La hausse du prix de l'essence de contrebande, communément appelée « kpayo », affecte plusieurs communes du Bénin. Dans certaines localités du département de l'Atacora, le litre a été vendu jusqu'à 2 500 FCFA le dimanche 11 octobre 2026, sur fond de pénurie liée à la crue du fleuve Okpara.
Le prix de l'essence kpayo connaît une forte hausse dans plusieurs communes du Bénin. Le Nord du Bénin est le plus touché par cette hausse. À Matéri, Tanguiéta, Kérou, Ouassa-Péhunco et Toucountouna, dans le département de l'Atacora, les populations font face à une pénurie de ce carburant de contrebande.
Dans la journée du dimanche 11 octobre 2026, le litre d'essence kpayo a été vendu à 2 000 FCFA, voire 2 500 FCFA par endroits. Une situation qui contraint les consommateurs à débourser davantage pour s'approvisionner en carburant.
Cette hausse intervient alors que plusieurs stations-services ne disposent pas de stocks suffisants pour satisfaire la demande. Faute de pouvoir s'approvisionner facilement dans ces stations, les consommateurs se tournent vers les vendeurs d'essence de contrebande, malgré les prix élevés pratiqués. Selon les informations, cette situation serait liée à la crue du fleuve Okpara, qui entrave l'acheminement de l'essence vers les localités concernées.
Pendant que le litre d'essence kpayo atteint 2 500 FCFA dans certaines zones, le prix à la pompe dans les stations-services est actuellement de 750 FCFA le litre. Mais l'insuffisance des stocks dans certaines stations limite les possibilités d'approvisionnement des consommateurs.
Un accident de la circulation s'est produit dans l'après-midi du samedi 10 octobre 2026 au carrefour Gankpétin, dans l'arrondissement de Coussi, commune de Toffo, sur l'axe Toffo-Houègbo. Le bilan fait état de trois blessés et de dégâts matériels.
Un véhicule quitte sa trajectoire et fait des dégâts. Selon les informations rapportées par Radio Sèdohoun, le conducteur a terminé sa course contre une boutique en bordure de route. Le boutiquier, le conducteur et une autre victime ont été blessés. Les trois victimes ont été évacués à l'hôpital.
Les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux pour le constat.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°163/26
Lundi 12 Octobre 2026 (11H)
43 • 04 • 35 • 49 • 13
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Le gouvernement béninois lance le « Prix national de la simplification administrative » pour recueillir et récompenser les propositions visant à rendre les services publics plus simples, plus rapides, moins coûteux et plus accessibles. Le dépôt des candidatures est prévu du 29 octobre au 12 novembre 2026.
L'initiative est portée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, en collaboration avec le ministre de la Transformation digitale et de l'Innovation, chargé de la stratégie nationale d'intelligence artificielle. Elle vise à associer les citoyens et les agents publics à la modernisation de l'administration.
Le concours est ouvert aux agents de l'administration publique, aux citoyens, aux entreprises, aux associations et aux organisations de la société civile. Les participants sont invités à proposer des solutions aux difficultés rencontrées dans les démarches administratives, notamment la réduction des pièces justificatives, des délais de traitement, des déplacements et des coûts. La digitalisation et l'automatisation des procédures figurent également parmi les pistes envisagées.
Les propositions seront évaluées selon leur pertinence, leur caractère simplificateur, leur impact attendu, leur faisabilité et leur potentiel d'application à d'autres administrations. Les lauréats bénéficieront d'une reconnaissance institutionnelle et d'un accompagnement pour la mise en œuvre de leurs solutions. Selon le communiqué en date du 12 octobre 2026, les propositions pourront être déposées sur la plateforme dédiée du 29 octobre au 12 novembre.
Au-delà des récompenses, les propositions jugées pertinentes pourront faire l'objet d'analyses de faisabilité, puis être expérimentées et mises en œuvre avec les administrations compétentes.
Cette initiative s'inscrit dans la dynamique du Partenariat pour un Gouvernement ouvert et contribue à l'objectif de dématérialisation de l'ensemble des démarches administratives à l'horizon 2030.
La reprise de Kidal remet en scène la puissance militaire russo-malienne. Mais derrière les gains territoriaux, une question demeure : qui protège les populations ? Les données sur les victimes civiles et les enquêtes indépendantes interrogent les résultats du partenariat sécuritaire avec Moscou.
Reprendre une ville ne suffit pas à gagner la paix. Le 6 octobre 2026, les forces maliennes, soutenues par leurs alliés russes, ont réinvesti Kidal après le retrait des séparatistes du Front de libération de l'Azawad. Un succès pour Bamako, qui avait perdu cette place forte du Nord en avril. Le gouvernement annonce un retour progressif de l'administration et des services essentiels. Reste à transformer cette reconquête en sécurité durable. Des experts s'interrogent sur l'efficacité réelle du dispositif sécuritaire russe au Sahel et sur ses résultats sur le terrain. Au-delà du soutien militaire apporté aux régimes en place, une question demeure,cette coopération permet-elle véritablement de renforcer la sécurité des populations et de faire reculer la menace terroriste ?
918 civils tués, ce que disent les données
Le bilan de 2025 apporte un éclairage préoccupant. Selon les données d'ACLED rapportées par Reuters et reprises sur le site de l'organisme, 918 civils ont été tués au Mali par l'armée et les groupes paramilitaires russes Wagner et Africa Corps, contre 232 par le JNIM et l'État islamique au Sahel. Le rapport entre ces deux chiffres atteint 3,96, soit presque quatre pour un. Ce calcul porte uniquement sur les catégories d'acteurs et les décès civils cités. Il ne mesure ni l'ensemble des morts du conflit ni la totalité des violences djihadistes.Surtout, les 918 victimes ne peuvent pas être attribuées au seul Africa Corps : le décompte rassemble plusieurs forces sur une année de transition entre les deux dispositifs russes. Cette distinction est indispensable pour évaluer leur responsabilité sans fabriquer un bilan trompeur.
De Wagner à Africa Corps, une rupture à démontrer
Africa Corps a succédé à Wagner au Mali en juin 2025. Ce changement ne règle pas, à lui seul, la question des pratiques militaires et de leur contrôle. Dans une enquête publiée le 29 septembre 2026, Amnesty International documente 34 civils tués dans sept localités, au cours d'incidents survenus entre 2023 et 2025 impliquant les forces maliennes et leurs alliés de Wagner. Fondé notamment sur 119 entretiens avec des réfugiés, ce travail décrit des faits qu'Amnesty qualifie de crimes de guerre. L'organisation demande également la publication de l'accord encadrant la présence d'Africa Corps. Les autorités maliennes, sollicitées le 3 août, n'avaient pas répondu au moment de la publication. Ces cas documentés ne doivent pas être additionnés au bilan d'ACLED : les périodes et les méthodes diffèrent, et des recoupements sont possibles.
Des résultats militaires, mais quelle sécurité quotidienne ?
Le bilan ne se résume pourtant pas à une absence totale de résultats. Dans son analyse de décembre 2025, ACLED relevait le rôle croissant d'Africa Corps dans la protection des convois de carburant et des axes d'approvisionnement du sud du Mali. L'organisme soulignait simultanément les limites du partenariat russe face à l'expansion des groupes armés. C'est là que doit se situer précisément l'évaluation ; Au-delà des villes reprises, combien de routes restent praticables ? Combien de familles peuvent rentrer chez elles ? Les violences contre les civils diminuent-elles durablement ?Les chiffres disponibles ne permettent pas d'isoler l'effet du seul Africa Corps sur l'évolution du conflit. Ils imposent cependant de confronter le discours de stabilisation au sort des populations. La promesse sécuritaire russe ne se jugera pas seulement aux positions militaires conservées, mais à la possibilité, pour les Maliens, de vivre sans fuir.
L'Association des Élu.e.s Français.e.s d'Origine Béninoise (EFOB) félicite Babalola Jean-Michel Hervé Abimbola pour sa nomination au poste d'ambassadeur du Bénin en France. Elle a également réaffirmé sa volonté de renforcer la coopération entre les collectivités françaises et béninoises et de poursuivre ses projets en faveur du développement local, de l'accès à l'eau potable dans les écoles, de la formation professionnelle et de l'accompagnement des jeunes en situation de vulnérabilité.
