Reçu le lundi 23 mars 2026 par l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, à sa résidence, Edmond Tapsoba a présenté les ambitions de sa fondation. Entre solidarité, formation et coopération internationale, cette rencontre pose les bases d'actions durables en faveur des populations vulnérables du Burkina Faso. Une démarche saluée à sa juste valeur par le diplomate allemand qui, au-delà des performances footballistiques de l'Étalon, salue son engagement pour un Burkina meilleur.
Dans une atmosphère conviviale et empreinte de reconnaissance, l'ambassadeur d'Allemagne, Dietrich Becker, a accueilli à sa résidence Edmond Tapsoba, accompagné de membres de sa fondation et de représentants de son club. Cette rencontre, tenue ce lundi 23 mars 2026, s'inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Burkina Faso et l'Allemagne, autour d'initiatives sociales et solidaires portées par le défenseur burkinabè, sociétaire du Bayern Leverkusen.
En image, Edmond Tapsoba remettant un maillot à un pensionnaire de AMPOPrenant la parole dans un premier temps, Edmond Tapsoba a rappelé le sens de son engagement. "Nous voulons renforcer, une fraternité, une amitié et un partenariat entre deux pays. Ces relations ont commencé il y a bien longtemps. On est venu juste les renforcer" a-t-il déclaré. À travers sa fondation, le joueur ambitionne, selon ses dires, "de donner la joie, le sourire aux enfants, aux populations vulnérables". Pour réussir ce pari, la mobilisation des partenaires aussi bien au Burkina Faso qu'en Allemagne est importante.
La soirée a été riche en émotions, avec des Burkinabè fiers de voir leur starPour rappel, sa fondation intervient dans des domaines variés, qui répondent aux besoins essentiels des populations. "Nous sommes dans le sport, la santé, l'éducation, l'assistance alimentaire, l'assistance sanitaire et aussi la formation", a égrené Edmond Tapsoba. Convaincu que la lutte contre la pauvreté passe par l'autonomisation, celui qu'on appelle affectueusement Le Zaksoba pense, outre la création d'un centre de football, créer un centre de formation où l'on apprend des métiers.
Boureima Maiga était de la partie"C'est bien de donner à manger, mais c'est encore mieux d'apprendre à pêcher" a-t-il lâché à ce propos. Dans un pays où l'agriculture occupe une place centrale, Edmond Tapsoba envisage également de créer un centre agricole, pour permettre aux jeunes d'acquérir des compétences pratiques et de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, mais aussi à ceux de leurs familles. "Tout ce qu'on veut, c'est accompagner les populations les plus vulnérables de notre pays" a-t-il ajouté.
Edmond Tapsoba espère que l'Allemagne portera ses frères burkinabè à l'international comme elle l'a fait avec luiDe son côté, l'ambassadeur Dietrich Becker a salué cette initiative qu'il juge exemplaire. "Je trouve que c'est très bien qu'Edmond Tapsoba ait créé une fondation pour aider la population burkinabè", a-t-il affirmé. Il a par ailleurs exprimé sa fierté de voir un joueur burkinabè réussir en Allemagne et revenir investir dans son pays d'origine, tout en insistant sur la nécessité de créer des projets durables. "C'est un exemple de réussite pour la jeunesse", s'est-il réjoui.
"Nous voulons le mettre en contact avec les ONG allemandes déjà présentes ici au Burkina", Dietrich BeckerErwan Compaoré
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Joëlle TRAORÉ est docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise sur les flux financiers illicites, les réformes fiscales mondiales et la mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.
Lorsqu'on évoque la crédibilité budgétaire d'un État, le débat se concentre encore souvent sur le niveau de la dette ou sur le respect des équilibres macroéconomiques. Sur le terrain, pourtant, ce ne sont plus ces indicateurs qui retiennent en priorité l'attention des partenaires financiers internationaux.
Ce qui est désormais scruté de près, c'est la capacité réelle d'un État à mobiliser durablement ses propres ressources. Autrement dit, sa fiscalité.
