Le président de la République, Romuald Wadagni, est arrivé ce mardi 25 août 2026 à Nikki, à l'occasion de la célébration de l'édition 2026 de la Gaani.
Le Chef de l'Etat a effectué le déplacement ce mardi à Nikki. Romuald Wadagni prend part aux festivités de la Gaani. Dès son arrivée, le chef de l'Etat s'est rendu auprès de Sa Majesté Séro Torou Tuko Sari, empereur de Nikki.
La présence du président de la République à cette célébration vient donner un relief particulier à cette édition de la Gaani organisée pour la première fois par l'État béninois. Cette implication traduit l'importance accordée à la valorisation du patrimoine culturel et des traditions du Bénin.
Trois jours au cœur du patrimoine baatonu
Placée sous le thème « Un peuple, une histoire, une couronne », la Gaani 2026 se déroule du 25 au 27 août à Nikki. L'événement met à l'honneur le patrimoine vivant baatonu à travers trois jours de cérémonies, de rites, de processions et d'animations culturelles.
La première journée est consacrée au lancement des festivités, avec notamment l'entrée solennelle des têtes couronnées, les cortèges équestres, les animations traditionnelles et la sortie des tambours sacrés.
Le mercredi 26 août sera marqué par la procession du « Sinaboko » à travers la cité de Nikki. Cette journée prévoit également les cérémonies d'allégeance des dignitaires et des princesses, avant un grand concert réunissant des artistes de la scène béninoise moderne et traditionnelle.
La dernière journée sera consacrée à la Kayessi, rite de transmission organisé au palais de la reine mère, avant le spectacle de clôture.
Marcellin Bocovè prend les rênes de la Fédération béninoise de football (FBF). Il a été élu président de l'instance dirigeante du football béninois, ce mardi 25 août 2026, à l'issue de l'Assemblée générale élective tenue à Missérété.
Candidat de la liste unique « Ensemble, visons plus haut », Marcellin Bocovè a obtenu 76 voix pour, 01 contre et 02 abstentions, sur 79 votants. Il succède à Mathurin de Chacus, qui dirigeait la FBF depuis le 25 août 2018 et achève son deuxième mandat à la tête de la fédération.
Ingénieur en génie civil formé à l'École Polytechnique de Thiès, au Sénégal, Marcellin Bocovè a effectué l'essentiel de sa carrière professionnelle à l'Agence d'Exécution des Travaux Urbains (AGETUR), où il a notamment occupé le poste de Directeur général adjoint.
Son parcours professionnel dans la conduite de projets d'infrastructures lui a permis de développer une expérience en matière de gestion et de pilotage de projets complexes.
Un dirigeant de club expérimenté
Dans le football, le nouveau président de la FBF est notamment connu pour son engagement à la tête de l'Association Vallée Omnisport (ASVO), club de première division qu'il préside depuis sa création en 2011.
Réélu en juillet 2026 pour un nouveau mandat de quatre ans, Marcellin Bocovè s'est ainsi forgé une expérience de plusieurs années dans la gestion d'un club et dans le développement du football au niveau local.
Avec son élection, il prend désormais la direction de la FBF pour la mandature 2026-2030.
Le gouvernement béninois adresse ses chaleureuses félicitations à Noélie Yarigo, sacrée championne du monde Masters 2026 du 800 mètres.
L'athlète béninoise a décroché la médaille d'or lors des Championnats du monde d'athlétisme des Masters 2026, organisés à Daegu, en Corée du Sud. Une nouvelle performance qui permet à l'athlète de porter une fois encore haut les couleurs du Bénin sur la scène internationale.
À travers cette consécration, le gouvernement salue la régularité, la discipline, la patience et les années de travail de Noélie Yarigo. Face à des concurrentes venues de grandes nations de l'athlétisme, notamment l'Éthiopie et le Kenya, l'athlète béninoise s'est imposée au terme de l'épreuve du 800 mètres.
Le gouvernement félicite la championne pour cette nouvelle distinction et lui adresse ses encouragements pour la suite de sa carrière. Avec ce nouveau sacre, Noélie Yarigo confirme une fois encore son statut de figure emblématique de l'athlétisme béninois.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°136/26
Mardi 25 août 2026 (11H)
18 • 43 • 76 • 61 • 68
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Le Bénin a perdu, dans la nuit du lundi 24 août 2026, une personnalité ayant occupé plusieurs fonctions dans l'administration publique, le gouvernement, le Parlement et le secteur bancaire.
