Le Conseil des sages de l’Association sportive Vita Club (AS V.Club) a décidé, mardi 14 juillet 2026 à Kinshasa, de convoquer une Assemblée générale extraordinaire et élective le 31 juillet 2026, en vue de mettre en place une nouvelle équipe dirigeante.
Cette décision a été prise au cours d’une réunion d’urgence consacrée à l’organisation du processus électoral du club, après la fin du mandat du comité de direction sortant.
Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf est arrivé dans la soirée du mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou pour une visite de travail de 72 heures, informe la direction de la communication du ministère des affaires étrangères.
Cette visite est la première qu'effectue Mahamoud Ali Youssouf au pays des hommes intègres depuis sa prise de fonction. Elle témoigne d'une volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération entre l'Union africaine et les autorités burkinabè.
Accueilli à l'aéroport international de Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de l'ambassadeur du Burkina Faso auprès de l'Union africaine, Elysée Ouédraogo, le Président de la Commission de l'UA a exprimé sa satisfaction de fouler le sol burkinabè.
Pour Mahamoud Ali Youssouf, cette visite traduit l'engagement de l'organisation panafricaine à consolider la solidarité entre ses États membres afin de répondre efficacement aux défis communs auxquels le continent est confronté. Il a rappelé que le Burkina Faso, membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), occupe une place importante au sein de l'institution continentale.
« Le Burkina est un État membre de notre Union africaine et fondateur de l'Unité africaine. À ce titre, le Président de la Commission est dans l'obligation de venir consulter et travailler avec le gouvernement afin de voir dans quelle mesure un certain nombre de problèmes qui nous sont communs sur le continent peuvent être réglés à travers une solidarité en partenariat », a-t-il déclaré à son arrivée.
Au cours de son séjour, le Président de la Commission de l'Union africaine aura des échanges avec les plus hautes autorités du Burkina Faso. Les discussions devraient porter sur les questions de paix et de sécurité, l'intégration régionale, ainsi que sur les perspectives de renforcement des relations entre l'UA et le Burkina Faso.
Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une tournée au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Avant Ouagadougou, Mahamoud Ali Youssouf a séjourné à Bamako, au Mali, où il a achevé la première étape de sa mission le 14 juillet 2026.
Par cette démarche, l'Union africaine semble vouloir renouer un dialogue plus soutenu avec les pays de l'AES, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles dynamiques de coopération et de concertation sur les grands enjeux du continent.
Lefaso.net
DCRP/MAE
Plus d’une année après sa désignation comme médiateur de l’union africaine, Faure Gnassingbé poursuit toujours ses consultations. Il vient encore de s’entretenir avec le ministre congolais de l’Intégration, à Kara. Sa médiation, à l’instar des autres qu’il a initiées, peine à connaître une issue favorable, les combats étant toujours en cours dans l’Est de la RDC.
Faure Gnassingbé peut-il solutionner la crise armée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ? C’est l’éternelle question qui se pose. Et pour cause, l’homme désigné médiateur dans cette crise qui oppose la RDC au M23 soutenu par le Rwanda, peine à trouver les voies et moyens pour mettre un terme au conflit armé.
Malgré son incapacité à clore le dossier de la guerre dans l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé continue de s’afficher en médiateur. La dernière illustration a été faite dans la ville de Kara. Présent dans sa localité d’origine pour la fête traditionnelle des Evala, le président de la République devenu président du Conseil a reçu en audience le ministre congolais de l’intégration régionale, Floribert Anzuluni.
La délégation congolaise a échangé avec le Président du Conseil sur les « perspectives de consolidation de la coopération entre Kinshasa et Lomé », les « défis sécuritaires auxquels est confronté l’Est de la RDC », ainsi que les « efforts de médiation en cours en faveur de la consolidation de la paix et du rétablissement de la sécurité » dans l’Est de la RDC, apprend-on de la Présidence du Conseil.
Une énième rencontre qui ne fait que rallonger la liste des nombreuses réunions déjà intervenues dans le cadre de ce dossier. En effet, pour se mettre dans la peau du médiateur, Faure Gnassingbé et son ministre des affaires étrangères ont voyagé à plusieurs reprises et reçu en audience de nombreuses personnalités. Malgré le tintamarre autour de ce titre de médiateur et les multiples rencontres diplomatiques, les armes peinent à se taire dans ce pays ultrariche en minerais.
En dépit de l’épidémie d’Ebola qui se propage dans la région des Grands Lacs, les combats se poursuivent dans l’Est de la RDC, et avec l’usage d’armes lourdes et explosives. Une situation que déplore le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Dans un message, le diplomate dénonce une escalade des combats « malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours ». Soulignant par la même occasion que les affrontements occasionnent des morts, des blessés, le déplacement des civils et la destruction de leurs moyens de subsistance.
Cette crise dépasse largement les prétendues capacités diplomatiques du fils du Général, à qui l’on prête une certaine proximité avec le président rwandais Paul Kagamé, soutien du M23, et de bonnes relations avec son homologue congolais Félix Tshisekedi. Mais le Rwanda qui joue dans la cour des puissances ne peut pas fléchir devant un dirigeant togolais contesté en interne et dans la diaspora, et qui plus est, ne pèse pas lourd sur le plan diplomatique.
