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Burkina : « Les finances publiques se stabilisent (...) », félicite le directeur général adjoint du FMI

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:47

Le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, a, dans la matinée de ce mercredi 4 février 2026, accordé une audience à une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par son directeur général adjoint, Kenji Okamura. Au menu de la rencontre : l'économie nationale et les perspectives de coopération.

Le représentant du Fonds monétaire international (FMI), Kenji Okamura, s'est réjoui d'avoir échangé avec le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, qui a partagé avec lui, une vision claire des politiques économiques actuelles.

L'hôte a salué les progrès fulgurants enregistrés par le Burkina Faso. « Les finances publiques se stabilisent, les réformes clés sont en cours, et le cadre macro-économique se consolide », a félicité le directeur général adjoint, Kenji Okamura, mettant en relief les avancées dans le programme soutenu par le FMI.

Cette rencontre augure des perspectives de coopération élargies qui pourraient propulser le Burkina Faso vers une stabilité accrue. « Le partenariat entre le Burkina Faso et le FMI est fort et plus solide que jamais », a-t-il déclaré.

M. Okamura a rappelé la volonté ferme du FMI de renforcer le partenariat pour accompagner davantage les efforts du Burkina Faso, notamment dans l'administration et dans les réformes structurelles. Le chef de délégation retient que ces échanges instructifs avec le président du Faso confirment la trajectoire positive du Burkina Faso et ouvrent des horizons prometteurs.

Lire aussi : Burkina/Économie : La Banque mondiale salue la vision du Capitaine Ibrahim Traoré

Lefaso.net
Source : Présidence du Faso

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Panel du Mouvement patriotique pour le développement à Tougan : « L'objectif principal est de favoriser une réflexion collective sur le développement de la région », Mathieu Boro

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:43

Le Mouvement patriotique pour le développement (MPD) organise, les 7 et 8 février 2026 à Tougan, un panel régional dénommé « Sourou Wellé-Kan ». Cette rencontre vise à identifier les potentialités de développement de la région du Sourou, à analyser les défis liés à l'insécurité ainsi qu'aux questions de gouvernance locale. À travers cette initiative, le MPD entend susciter une réflexion inclusive et participative autour des enjeux majeurs du développement régional. Dans cette interview, le coordonnateur national du MPD, Mathieu Boro, revient sur les objectifs, les attentes et les perspectives de ce panel régional.

Lefaso.net : Que peut-on savoir du MPD ?

Mathieu Boro : Le Mouvement patriotique pour le développement (MPD) est une organisation de la société civile qui a officiellement lancé ses activités le 28 octobre 2023 à Toma, dans la province du Nayala.
Il œuvre pour le progrès et le développement local, ainsi que pour la veille citoyenne. Le MPD met un accent particulier sur le dialogue, la mobilisation des compétences locales, la promotion de la paix et l'implication des citoyens dans les questions qui concernent directement leur avenir. Il se veut inclusif, apolitique dans son action communautaire, et résolument tourné vers des solutions concrètes.

Pouvez-vous nous parler de l'organisation du panel qui aura lieu les 7 et 8 février prochains ?

Le panel des 7 et 8 février est conçu comme un cadre d'échanges et de réflexion autour des enjeux majeurs pour l'avenir de la région du Sourou. Il réunira des personnes ressources, des leaders communautaires, des jeunes, des femmes ainsi que des fils et filles des provinces du Kossin, du Nayala et de la région du Sourou de manière globale.

Les échanges seront structurés autour de plusieurs thématiques clés, notamment, la nouvelle régionalisation et ses implications ; la cohésion sociale, le vivre-ensemble et l'engagement communautaire ; la valorisation des atouts naturels de la région pour un développement durable et inclusif ; la sécurité et la résilience communautaire.

En prélude au panel, des activités citoyennes et culturelles sont prévues, telles qu'un cross populaire, une rue marchande et des animations culturelles, afin de renforcer la mobilisation sociale et la cohésion communautaire.

À travers cette initiative, le MPD entend également exprimer la solidarité des populations du Sourou à l'endroit des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que des Personnes déplacées internes (PDI), à travers une collecte de ressources. Le panel sera ponctué de communications, de débats ouverts et se conclura par des recommandations finales.