Grégoire Laourou, ancien ministre de l'Economie et des Finances et ancien député, est décédé dans la nuit du lundi 24 août 2026 à l'âge de 71 ans, après une longue maladie.
L'illustre défunt avait notamment dirigé la Direction générale du Budget avant son entrée au gouvernement. Il a été ministre des Finances et de l'Economie de 2002 à 2005 sous la présidence du feu général Mathieu Kérékou.
En janvier 2004, Grégoire Laourou devient président du Conseil des ministres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Elu député en 2007 puis en 2011, il s'est particulièrement illustré au Parlement dans le domaine budgétaire. Il a présidé la Commission des finances et des échanges de l'Assemblée nationale.
Après plusieurs années consacrées à la vie publique, Grégoire Laourou a poursuivi son parcours dans le secteur privé. En juillet 2019, il est nommé président du conseil d'administration de Société Générale Bénin.
Paix à l'âme de l'illustre disparu !
M. M.
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Le tirage DIGITAL 08H N°237 a livré son verdict !
Mardi 25 août 2026
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RÉSULTAT : 34 • 65 • 64 • 35 • 33
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DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°237 a livré son verdict !
Mardi 25 août 2026
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RÉSULTAT : 05 • 40 • 57 • 49 • 15
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Deux arbitres béninoises participent à la Ligue des Champions féminine de la zone UFOA-B, prévue du 23 août au 5 septembre 2026 au Burkina Faso. Bio Bangana Djaria et Laurende Offin ont été retenues pour officier lors de cette compétition.
Reconnue pour son professionnalisme, Laurende Offin figure parmi les arbitres de la Ligue des Champions féminine de la zone UFOA-B. Bio Bangana Djaria est retenue comme arbitre assistante.
Les deux arbitres béninoises auront la responsabilité d'officier lors des différents matchs de la Ligue des Champions féminine UFOA-B. La compétition se déroule du 23 août au 5 septembre 2026 au Burkina Faso notamment au Stade du 4 Août..
DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 20H N°236 a livré son verdict !
Lundi 24 août 2026
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RÉSULTAT : 20 • 29 • 45 • 26 • 56
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La mairie de Cotonou intensifie ses actions contre l'occupation anarchique des espaces publics. Une équipe conduite par Ulrich Soglo, directeur adjoint de la Police municipale, s'est rendue dans plusieurs quartiers de la ville, notamment à Vodjè, pour sensibiliser les propriétaires de garages et les tenanciers de boutiques installés sur le domaine public.
La mairie de Cotonou sensibilise les occupants du domaine public avant de passer à la phase répressive. Sur le terrain, le directeur adjoint de la police républicaine, Ulrich Soglo a échangé avec les propriétaires de garages et les tenanciers de boutiques installés sur les espaces publics.
Cette démarche intervient face à la multiplication des véhicules abandonnés dans les rues et sur les espaces publics, ainsi qu'à l'installation de mécaniciens sur les voies publiques. Des pratiques qui affectent le cadre de vie et perturbent la circulation sur plusieurs artères de Cotonou.
Dans un communiqué en date du 13 avril, le maire de Cotonou avait invité les propriétaires de véhicules abandonnés à procéder à leur retrait immédiat. Les mécaniciens occupant illégalement les espaces publics sont également appelés à libérer les lieux.
À l'issue de cette phase de sensibilisation, une vaste opération de répression est annoncée sur l'ensemble du territoire communal. Elle prévoit notamment l'enlèvement et la mise en fourrière des véhicules abandonnés, la fermeture des garages installés illégalement sur le domaine public, ainsi que la mise en vente aux enchères des véhicules qui ne seront pas retirés dans les délais impartis.
Le Bénin fait face à une pression croissante liée à l'insécurité au Sahel et dans le nord du Nigeria. Selon la fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), publiée le 6 août 2026, 8 400 réfugiés ont été enregistrés dans le pays au cours du premier semestre 2026.
À fin juin, le Bénin compte environ 85 200 personnes déplacées, dont près de 42 000 réfugiés et demandeurs d'asile. 8 400 réfugiés ont été enregistrés au titre du premier semestre 2026. Les mouvements de population sont principalement liés à l'insécurité dans les pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Nigeria.
La fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) informe que les départements du nord du Bénin sont particulièrement concernés par ces mouvements transfrontaliers. À Porga, dans l'Atacora, 4 673 personnes venues du Burkina Faso ont fait l'objet d'un pré-enregistrement. À Ségbana, dans l'Alibori, 1 540 personnes arrivées du Nigeria ont été enregistrées et documentées, tandis que 1 905 personnes ont été pré-enregistrées à Kalalé, dans le Borgou. Le HCR relève également l'émergence d'un nouveau front de déplacement dans la Donga, notamment autour de Partago et Djougou.
Des besoins toujours importants
La situation reste également marquée par des déplacements internes. En juin, 2 841 personnes issues de 393 ménages ont été déplacées à Matéri, dans l'Atacora, à la suite de la réorganisation des opérations de sécurité. Face à ces mouvements, le HCR travaille avec le gouvernement béninois et plusieurs partenaires pour renforcer l'accueil, l'enregistrement et la protection des personnes déplacées. Au 30 juin, environ 30 400 réfugiés et demandeurs d'asile étaient individuellement enregistrés au Bénin. Dans le nord, les opérations d'enregistrement et de vérification ont permis d'enregistrer 8 481 demandeurs d'asile et de délivrer 2 337 documents de protection.
L'organisation soutient également l'accès aux services sociaux, aux moyens de subsistance et à la formation professionnelle, avec l'objectif de favoriser l'inclusion des réfugiés et de renforcer la résilience des communautés d'accueil.
Le bilan de l'incendie survenu jeudi 20 août 2026 au quartier Orougnorou, dans la commune de Banikoara, s'est considérablement alourdi. Après un premier décès enregistré vendredi 21 août, quatre nouvelles victimes ont succombé à leurs blessures, portant à cinq le nombre total de personnes décédées.
Des victimes de l'incendie survenu à Banikoara ont succombé à leurs blessures. Aux dernières nouvelles, quatre (04) nouveaux décès ont été enregistrés après celui du vendredi dernier.
Le drame s'est déclaré au quartier Orougnorou dans un bâtiment d'environ 20 m² comprenant cinq pièces : deux boutiques, un espace de stockage de bidons contenant du carburant frelaté et deux pièces à usage d'habitation. Selon l'Agence béninoise de protection civile (ABPC), neuf personnes avaient été victimes de l'incendie, dont plusieurs grièvement brûlées. Les blessés ont été évacuées vers Parakou pour recevoir des soins. Le bilan de cet incendie est désormais de cinq morts et quatre blessés.
Cotonou accueille la session de formation hybride consacrée à l'outil TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool). L'ouverture a été faite ce lundi 24 août 2026, par le ministre délégué auprès du Ministre de l'Économie et des Finances, chargé des Finances et de la Microfinance, Nicolas Yenoussi.
Du 24 au 28 août 2026, des cadres des administrations fiscales francophones prennent part à une formation hybride axée sur l'outil TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool). Elle est organisée par WATAF-FAFOA avec l'appui technique des experts du Fonds Monétaire International (FMI). La formation permet aux participants d'avoir une expérience internationale.
L'outil d'évaluation et de diagnostic de l'administration fiscale (TADAT) offre un diagnostic complet de la performance d'une administration fiscale à l'aide de neuf domaines de performance et de 28 indicateurs.
Dans son discours d'ouverture, le ministre de l'Économie et des Finances, chargé des Finances et de la Microfinance, Nicolas Yénoussi a apprécié cet outil d'évaluation. « Le TADAT est un véritable outil de pilotage stratégique, qui permet à chaque administration de savoir précisément où elle se situe, et surtout, ce qu'il lui reste à accomplir », a-t-il déclaré.
Grâce à ses réformes, le Bénin s'impose comme une référence en matière de gestion des finances publiques. Cette dynamique s'appuie sur une discipline budgétaire rigoureuse saluée par les institutions internationales, hissant le pays au premier rang de l'espace francophone et parmi les meilleurs scores mondiaux pour la transparence de ses budgets.
Pour le ministre Nicolas Yenoussi, ces résultats traduisent la volonté constante de hisser l'administration aux meilleurs standards internationaux.
L'arrondissement de Kpanroun, dans la commune d'Abomey-Calavi, disposera désormais de sa propre unité de police. La création du commissariat a été officialisée par une décision de la Direction générale de la Police républicaine.
Le Commissariat de Kpanroun est désormais inscrit dans le dispositif sécuritaire de la commune d'Abomey-Calavi. La décision portant sa création a été prise le 21 août 2026 par la Direction générale de la Police républicaine, à travers la Décision N°2026-1403/DGPR/DRH/SPRHGP/SA.