Bref, un chef d’État qui n’a pas réussi à réconcilier les pays de l’actuelle AES (Alliance des Etats du Sahel) et la CEDEAO ne doit pas se prévaloir de résoudre la crise dans une zone aussi convoitée que les Grands Lacs. Si les Etats-Unis ne parviennent pas à imposer la paix aux belligérants, il est fort à parier que le président du Conseil va se casser les dents dans cette mission.
L’évidence, c’est qu’en « quémandant » cette mission de médiation, Faure Gnassingbé cherchait à se donner une crédibilité qu’il n’a pas dans son propre pays. Lui qui ne jouit plus de mandat électif émanant du peuple. Le voilà coincé dans son manteau de médiateur de l’UA.
Jean-Baptiste Edina
Source : Lechiquier
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Réunis en séance plénière ce mardi 14 juillet 2026, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité des présents et représentés la loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin. Le texte, voté sous la présidence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, remplace la loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts.
La loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin comprend 318 articles répartis en 31 chapitres et huit titres. Il encadre notamment les dispositions générales, les principes de gouvernance du secteur forestier, les régimes des forêts et de la faune, l'accès et le partage des avantages liés à l'exploitation de la biodiversité, les sanctions pénales ainsi que les dispositions transitoires et finales.
Cette réforme vise à doter le pays d'un cadre juridique moderne, conforme aux engagements internationaux du Bénin en matière de protection de l'environnement. Le nouveau Code introduit plusieurs innovations majeures.
Les députés ont fait part de leurs différentes préoccupations relatives à la création d'un Observatoire national chargé du suivi et de la gestion des forêts, le recours à l'intelligence artificielle pour renforcer la lutte contre l'exploitation illégale des ressources forestières et de la faune, ainsi que l'actualisation des données sur les forêts classées. Sans oublier la relocalisation des populations installées dans les espaces forestiers protégés, le renforcement de la gestion participative et décentralisée des forêts, l'intégration des pistes forestières au réseau des routes classées de l'État avec un financement dédié à leur entretien, ainsi que le développement de l'éducation citoyenne à la protection de l'environnement.
Les différentes préoccupations soulevées au cours des débats ont reçu des réponses du ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, et du ministre du Cadre de vie et des Travaux publics, Georges Alé.
Réunis à Cotonou les 12 et 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un texte qui fixe les grandes orientations communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale et de transition énergétique.
Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un document qui fixe des priorités communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale, de logistique et de transition énergétique. Les États ont également chargé le Secrétariat permanent du Processus de préparer, d'ici mars 2027, une feuille de route pour la mise en œuvre de ces engagements.
La rencontre de Cotonou intervient dans un contexte où les pays de la façade atlantique cherchent à renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires et économiques qui pèsent sur la région. Les questions liées à la piraterie maritime, aux échanges commerciaux, à la fluidité des corridors de transport et à la transition énergétique figurent désormais parmi les priorités communes des États membres.
Au terme des travaux de cette 7ᵉ réunion ministérielle, coorganisée du 12 au 13 juillet 2026 à Cotonou par le Bénin et le Royaume du Maroc , les participants ont retenu quatre axes d'action : le renforcement de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, le développement de corridors logistiques verts reliant les ports atlantiques aux pays de l'hinterland, l'accélération de la digitalisation des procédures portuaires et douanières ainsi que la promotion des énergies renouvelables, notamment l'hydrogène vert.
Pour la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, les décisions prises à Cotonou traduisent une vision de long terme. « La façade atlantique de l'Afrique constitue un levier majeur de stabilité, de prospérité et d'intégration pour notre continent », a-t-elle déclaré, estimant que les engagements adoptés témoignent de la volonté des États de transformer leur ambition commune en actions concrètes.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a insisté sur l'esprit de cette coopération en soulignant « la puissance des solutions africaines aux défis africains » et la détermination du Royaume du Maroc à accompagner cette dynamique de partenariat entre les États de l'espace atlantique.
La Déclaration de Cotonou confie au Secrétariat permanent du PEAA la responsabilité d'élaborer, avant mars 2027, une feuille de route précisant les modalités de mise en œuvre des décisions arrêtées par les États membres.
Pour le Bénin, pays hôte de cette édition, cette initiative met également en lumière le rôle stratégique du Port de Cotonou, appelé à renforcer sa position de plateforme logistique entre les pays atlantiques et les États de l'hinterland, dans un contexte où l'intégration économique régionale demeure un objectif majeur.
Lancé à Rabat en juin 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Processus des États Africains Atlantiques constitue un cadre permanent de concertation entre les pays riverains de l'océan Atlantique. Il entend promouvoir la paix, la sécurité, le développement durable, la connectivité et l'intégration régionale. Les participants à la réunion de Cotonou estiment que l'adoption de cette déclaration marque une nouvelle étape dans la consolidation de cette coopération.
M. M.