La Police républicaine a saisi 1 714,56 kg de chanvre indien et interpellé cinq personnes lors d'une opération menée, dimanche 11 octobre 2026, dans le village de Djabata Kango, arrondissement de Bessé, commune de Savè.
L'opération a été conduite par la Police républicaine, à la suite de renseignements faisant état de la culture de chanvre indien dans l'arrondissement de Bessé. Après plusieurs semaines de surveillance, les policiers sont intervenus sur les lieux dimanche vers 6 heures et ont surpris cinq individus en pleine récolte.
La marchandise saisie était conditionnée dans 60 sacs de jute. Les forces de sécurité ont également récupéré une motocyclette de marque Bajaj, deux fusils de chasse et un autre de calibre 12.
Les plantations s'étendent sur plusieurs parcelles couvrant plus de trois hectares. Selon les informations, un hectare de culture reste à détruire.
Les cinq personnes interpellées ont été mises à la disposition de l'Office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (OCERTID) pour la suite de la procédure. Les propriétaires présumés des parcelles, absents lors de l'intervention, sont activement recherchés.
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LA CROIX DU LUNDI 12 OCTOBRE 2026
Cotonou, la capitale économique du Bénin accueille, jeudi 15 octobre 2026, le Salon des franchises de FranquiShop. L'annonce a été faite samedi 10 octobre, lors d'une conférence de presse animée par Rolland Le Berre, promoteur de FranquiShop, à la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin).
Le Salon des franchises, grand évènement de FranquiShop aura lieu pour la première fois en Afrique. Cotonou sera à l'honneur de ce grand rendez-vous d'affaires qui réunira une vingtaine d'enseignes internationales et des entrepreneurs béninois autour des opportunités d'investissement, du transfert de compétences et du développement en franchise.
Ce salon sera l'occasion pour les entrepreneurs béninois, de découvrir de nouvelles opportunités d'affaires et d'échanger directement avec des représentants de marques internationales.
De 9 h à 17 h, une vingtaine d'enseignes participeront à cette rencontre B to B, destinée à mettre en relation des franchiseurs et des entrepreneurs locaux susceptibles de développer leurs concepts au Bénin.
Selon Rolland Le Berre, les entreprises présentes ne sont pas nécessairement connues du grand public, mais disposent pour la plupart d'une renommée internationale. Certaines sont françaises, a-t-il précisé. 0
Plus de 1 000 candidatures déjà enregistrées
La participation au salon est soumise à une sélection rigoureuse. Les candidats doivent notamment répondre à des critères financiers, justifier d'une expérience professionnelle et démontrer leur compréhension de l'enseigne qu'ils souhaitent représenter.
Pour participer à l'événement, les personnes intéressées doivent remplir un formulaire d'inscription disponible sur le site internet de FranquiShop. Les équipes de l'organisation examineront ensuite les candidatures afin de retenir les profils présentant le plus d'intérêt pour les enseignes participantes.
Pour cette première édition à Cotonou, l'affluence suscite déjà la satisfaction du promoteur. Plus de 1 000 candidatures sont déjà enregistrées avant la tenue du salon. Rolland Le Berre a présenté ce chiffre comme un record pour un événement FranquiShop organisé dans le monde.
Un transfert de compétences au profit des entrepreneurs
Au-delà des rencontres d'affaires, le Salon des franchises entend favoriser le transfert de compétences et de savoir-faire. Les entrepreneurs qui choisissent d'investir dans une franchise bénéficient, en effet, d'un accompagnement du franchiseur, notamment à travers des formations, des méthodes de travail éprouvées et des procédures opérationnelles. « Quand vous achetez les droits d'exploiter la franchise, vous avez des formations. Vous êtes accompagné par le franchiseur. Il va vous accompagner, vous former, vous donner les process, vous guider et aussi vous apporter sa garantie financière », a expliqué Rolland Le Berre.
À travers cette initiative, FranquiShop ambitionne également de repérer des entreprises béninoises à fort potentiel et de les accompagner dans leur développement à l'international. L'objectif est de permettre aux entrepreneurs locaux de structurer leurs concepts pour les rendre reproductibles et exportables selon le modèle de la franchise. « S'il y a une enseigne béninoise qui souhaite s'internationaliser, structurer son concept, on est là pour eux, on va les accompagner et on a la possibilité de leur ouvrir tout notre réseau international », a assuré le promoteur.
Le choix du Bénin
Selon le promoteur, le Bénin a été choisi conformément à la stratégie d'internationalisation de FranquiShop, toujours à la recherche d'économies prometteuses et de marchés prometteurs. Pour lui, le pays a la chance d'avoir une stabilité économique et politique qui permet aujourd'hui de s'installer, et de par l'intérêt des enseignes qui ont montré qu'elles souhaitaient s'investir au Bénin et s'installer dans le pays.
Le Salon des franchises de FranquiShop se présente ainsi comme une plateforme de mise en relation entre investisseurs, entrepreneurs et marques internationales, avec l'ambition de stimuler les initiatives entrepreneuriales au Bénin et de favoriser l'émergence de concepts locaux capables de conquérir de nouveaux marchés.
A propose de FranquiShop
FranquiShop est un salon de franchise innovant et efficace, conçu comme une rencontre d'affaires qui remplace les stands traditionnels par des rendez-vous personnalisés. Ce format assure des contacts de qualité et maximise les opportunités d'expansion pour les franchisés, en combinant l'innovation numérique avec l'efficacité des rencontres vis-à-vis. Son fonctionnement repose sur 4 principes fondamentaux à savoir :
– le recrutement d'investisseurs qui s'inscrivent gratuitement sur son site Web ;
– les entrepreneurs consultent la liste des franchises participantes et planifient des rendez-vous avec celles qu'ils souhaitent rencontrer lors de l'événement ;
– les franchiseurs reçoivent des notifications par courrier électronique avec des rendez-vous programmés et des détails sur ls entrepreneurs ;
– le jour de l'événement, les franchiseurs participent aux réunions programmées et à tous les nouveaux contacts qui surviennent au cours de la journée.
F. A. A.
Un jeune instituteur a perdu la vie dans l'après-midi du vendredi 9 octobre 2026, dans la commune d'Agbangnizoun, département du Zou. Le drame s'est produit sur le fleuve Couffo, à hauteur du pont d'Ahogbéya, actuellement en cours de construction.
Selon les informations, l'enseignant revenait de Sahè-Loukpé avec sa compagne lorsqu'il est arrivé au niveau du pont. Descendu de son engin, il aurait tenté d'évaluer les possibilités de traversée. Mais il a été emporté par la force du courant. Alertées par sa compagne, les équipes de secours se sont rapidement mobilisées, avec le renfort des agents de la Protection civile du Zou. Après plusieurs heures de recherches, ce n'est que tard la nuit apres 23h que le corps sans vie de l'instituteur a été retrouvé et repêché.
Informé de la situation, le préfet du Zou, Laurent Dhossou Zomaï, s'est rendu sur les lieux avec une délégation.
À la suite de ce drame, le préfet a présenté ses sincères condoléances à la famille endeuillée. Elle a également appelé les populations à respecter strictement les consignes de sécurité diffusées par les agents de la Protection civile afin de prévenir de tels accidents
En Conseil des ministres ce mercredi 7 octobre 2026, le gouvernement a marqué son accord pour les travaux de construction de 14 centres de santé répartis dans plusieurs département du pays. Les travaux d'achèvement du centre de santé de Lougba, dans la commune de Bantè, ont été également autorisés.
Afin de rapprocher davantage les services de santé des populations, de nouveaux centres de santé seront bientôt construits dans plusieurs localités du Bénin. La décision a été prise ce mercredi 7 octobre 2026, en Conseil des ministres.
Selon le communiqué du gouvernement, ces travaux portent sur la reconstruction complète de quatorze (14) centres de santé répartis dans onze (11) départements du pays. Il s'agit, selon ce communiqué, des centres de santé d'Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adjohoun, Tchi-Ahomadégbé, Idigny, Kpakpamè, Savalou Aga, Kountori, Liboussou, Copargo et Dunkassa.
