet PADEG qui dans le domaine de la justice a permis de construire 11 tribunaux de grandes instances et 10 maisons d'arrêt et de correction. Aussi, sur la période 2002 à 2008, le PADEG a financé la formation d'une centaine d'élèves à l'École nationale de magistrature.

Si les effets des programmes et projets sur le développement socioéconomique du Burkina sont indéniables, Inoussa Dianda relève cependant, un paradoxe. Dans les régions où l'on a enregistré une concentration des interventions de l'UE, il y a une situation de pauvreté visible, avec plus de 50% des populations en 2021 qui vivaient toujours sous le seuil de pauvreté. Par contre, les régions les moins bénéficiaires des interventions européennes sont les régions les moins pauvres du Burkina. Ce qui fait dire au candidat que la concentration des projets et programmes de l'UE dans une zone ne garantit pas systématiquement l'amélioration des conditions de vie. Il indique que l'impact des projets et programmes dépend du contexte spécifique, mais aussi des réalités locales. L'exemple du Burkina invite donc à une approche flexible, territorialisée, régionalisée, pour prendre en compte les spécificités de chaque région, afin de transformer la présence des projets et programmes en des résultats concrets et durables au profit des populations locales, a-t-il soutenu.

Le directeur de thèse, Pr Yacouba Zerbo a félicité le candidat pour la qualité du travail présenté

Le jury présidé par Pr Claude-Etienne Sissao, a jugé la thématique abordée par le candidat intéressante. Le travail présenté a aussi été apprécié pour sa qualité scientifique, la richesse de la documentation fournie ainsi que sa contribution à l'histoire de la coopération internationale. Pr Yacouba Zerbo, directeur de thèse, a salué le sérieux de l'impétrant ainsi que son abnégation qui lui ont permis de mener à bout ce travail scientifique. Tout en le félicitant pour l'effort de recherche documentaire, il a indiqué que ce travail de recherche permet au candidat de mieux connaître les différents volets de coopération qui animent les relations entre l'UE et le Burkina Faso et de comprendre l'éventail des domaines de coopération et leur spécificité afin de voir ceux qui sont importants et ceux qui le sont moins. Autre apport de cette thèse, l'analyse des résultats engrangés par les différentes parties dans le cadre de la coopération.

Le jury a jugé Inoussa Dianda digne du grade de Docteur en histoire avec la mention très honorable

Inoussa Dianda a été élevé au grade de Docteur en histoire, avec la mention très honorable. Il a en perspective la poursuite de la recherche avec la rédaction d'un article scientifique sur les acteurs clés de la coopération entre l'UE et le Burkina.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

A Kindu, le prix de la course passe de 1 000 FC à 2 000 FC sur le tronçon Tshomba‑Lwama

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 17/03/2026 - 21:11


Un usager de la route Tshomba–Lwama déplore la majoration du prix de la course sur cet axe important de la ville de Kindu, au Maniema.


« Une course qu’on payait auparavant 1 000 francs vers Lwama 2 et Lwama 1 coûte aujourd’hui 2 000 francs et 1 500 francs. Ce que je demande aux autorités, c’est de nous aider à réhabiliter ce tronçon routier. Le problème, c’est le manque de terrassement. Nous demandons aux autorités de venir voir cette route, car elle est très délabrée », a‑t‑il déclaré.

Categories: Afrique, France

La DGFP annonce trois jours chômés et payés pour les travailleurs en Algérie

Algérie 360 - Tue, 17/03/2026 - 21:00

À l’approche de l’Aïd El-Fitr, les autorités ont précisé l’organisation des jours fériés pour les travailleurs à travers le pays. Dans un communiqué conjoint publié […]

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Sécurité alimentaire au Burkina : Une ferme agroécologique et un bouli multiusage pour renforcer la résilience des communautés de Yaadga

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 20:40

Une mission conjointe composée de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du ministère en charge de l'agriculture et de l'eau, ainsi que de l'Ambassade de Belgique, a effectué une visite de terrain dans la région de Yaadga. Cette sortie du lundi 16 mars 2026, s'inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet “GCP/BKF/068/BEL'', dédié au renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Après une première étape dans la région des Koulsé, la délégation s'est rendue dans le village de SongNaaba, dans la commune de Yako, province du Passoré, où elle a visité une ferme agroécologique d'une superficie d'un hectare. Aménagée en 2025 grâce à l'appui financier de la coopération belge, cette exploitation agricole bénéficie à environ soixante femmes, dont une trentaine de jeunes. Sur ce site, les productrices cultivent plusieurs spéculations maraîchères, notamment l'oignon, l'oseille, la tomate et le gombo.

