Un record… comme prévu. La séance matinale d’« Avatar : De feu et de cendres » de James Cameron à l’UGC Ciné Cité des Halles (Paris Ier), ce mercredi à 8 heures, a enregistré 173 entrées. Soit le plus gros score de l’année pour une première séance dans ce multiplexe, le plus fréquenté au monde avec près de trois millions de spectateurs par an. « C’est un jour de fête, savoure Patrice Lemarchand, le directeur de la salle. On atteint à peu près le même score que pour la première séance d’Avatar : la Voie de l’eau il y a trois ans. »
« Dans les salles UGC, on a 12 % de réservations de plus pour la semaine à venir que lors de la sortie du deuxième opus d’Avatar, souligne Samuel Loiseau, le directeur général d’UGC, présent aux Halles ce mercredi. Et ce matin, 100 000 billets avaient déjà été réservés pour Avatar : De feu et de cendres dans l’ensemble des salles en France. » Dans le hall de l’UGC des Halles, quelques professionnels de l’industrie du cinéma réunis dès 8 heures attendent impatiemment les avis des premiers spectateurs… qui sortent enfin de la salle à 11h30.
Les débats s’annonçaient houleux et devaient avoir lieu le lendemain, mais c’est finalement ce mercredi soir, et sans grande contestation, que le Conseil de Paris a adopté le vœu de l’exécutif visant à permettre à la Ville de se positionner pour racheter les murs du BHV Marais, au cas où le bâtiment devait être remis en vente.
Alors que la promesse de vente entre la Société des grands Magasins (SGM), exploitante du magasin, et les Galeries Lafayette, propriétaires du foncier, arrive à son terme ce vendredi 19 décembre, les élus parisiens ont donc validé la stratégie présentée la veille par la maire (PS), Anne Hidalgo. La droite et le centre n’ont, sans surprise, pas voté en faveur de ce vœu.
La première édile avait en effet surpris l’auditoire en indiquant sa volonté de développer un projet « répondant aux besoins de commerce, d’activité économique, de logements abordables, de logements en accession à la propriété et de logements sociaux » au sein du grand magasin géré par Frédéric Merlin.
« Alors que la situation du BHV suscite aujourd’hui de très fortes inquiétudes pour l’emploi et pour l’avenir du centre de Paris, j’ai souhaité (…) que la ville se donne les moyens d’agir préventivement », avait justifié Anne Hidalgo.
« Une annonce spectaculaire, sans cap assumé » pour la droiteCe mercredi, l’adjoint (PCF) en charge du commerce, Nicolas Bonnet Oulaldj, a justifié la stratégie de l’exécutif en rappelant l’imminence de « la fin de l’exclusivité de la vente accordée à la SGM pour le rachat des murs ».
« Dans ce contexte, si la SGM n’a pas la possibilité d’acheter, la Ville se propose de regarder attentivement la possibilité de racheter les murs, dans cette volonté d’anticiper le risque de la catastrophe quant à l’avenir du grand magasin. Notre volonté, c’est de préserver une activité commerciale au BHV, l’emploi des salariés », a détaillé l’élu communiste.
En réaction, l’élu (LR) de Paris Centre, Aurélien Véron, a fustigé « une annonce spectaculaire, improvisée, sans étude préalable, sans financement identifié, sans cap assumé ». « La Ville reconnaît elle même qu’elle n’a pas les moyens d’acheter le BHV, ajoute Aurélien Véron. Voilà un projet à plusieurs centaines de millions d’euros, réduit à un brainstorming de dernière minute sur un coin de table. On ne sauve pas un grand magasin avec des éléments de langage déconnectés de la réalité. »
« Un côté annonce de pompier pyromane », tacle Maud GatelUn constat partagé par la cheffe de file du groupe MoDem et indépendants, Maud Gatel, également opposée au rachat des murs par la Ville. « Il y a un petit côté annonce de pompier pyromane, grince-t-elle. Vous voir aujourd’hui affirmer que vous seriez prêts à regarder le rachat des murs, ça n’est pas crédible au regard des 300 millions d’euros qui seraient nécessaires, et je ne suis pas sûre que ça soit souhaitable pour les salariés du BHV et pour le commerce parisien ».
Après l’adoption du vœu en question, les élus attendent désormais de connaître sous 48 heures le résultat de la promesse de vente entre la SGM et les Galeries Lafayette pour passer à l’action.
Dans l’hémicycle, ce mercredi, le ton est monté une nouvelle fois au Conseil de Paris. « En 2025, des professionnels censés protéger un enfant ont rasé les cheveux d’un enfant accueilli au foyer Jenner », a d’abord rappelé Anne Hidalgo face aux élus. Une introduction pour rappeler son indignation avant des débats houleux, après que cette affaire ait été dévoilée et secoue l’Aide sociale à l’enfance (ASE, anciennement DDass) parisienne.
Le débat sur le vœu adopté par les élus – portant notamment sur le renforcement des formations et la transmission à la justice des conclusions de l’inspection – a cristallisé les tensions. Si le texte a été voté, il a suscité une avalanche de critiques de la part de l’opposition, qui a fustigé la gestion de l’ASE par la Ville, dont c’est la compétence.