En outre, dans le cadre des travaux engagés pour réhabiliter les infrastructures sanitaires dans la commune de Bantè, détaille le Conseil des ministres, les centres de santé de Okouta-Ossé et de Djagbalo ont été achevés tandis que celui de Lougba était en arrêt en raison de la défaillance de l'entreprise en charge des travaux.
Ce qui a motivé la décision de confier la poursuite et l'achèvement des travaux à une autre entreprise.
F. A. A.
Le Gouvernement revoit les modalités de commercialisation des logements sociaux et économiques afin de faciliter l'accès aux logements déjà disponibles.
Réuni ce mercredi 7 octobre 2026, le Conseil des ministres a décidé de revoir les modalités d'attribution et de cession des logements sociaux et économique, après avoir constaté des difficultés dans leur commercialisation.
La réforme vise principalement à lever certaines restrictions qui limitaient l'accès aux logements.
Le Gouvernement rappelle qu'une première actualisation des modalités de commercialisation était intervenue en décembre 2025 « afin de faciliter l'accès du plus grand nombre de nos concitoyens à ces logements ». Mais, malgré cet assouplissement, des obstacles ont persisté.
Le compte rendu du Conseil des ministres relève notamment « l'étroitesse des cibles notamment pour ce qui concerne les logements sociaux » ainsi que la restriction de l'accès aux seuls primo-accédants. Pour y remédier, le Conseil a marqué son accord pour « la révision des modalités initiales d'attribution et de cession ».
Pour les logements sociaux, la principale évolution concerne l'élargissement de la cible. Désormais, « l'accessibilité est ouverte à tous les fonctionnaires et agents publics, quel que soit le niveau de leurs revenus ».
La cible est également étendue au secteur privé. Commerçants, artisans, salariés du privé et acteurs des professions libérales peuvent désormais prétendre à ces logements, sous réserve des conditions applicables. Le Gouvernement entend ainsi élargir la portée sociale du programme au-delà du seul secteur public.
La nouvelle mesure permet « d'ouvrir désormais l'acquisition d'un logement social à tout demandeur remplissant les conditions, qu'il soit déjà propriétaire d'un bien bâti ou non sur l'étendue du territoire national ». En conséquence, la condition selon laquelle le demandeur devait « ne disposer d'aucun bien bâti sur l'étendue du territoire national » est supprimée.
Des logements sociaux pourront ainsi être acquis en bloc pour certaines cibles spécifiques, notamment par des sponsors ou de grandes entreprises institutionnelles.
Les ajustements concernent également les logements économiques. Leur acquisition n'est plus l'unique voie d'accès. Le Conseil a décidé d'ouvrir « les acquisitions à la location simple, sous condition de disponibilité ».
Le même mécanisme d'achat en bloc au comptant est autorisé pour certaines cibles spécifiques, notamment les sponsors et les grandes entreprises institutionnelles, au bénéfice de leurs salariés.
Le Conseil précise que les nouvelles mesures « s'appliquent aux logements disponibles en stock et prêts pour l'habitation ». Elles « sont donc susceptibles de modifications et/ou d'extension, au besoin, à d'autres phases du Programme 20.000 logements ».
M. M.
Les travaux de construction des centres de santé de Tchatchou, Alafiarou, Goro, Bétérou, Sanson et Kika, dans la commune de Tchaourou, sont achevés, et les ouvrages réceptionnés. L'annonce a été faite mercredi 7 octobre 2026, en Conseil des ministres. Pour ce qui concerne l'hôpital de zone de la commune, une entreprise devra sélectionnée pour l'achèvement des travaux.
Dans le cadre de sa politique visant à rapprocher les infrastructures sanitaires des populations et à assurer la mise aux normes des plateaux techniques, l'Etat béninois a engagé les travaux de construction et d'équipement de l'hôpital de zone de Tchaourou ainsi que de six (6) centres de santé (Tchatchou, Alafiarou, Goro, Bétérou, Sanson et Kika).
A date, les travaux de construction de centres de santé dans les localités sus mentionnées sont achevés, et les ouvrages réceptionnés.
Mais pour ce qui concerne l'hôpital de zone de Tchaourou, après un taux d'exécution physique de 54,27%, l'entreprise en charge des travaux s'est montrée défaillante, et il a été procédé à la résiliation du contrat de marché.
En Conseil des ministres ce mercredi 7 octobre, le gouvernement a alors approuvé, pour son achèvement, la contractualisation avec une nouvelle entreprise. Les ministres concernés par le projet devront, selon le communiqué du gouvernement, veiller à sa bonne exécution.
Le Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2026 a adopté les statuts de l'Agence Bénin Partenariats et Expertise. Cette agence est appelée à devenir le guichet unique national pour la mobilisation de l'expertise béninoise et le partage d'expériences avec d'autres pays et les institutions internationales.
La création de l'Agence Bénin Partenariats et Expertise fait suite à la multiplication des demandes de partage d'expériences adressées au Bénin sur les réformes réalisées. Ces demandes étaient reçues à travers différents canaux, notamment les ministères sectoriels, les représentations diplomatiques, les partenaires techniques et financiers ou directement auprès des experts.
« Cette dispersion ne permet ni d'en assurer un traitement coordonné et diligent, ni d'en garantir la qualité. Elle limite également les possibilités de capitalisation des enseignements tirés de ces échanges ainsi que des retombées qu'ils peuvent générer pour l'Etat », informe le Conseil des ministres.
L'agence aura ainsi pour mission d'assurer la réception, la coordination et le traitement de ces demandes. Elle devra également contribuer à la valorisation économique de l'expertise nationale, au rayonnement du Bénin et à la promotion de la destination Bénin.
Le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la dette, a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour son opérationnalisation.
Le Conseil des ministres a adopté deux autres décrets portant respectivement création de la Société Béninoise des Mines (SoBeMines) S.A. et modification du décret n° 2025-387 du 2 juillet 2025 relatif aux statuts-type des établissements publics d'Enseignement et de Formation techniques et professionnels au Bénin.
Le gouvernement béninois a marqué son accord pour la construction et l'exploitation d'une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels. C'est à l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi 7 octobre 2026.
Contribuer à la réduction durable de la malnutrition chronique chez les enfants béninois de moins de cinq ans. C'est l'objectif de la mise en place d'une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels. Selon le gouvernement béninois, elle permettra également de valoriser les ressources locales et d'assurer la soutenabilité des coûts ainsi que la durabilité des interventions de l'Etat dans le cadre du Projet de supplémentation nutritionnelle des 1000 premiers jours, destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants.
L'unité aura une capacité de production de 9.000 tonnes de suppléments nutritionnels par an. Son fonctionnement reposera notamment sur des accords avec des producteurs agricoles pour son approvisionnement, avec pour objectif de favoriser l'émergence et la consolidation des chaînes de valeur agricoles locales.
Le gouvernement enclenche la mise en place de six pôles de développement territorial. Le dispositif doit progressivement organiser l'action publique autour des potentialités de chaque territoire, avec une première phase prévue dès octobre 2026 et un déploiement des premiers projets à partir du second semestre 2027.
La réforme territoriale annoncée le 23 septembre dernier par le gouvernement entre dans une nouvelle phase. Le Conseil des ministres a marqué son accord, ce mercredi 7 octobre 2026, pour « l'opérationnalisation de ce nouveau dispositif qui servira de socle à l'action du Gouvernement ».
Le Bénin sera désormais organisé autour de six pôles regroupant des communes présentant des caractéristiques et des atouts communs. Selon le compte rendu, cette nouvelle approche est « axée sur les atouts et les spécificités de chaque commune ».
L'objectif est d'accélérer le développement équilibré du territoire, de contribuer à l'éradication de l'extrême pauvreté et d'améliorer les conditions de vie des populations « par la création d'emplois directs et l'émergence d'industries et d'infrastructures socio-économiques dans les différentes localités ».
Les six pôles seront développés autour de quatre axes transversaux : l'agriculture, le tourisme, l'industrie et l'innovation.
Quel territoire pour chaque pôle ?
Le pôle Nord-Est regroupera Parakou, Banikoara, Bembèrèkè, Gogounou, Kalalé, Kandi, Karimama, Malanville, N'Dali, Nikki, Pèrèrè, Ségbana, Sinendé et Tchaourou.