Cette création répond à une demande portée au nom des populations de Kpanroun. Le maire d'Abomey-Calavi, Nathanaël Koty, a indiqué avoir fait de l'installation d'un commissariat dans cet arrondissement l'un de ses engagements envers les habitants. Le plaidoyer a notamment été défendu lors d'une audience accordée le 21 juillet 2026 par le Directeur général de la Police républicaine. La démarche a finalement abouti à l'officialisation du commissariat un mois plus tard, selon la publication du maire.
Le nouveau commissariat de Kpanroun est appelé à renforcer la présence des forces de sécurité dans un arrondissement en développement. Il devrait également contribuer à rapprocher les services de police des habitants et à améliorer la prise en charge des questions liées à la sécurité des personnes et des biens.
Pour le maire, cette création constitue une concrétisation de l'engagement pris devant les populations lors de l'installation du Chef d'Arrondissement de Kpanroun.
M. M.
En préparation en France, les Amazones U-20 ont signé une deuxième victoire en dominant Fleury sur le score sans appel de 6-0, dimanche 23 août 2026.
Face à Fleury, en France, le Bénin a rapidement pris l'avantage avec Mouiba Awena à la 5e minute.
Romaine Gandonou a ensuite inscrit le deuxième but à la 14e minute, avant de récidiver à la 30e minute pour porter le score à 3-0.
Les Béninoises ont continué à contrôler la rencontre et Germaine Honfo a ajouté un quatrième but à la 36e minute.
A la pause, les Amazones menaient donc 4-0.
Au retour des vestiaires, Mouiba Awena a signé son doublé à la 57e minute.
Cinq minutes plus tard, Yasminath Djibril a définitivement scellé le succès béninois en inscrivant le sixième but à la 62e minute, directement sur corner.
Cette nouvelle victoire, en match de préparation au Mondial féminin U20 prévu en Pologne, intervient après le succès 7-2 obtenu face à Sarcelles.
Les Amazones U-20 poursuivent ainsi leur préparation. Le 27 août, les Béninoises affronteront la France U-20.
M. M.
La Béninoise Noelie Yarigo s'est illustrée sur la scène mondiale. Engagée aux 26es Championnats du monde d'athlétisme Masters en plein air, à Daegu, en Corée du Sud, l'athlète a remporté la médaille d'or du 800 m dans la catégorie W40.
L'athlète béninoise Noelie Yarigo confirme une nouvelle fois sa performance. Elle s'est imposée en finale aux 26es Championnats du monde d'athlétisme Masters en plein air, avec un chrono de 2'10''55. Elle décroche ainsi le titre de championne du monde Masters du 800 m, catégorie W40. Cette nouvelle prouesse vient enrichir le palmarès de la spécialiste du 800 mètres.
La compétition, organisée par World Masters Athletics, se déroule du 22 août au 3 septembre 2026 à Daegu. Elle réunit des athlètes âgés de 35 ans et plus, répartis en catégories d'âge de cinq ans.
Après son sacre, Noelie Yarigo a partagé sa fierté avec ses supporters. « Il n'y a pas d'âge pour écrire son histoire. Ce maillot je le porte pour vous et cette fierté je la partage avec vous », a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Avec ce titre mondial, la Guéparde de la Pendjari continue ainsi d'écrire son histoire sportive.
LES RÉSULTATS DU TIRAGE DOUBLE CHANCE
LOTO FORTUNE Tirage N°135
Lundi 24 Août 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
73 • 55 • 53 • 22 • 14
– Zone B (5 derniers numéros) :
33 • 01• 58 • 40 • 47
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Quatre individus ont été interpellés, vendredi 21 août 2026, par la Police républicaine, pour leur implication présumée dans des cas de vol de motos avec violence.
Spécialisés sans les vols de motos, quatre (04) individus sont désormais dans les mains de la Police républicaine.
Selon la Police, les faits remontent au jeudi 13 août 2026. Un conducteur de taxi-moto avait transporté deux clients depuis le carrefour du marché de Pahou en direction de Ouidah. Arrivés près de Vassého, après l'usine de tracteurs, les deux passagers l'auraient menacé avec une machette avant de lui arracher sa moto de marque Bajaj.
Saisie de l'affaire, la Police a ouvert une enquête. Les investigations ont permis d'identifier et d'interpeller deux suspects vendredi 21 août. Une machette a été retrouvée dans leur bagage.