Un basculement discret dans la lecture des trajectoires africaines
Ce changement d'approche apparaît clairement à travers plusieurs trajectoires africaines récentes.
En mai 2023, le Ghana obtient l'approbation d'un programme du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de trois milliards de dollars, dans un contexte de crise aiguë de la dette et de restructuration financière. Quelques jours plus tard, la Côte d'Ivoire bénéficie elle aussi d'un programme du FMI, d'environ trois milliards et demi de dollars, mais dans une situation macroéconomique très différente, sans crise de dette ni rupture de trajectoire budgétaire. Le Kenya, pour sa part, a engagé dès 2021 un programme avec le FMI, prolongé et réévalué à plusieurs reprises jusqu'en 2024.
Trois pays, trois situations budgétaires distinctes. Pourtant, un point commun se dégage nettement : dans les échanges avec les bailleurs, la fiscalité est devenue un signal central de crédibilité.
Au-delà des chiffres : ce que les bailleurs cherchent à évaluer
Les partenaires financiers ne s'arrêtent plus au niveau des recettes fiscales observé à un instant donné. Leur attention se porte d'abord sur la capacité d'un pays à traduire des engagements fiscaux en résultats concrets et durables.
Au Ghana, le programme de 2023 s'inscrit dans une logique de reconstruction. Après une perte de crédibilité sévère sur les marchés, les autorités s'engagent à élargir l'assiette fiscale, à réduire certaines exonérations et à renforcer l'administration fiscale. Pour le FMI, l'enjeu dépasse largement la liste des mesures annoncées : il s'agit d'apprécier la capacité du pays à rétablir une trajectoire crédible de mobilisation des recettes après plusieurs années de fragilisation budgétaire.
Fiscalité et soutenabilité à moyen terme : le cas ivoirien
En Côte d'Ivoire, la lecture est sensiblement différente. Le pays ne négocie pas sous la contrainte d'une restructuration de dette, mais dans une logique de consolidation et de transformation économique.
Le programme met l'accent sur la mobilisation des recettes domestiques non comme une réponse à l'urgence, mais comme un pilier du financement du développement. La fiscalité y est interprétée comme un indicateur de soutenabilité à moyen terme et de capacité de l'État à accompagner sa croissance sans dépendre excessivement de l'endettement.
Quand l'exécution devient déterminante : l'expérience kényane
Le cas du Kenya permet d'aller encore plus loin dans l'analyse. Les revues successives du programme engagé en 2021 montrent que la crédibilité ne se joue plus sur l'annonce des réformes fiscales, mais sur leur mise en œuvre effective, leur calendrier et leur acceptabilité politique.
Les reports répétés ou les difficultés d'exécution pèsent désormais autant que la qualité technique des mesures elles-mêmes.
La fiscalité comme révélateur des capacités de l'État
Dans ce contexte, la fiscalité est devenue un véritable test de capacité.
Il s'agit d'abord d'une capacité administrative : qualité des systèmes d'information, fiabilité des données, aptitude à contrôler, à recouvrer et à rembourser, notamment en matière de TVA.
Il s'agit ensuite d'une capacité politique. Une réforme fiscalement ambitieuse mais politiquement inapplicable envoie un signal négatif, même si elle est techniquement bien conçue sur le papier.
Un contexte global de marges budgétaires réduites
Ce recentrage sur la fiscalité s'explique aussi par l'évolution du contexte global. Entre 2010 et 2022, le ratio médian de dette publique rapportée au PIB en Afrique subsaharienne est passé d'environ 32 % à près de 57 %. Les marges budgétaires se sont réduites, les conditions financières se sont durcies, et l'aide publique au développement est devenue plus contrainte.
Dans ce nouvel environnement, les bailleurs privilégient les États capables de sécuriser leurs ressources internes.