Le pôle Nord-Ouest réunira Natitingou, Bassila, Boukombé, Cobly, Copargo, Djougou, Kérou, Kouandé, Matéri, Ouaké, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna.
Le pôle Centre s'articulera autour de 15 communes, dont Abomey, Bohicon, Dassa-Zoumè, Savalou, Savè et Zogbodomey.
Le pôle Sud-Est comprendra Pobè, Adja-Ouèrè, Adjarra, Adjohoun, Aguégués, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo, Ifangni, Kétou et Sakété.
Le pôle Sud-Ouest rassemblera 18 communes, notamment Lokossa, Allada, Aplahoué, Comè, Dogbo, Grand-Popo, Kpomassè, Sô-Ava, Toffo, Tori-Bossito et Zè.
Le Grand-Nokoué couvrira Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Kpodji.
Quatre étapes jusqu'à fin 2027
La mise en œuvre ne sera pas immédiate. Le gouvernement a arrêté un processus en quatre étapes. La première, prévue d'octobre à décembre 2026, sera consacrée à l'installation des organes de gouvernance. Elle prévoit notamment la nomination des Délégués généraux, la mise en place du Comité national de pilotage, la mobilisation et le recrutement des experts, ainsi que la réalisation du « diagnostic économique et territorial » et la cartographie des acteurs et des projets existants.
De janvier à mars 2027, la deuxième étape devra permettre de « structurer l'attractivité de chaque pôle ». Il s'agira d'identifier les moteurs de croissance et les filières prioritaires, les besoins en infrastructures, en foncier et en compétences, puis de constituer « un portefeuille hiérarchisé de projets publics et privés ».
La troisième phase, d'avril à juin 2027, sera consacrée à la planification et à l'adoption de la feuille de route opérationnelle. Le gouvernement prévoit notamment de déterminer la contribution de l'État, des communes et du secteur privé.
Enfin, de juillet à décembre 2027, interviendra la phase d'« engagement et de déploiement », avec la mise en place du dispositif de suivi-évaluation, le lancement des projets prioritaires et des premières actions rapides.
Pour assurer le pilotage du dispositif, un Comité national présidé par le chef de l'Etat sera institué. Il disposera d'un Secrétariat permanent et de délégations dans les six pôles, chacune dirigée par un Délégué général.
L'enjeu sera désormais de transformer ce nouveau découpage territorial en programmation concrète d'investissements, de projets et d'activités économiques adaptés aux potentialités de chaque espace.
M. M.
Le Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2026 a autorisé des travaux de réhabilitation des routes Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo, ainsi que la reconstruction en 2x2 voies de la route Bohicon-Dassa-Zoumé, lot 1.
Longs respectivement de 17 km et 37 km, les tronçons Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo présentent, selon le Conseil des ministres, une fatigue structurelle avancée et des dégradations sévères.
Leur réhabilitation prévoit une reconstruction complète de la chaussée, avec un renforcement structurel ainsi que des travaux liés au drainage, aux ouvrages hydrauliques et à la protection des talus.
Le Conseil des ministres a également autorisé l'actualisation des études, les travaux ainsi que le contrôle et la surveillance des chantiers.
Concernant route Bohicon-Dassa-Zoumé, les travaux portent sur le tronçon allant du carrefour Zakpo à Sêto, d'une longueur de 35,233 km. Ce tronçon complète le lot 2, compris entre Sêto et Dassa-Zoumé, dont les travaux ont déjà démarré.
Les ministres concernés sont instruits de veiller à la formalisation des différents contrats de marchés et à la bonne exécution des travaux.
Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 07 octobre 2026, sous la présidence de Monsieur Romuald WADAGNI, Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises :
I- MESURES NORMATIVES.
I-1. CRÉATION ET ORGANISATION DES PÔLES DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL.
Pour concrétiser l'engagement du Président de la République d'instituer une nouvelle approche d'intervention de l'action publique en subdivisant tout le pays en six pôles de développement territorial, le Conseil a marqué son accord pour l'opérationnalisation de ce nouveau dispositif qui servira de socle à l'action du Gouvernement.
Axé sur les atouts et les spécificités de chaque commune, cette nouvelle approche vise à accélérer le développement équilibré du territoire national, aider à éradiquer l'extrême pauvreté en impactant positivement les conditions de vie des populations par la création d'emplois directs et l'émergence d'industries et d'infrastructures socio-économiques dans les différentes localités.
Chacun des six pôles regroupera un ensemble cohérent de communes partageant des caractéristiques et des atouts reconnues, en vue de favoriser le développement local autour de quatre axes transversaux non limitatifs que sont l'agriculture, le tourisme, l'industrie et l'innovation.
La configuration des pôles se décline ainsi qu'il suit :
– Le pôle Nord-Est comprend les communes de Parakou, Banikoara, Bembèrèkè, Gogounou, Kalalé, Kandi, Karimama, Malanville, N'Dali, Nikki, Pèrèrè, Ségbana, Sinendé et Tchaourou.
– Le pôle Nord-Ouest rassemble les communes de Natitingou, Bassila, Boukombé, Cobly, Copargo, Djougou, Kérou, Kouandé, Matéri, Ouaké, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna.
– Le pôle Centre s'articule autour des communes d'Abomey, Agbangnizoun, Bantè, Bohicon, Covè, Dassa-Zoumè, Djidja, Glazoué, Ouèssè, Ouinhi, Savalou, Savè, Za-Kpota, Zagnanado et Zogbodomey.
– Le pôle Sud-Est regroupe les communes de Pobè, Adja-Ouèrè, Adjarra, Adjohoun, Aguégués, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo, Ifangni, Kétou, Sakété.
– Le pôle Sud-Ouest structuré autour des communes de Lokossa, Allada, Aplahoué, Athiémé, Bopa, Comè, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Houéyogbé, Klouékanmè, Kpomassè, Lalo, Sô-Ava, Toffo, Tori-Bossito, Toviklin et Zè.
– Le pôle Grand-Nokoué couvre les communes d'Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Kpodji.
Pour assurer une mise en œuvre efficace de cette réforme, il est prévu un processus en quatre étapes.
La première, allant d'octobre à décembre 2026, servira à l'installation et à la mise en place des organes de gouvernance. Elle consistera notamment en la nomination des Délégués généraux, à la mise en place du Comité national de pilotage, à la mobilisation et au recrutement des experts, à la mise en place d'un groupe de travail, à la réalisation du diagnostic économique et territorial, à la cartographie des acteurs, des projets existants et des principales contraintes.
La deuxième s'étendra de janvier à mars 2027 et elle sera consacrée à la structuration de l'attractivité de chaque pôle. Elle permettra de préciser les moteurs de croissance et les filières prioritaires, de définir les objectifs et les résultats attendus, d'identifier les besoins en infrastructures, en foncier et en compétences, de constituer un portefeuille hiérarchisé de projets publics et privés ainsi que de définir les incitations fiscales, foncières, financières, etc.
La troisième étape, d'avril à juin 2027, servira à la planification et à l'adoption de la feuille de route opérationnelle. A cet effet, les activités à mener visent à organiser l'accompagnement des investisseurs et des entreprises locales, convenir de la contribution de l'État, des communes et du secteur privé, finaliser et faire valider la feuille de route, puis arrêter le calendrier et les responsabilités de mise en œuvre.
En ce qui concerne la quatrième, allant de juillet à décembre 2027, elle correspondra à la phase d'engagement et de déploiement. Elle permettra de mettre en place le dispositif de suivi-évaluation, lancer les projets prioritaires et les premières actions rapides puis mobiliser les acteurs privés et publics.
Enfin, pour assurer le suivi régulier et l'efficacité du modèle, il est institué un Comité national de pilotage présidé par le Chef de l'Etat et disposant d'un Secrétariat permanent ainsi que d'une délégation par pôle de développement qu'appuie une équipe technique.
Chaque délégation est dirigée par un Délégué général, assisté de Chargés de mission, d'experts et d'un personnel d'appui.
I-2. Transmission à l'Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi de finances pour la gestion 2027.
Ledit projet s'équilibre en ressources et en charges à 4.757,029 milliards de FCFA, contre 4.148,357 milliards de FCFA pour la loi de finances rectificative gestion 2026, soit une hausse de 14,7%. Il a pour objectif central de consolider une croissance soutenue, inclusive et durable, tout en poursuivant l'éradication de l'extrême pauvreté.