« Grâce à l'appui de la FAO et de ses partenaires, nous parvenons aujourd'hui à subvenir à nos besoins ainsi qu'à ceux de nos familles », Philomaine Sawadogo, exploitante de la ferme agroécologique de SongNaaba

Selon les responsables du projet, une production d'environ 35 tonnes d'oignons est attendue dans les prochaines semaines, une performance qui devrait contribuer à renforcer les revenus des bénéficiaires et à améliorer l'approvisionnement des marchés locaux.

Présent lors de la visite, le ministre délégué chargé des ressources animales, Amadou Dicko, a salué les résultats enregistrés depuis le lancement de ce projet mis en œuvre par la FAO depuis 2023.

Le ministre délégué chargé des ressources animales, Amadou Dicko, lors de sa visite de la ferme agroécologique de SongNaaba et une exposition des échantillons des spéculations

Un bouli multiusage pour sécuriser les ressources en eau

La mission s'est également rendue dans la commune rurale de Bassi, dans la province du Zondoma, où un bouli multiusage d'une capacité de 30 000 m³ est en phase de finalisation. Destiné à améliorer la disponibilité de l'eau pour les activités agropastorales, l'ouvrage est accompagné de plusieurs infrastructures connexes, notamment un forage, un château d'eau, un bassin partiteur, un bassin piscicole et une borne fontaine.
Pour le représentant de la FAO au Burkina Faso, Ernest-Moïse Mushekuru, ce type d'infrastructure constitue une réponse concrète aux défis climatiques auxquels font face les communautés rurales.

Le bouli multiusage érigé dans le village de Saye, dans la commune rurale de Bassi pourra contenir 30 000 m3 d'eau

« Le bouli est un système qui permet de collecter les eaux qui vont bénéficier à la fois aux communautés d'agriculteurs et d'éleveurs pour leurs productions. Comme vous le savez, nous sommes dans un contexte où il y a la rareté des pluies en raison des changements climatiques. C'est pourquoi mobiliser aussi bien les eaux de surface que les eaux souterraines reste une grande priorité », a-t-il indiqué.

Selon le représentant de la FAO au Burkina Faso, la ferme communautaire en cours d'aménagement constitue un espace intégré de production au bénéfice des populations locales. Hommes et femmes y mèneront des activités de production maraîchère et vivrière, auxquelles s'ajouteront d'autres initiatives génératrices de revenus, notamment la pisciculture. Dans cette zone caractérisée par une forte présence de bétail, le bouli en cours de réalisation jouera également un rôle essentiel en permettant à des centaines de têtes de bétail de s'abreuver, contribuant ainsi à préserver la santé animale. Les acteurs s'attèlent actuellement à finaliser les dernières infrastructures prévues afin d'assurer une exploitation optimale des aménagements réalisés.

« Financée par le gouvernement belge, cette initiative s'inscrit dans la phase finale du projet, dont l'achèvement est prévu pour juin 2027 », Ernest-Moïse Mushekuru, représentant de la FAO au Burkina Faso (à droite)

Améliorer la sécurité alimentaire et préserver les écosystèmes

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des ressources animales, Jean-Marie Batiébo, a affirmé que les aménagements observés s'inscrivent pleinement dans la vision du gouvernement visant à intensifier les productions agricoles et pastorales afin d'atteindre la souveraineté alimentaire. Il a rappelé que plusieurs plaines ont déjà été aménagées pour garantir une meilleure maîtrise de l'eau, citant notamment l'exemple de Dourou, dans la province du Passoré, où l'expérience permet désormais de produire au-delà de la seule saison des pluies.