Anne Hidalgo reconnaît des faillesEn préambule donc, la maire de Paris n’a pas éludé les responsabilités mises en cause. « Il y a eu des dysfonctionnements au sein de l’administration », a-t-elle admis, regrettant que « des informations aussi graves » n’aient pas été remontées aux élus.
« Moi-même, ainsi que les élus concernés, avons découvert ces faits par voie de presse », a-t-elle insisté, avant de rappeler que la Ville avait saisi le parquet dès le 9 décembre et lancé une inspection conjointe avec la Protection judiciaire de la jeunesse.
L’opposition hausse le tonPas de quoi rassurer l’opposition de droite, remontée. C’est Nelly Garnier (LR), proche de Rachida Dati (LR), qui a été la plus incisive.
« Vous ne pouvez pas dire que vous ignorez l’existence de la maltraitance, de la prostitution, des viols ou de la toxicomanie dans les foyers que vous financez », a-t-elle asséné. L’élue a révélé avoir échangé avec un avocat défendant des familles, qui lui aurait confié avoir « 50 dossiers ouverts actuellement pour de la prostitution de mineurs au sein des foyers de l’ASE parisienne ».
Avant cela, Delphine Bürkli (Horizons), maire du IXe arrondissement, ne s’est pas non plus satisfaite de cette prise de parole d’Anne Hidalgo.
« Vous expliquez ce qu’il faudrait faire après sans jamais clarifier ce qui s’est passé avant, a-t-elle reproché. D’autres faits ont-ils été dissimulés, minimisés, ou simplement non portés à la connaissance de notre assemblée ? »
L’opposition a également reproché à la majorité actuelle une « délégation massive » des compétences sociales. Sur les 102 établissements de l’ASE, seuls 13 sont gérés directement par la Ville, les 88 autres étant confiés à des associations.
« La Ville a perdu sa capacité à contrôler les établissements relevant pourtant de sa compétence », a critiqué Véronique Bucaille du groupe Les Républicains, Les Centristes. La droite du Conseil de Paris a même réclamé la démission de Dominique Versini, nommée défenseure des enfants il y a deux semaines à peine, jugée insuffisamment indépendante puisqu’elle était l’adjointe d’Anne Hidalgo en charge de la protection de l’enfance.
« Ignoble instrumentalisation »Face aux attaques, Patrick Bloche, premier adjoint de la maire, en charge de ce dossier après le départ de Dominique Versini, n’a que peu gouté à ces attaques.
« Il est ignoble d’instrumentaliser ainsi la situation et ce qu’a subi ce jeune enfant », a-t-il répondu. « Le problème de l’aide sociale à l’enfance est avant tout un problème national », a-t-il ajouté, reprochant à l’État de « fuir ses responsabilités sur le dos des collectivités territoriales ». L’élu a également assuré à l’opposition que : « nous n’avons rien à cacher, vous aurez ce rapport », en référence au travail de l’inspection générale qui avait enquêté sur l’ASE avant que cette affaire ne soit dévoilée.
Pour rappel, en février dernier, un enfant de 8 ans placé au foyer Jenner, dans le XIIIe arrondissement, a été rasé par des éducateurs qui ont filmé et diffusé la scène sur WhatsApp, prétextant la présence de poux.
Révélée par Franceinfo début décembre, l’affaire a conduit à l’ouverture d’une enquête pour « violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». La Défenseure des droits, Claire Hédon, s’est également autosaisie du dossier.
Après un premier coup de jeune appelé « Horizon 2024 », achevé juste avant les Jeux olympiques de Paris en 2024, la plus grande gare d’Europe entame la seconde phase de sa modernisation. Initialement prévu pour 2027, le projet « Future Gare du Nord » s’achèvera finalement en 2029 et doit permettre de faire face à un afflux de voyageurs vertigineux : 257 millions d’usagers y ont transité l’an passé, selon la SNCF.
Les contours de ce chantier en quatre étapes, visant à « accompagner la croissance des flux et à améliorer l’expérience voyageurs, tout en préservant le patrimoine de la gare historique », ont été présentés aux usagers et aux riverains du Xe arrondissement par SNCF Gares & Connexions le 8 décembre lors d’une réunion publique. Loin du projet pharaonique et contesté d’agrandissement de la gare, StatioNord, finalement abandonné en 2021, cette nouvelle mouture se veut ambitieuse mais mieux calibrée et adaptée aux objectifs environnementaux du Plan local d’urbanisme bioclimatique de la Ville de Paris (PLUb).
Les cambrioleurs de l’ancien président de la République François Hollande restent en prison. C’est la décision rendue mardi par la chambre de l’instruction de Paris. Ces deux Algériens sans papiers, âgés de 30 et 31 ans, ont été écroués après leur mise en examen le 28 novembre 2025 pour « vol en bande organisée ».
Dans le box de la cour d’appel, l’un d’eux, un homme brun, barbu et portant un pull beige, semble dépassé par l’ampleur de ce qu’il pensait être un simple chapardage. « Je suis désolé, je regrette ce que j’ai fait. Je n’ai jamais été un voleur et là je me retrouve en prison où j’éprouve un grand sentiment de solitude », souffle Salah. Ce trentenaire est arrivé en France il y a un an. Il vit clandestinement dans un appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et travaille au noir sur les marchés ou effectue des livraisons pour gagner sa vie.