Interrogés, les deux suspects ont reconnu leur implication dans le vol de la moto et déclaré avoir commis d'autres vols dans plusieurs localités, notamment à Pahou, Tori et Allada.
Les enquêteurs se sont ensuite rendus à Cotonou où deux autres individus, soupçonnés d'être impliqués dans l'achat et la revente des motos volées, ont été interpellés. Ils seront présentés au Procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah.
Longtemps médiatrice incontournable de la crise malienne, l'Algérie a vu son influence régionale sérieusement ébranlée après la rupture de l'Accord de paix par Bamako. Deux ans plus tard, Alger resserre ses liens avec le Niger et lui offre quatre hélicoptères militaires. Une opération qui illustre sa volonté de reprendre pied dans un Sahel profondément recomposé.
Le symbole est puissant. Le 9 août 2026, deux hélicoptères d'attaque Mi-24V et deux Mi-171 de transport quittent la base militaire d'In Guezzam, dans l'extrême sud algérien, à destination de Niamey. Il ne s'agit pas d'une vente : Alger offre les quatre appareils à l'armée nigérienne. Le ministère algérien de la Défense précise que la livraison comprend également des munitions, des pièces de rechange ainsi que du matériel de maintenance et de soutien logistique. L'opération, décidée sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune, est présentée par Alger comme un renforcement de la coopération stratégique, militaire et sécuritaire avec le Niger. Le lendemain, les quatre appareils sont officiellement réceptionnés à Niamey par le chef d'état-major de l'armée de l'air nigérienne, le général Salifou Maïnassara.
Quand Alger était au centre du jeu malien
Pour mesurer la portée de cette livraison, il faut revenir une dizaine d'années en arrière.En 2014, alors que le Mali tente toujours de sortir de la crise ouverte par la rébellion de 2012, Alger accueille les négociations entre Bamako et plusieurs mouvements armés du Nord. L'Algérie n'est pas un simple pays hôte. Elle prend la tête de la médiation internationale. L'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, approuvé à Alger le 1er mars 2015, la désigne explicitement comme « chef de file de la Médiation », aux côtés notamment de la CEDEAO, de l'Union africaine, des Nations unies et de l'Union européenne. Après une première signature à Bamako le 15 mai, l'ensemble des parties adhère finalement à l'accord le 20 juin 2015. Pendant plusieurs années, Alger conserve ainsi une position privilégiée : elle dialogue avec Bamako, entretient des canaux avec les acteurs du Nord et se trouve au centre du mécanisme international chargé du suivi du processus de paix. Encore en 2022, le Comité de suivi de l'accord est présidé par le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, au titre du rôle de chef de file de la médiation internationale. L'Accord d'Alger est alors bien plus qu'un texte diplomatique : il constitue l'un des principaux instruments d'influence régionale de l'Algérie.
La rupture avec Bamako
Cet édifice finit pourtant par s'effondrer.Fin 2023, les relations entre Alger et Bamako se tendent fortement. La réception en Algérie de l'imam Mahmoud Dicko, figure religieuse influente devenue critique du pouvoir militaire malien, provoque la colère des autorités de transition. Bamako reproche parallèlement à Alger d'entretenir des contacts avec certains responsables des mouvements armés du Nord. Les deux pays rappellent leurs ambassadeurs.Le 25 janvier 2024, le gouvernement malien franchit un cap en annonçant la fin, « avec effet immédiat », de l'Accord issu du processus d'Alger. Pour l'Algérie, la rupture dépasse l'échec d'un texte de paix. Elle signifie la disparition de l'un de ses principaux leviers politiques au Mali.Dans le même temps, un autre acteur occupe de plus en plus le terrain sécuritaire : la Russie. Après la rupture avec Paris, le retrait de Barkhane puis le départ de la Minusma, Bamako approfondit son partenariat militaire avec Moscou. Wagner, puis l'Africa Corps, deviennent des acteurs importants de la stratégie sécuritaire malienne.Le centre de gravité se déplace. Et Alger n'en est plus le pivot.