Une nouvelle grille de lecture budgétaire
La fiscalité n'est donc plus perçue comme un simple outil technique. Elle est devenue un révélateur de la solidité de l'État, de la cohérence de ses choix budgétaires et de sa capacité à tenir ses engagements.
Les trajectoires du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Kenya ne montrent pas qu'il existe un modèle fiscal unique à suivre. Elles montrent que la crédibilité budgétaire se construit désormais dans l'écart entre ce qui est promis et ce qui est effectivement mis en œuvre.
La question centrale n'est plus seulement de savoir si une réforme est adoptée, mais si elle est appliquée, suivie et intégrée dans une trajectoire budgétaire lisible.
Les habitants de la ville de Ouagadougou se sont réveillés ce 24 mars 2026 sous une nappe de poussière. Selon les services météorologiques, cette couche de poussière serait en provenance du Nord du pays et affectera progressivement la majeure partie du territoire aujourd'hui et demain.
Cela entraînera une forte réduction des visibilités, une dégradation notable de la qualité de l'air ainsi qu'une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. Les populations sont donc invitées à adopter des bons réflexes comme le port de masque ou de foulard. La prudence en circulation devra aussi être de mise et les déplacements inutiles sont à éviter. Il est aussi recommandé de protéger les enfants, les personnes âgées et fragiles.
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Source : Page Facebook météo
La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), à travers l'Académie internationale pour la gouvernance et le leadership économique (AIGLE), a organisé ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou la cérémonie officielle de sortie des 5e, 6e et 7e promotions du programme de Certificat d'administrateur des sociétés et des entreprises (CAS-AIGLE).
Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat, après avoir satisfait à l'ensemble des exigences académiques et d'assiduité.
Au cours de leur parcours, les participants ont bénéficié d'un programme de formation d'environ 100 heures. Celui-ci a été dispensé sous forme de sessions intermittentes sur une période de six mois, ainsi qu'en formule intensive sur deux semaines. La formation comprenait également deux jours de simulation de sessions de conseil d'administration, permettant aux auditeurs de se confronter à des situations concrètes de prise de décision.
Le programme était structuré autour de plusieurs modules notamment la gouvernance d'entreprise, les rôles et responsabilités des administrateurs, la stratégie et la gestion des risques, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la lecture et l'analyse des états financiers. Les auditeurs ont également été formés au leadership, à l'éthique et à la déontologie liés à la fonction d'administrateur.
Au nom des promotions sortantes, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon aréaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africainesSelon le directeur de l'AIGLE, Dr Rodrigue BALIMA, l'académie a organisé, au titre de l'année 2025, douze sessions de formation consacrées au programme de certification. Les sessions se sont tenues à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour les promotions 5 et 6, tandis que la 7e promotion a suivi une formation intensive à Accra, avant de compléter son parcours à Ouagadougou.
Il a également indiqué que les auditeurs ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'issue de la formation, avec un score global de 83,60 %, dont 86,78 % pour le contenu des formations et 83,93 % pour l'appréciation des formateurs.
Présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge de l'industrie, Alassane Ouédraogo, a salué l'initiative de la Chambre de commerce et de l'AIGLE, qui contribue au renforcement des capacités des dirigeants et administrateurs d'entreprises. Il a également souligné que la réussite des ambitions économiques du Burkina Faso passe nécessairement par une gouvernance responsable, éthique et performante.
Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat« La réalisation de l'ambition portée par la révolution progressiste populaire requiert des ressources humaines de qualité. Je voudrais saluer l'engagement de la Chambre de commerce et de l'industrie qui, à travers ses programmes de formation, apporte sa part contributive au renforcement des capacités des administrateurs de sociétés et de dirigeants d'entreprises. Chers impétrants, vous qui avez pris part à ce programme de certification, soyez fiers des compétences acquises qui donneront un nouveau départ à vos carrières respectives. Au regard de notre ambition de voir émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d'activité économique, j'invite les chefs d'entreprises à s'intéresser à ce programme de formation », a déclaré le représentant du patron de la cérémonie.