Il postule un taux de croissance économique de 7,5%, un déficit budgétaire global de 2,8% du PIB, conformément au critère de convergence de l'UEMOA, ainsi qu'un taux d'inflation de 2,0%, inférieur au seuil communautaire de 3,0%.
Sur cette base, l'action du Gouvernement sera structurée autour de cinq leviers prioritaires que sont : la modernisation de l'agriculture, le renforcement de la promotion industrielle, la valorisation du potentiel touristique et culturel, la promotion de l'innovation technologique et le renforcement du capital humain.
Ainsi, conformément aux orientations stratégiques, les dépenses publiques pour l'exercice 2027 resteront prioritairement orientées vers les investissements à fort impact économique et social. Le système éducatif et les domaines du cadre de vie, de la santé et de la protection sociale, de l'agriculture, de l'énergie, de l'eau, de la transformation digitale, de l'industrie et du tourisme bénéficieront d'un effort de financement soutenu.
Ce faisant, l'ambition du Gouvernement est de constituer un capital physique et humain de haute qualité pour ancrer durablement la transformation structurelle de l'économie, garantir un accès équitable aux services sociaux de base et lever les freins à l'insertion professionnelle des jeunes.
De façon spécifique, en matière sociale l'accent sera mis sur la poursuite de l'opérationnalisation et de l'extension du Programme Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH), la poursuite et la généralisation de la mesure de gratuité des frais de scolarité des filles au secondaire général et technique ainsi que des autres mesures de gratuité, la poursuite du processus l'universalisation du programme des cantines scolaires, la mise à échelle et la consolidation du programme GBESSOKE, à travers des transferts monétaires aux ménages pauvres extrêmes pour le développement des activités génératrices de revenus, la mise en place d'une plateforme nationale des prestations sociales et l'institutionnalisation du service d'aide sociale d'urgence, comme dispositif national intégré de réponse aux urgences sociales.
Par ailleurs, figurent en bonne place : l'extension du Programme de nutrition en vue d'améliorer durablement l'état nutritionnel des populations cibles, la densification des programmes de vaccination des enfants, de lutte contre le paludisme, de santé maternelle, la poursuite de la construction et de la réhabilitation des lycées, la réhabilitation des infrastructures académiques et sociales des universités nationales, la poursuite du déploiement du télé-enseignement, la construction de cinq hôpitaux de zone, la réhabilitation et l'équipement des hôpitaux départementaux et des centres hospitalo-universitaires.
De même, constituent des priorités de ce projet de budget : la mise en œuvre du dispositif de prise en charge systématique des urgences vitales, la poursuite de l'équipement des écoles et établissements en tables-bancs et autres mobiliers essentiels, la requalification du dispositif des bourses d'études en liaison avec les filières prioritaires et les besoins du marché de l'emploi, le recrutement progressif sur titre des aspirants au métier d'enseignant, suivant les modalités retenues, ainsi que la mise en route de la réforme de l'avancement automatique de la carrière des agents de l'Etat.
Toutes ces actions seront accompagnées par le renforcement du mécanisme de financement des collectivités territoriales à travers l'opérationnalisation du Fonds d'Investissement Communal (FIC) et du mécanisme du découpage économique du territoire. Ce dernier permettra désormais aux communes de mobiliser davantage de ressources, d'accéder à des financements diversifiés en dehors des dotations de l'Etat, et de mettre en œuvre des projets structurants avec plus de prévisibilité, de transparence et de péréquation des ressources en lien avec les exigences de la réforme sur la décentralisation et la territorialisation du programme d'investissement public.
Au total, les dépenses à sensibilité sociale sont portées à 1.597,533 milliards de FCFA contre 1.285,37 milliards de FCFA prévus pour 2026.
I-3. Création de l'Autorité pour l'Aménagement des Bassins de la zone de Fidjrossè à Ouidah.
Aux termes de la loi n°2018-10 du 02 juillet 2018 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone littorale en République du Bénin, il est institué la Cellule nationale de Protection et de Gestion du Littoral dont la mission est notamment d'assurer la coordination de toutes les actions relatives à la protection et à la gestion du littoral.
Mais, en raison des investissements massifs engagés par le Gouvernement pour relever l'attractivité touristique de la route des pêches, en l'occurrence par les aménagements de voirie et d'assainissement ainsi que les aménagements paysagers de tous genres, ce périmètre sensible du point de vue de l'environnement et des paysages fait l'objet de multiples pressions.
Ainsi, il s'observe une occupation anarchique du domaine public naturel, y compris les marécages et zones humides, qui réduit gravement la capacité de rétention des différents bassins et accentue par conséquent les phénomènes d'inondation.
C'est pourquoi, au regard de l'intérêt stratégique que revêt ce périmètre, il est apparu nécessaire de créer l'Autorité pour l'Aménagement des Bassins de la zone de Fidjrossè à Ouidah.
Elle est compétente pour assurer la planification intégrée, la protection environnementale, la mise en valeur, l'aménagement urbain et paysager, l'exploitation touristique et la gestion durable du littoral et particulièrement des zones sensibles et humides entre Fidjrossè et Ouidah.
A ce titre, elle sera notamment chargée, sur ledit périmètre, de :
– veiller à la sauvegarde du cordon dunaire, des écosystèmes côtiers et des zones humides de la bande littorale ;
mettre en œuvre les ouvrages et mesures de lutte contre l'érosion côtière, la submersion marine et la dégradation des berges en liaison avec les structures compétentes ;
– suivre la qualité environnementale et réglementer les rejets, pollutions et nuisances sur le domaine littoral ;
– élaborer et faire exécuter le Plan d'Aménagement et de Gestion Intégrée du Littoral de la zone Fidjrossè-Ouidah ;
donner son avis sur les projets de développement, de modernisation, de gestion et d'entretien des infrastructures touristiques, balnéaires, culturelles et récréatives ;
– donner des avis conformes avant la délivrance des autorisations d'occupation temporaire des domaines publics maritime et lagunaire ;
– faire respecter les règlements d'urbanisme et les cahiers des charges des différents aménagements sur le périmètre ;
coordonner les activités commerciales, artisanales, sportives et touristiques installées sur la bande côtière ;
– exercer le contrôle des occupations du sol et veiller au respect des normes d'urbanisme et d'architecture littorale ;
promouvoir le partenariat public-privé pour le financement et l'exploitation des équipements.
Le ministre chargé du Cadre de Vie et du Développement durable prendra, en lien avec les autres ministres concernés, les dispositions nécessaires à l'opérationnalisation diligente de cette Autorité dont les statuts ont, par ailleurs, été approuvés.
I-4. Création de l'Agence Bénin Partenariats et Expertise.
Le Bénin reçoit de nombreuses demandes de partage d'expériences portant sur les réformes réalisées. Jusqu'ici, celles-ci sont exprimées à travers les ministères sectoriels, les représentations diplomatiques, les partenaires techniques et financiers ou des contacts directs avec les experts.
De fait, cette dispersion ne permet ni d'en assurer un traitement coordonné et diligent, ni d'en garantir la qualité. Elle limite également les possibilités de capitalisation des enseignements tirés de ces échanges ainsi que des retombées qu'ils peuvent générer pour l'Etat.
La présente Agence sera donc dorénavant le guichet unique national pour la réception, la coordination et le traitement de toutes les demandes relatives à la mobilisation de l'expertise nationale et au partage d'expériences avec d'autres pays et les institutions internationales.
Cette approche garantira un traitement coordonné des demandes, valorisera économiquement l'expertise nationale et renforcera le rayonnement du Bénin de même que la promotion de la destination Bénin.
En adoptant ses statuts, le Conseil a instruit le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la dette, à l'effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour son opérationnalisation.
Enfin, comme autres mesures normatives, ont été adoptés les décrets portant :
– création de la Société Béninoise des Mines (SoBeMines) S.A. ;
– modification du décret n° 2025-387 du 02 juillet 2025 portant statuts-type des établissements publics d'Enseignement et de Formation techniques et professionnels en République du Bénin.
II- COMMUNICATIONS.
II-1. Nouvelles modalités de commercialisation des logements sociaux et économiques.