Pour lui, le modèle de la FAO en cours de développement dans la zone constitue une innovation majeure. Malgré l'absence de barrage à proximité, toutes les stratégies sont mobilisées pour capter et valoriser les eaux de surface et les eaux souterraines. Cette approche permet non seulement d'assurer l'abreuvement du bétail dans une zone où l'eau se fait rare à certaines périodes, mais aussi de soutenir des activités de production maraîchère tout au long de l'année.

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des ressources animales, Jean-Marie Batiébo a salué un dispositif qui ouvre de nouvelles perspectives économiques pour les communautés locales

Ce qui leur permettra d'effectuer deux à trois cycles de récolte par an grâce à la disponibilité de l'eau. Selon lui, cette dynamique correspond parfaitement à la politique gouvernementale en matière de développement rural et de résilience des populations. Il a par ailleurs exprimé la reconnaissance du gouvernement envers la FAO, partenaire de longue date, ainsi qu'à la Coopération belge qui finance ce projet innovant dans des zones dépourvues de grandes retenues d'eau. Souhaitant voir ce modèle reproduit dans d'autres localités du pays, il s'est dit confiant quant à la capacité des bénéficiaires à assurer la pérennité des infrastructures, saluant leur organisation communautaire et leur engagement déjà perceptible dans la recherche de solutions aux défis de leur village.

Pour sa part, l'attaché de coopération à l'Ambassade de Belgique, Olivier Savadogo, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats enregistrés. Mandaté par l'ambassadeur de Belgique, il a indiqué que cette mission de suivi a débuté depuis vendredi dernier dans la commune de Korsimoro relevant de la région des Koulsé. La délégation a pu constater dans cette localité, précise-t-il, plusieurs réalisations similaires à celles observées dans la région de Yaadga, notamment des infrastructures hydrauliques destinées à soutenir les activités agricoles et pastorales.

Selon l'attaché de coopération à l'Ambassade de Belgique, Olivier Savadogo, après trois années de mise en œuvre, les résultats du projet sont concrets et encourageants

Les boulis multiusages visités jouent un rôle essentiel dans la gestion des ressources en eau, tout en contribuant au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés bénéficiaires. Financée à environ 5,1 millions d'euros, soit près de 3,345 milliards de francs CFA, l'initiative illustre l'engagement de la Coopération belge aux côtés des autorités burkinabè et de leurs partenaires pour soutenir la résilience des populations rurales et améliorer durablement leurs moyens de subsistance.

Un bilan marqué par des réalisations significatives

Après trois années de mise en œuvre (2023-2025), le projet porté par la FAO avec l'appui de la Coopération belge affiche des résultats significatifs en matière de cohésion sociale et de mobilisation communautaire. Au total, 60 clubs dénommés “Dimitra'' ont été mis en place et accompagnés dans 20 villages, regroupant 1 800 membres dont 1 080 femmes. Ces espaces d'échanges ont favorisé le dialogue communautaire, la solidarité et le vivre-ensemble.

Dans cette dynamique, 96 leaders de clubs dont 70 hommes et 26 femmes ont été formés sur la prévention et la gestion des conflits afin de renforcer les mécanismes locaux de médiation. Les clubs ont également été dotés de 30 smartphones, facilitant les échanges interclubs et le partage d'expériences. Grâce à cette organisation, plusieurs initiatives endogènes ont vu le jour, notamment la construction de logements pour les écoles et centres de santé, la plantation d'arbres, la réalisation d'ouvrages de franchissement, le curage de boulis ou encore des campagnes de sensibilisation contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Les membres des clubs Dimitra ont même contribué à la réhabilitation d'un bouli, illustrant leur engagement dans le développement local.

« L'initiative de la FAO en notre faveur est salutaire et nous allons nous organiser pour assurer un bon usage des ouvrages mis à notre disposition », Oumar Zallé, habitant du village de Saye dans la commune de Bassi

Le projet a également permis de renforcer les capacités économiques et organisationnelles des producteurs. Une étude diagnostique des bas-fonds et des ouvrages de mobilisation des ressources en eau a été réalisée afin d'orienter les investissements. Parallèlement, 20 CEAP/AVEC (groupements d'épargne et de crédit communautaires) ont été mis en place. Ces structures ont réussi à auto-mobiliser près de 16,7 millions de francs CFA, destinés à financer des activités génératrices de revenus au profit de leurs membres.