Il a saisie l'occasion pour féliciter le comité de gestion de l'AIGLE et encouragé le monde des affaires à consommer sans modération les produits issus du programme de certification des administrateurs pour le bien de leur business et la prospérité du Burkina Faso.
Le président du comité de gestion de l'AIGLE, Tertius Zongo, a pour sa part félicité les nouveaux certifiés et les a invités à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, la formation d'administrateurs compétents constitue une réponse aux défis liés notamment à la transmission des entreprises et à la pérennité du tissu économique national.
Une signature de convention a également eu lieu au cours de la cérémonie« Assurer la continuité d'une entreprise suppose prévoyance et méthode. Ce n'est pas un évènement, c'est un processus qui se prépare. Elle suppose surtout une gouvernance vertueuse et cette gouvernance est ce qui transporte une initiative individuelle à une institution. Elle est ce qui permet à l'entreprise de résister aux épreuves. Elle est ce qui garantit que l'entreprise ne repose pas sur un homme, mais sur des principes. Et c'est tout le sens de l'action entreprise par l'AIGLE. En formant des administrateurs compétents, responsables, conscients de leurs missions, l'AIGLE contribue à l'émergence d'une génération de dirigeants qui sont mieux préparés à comprendre que créer une entreprise est un acte entrepreneurial. Mais la transmettre avec succès, c'est un acte de leadership. Et nous avons besoin de leaders dans ce pays », a-t-il déclaré.
Au nom des promotions sortantes par ailleurs directrice générale de BSIC Burkina, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon a salué la qualité de la formation reçue et réaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines.
« Aujourd'hui, nous ne recevons pas simplement un certificat, nous recevons un mandat, celui d'améliorer la gouvernance dans nos entreprises et dans notre pays. Être administrateur, ce n'est pas occuper un siège. C'est porter une vision et défendre l'intérêt de l'institution au-delà des intérêts individuel », a-t-elle affirmé.
Les nouveaux certifiés sont issus de diverses structures publiques et privées. On y dénombre notamment 20 administrateurs et dirigeants d'entreprises et 14 directeurs de service, provenant d'une vingtaine d'entreprises et d'institutions.
Plusieurs autorités ont pris part à cette rencontreLa cérémonie de remise des attestations a également été marquée par plusieurs panels, ainsi qu'une communication sur le thème : « Transmission d'entreprise : défis et clés de succès », animée par Dr Issaka Kargougou, expert en gouvernance des entreprises familiales.
Le communicateur principal a formulé cinq recommandations majeures pour améliorer la transmission des entreprises. Il a notamment appelé à renforcer les actions de sensibilisation afin de briser les tabous autour de la succession, à mieux intégrer la transmission des entreprises familiales dans les politiques publiques, à structurer un marché d'experts pour accompagner ces processus, à revoir la fiscalité liée à la transmission et à renforcer l'accompagnement ainsi que la protection des entreprises privées stratégiques par l'État.
Les panélistes ont réagi en mettant l'accent sur les conditions nécessaires à une transmission réussie. Le président de l'Ordre national des experts-comptables, Yacouba Traoré, a insisté sur l'importance de la qualité de l'information financière, tandis que le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Yacouba Dembélé, a souligné la nécessité de mécanismes juridiques solides, notamment la rédaction de pactes d'actionnaires.
De son côté, le secrétaire général de la Chambre de commerce du Niger,Abdourhamane Seyni, a partagé l'expérience de son pays en insistant sur l'importance d'une vision claire et d'une bonne gouvernance pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, des responsables de l'Institut marocain des administrateurs ont présenté leur expérience en matière de formation et de renforcement des compétences des administrateurs de sociétés.
Hanifa Koussoubé
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Le ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, à travers l'Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), a organisé une journée d'échanges avec les acteurs du secteur minier et les sociétés de carrières autour des nouvelles orientations relatives aux délais de délivrance des avis environnementaux. La rencontre s'est tenue ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.