Le coordonnateur national du MPD, Mathieu Boro dit compter sur la mobilisation des fils et filles de la région

Qu'est-ce qui a motivé la tenue de ce panel ?

Ce panel est né du constat que notre province fait face à de nombreux défis, tout en disposant d'énormes potentialités. Il était donc nécessaire de créer un espace de dialogue afin de réfléchir ensemble, partager les idées et proposer des pistes de solutions adaptées à nos réalités locales.

Quel est l'objectif de cette initiative ?

L'objectif principal est de favoriser une réflexion collective sur le développement du Sourou, de renforcer la cohésion entre les fils et filles de la province et de dégager des recommandations concrètes pouvant servir de base à des actions futures.

Qu'attendez-vous des fils et filles du Sourou dans le cadre de cette activité ?

Nous attendons leur participation active, leur engagement et leurs contributions constructives. Le développement du Sourou est une responsabilité collective, et chaque fils et fille de la province a un rôle à jouer, que ce soit à travers des idées, des initiatives ou un accompagnement durable.

Quel message avez-vous pour la population ?

Nous invitons l'ensemble de la population à se mobiliser et à s'approprier cette initiative. Le développement commence par l'unité, le dialogue et l'engagement citoyen. Ensemble, dans la paix et la solidarité, nous pouvons bâtir un Sourou plus fort et plus prospère.

Interview réalisée par Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Accident mortel d'une élève à Zorgho : Son enseignant interpelle les autorités

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:40

Après la mort tragique de l'élève Oumou Koulsoum, percutée sur la RN4 à hauteur du Haut-Commissariat du Ganzourgou, son professeur d'Histoire-Geographie, Augustin Zoungrana, brise le silence. À travers ce témoignage bouleversant, parvenu à notre rédaction, ce mercredi 4 février 2026, il appelle les autorités à agir sans délai en installant un feu tricolore et en aménageant le goudron vers le stade de Zorgho, afin de sauver la vie des élèves.

Tragédie d'une étoile !

Ouédraogo Oumou Koulsoum, élève en classe de 4ème 3 au lycée municipal Naba Koulga de Zorgho, nourrissait l'espoir d'embrasser le métier de médecin afin de servir la nation au bonheur des Burkinabè, mais la grande faucheuse en a décidé autrement.
Élève disciplinée, studieuse et très joviale, Oumou a toujours été première de sa classe avec des moyennes souvent supérieures à 18,50/20.
Ce lundi 02 février 2026, comme à l'accoutumée, la petite Oumou, sur sa bicyclette, s'était rendue au lycée pour ses cours du jour.

De retour des cours après 17 h, juste au niveau de la route RN4, face au service du Haut-Commissariat de la province du Ganzourgou, les VADS donnent l'autorisation aux élèves de traverser ladite route en prenant le soin de soulever les panneaux pour marquer l'arrêt sur la route nationale 4. Malheureusement, un mini-bus communément appelé « Dina », chargé de marchandises diverses, fonce malgré l'arrêt indiqué par les agents VADS et percute la jeune fille Oumou, qui se retrouve sous les roues dudit véhicule.

Les premières personnes présentes constatent l'horreur et cherchent des pagnes pour couvrir les blessures béantes de la victime du jour. Le chauffard, qui avait pris la poudre d'escampette, est très vite rattrapé par des jeunes qui prennent le soin de le confier à la police ainsi que son véhicule.
De passage à l'endroit de l'accident, je vois un attroupement de personnes. Je freine et, à peine descendu de la moto, je vois la jeune Oumou lucide, incapable de faire le moindre geste. Je me mets à genoux pour voir si elle peut parler. Oumou saisit ma main et me demande : « Monsieur, est-ce que je vais vivre ? »

De manière inconsciente, je réponds par l'affirmative et je tente de la maintenir éveillée en lui demandant sans cesse de ne pas fermer les yeux. Du même coup, chacun tente de joindre l'ambulancier afin de transporter l'infortunée vers le CMA. Je sors mon téléphone avec l'autre main et je contacte mon censeur, en la personne de monsieur Compaoré, qui vient immédiatement sur le lieu de l'accident, suivi par le proviseur et des collègues.