Le Conseil avait procédé, en sa session du 17 décembre 2025, à une actualisation des modalités de commercialisation afin de faciliter l'accès du plus grand nombre de nos concitoyens à ces logements.
Nonobstant cet assouplissement, il a été observé en cours de commercialisation, des difficultés dues principalement à l'étroitesse des cibles notamment pour ce qui concerne les logements sociaux, et au fait que l'accessibilité soit réservée uniquement aux primo-accédants.
Aussi, dans le but de rendre l'offre de logements encore plus accessible aux populations, le Conseil a-t-il marqué son accord pour la révision des modalités initiales d'attribution et de cession.
A cette fin, les ajustements retenus se présentent ainsi qu'il suit :
– pour les logements sociaux :
l'accessibilité est ouverte à tous les fonctionnaires et agents publics, quel que soit le niveau de leurs revenus ;
l'élargissement de la cible sociale aux ménages du secteur privé (commerçants, artisans, salariés du secteur privé, acteurs de professions libérales, etc.) ;
– l'accessibilité est étendue aux secundo-accédants. Cela permet d'ouvrir désormais l'acquisition d'un logement social à tout demandeur remplissant les conditions, qu'il soit déjà propriétaire d'un bien bâti ou non sur l'étendue du territoire national. En clair, la condition « de ne disposer d'aucun bien bâti sur l'étendue du territoire national » est supprimée ;
l'achat au comptant en bloc de logements pour des cibles sociales spécifiques (sponsors, grandes entreprises institutionnelles, etc.) est autorisé.
– pour les logements économiques :
l'ouverture des acquisitions à la location simple, sous condition de disponibilité ;
la cession de lots de logements à des entreprises, etc. au profit de leurs agents ;
l'achat au comptant en bloc de logements pour des cibles spécifiques (sponsors, grandes entreprises institutionnelles, etc.) au profit de leurs salariés ;
l'autorisation de mise en location simple des appartements.
Enfin, il y a lieu de préciser que ces nouvelles mesures s'appliquent aux logements disponibles en stock et prêts pour l'habitation. Elles sont donc susceptibles de modifications et/ou d'extension, au besoin, à d'autres phases du Programme 20.000 logements.
II-2. Mise en place d'une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels.
La réalisation de cette unité participe de la volonté du Gouvernement de réduire durablement la malnutrition chronique qui affecte une partie des enfants béninois de moins de cinq ans.
Elle vise à valoriser les ressources locales et à assurer la soutenabilité des coûts ainsi que la durabilité des interventions de l'Etat prévues dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de supplémentation nutritionnelle des 1000 premiers jours destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants.
D'une capacité de production de suppléments nutritionnels de neuf mille (9.000) tonnes par an, l'usine fonctionnera grâce à des accords avec des producteurs agricoles, pour son approvisionnement, favorisant ainsi l'émergence et la consolidation des chaînes de valeur agricoles locales.
Le Conseil a marqué son accord en vue de la construction et de l'exploitation de cette unité industrielle, puis instruit les ministres concernés d'accomplir les diligences nécessaires à cette fin.
II-3. Achèvement des travaux de construction de l'hôpital de zone de Tchaourou.
Dans le cadre de la politique de l'Etat visant à rapprocher les infrastructures sanitaires des populations et à assurer la mise aux normes des plateaux techniques, il a été engagé la construction et l'équipement de l'hôpital de zone de Tchaourou ainsi que de six (6) centres de santé (Tchatchou, Alafiarou, Goro, Bétérou, Sanson et Kika).
A cet effet, les chantiers d'Alafiarou, Goro, Bétérou et Kika ont été achevés et réceptionnés. Mais, en ce qui concerne l'hôpital de zone de Tchaourou, après un taux d'exécution physique de 54,27%, l'entreprise en charge des travaux s'est montrée défaillante et il a été procédé à la résiliation du contrat de marché.
C'est donc pour assurer l'achèvement du projet que le Conseil a approuvé la contractualisation avec une nouvelle entreprise, à charge pour les ministres concernés par le projet de veiller à sa bonne exécution.
II-4. Travaux de construction de quatorze (14) centres de santé et d'achèvement du centre de santé de Lougba dans la commune de Bantè.
Ces travaux portent sur la reconstruction complète de quatorze (14) centres de santé répartis dans onze départements. Il s'agit des centres de santé des localités suivantes : Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adjohoun, Tchi-Ahomadégbé, Idigny, Kpakpamè, Savalou Aga, Kountori, Liboussou, Copargo et Dunkassa.
En outre, dans le cadre des travaux engagés pour réhabiliter les infrastructures sanitaires dans la commune de Bantè, les centres de santé de Okouta-Ossé et de Djagbalo ont été achevés tandis que celui de Lougba était en arrêt en raison de la défaillance de l'entreprise en charge des travaux.
Le Conseil a donc décidé de confier la poursuite et l'achèvement des travaux à une autre entreprise, à charge pour les ministres concernés de veiller à la bonne exécution de l'ensemble des marchés.
II-5. Travaux de réhabilitation des routes Ouidah-Tori, Djougou-Ouaké-Frontière Togo et de reconstruction en 2x2 voies de la route Bohicon/Dassa-Zoumé, Lot 1.
Longs respectivement de 17 km et 37 km, les deux premiers tronçons font partie des axes structurants identifiés comme étant inéligibles à l'entretien courant, en raison d'une fatigue structurelle avancée et de dégradations sévères. Il s'avère donc nécessaire de les réhabiliter par une reconstruction complète de la chaussée, incluant un renforcement structurel et des travaux confortatifs en lien avec le drainage, les ouvrages hydrauliques, la protection des talus.
Dans cette perspective, il a été autorisé l'actualisation des études, les travaux proprement dits de même que le contrôle et la surveillance y relatifs.
Quant au dernier, il s'agit du tronçon allant du carrefour Zakpo à Sêto, soit un linéaire de 35,233 km qui complète le lot 2, compris entre Sêto et Dassa-Zoumé dont les travaux ont démarré.
Les ministres sont instruits de veiller à la formalisation des différents contrats de marchés ainsi qu'à la bonne exécution des chantiers.
II-6. Mise en œuvre du programme de réfection des pistes rurales et des routes en terre classées, au titre de la campagne 2026‑2027.
Environ 18.000 km de pistes sont à traiter et les travaux de réfection intègrent également des interventions confortatives sur les axes ayant subi des dégradations sévères, notamment :
la construction de 21 dalots de diverses sections en remplacement de ceux effondrés ou dégradés sur le tronçon Gomparou-Kandérou avec un rehaussement partiel de la chaussée ;
– la construction de dalots au PK 1+342 de la piste Pèrèrè Centre-Soubado ;
– la construction d'un dalot au PK 28+250 du tronçon Tanguiéta-Tanongou ;
– la réparation de l'ouvrage effondré au PK 10+800 (Koumagou) sur le tronçon Boukoumbé-Manta ;
– le renforcement et l'assainissement partiel des axes Zakpota Centre-Kpakpamè (11,7 km), Sinwè Kpota- Akiza (14,1 km) et Zogbodomey-Akiza (17,5 km).
Par ailleurs, sont pris en compte, 75,385 km d'axes stratégiques qui présentent des dégradations sévères alors qu'ils jouent un rôle essentiel dans la mobilité rurale, l'accès aux services sociaux de base et l'évacuation des produits agricoles.
Il s'agit de l'axe Gomparou-Founougo (18 km), des voies d'accès aux Lycées Techniques Agricoles de Kpataba (12 km) et d'Akodéha (26 km), indispensables au fonctionnement de ces établissements stratégiques ; ainsi que des tronçons Djondjizoumè Centre-Lokotan (4,317 km), Ouèdèmè-Monoto (9,527 km) et Kessawé-Vèha-Dessa-Cessahoukanmè (10,541 km).
L'aménagement de cet ensemble de pistes s'avère donc indispensable pour garantir la continuité du trafic et soutenir les activités socio-économiques locales dans le but de garantir la sécurisation des flux agricoles et le désenclavement des localités.
II-7. Travaux d'urgence de construction d'ouvrages de franchissement au PK 23+500 du tronçon Péhunco-Fo-Bouré et au PK 19+200 du tronçon Natitingou-Kouarfa.