Le Niger, nouveau levier d'influence
C'est dans ce contexte que le rapprochement entre Alger et Niamey prend tout son sens. Le Niger est un voisin stratégique pour l'Algérie. Les deux pays partagent près d'un millier de kilomètres de frontière, dans une région traversée par les trafics, les mouvements de groupes armés et les routes migratoires.Leurs relations avaient elles aussi connu des tensions après le coup d'État nigérien de juillet 2023. Depuis, Alger et Niamey ont entrepris de reconstruire leur relation, sur les plans diplomatique, économique et sécuritaire.La livraison des quatre hélicoptères marque toutefois un changement d'échelle.L'Algérie ne se contente plus de proposer ses bons offices ou de défendre une approche diplomatique des crises sahéliennes : elle fournit directement des capacités opérationnelles à une armée de la région.Son ministère de la Défense présente d'ailleurs cette opération comme une contribution à la « sécurité et à la stabilité » régionales. Un vocabulaire qui rappelle le rôle que l'Algérie revendiquait autrefois par la médiation politique, mais auquel s'ajoute désormais un outil militaire.
De la médiation aux hélicoptères
C'est probablement là que réside l'évolution la plus significative.Dans les années 2010, l'influence algérienne au Sahel reposait avant tout sur la diplomatie : négociations, médiations et gestion des équilibres entre Bamako et les mouvements du Nord.En 2026, la livraison au Niger révèle un instrument supplémentaire : la coopération militaire directe.Les Mi-24V peuvent renforcer les capacités d'appui-feu de l'armée nigérienne. Les Mi-171, eux, peuvent assurer le transport de troupes, le ravitaillement ou les évacuations dans des zones où les distances constituent un défi opérationnel majeur.Surtout, Alger ne livre pas uniquement quatre aéronefs. Munitions, pièces détachées et équipements de maintenance accompagnent les appareils.Le détail est loin d'être secondaire : dans les armées sahéliennes, la disponibilité réelle d'une flotte dépend autant des capacités de maintenance et de l'accès aux pièces que du nombre d'appareils officiellement en service.
Le paradoxe russe
La livraison algérienne comporte néanmoins un paradoxe.Les Mi-24 et Mi-171 appartiennent eux-mêmes à des familles d'appareils conçues en Union soviétique puis produites et modernisées dans l'écosystème russe.Alger ne propose donc pas au Niger une rupture technologique avec Moscou. Elle lui offre en revanche un autre canal pour accéder à ces capacités.L'Algérie exploite depuis des décennies du matériel d'origine soviétique et russe et dispose de compétences propres en matière d'utilisation et de maintenance de ces équipements.Pour Niamey, recevoir ces appareils d'Alger permet donc de renforcer rapidement sa flotte sans passer exclusivement par une nouvelle acquisition directe auprès de la Russie.Pour l'Algérie, les mêmes hélicoptères deviennent un instrument d'influence.
Une doctrine du voisinage
Cette stratégie s'inscrit dans une approche beaucoup plus ancienne de la politique étrangère algérienne.Alger considère le Sahel comme une profondeur stratégique directement liée à sa propre sécurité nationale. L'instabilité au Mali ou au Niger a des conséquences immédiates sur les immenses régions méridionales du pays.Pendant longtemps, l'Algérie a également cherché à éviter qu'une puissance extérieure ne devienne l'acteur dominant de son environnement sahélien.Or cet espace est aujourd'hui beaucoup plus concurrentiel.La Russie y a considérablement renforcé sa présence. La Turquie développe ses positions militaires et économiques. La Chine et les pays du Golfe y accroissent également leur influence, tandis que la présence occidentale s'est fortement contractée.L'Algérie doit donc désormais défendre sa place dans un Sahel où elle n'est plus seule à vouloir peser.La livraison des Mi-24 au Niger peut ainsi être lue comme un message adressé à Niamey, mais aussi à l'ensemble de la région : Alger conserve les moyens diplomatiques, militaires et logistiques de participer aux nouveaux équilibres sahéliens.
Une reconquête encore fragile
Il serait toutefois prématuré de parler de basculement géopolitique.Le Mali demeure étroitement lié à Moscou. Le Niger entretient lui aussi des relations avec la Russie. Et les trois pays de l'Alliance des États du Sahel ont construit, depuis leur rupture avec la CEDEAO, leur propre architecture politique et sécuritaire.L'Algérie ne remplace donc ni la Russie ni l'AES.Elle cherche plutôt à redevenir incontournable.En 2015, son influence reposait largement sur sa capacité à réunir autour d'une table Bamako, les mouvements du Nord et la communauté internationale.En 2026, quatre hélicoptères posés sur le tarmac de Niamey racontent une autre méthode.Des Accords d'Alger aux Mi-24, les instruments ont changé. L'ambition demeure : rester une puissance régionale avec laquelle le Sahel doit compter.