Une fois l'ambulance présente, la jeune Oumou, qui ne lâche pas ma main, me demande de la sauver. Je suis intrigué, mais je monte dans l'ambulance avec son frère Adama et j'essaie de la rassurer qu'elle va s'en sortir, tout en la suppliant de ne pas fermer les yeux.
Nous arrivons aux urgences du CMA de Zorgho et là, nous sommes reçus par l'infirmier du jour, monsieur Sawadogo, et quelques minutes après par le Dr Sankara, le docteur Balima, l'infirmier Nougtara et le chirurgien Ollé.

L'équipe ainsi constituée, place aux ordonnances et aux soins à la victime. Je fus stupéfait de voir une équipe médicale très enthousiaste, très professionnelle, qui ne cherche qu'à sauver la victime du jour. J'ai vu des médecins très engagés, très volontaires, courir pour chercher des gants, des compresses. J'ai vu des infirmiers courir pour récupérer des examens, des poches de sang.

J'ai vu une équipe résiliente travailler en toute symbiose pour le bien de l'infortunée.
L'équipe médicale tente par tous les moyens de contenir l'hémorragie afin d'effectuer un éventuel transfert vers le CHU Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou, à 110 km de Zorgho, pour une meilleure prise en charge.
Oumou, toujours éveillée, s'exprime pour la dernière fois : « Je veux travailler plus à l'école pour réussir et aider la mère. »

Juste après ces propos, la situation devient complexe. Oumou convulse mais lutte pour survivre. L'équipe médicale me demande de sortir, son pronostic vital serait donc engagé. Le docteur Sankara accourt vers la bouteille à gaz installée dans l'ambulance pour certainement la réanimation.
Je reste hors de la salle, à côté de la porte, tout en demandant au bon Dieu d'agir, de faire un miracle. Quelques minutes plus tard, le docteur Sankara ouvre la porte et me fait appel. Je rentre dans la salle, j'ai le corps glacé. L'équipe médicale est dévastée et je constate que Oumou, mon élève, l'étoile du lycée, vient de nous quitter pour l'au-delà.

Au dehors, nous avions plus d'une trentaine de personnes. Les visages sont rivés sur ma personne. Je vais vers une personne plus âgée et sage, en la personne de monsieur Kaboré Jacques, ancien maire de la commune de Zorgho, à qui je donne l'information. Ce grand monsieur trouve alors la formule idéale pour informer le monde face aux services d'urgence du CMA. La mère de la victime et sa tante sont totalement inconsolables. Les autorités administratives (directeur provincial, le proviseur, le censeur, le conseiller principal d'éducation) sont dévastées.

Sortis de la salle, des collègues et moi nous rendons à la morgue pour prendre le brancard afin de transporter la dépouille.
La petite Oumou, l'étoile du lycée, nous a quittés à jamais. Elle est inhumée ce 03 février 2026 dans son village natal de Tingsobdogo à Zorgho.
Au revoir Oumou, au revoir l'étoile. Que la terre libre du Burkina te soit légère, que Dieu réconforte ta famille et tes amis.
Tu as lutté sans verser une goutte de larme. Tu es mon héroïne.
Repose en paix.

Ton professeur d'histoire-géographie
Monsieur Zoungrana Augustin

Categories: Afrique, European Union

Russian Strikes on Ukraine’s Energy Threaten Trilateral Peace Talks

Foreign Policy - Wed, 04/02/2026 - 23:39
Kyiv accuses Moscow of using a temporary halt in strikes to stockpile weapons.

How the U.S. and India Finally Reached a Deal

Foreign Policy - Wed, 04/02/2026 - 23:39
The new U.S. ambassador in New Delhi may have played an instrumental role in this week’s trade agreement.

GC Amicitia – Wacker Thun 27:30: GC weiterhin chancenlos gegen Berner Oberländer

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:38
In Zusammenarbeit mit RED+ präsentiert Blick die Highlights der Partie GC Amicitia Zürich – Wacker Thun (27:30).