En raison de dégradations survenues sur ces tronçons, la circulation y est perturbée, impactant particulièrement les échanges économiques ainsi que l'évacuation des productions agricoles et pastorales.
Afin de rétablir les conditions normales de circulation, d'améliorer la sécurité des usagers et de renforcer la résilience des infrastructures face aux contraintes hydrauliques de la zone, le Conseil a marqué son accord pour l'exécution diligente des travaux.
II-8. Travaux supplémentaires d'aménagement du double giratoire de Klouékanmè et des rues adjacentes, de la voie d'accès à l'Hôpital de Zone de Klouékanmè et de la bretelle Clôture IUT–RN2 à Lokossa.
Les travaux d'aménagement et de bitumage de la route Azovè-Houégamè-Klouékanmè étant en cours, les autorités locales et les populations ont sollicité l'aménagement d'un giratoire au niveau du marché central de Klouékanmè afin de mieux organiser les flux de circulation en provenance notamment des communes voisines et de l'Hôpital de Zone de la ville.
Elles ont également sollicité l'aménagement de la bretelle d'accès audit hôpital afin de faciliter et de sécuriser l'évacuation des malades.
De même, pour optimiser les retombées de la réhabilitation de l'axe Mairie de Lokossa-Sitex-IUT-RN 2 bis, l'aménagement de la bretelle attenante est apparu nécessaire.
Le Conseil a accédé à ces réaménagements confortatifs et les ministres sont instruits d'y veiller.
II-9. Mission d'audit qualité, d'hygiène et de sécurité alimentaire, de recensement, de classement, de chiffrage et de définition de la stratégie de déploiement des politiques de mise à niveau du parc hôtelier et de la restauration du grand Nokoué.
La dynamique de transformation structurelle de l'économie béninoise engagée par le Gouvernement, qui positionne le tourisme comme une filière de développement créatrice de richesses et d'emplois rend nécessaire la réalisation d'un état des lieux complet du secteur ainsi que la prise de dispositions idoines pour conformer les produits et les services aux standards internationaux.
Cette démarche implique la connaissance exhaustive de la situation réelle des établissements, l'appréciation des écarts par rapport aux standards applicables et la détermination des investissements nécessaires à leur mise à niveau dans le cadre d'une démarche unique, méthodique et professionnelle.
Pour ce faire, le ministre du Tourisme et du Commerce Extérieur, en charge de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement privé est instruit d'accomplir les diligences requises afin de permettre au cabinet spécialisé identifié d'accomplir sa mission dans les règles de l'art.
IV- MESURES INDIVIDUELLES.
Les nominations ci-après ont été prononcées :
– A l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste
Membres du Conseil de Régulation :
Monsieur Coovi Hervé GUEDEGBE
Madame Irmine Yolande S. SODOGANDJI
Madame Marie Hortense DOTOU SANGARE
Monsieur Alain AHOUNOU
Monsieur Ahmed Dooguy KORA
Au Ministère de la Justice et de la Législation
– Inspecteur Général du Ministère : Monsieur Akpaki Zoul-Kifouly LAWANI
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Eric Brice Edjrossè PEDE
– Au Ministère de l'Economie et des Finances, en charge de la Coopération
– Directeur général de l'Economie : Monsieur Adéchina Colaholé Elie IDOHOU
– Directeur général des Participations de l'Etat et de la Dénationalisation : Monsieur Donald GANDJI
– Directeur général adjoint des Participations de l'Etat et de la Dénationalisation : Monsieur Akochayé Roland DOSSOU
– Directeur national adjoint du Contrôle : Monsieur Aimanssè Iris AHLAN
– Conseiller technique aux Affaires sociales : Monsieur Damien Dieudonné N. MEDEDJI
– Conseiller technique à l'Economie : Monsieur Théophile T. AZOMAHOU
Au Ministère des Affaires Etrangères, en charge de l'Intégration des Afro-descendants
– Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin en France : Monsieur Babalola Jean-Michel Hervé ABIMBOLA
– Directeur de Cabinet : Monsieur Jocelyn FLENON
Conseillère technique chargée de la Recherche appliquée et de la Prospective : Madame Ella ABATHAN
– Conseiller technique à la Coopération et aux Partenariats stratégiques : Monsieur Laurindo de CHACUS
Au Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique
– Directeur de Cabinet : Monsieur Yacoubou AMADOU
Au ministère de la Défense nationale
– Directeur de cabinet : Général de brigade Abdoul-Baki SANNI BACHABI
– Secrétaire général du Ministère : Colonel major Sourou Mathias ALIZANNON
– Directeur du Matériel des Armées : Colonel K. A. Serges ADEGNIKA
– Directeur central du Génie des Armées : Colonel Philippe Néri ALI
– Directeur du Renseignement militaire : Colonel Damien Eudes Patrick MAGNON
– Directeur central du Service du Commissariat des Armées : Intendant militaire de 1ère classe Koffi Hervé Bertrand DOSSOU YOVO
– Directeur central du Service de Santé des Armées : Médecin colonel major Togbédji Richard DAHOUE
– Directeur de l'Organisation et du Personnel des Armées : Intendant militaire de 1ère classe Mohamed IDRISSOU
– Directeur central des Systèmes d'Information et de Communication des Armées : Lieutenant-colonel Saturnin Sourou HOUNTON
– Directeur des Ecoles et Sports : Colonel Toussaint GBESSEMEHLAN
– Conseiller technique aux Infrastructures et aux Domaines militaires : Colonel major Célestin Z. LOKO
– Conseiller technique aux Affaires maritimes et à la Lutte contre la Piraterie : Capitaine de Vaisseau Mensah Virgile DADO
Au Ministère du Tourisme et du Commerce extérieur, en charge de l'Industrie et de la Promotion de l'Investissement privé
– Directeur de Cabinet : Monsieur Wilfried TAMEGNON
– Secrétaire général du Ministère : Monsieur Eric Kader GBIAN
– Directeur général de l'Industrie, de l'Investissement privé et du -Climat des Affaires : Monsieur Moubarack SOUMANOU
– Directeur général du Commerce extérieur et de l'Intégration économique : Madame Ludmila AZO
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Ghislain Fidèle Sènan de SOUZA
– Directeur adjoint de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Julien MITOKPE
– Directeur de la Transformation digitale et de l'Innovation : Madame Grâce TCHOUGBE
– Conseiller technique Juridique : Monsieur Raoul BOSSA
– Conseiller technique à la Structuration des Projets : Monsieur Kekeli KODJO
– Conseiller technique au Commerce extérieur : Monsieur Fousseini GOMINA
Au Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
– Directeur du Conseil agricole, des Innovations et de la Formation entrepreneuriale : Monsieur Arnaud TOGBE
– Conseillère technique à l'Intelligence artificielle : Monsieur Monsoï Consolas Névinas HODONOU
– Conseiller technique à la Recherche agricole : Monsieur Tobi Moriaque AKPLO
Au Ministère de la Santé
– Directrice de Cabinet : Madame Béboyié Chastine CHABI épouse N'DAH SEKOU
– Conseiller technique juridique : Monsieur Jean-Pierre WANGBE
– Conseiller technique aux Soins de Santé primaire : Monsieur Elisée Sessi KINKPE
– Conseiller technique à la Médecine hospitalière : Monsieur Dodji Ange DOSSOU
– Conseiller technique au Partenariat et au Suivi de la Performance du secteur : Madame Annonciat Sèmèvo AVIANSOU
Au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en charge la Formation technique
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Eric Sèyini Jean DANSOU
Au Ministère de la Famille et de l'Action sociale
– Conseiller technique juridique : Monsieur Yannick DOSSAVI MESSY
– Conseiller technique à l'Action sociale : Monsieur Agnès Oladoun BADOU SAVI
– Conseillère technique à la Protection de la Famille, de la Femme et de l'Enfant : Madame Joséphine FATOMBI
– Conseillère technique au Suivi des Projets : Madame Ayaba Denise MIGNAWANDE DIAKITE
– Inspecteur général du ministère : Monsieur Désiré KALASSI
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Zakariyaou ABOUDOU MAMAM
– Directeur Adjoint de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Stanislas ALLAGBE
– Conseillère technique à l'Intelligence artificielle : Madame Eudoxie ABOUTA
Au Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine
– Directeur de Cabinet : Monsieur Bienvenu Omolacho HOUNWANOU