Dans le même temps, 600 agropasteurs membres des CEAP ont bénéficié de formations sur des pratiques agrosylvopastorales résilientes face au changement climatique. Le projet a en outre soutenu la dynamisation de trois fermes agroécologiques, grâce à des appuis en intrants, en formations et en suivi technique, tout en accompagnant la création de deux nouvelles fermes agroécologiques.

« Le château d'eau présenté à la mission de suivi du projet “GCP/BKF/068/BEL'' mesure 10 mètres de hauteur », Issa Kindo, expert génie rural à FAO Burkina

Sur le plan productif, les résultats enregistrés témoignent d'un impact tangible sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des ménages. Les producteurs bénéficiaires ont enregistré une production de 2 350 tonnes de riz paddy au profit de 1 350 ménages, tandis que 1 321 tonnes de niébé ont été produites par 2 010 ménages. À cela s'ajoutent 652 tonnes de niébé fourrager pour 1 075 ménages et 920 tonnes de maralfalfa destinées à l'alimentation animale pour 660 ménages. Par ailleurs, 112 hectares de cultures maraîchères ont été aménagés et exploités par les communautés, contribuant à diversifier les sources de revenus et à améliorer la nutrition des populations rurales.

Enfin, des avancées notables ont été réalisées dans la gestion durable de l'eau et la protection de l'environnement. Une étude a été conduite pour la réalisation de neuf boulis et la réhabilitation d'un autre, tandis que six boulis et leurs ouvrages connexes sont actuellement en cours de réalisation. Le projet a également permis la réalisation de cinq nouveaux forages et la réhabilitation de cinq anciens forages, améliorant l'accès à l'eau pour les activités agricoles et pastorales. Dans le domaine environnemental, les agents communaux de l'environnement ont été formés à la protection de la biodiversité, tandis que les communautés ont été sensibilisées à la préservation des écosystèmes autour des sites des boulis.

« Le périmètre irrigué est alimenté par le bouli grâce à des motos pompes. L'eau du bouli devrait être disponible même pendant la période sèche », Daouda Adamou, chargé du contrôle des travaux

Un bosquet de deux hectares a par ailleurs été mis en place au profit de 120 membres. Pour les années à venir, plusieurs perspectives sont envisagées, notamment la réhabilitation de quatre boulis supplémentaires en 2026, la création du bosquet de Soundogo, la fourniture d'intrants de production agricole, halieutique et sylvicole, la mise en valeur des six complexes de boulis et le renforcement continu des capacités des acteurs locaux.

Mis en œuvre dans les régions de Yaadga, des Koulsé et du Liptako, le projet « GCP/BKF/068/BEL » d'une durée de 60 mois pour une cible de 16 350 ménages, vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations tout en renforçant leur capacité d'adaptation aux effets du changement climatique. À travers la promotion de pratiques agroécologiques et la réalisation d'infrastructures de mobilisation de l'eau, l'initiative entend également contribuer à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, tout en soutenant les moyens de subsistance des communautés rurales.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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En Tunisie, sept militants propalestiniens de la flottille pour Gaza placés en détention

LeMonde / Afrique - Tue, 17/03/2026 - 20:00
Les organisateurs de la Global Sumud Flotilla sont accusés d’avoir détourné des fonds destinés au financement de l’opération. Plusieurs ONG de la société civile dénoncent des poursuites à caractère politique, dans un contexte de dépendance croissante du pays aux financements extérieurs, notamment américains.
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Au Congo, Denis Sassou Nguesso réélu avec 94,82 % des voix, selon des résultats annoncés par la télévision nationale

LeMonde / Afrique - Tue, 17/03/2026 - 19:59
Denis Sassou Nguesso se dirige vers un cinquième mandat, prolongeant un règne de plus de quarante ans sur le Congo-Brazzaville.
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USA : Le chef du centre de lutte contre le terrorisme démissionne en raison de la guerre en Iran

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 18:59

Joseph Kent, directeur du centre national de lutte contre le terrorisme aux Etats-Unis, a annoncé ce mardi 17 mars 2026, sa démission en raison de la guerre contre l'Iran. Selon plusieurs médias, il affirme dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les Etats-Unis.