Au Burkina Faso, la délivrance des avis environnementaux est une procédure par laquelle l'État autorise ou non la réalisation d'un projet susceptible d'avoir un impact sur l'environnement. Encadrée par le Code de l'environnement, elle repose sur l'analyse d'une étude d'impact environnemental et social. Cet avis peut être favorable, assorti de conditions ou défavorable. Il vise à garantir la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux avant la mise en œuvre de tout projet, notamment dans les secteurs minier, agricole ou industriel.
Conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette rencontre a été organisée avec les acteurs miniers et les sociétés de carrières afin de les informer des nouvelles procédures de délivrance des avis environnementaux. Auparavant, l'obtention de ces avis pouvait prendre entre trois et quatre mois. Désormais, ce délai est réduit à un maximum de 26 jours. Il était donc important de porter cette information à la connaissance des différents acteurs concernés.
Les différentes parties prenantes présentes à l'échangeTrois communications ont été prévues à cette occasion. La première a porté sur les nouvelles procédures, avec une réduction des délais de délivrance des arrêtés environnementaux à 26 jours maximum, contre plus de trois à quatre mois auparavant. La deuxième communication a concerné les plans de réhabilitation et de fermeture. Tout projet minier doit impérativement disposer d'un tel plan afin d'assurer la remise en état des sites après exploitation. La troisième communication a porté sur le suivi des plans de gestion environnementale et sociale. Ces plans regroupent l'ensemble des prescriptions contenues dans les arrêtés environnementaux. Il s'agit de s'assurer que les acteurs mettent effectivement en œuvre les mesures prévues.
Les acteurs ont salué l'organisation de cette rencontre, qu'ils ont qualifiée d'instructive.« Le secteur minier et celui des carrières occupent une place stratégique dans le développement économique de notre pays. C'est dans cette perspective que le ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques a engagé des réformes visant à améliorer l'efficacité, la transparence et la célérité des procédures administratives, notamment en ce qui concerne la délivrance des avis environnementaux. Les nouvelles orientations que nous examinons aujourd'hui traduisent notre volonté d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations récurrentes liées aux délais, tout en maintenant un niveau d'exigence élevé en matière de protection de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de réduire les délais, mais aussi de mieux structurer les processus, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de garantir la prévisibilité des décisions administratives. Notre ambition est claire : concilier attractivité du secteur extractif et exigence environnementale. Cette rencontre constitue donc un cadre privilégié pour un dialogue franc et constructif. Vos expériences, vos préoccupations et vos propositions seront essentielles pour enrichir la mise en œuvre de ces nouvelles orientations et assurer leur appropriation par tous », a déclaré le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré.
Le Ministère a exhorté les acteurs à plus de rigueurL'ANEVE joue un rôle central dans le processus de délivrance des avis environnementaux. Elle est chargée d'examiner et d'évaluer les études d'impact environnemental et social soumises par les promoteurs de projets. Concrètement, elle analyse la qualité des études, vérifie la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux et formule des recommandations techniques à l'attention du ministère en charge de l'environnement, qui délivre ensuite l'avis final. L'ANEVE assure également le suivi de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale afin de s'assurer du respect des engagements pris par les promoteurs.
À gauche, Alassane Guiré a rappelé l'importance de respecter les règles et directives fixées par l'ÉtatLe directeur général de l'ANEVE, Ousseini Ouédraogo, a souligné : Cette rencontre marque le début d'une série d'échanges qui seront organisés avec l'ensemble des parties prenantes. Dans un premier temps, les acteurs du secteur minier sont concernés. Par la suite, des rencontres seront tenues avec les acteurs du secteur privé à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi qu'avec les consultants en cours d'agrément. Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur les plans de réhabilitation et de fermeture, compte tenu de l'impact environnemental significatif des activités minières. Toutes les exploitations doivent ainsi prévoir et appliquer des mesures de réhabilitation une fois leurs activités terminées. À ce jour, la majorité des mines industrielles disposent de plans de réhabilitation, même si certains nécessitent une actualisation. En revanche, aucune mine semi-mécanisée n'a encore élaboré de plan de réhabilitation et de fermeture. C'est la raison pour laquelle ces acteurs avaient été conviés à cette rencontre. Leur absence est regrettable. Toutefois, d'autres sessions seront organisées afin de les sensibiliser à l'importance de ces dispositifs. À l'heure actuelle, aucune mine semi-mécanisée n'a soumis de plan de réhabilitation et de fermeture aux services compétents », a-t-il indiqué.