Au Ministère du Commerce intérieur, en charge de la Formalisation de l'Economie
– Secrétaire Exécutive de l'Autorité de Mise en Consommation : Madame Rhanda Morenike ADECHINA
Au Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement durable
– Administrateur délégué de l'Agence des Bâtiments et Edifices publics : Monsieur Serge AHOUANDOGBO
– Directeur général de l'Agence des Bâtiments et Edifices Publics : Monsieur Adam PINTO
– Directeur général adjoint de l'Agence des Bâtiments et Edifices Publics : Monsieur Halim ASSOUMA
– Directeur général de l'Agence de Développement Intégré des Lacs (ADELAC) : Monsieur Pépin AÏNA
– Directeur général du Bureau Enquêtes et Accidents : Monsieur Khalid AMI TOURE
– Directeur général de l'Environnement et du Climat : Monsieur Kpadedji Lambert AYITCHEHOU
– Conseillère Technique à l'Ecocitoyenneté et à la mesure de l'Impact social : Madame Ahouéfa POGNON
– Conseillère technique à la Formulation des Projets et aux Partenariats : Madame Isiba Syankuntan KOBA ASSOU
Au Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation professionnelle
– Conseiller technique à l'Emploi et à la Formation Professionnelle : Madame Oungbèto Opportune Hermione NATABOU
– Conseiller technique au Suivi des Réformes et au Partenariat : Monsieur Abdoul-Ibrachi GOUDA
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Mémanton BONI YALLA
– Directeur de l'Artisanat : Monsieur Sotima Michel YOTTO
Au ministère de la Communication, en charge des Médias
– Directeur de Cabinet : Monsieur Djabirou AMADOU
Secrétaire général du ministère : Monsieur Marius ATAYI GUEDEGBE
– Inspecteur général du ministère : Monsieur Eugène ALLEY
Directeur de l'Information et de la Communication : Monsieur Rémy OKE
– Directeur du Développement des Médias : Monsieur Ghislain FOUNDOHOU
– Conseiller technique juridique : Monsieur Amos BANKOLE
– Conseiller technique aux Médias : Monsieur Appolinaire GBAGUIDI
– Conseiller technique à la Communication : Monsieur Fadil MOUSSOUGAN
– Conseiller technique au Suivi des Projets et Réformes : Monsieur Léonce Yenoukoumè AKPOLGAN
Au Ministère des Sports et de l'Engagement civique
– Conseiller technique aux Sports et aux Infrastructures sportives : Monsieur Basile AGBODJEGBE
– Conseiller technique à l'Inclusion, au Genre et aux Para-sports : Monsieur Ahmed TAOFIK
– Conseillère technique à l'Engagement civique et aux Loisirs : Madame Catira Vidéva DODO
– Conseiller technique à la haute Performance et à l'Excellence sportive : Madame Isabelle YACOUBOU
– Directeur des Sélections nationales : Monsieur Darius DADE
– Directeur du Mouvement sportif et des Fédérations : Monsieur Bonaventure Coffi CODJIA
– Directeur Général de l'Office de Gestion des Stades : Monsieur Thierry AKPA
– Directeur départemental des Sports et de l'Engagement civique de l'Atlantique : Monsieur Briand DJOKO
– Directeur départemental des Sports et de l'Engagement civique de l'Ouémé : Monsieur Alfred TOYETONME
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Narcisse Akambi AGANI YAI
Au Ministère de l'Economie et des Finances, en charge des Finances et de la Microfinance
– Conseiller technique aux Finances : Monsieur Oumara KARIMOU ASSOUMA
– Conseiller technique au Domaine et au Foncier : Monsieur Jules Victorien KOUGBLENOU
– Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances : Monsieur Dossou Nestor MIGNANWANDE
– Directeur général de l'Agence nationale du Domaine et du Foncier : Monsieur Xavier ZOLA
Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique : -Monsieur Clément Y. AZIAGNIKOUDA
– Directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique : Monsieur Bérénice Codjo HOUNGBEDJI
– Directeur de la Production des Comptes publics : Monsieur Félicien DAKODO.
Fait à Cotonou, le 7 octobre 2026,
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Wilson GAKPETOR.
Le Conseil des ministres a transmis à l'Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2027. Équilibré à 4.757,029 milliards FCFA, le budget affiche une progression de 14,7 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2026 et mise sur une croissance d'au moins 8 %.
Réuni ce mercredi 7 octobre 2026, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances pour la gestion 2027 et décidé de sa transmission à l'Assemblée nationale pour examen et vote.
Le premier projet de budget du gouvernement du président Romuald Wadagni s'inscrit dans une trajectoire de croissance soutenue tout en maintenant les principaux équilibres macroéconomiques.
Le projet s'équilibre en ressources et en charges à 4.757,029 milliards de FCFA, contre 4.148,357 milliards de FCFA pour la loi de finances rectificative de 2026. L'augmentation atteint ainsi 14,7 %.
A travers cette programmation, le gouvernement table sur un taux de croissance économique d'au moins 8 %, avec un déficit budgétaire global limité à 2,8 % du PIB, conformément au critère de convergence de l'UEMOA. L'inflation est, quant à elle, projetée à 2 %, soit en dessous du seuil communautaire de 3 %.
L'orientation générale repose sur cinq leviers : la modernisation de l'agriculture, la promotion industrielle, la valorisation du potentiel touristique et culturel, l'innovation technologique et le renforcement du capital humain. Les dépenses publiques devraient ainsi continuer de privilégier les investissements considérés comme ayant un fort impact économique et social.
Le social monte en puissance
La dimension sociale occupe une place importante dans le projet. Les dépenses à sensibilité sociale atteindraient 1.597,533 milliards de FCFA, contre 1.285,37 milliards prévus pour 2026.
Le gouvernement prévoit notamment de poursuivre et d'étendre le programme Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH), de généraliser la gratuité des frais de scolarité des filles dans le secondaire général et technique et de poursuivre l'universalisation des cantines scolaires. Le programme GBESSOKE doit également être consolidé à travers des transferts monétaires destinés aux ménages en situation d'extrême pauvreté afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus.
Le dispositif social doit par ailleurs s'enrichir d'une plateforme nationale des prestations sociales et d'un service d'aide sociale d'urgence.
Dans la santé, le projet prévoit notamment la construction de cinq hôpitaux de zone, ainsi que la réhabilitation et l'équipement des hôpitaux départementaux et des centres hospitalo-universitaires. La nutrition, la vaccination, la lutte contre le paludisme et la santé maternelle figurent également parmi les priorités.
Dans l'éducation, sont annoncées la poursuite de la construction et de la réhabilitation des lycées, la réhabilitation des infrastructures universitaires, le déploiement du télé-enseignement et la poursuite de l'équipement des établissements en tables-bancs et autres mobiliers.
Davantage de moyens pour les territoires
Le projet de budget prévoit également de renforcer le financement des collectivités territoriales à travers l'opérationnalisation du Fonds d'Investissement Communal (FIC) et du mécanisme de découpage économique du territoire.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ce mécanisme doit permettre aux communes de mobiliser davantage de ressources, notamment en dehors des dotations de l'Etat, afin de financer des projets structurants avec davantage de prévisibilité, de transparence et de péréquation.
M. M.
En Conseil des ministres ce mercredi 7 octobre 2026, le gouvernement béninois a annoncé des travaux d'urgence de construction d'ouvrages de franchissement au PK 23+500 du tronçon Péhunco-Fo-Bouré et au PK 19+200 du tronçon Natitingou-Kouarfa.
Des ouvrages de franchissement seront bientôt construits au PK 23+500 du tronçon Péhunco-Fo-Bouré et au PK 19+200 du tronçon Natitingou-Kouarfa.
Selon le gouvernement béninois, « en raison de dégradations survenues sur ces tronçons, la circulation y est perturbée, impactant particulièrement les échanges économiques ainsi que l'évacuation des productions agricoles et pastorales ».
Pour améliorer la sécurité des usagers et renforcer la résilience des infrastructures face aux contraintes hydrauliques de la zone, le Conseil a marqué son accord pour l'exécution diligente des travaux.