Il est le premier responsable de haut rang au sein de l'administration Trump à démissionner en raison de ce conflit déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran.

« Je ne peux en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre pays et il est évident que nous avons commencé cette guerre en raison de la pression exercée par Israël et son puissant lobby », écrit Joseph Kent dans sa lettre au président américain, selon plusieurs médias.

Lefaso.net

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Éducation et découverte : SITARAIL embarque 300 élèves pour une première expérience ferroviaire

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 18:48

Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) a organisé, ce mardi 17 mars 2026, un voyage éducatif au profit de plus de 300 élèves du primaire. Entre excitation, découverte et apprentissage, cette initiative a permis aux enfants de vivre une première expérience ferroviaire, tout en s'imprégnant de l'histoire et du fonctionnement du chemin de fer au Burkina Faso.

Ce mardi matin, le hall d'attente de la gare de train de Ouagadougou offrait un spectacle peu ordinaire. Plus de 300 élèves du primaire, débordants d'enthousiasme, s'apprêtaient à embarquer pour un voyage à destination de Koudougou. Pour la majorité d'entre eux, il s'agissait d'une première expérience à bord d'un train. Encadrés par leurs enseignants et des responsables, les enfants manifestaient une joie palpable, mêlée d'impatience et de curiosité.

Cette initiative est portée par SITARAIL dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d'entreprise (RSE). Elle vise à offrir aux élèves une expérience éducative concrète, au-delà des salles de classe. Avant le départ prévu pour 9h00, les consignes de sécurité ont été minutieusement données. Les encadreurs veillaient à l'organisation et à la discipline, garantissant ainsi un déroulement serein de l'activité du jour.

Les élèves à la gare de train à SITARAIL, écoutant religieusement les consignes

Selon Elie Sama, chef de la circonscription d'exploitation de Ouagadougou, cette activité s'inscrit pleinement dans une vision éducative et citoyenne. « L'activité de ce matin s'inscrit dans la politique RSE de SITARAIL et du groupe AGL. Il s'agit d'accompagner les élèves afin qu'ils découvrent nos entreprises, mais aussi notre manière de travailler. Nous voulons leur offrir un beau voyage de Ouagadougou à Koudougou, tout en leur permettant d'apprendre », a-t-il justifié.

Les jeunes enthousiasmés à l'idée d'emprunter le train pour la première fois

Toujours selon ses dires, ce déplacement relève d'une importance pédagogique qu'il ne faut sous-estimer : « L'objectif est de montrer le paysage de la section Ouagadougou aux enfants, mais aussi de leur parler du chemin de fer. Nous leur avons expliqué son histoire, de 1904 à nos jours, sa construction et sa mise en exploitation. C'est aussi une manière de susciter leur intérêt pour les métiers du rail, qui restent encore peu connus », a-t-il confié.

« Ce voyage peut susciter des vocations pour les métiers du rail », Elie Sama

Du côté des élèves, l'expérience a été vivement appréciée. Sharone Bama, élève en classe de CM2 à Nouvelle Vision scolaire, témoigne avec émotion : « C'est ma première fois d'emprunter le train. J'avoue que c'était vraiment chouette ! Nous étions très à l'aise et on s'est bien occupé de nous durant le trajet. Je remercie beaucoup les organisateurs, car c'est grâce à eux que j'ai découvert le train et compris comment il fonctionne. »

Les élèves à l'intérieur du train, avant qu'il ne démarre

Pour une première expérience, le stress pouvait être au rendez-vous, mais demoiselle Bama avoue avoir positivé avant cette activité. « Je n'avais pas peur du tout. Au contraire, j'ai beaucoup aimé le trajet et tout ce qu'on nous a expliqué », a-t-elle lâché à ce propos. « Si l'occasion se présente encore, je prendrai volontiers le train. C'est une très belle expérience que je n'oublierai pas », a-t-elle ajouté. Des propos qui traduisent l'impact positif de cette immersion sur les jeunes participants.