« Le ministère s'inscrit dans une dynamique de réforme et d'amélioration continue de ses services », a souligné Ousseini OuédraogoCette rencontre d'actualisation a été appréciée positivement par les acteurs. Mamoudou Ouédraogo, représentant d'une société minière, salue le raccourcissement des délais de délivrance des avis environnementaux, qu'il considère comme une avancée importante pour le secteur. Selon lui, cette mesure facilite la mise en œuvre rapide des projets miniers, en permettant aux opérateurs d'obtenir plus rapidement les différents permis nécessaires, un processus jusque-là long et contraignant. Il encourage donc l'État à poursuivre dans cette dynamique.
Mamoudou Ouédraogo a félicité l'État pour cette actualisation des procéduresSamirah Bationo
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Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation à l'entrepreneuriat communautaire, l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC) a tenu, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre avec le personnel de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Objectif : mobiliser les travailleurs autour de l'actionnariat populaire, pilier de la stratégie de financement endogène du développement prônée par les autorités burkinabè.
« Au lieu de compter en permanence sur les ressources extérieures, nous avons une force interne que nous n'avons pas encore éprouvée », a souligné le directeur général de l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC). Pour lui, l'actionnariat populaire constitue un levier stratégique pour mobiliser l'épargne nationale et financer des projets structurants, créateurs d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
C'est pourquoi l'APEC a fait le choix de mener une communication de proximité en sensibilisant les populations et les travailleurs de différentes institutions, afin qu'ils comprennent le bien-fondé de cette décision des autorités de promouvoir l'actionnariat populaire.
Une stratégie de maillage territoriale « ambitieuse »
S'inscrivant dans cette logique, l'Agence dit avoir déployé une stratégie « ambitieuse » visant à couvrir l'ensemble du territoire national. « Nous avons recruté une centaine d'agents pour couvrir déjà 30 points focaux provinciaux », a indiqué Karim Traoré, précisant que les 17 autres points focaux seront bientôt opérationnels. Une démarche qui traduit, selon lui, la volonté de toucher directement les populations à la base, tout en renforçant la communication institutionnelle auprès des structures étatiques et des grandes entreprises.
Karim Traoré, directeur général de l'APEC (au milieu)Parmi les réalisations concrètes déjà engagées, l'APEC met en avant la production du concentré de tomates naturel « Adia ». Le directeur général a également indiqué qu'une deuxième usine est également en construction à Tenkodogo ; et qu'une mine semi-mécanisée en phase terminale à Gaoua devrait bientôt produire son premier lingot d'or, illustrant la diversification des investissements portés par l'APEC.
Freiner l'exode des bras valides
« Il s'agit d'une initiative majeure que nous saluons et que nous sommes prêts à accompagner », a déclaré le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de s'appuyer sur ses propres capacités pour impulser une transformation sociale durable.
Selon lui, l'initiative d'actionnariat populaire pourrait contribuer à freiner l'exode de la main-d'œuvre, notamment dans certaines régions comme le Nakambé, où de nombreux jeunes quittent le pays pour des activités agricoles à l'étranger, notamment la culture de la tomate.
Harouna Zarani, directeur général de la Loterie nationale burkinabè« Au-delà de son aspect financier, l'actionnariat populaire est présenté comme un véritable projet de société. Il vise à faire de chaque Burkinabè un acteur du développement économique, en lui offrant l'opportunité de participer activement à la construction du tissu entrepreneurial national. Ce n'est pas seulement un mécanisme financier, c'est un appel à la participation, un levier d'inclusion économique », a insisté M. Zarani.
Il a invité l'ensemble du personnel de la LONAB à s'approprier ce mécanisme et à y adhérer massivement.
Le directeur général de l'APEC a également salué l'accueil de la LONAB et appelé à la mise en place de points focaux au sein de l'institution afin de faciliter la diffusion de l'information auprès du personnel.
Fredo Bassolé
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Photos : SIDWAYA
À l’occasion du Ramadan 2026, Henkel Algérie a relancé son initiative solidaire “Tahla Lemma” et a confirmé son ancrage dans le paysage humanitaire national. Pour […]
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Ne manquez pas l'événement cinématographique du moment !
Le Ciné Burkina vous invite à découvrir « Maman déteste ma Belle-Mère » le nouveau film plein de suspense !
Une coproduction Waati Films, Gemme 7 Prod et Christall Production, écrite et réalisée par Oumar Dagnon, avec au générique des talents comme Flora Ilboudo, Laure Guiré, Aaron Ouédraogo, Landy Gala, Issaka Sawadogo et Désiré Yaméogo.
Du 23 mars au 5 avril 2026, aux séances de :
∙ 18h30
∙ 20h30
∙ 22h30
Entrée : 2 000 F / 2 500 F
Venez en famille, entre amis ou en couple pour partager un moment de pur divertissement made in Burkina. Soutenons le cinéma africain, soutenons nos artistes !
Le coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a présenté le bilan d'une vaste opération de saisie de fils de tissage et de pagnes importés, ce mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou.
Cette intervention, qui a permis de retirer du marché des produits d'une valeur totale de 20 504 725 francs CFA, s'inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion et de protection de la production locale.
Le gouvernement maintient fermement l'interdiction d'importation de ces articles afin de soutenir l'industrie textile nationale et de valoriser le savoir-faire des artisans locaux.
La BMCRF a réitéré son appel au strict respect de la réglementation en vigueur, avertissant que tout contrevenant s'expose à des sanctions rigoureuses conformément aux textes régissant le commerce au Burkina Faso.
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Source : Ministère du de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat
Les autorités algériennes renforcent l’encadrement de l’usage des drones. Le haut commandement de l’Armée nationale populaire (ANP) a lancé, mardi 24 mars, un nouvel appel […]
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Formation 1 : Système d'information géographique (Qsis, arcGis, exploitation de drones…) : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)
Objectif : Cette formation vise à doter les participants de compétences pratiques en cartographie numérique, analyse spatiale et collecte de données géographiques. Les participants apprendront à utiliser QGIS et ArcGIS, ainsi que les drones pour la cartographie et la collecte de données, afin de produire des cartes professionnelles et d'appuyer la planification territoriale, les projets de développement et la prise de décision basée sur les données spatiales.
Formation 2 : Finance climatique et la finance verte : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)
Objectif : Cette formation vise à permettre aux participants de comprendre les mécanismes de la finance climatique et de la finance verte, d'identifier les principaux bailleurs et fonds de financement, et de maîtriser les canevas de montage de projets afin de concevoir des projets climatiques solides et éligibles aux financements internationaux.
Formation 3 : Maîtrise de RuralInvest et des outils numériques de suivi-évaluation des projets : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)
Objectif : Cette formation vise à renforcer les compétences des participants dans l'analyse, la planification et le suivi-évaluation des projets de développement, à travers l'utilisation de RuralInvest et d'outils numériques modernes (notamment l'intelligence artificielle).
Les participants apprendront à analyser la rentabilité des investissements, collecter et gérer les données de terrain et suivre efficacement la performance des projets afin d'améliorer leur impact et leur gestion.
Le dossier de la prolongation de Vladimir Petkovic avec la FAF avance à grands pas. Selon des sources concordantes, le président de la Fédération algérienne […]
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