Les élèves descendant du train après 1h47 minutes de route

Les encadreurs eux aussi n'ont pas manqué de saluer cette initiative. « Nous concevons l'éducation comme un tout. Chaque année, nous organisons des sorties pédagogiques pour permettre aux enfants de découvrir le monde autrement. Cette année, nous avons choisi le train pour leur faire comprendre qu'il s'agit d'un moyen de transport important », a indiqué Joël Zoma, fondateur de l'établissement Nouvelle vision scolaire.

« Je remercie SITARAIL et AGL pour cette initiative », Sharone Bama

Il poursuit en insistant sur la portée éducative de l'activité : « Beaucoup d'enfants, et même certains parents, n'ont jamais pris le train. Il était donc essentiel de leur offrir cette opportunité. Cela leur permet d'élargir leurs horizons et de mieux appréhender la réalité. Nous remercions également le groupe AGL pour son accompagnement, qui a été une agréable surprise. »

« On était contents de savoir que les membres de SITARAIL et AGL nous accompagnaient pour ce voyage », Joël Zoma

Le voyage s'est déroulé dans de bonnes conditions, avec une arrivée du train à Koudougou à 10h47. Au-delà de l'aspect ludique, cette initiative aura permis de transmettre des connaissances précieuses aux élèves, tout en éveillant leur curiosité. Une expérience enrichissante qui illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer les entreprises dans l'éducation et l'ouverture des jeunes générations.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Les Kényans ne seront plus enrôlés au sein de l’armée russe, affirme de Moscou le ministre des affaires étrangères kényan

LeMonde / Afrique - Tue, 17/03/2026 - 18:34
En visite à Moscou, Musalia Mudavadi, premier ministre et chef de la diplomatie kényane, a affirmé lundi que la Russie aurait accepté d’arrêter de recruter des ressortissants kényans pour combattre sur le front russo-ukrainien. Ils seraient plus de 1 000 à avoir été enrôlés, selon le renseignement kényan.
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Aviation strategy will come this year, Tzitzikostas says

Euractiv.com - Tue, 17/03/2026 - 18:31
Plan will focus on European clean tech and sustainability, EU transport commissioner says
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Diplomatie burkinabè : Le réseau des secrétaires et assistants des missions diplomatiques sollicite l'accompagnement du ministère des Affaires étrangères

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 18:30

Reçu en audience par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le Réseau des secrétaires et assistants des chefs de missions diplomatiques (RSACMD) est venu se présenter et plaider pour un renforcement de la collaboration avec le département. Une démarche visant à mieux valoriser leur rôle dans la coopération internationale et à contribuer davantage au rayonnement de la diplomatie burkinabè.

Conduite par la présidente, Madame Reine Nadège Yaunsunnu/Sombré, la délégation est venue présenter le réseau au chef de la diplomatie burkinabè et solliciter son accompagnement ainsi qu'une collaboration avec le ministère des Affaires étrangères en vue de mener à bien ses missions.

Selon la présidente du réseau, cette démarche vise à mieux faire connaître le RSACMD et à valoriser les actions menées par ses membres en faveur du renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.

La délégation a aussi formulé des doléances, en lien avec la reconnaissance de leur rôle, le renforcement de la collaboration avec les services du protocole et la participation aux grands événements qui mobilisent les partenaires bilatéraux et multilatéraux au Burkina Faso.

Pour les membres du réseau, c'est ainsi qu'ils pourront, en tant que collaborateurs directs des diplomates accrédités au Burkina Faso, contribuer au rayonnement de la diplomatie burkinabè.

Le ministre des Affaires étrangères a félicité les membres du réseau pour l'initiative et salué leur démarche visant une meilleure collaboration avec son département.

Karamoko Jean Marie Traoré dit mesurer l'importance du travail fait par cette catégorie de personnel des Représentations diplomatiques, en ce sens que ce personnel facilite le contact entre les représentations diplomatiques et le ministère des Affaires étrangères.

Par conséquent, il a marqué la disponibilité du département des Affaires étrangères à renforcer la collaboration avec le réseau et à appuyer ses actions.

Créé en 2008, le RSACMD compte une trentaine de membres. Il mène des activités de formation, de partage d'expériences et de réseautage visant à renforcer les compétences professionnelles de ses membres.

Lefaso.net

DCRP/MAE

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