Kriens-Luzern – St. Gallen 30:31: Ostschweizer bringen knappe Führung über die Zeit

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:38
In Zusammenarbeit mit RED+ präsentiert Blick die Highlights der Partie HC Kriens-Luzern – TSV St. Otmar St. Gallen (30:31).

Suhr-Aarau – RTV Basel 31:22: Aargauer beenden Niederlagenserie im neuen Jahr

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:38
In Zusammenarbeit mit RED+ präsentiert Blick die Highlights der Partie HSC Suhr-Aarau – RTV 1879 Basel (31:22).

Kadetten – Stäfa 44:31: Tabellenführer schiesst Stäfa weiter ins Elend

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:37
In Zusammenarbeit mit RED+ präsentiert Blick die Highlights der Partie Kadetten Schaffhausen – Handball Stäfa (44:31).

Sécurité urbaine : Wendlanam Moïse Kaboré, un homme de terrain et de stratégie aux commandes de la BAC-Ouaga

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:37

Dans le paysage exigeant de la sécurité nationale, certains parcours forcent le respect par leur constance, leur cohérence et leur profondeur. Celui du commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la Brigade anti-criminalité de Ouagadougou (BAC-Ouaga), s'inscrit sans conteste dans cette catégorie. Figure emblématique de l'institution policière, il incarne une génération de cadres pour qui le sens de l'État, la discipline et l'excellence du service public ne sont pas de simples mots, mais une ligne de conduite.

Gratifié d'une volonté précoce de réussir et d'apprendre, Wendlanam Moïse Kaboré suit un parcours scolaire exemplaire. Après des études primaires et secondaires menées avec sérieux, il obtient en 2007 le Baccalauréat série D au lycée privé Parents d'élèves de Pissy à Ouagadougou. Refusant de s'arrêter à cette première étape, il poursuit sa formation universitaire à l'université Norbert Zongo de Koudougou, où il décroche en 2011 une maîtrise en économie et sciences de gestion.

Ce passage par l'université affine chez lui l'analyse, la méthode et la compréhension des mécanismes de gestion. Des atouts qui marqueront durablement son style de commandement.

De la vocation à l'engagement, le choix de la carrière policière

Animé par une vocation profonde pour la carrière des armes et le service de la nation, il réussit en 2013 le concours direct des élèves commissaires de police. Admis à l'École nationale de police, il y suit deux années de formation rigoureuse, au terme desquelles il sort diplômé commissaire de police en 2015.

Dès lors, sa trajectoire s'inscrit dans une montée progressive en responsabilités, toujours guidée par la recherche de l'efficacité et le respect scrupuleux de l'éthique professionnelle.

Une expertise renforcée par des formations de haut niveau

Conscient que les défis sécuritaires évoluent sans cesse, le commissaire principal Kaboré n'a jamais cessé de renforcer ses compétences. Son parcours est jalonné de formations stratégiques et opérationnelles de haut niveau, aussi bien au plan national qu'international.

De la gestion des armes et munitions à la lutte antiterroriste, en passant par la gestion du stress en situation de crise, il se perfectionne continuellement. Ses stages à l'Académie de police du Caire et à l'Institut de formation des forces spéciales en Égypte, puis en République populaire de Chine, témoignent d'une ouverture internationale et d'une maîtrise des enjeux contemporains liés au terrorisme et au grand banditisme.

Un cadre concepteur, un homme de terrain

Au-delà des diplômes et des certificats, Wendlanam Moïse Kaboré est reconnu comme un cadre concepteur en sécurité, doté d'une capacité éprouvée d'identification, d'analyse et de traitement des risques. Il possède également une solide expertise dans l'élaboration et la mise en œuvre de plans de sécurisation, tout en excellant dans la gestion et la direction du capital humain.

Cette double compétence stratégique et opérationnelle fait de lui un officier capable de penser l'action tout en la conduisant sur le terrain.

Un parcours de commandement riche et cohérent

Avant d'accéder au commandement de la BAC-Ouaga, il a occupé plusieurs postes clés : commissaire central adjoint puis commissaire central de police à Nouna, directeur provincial de la Police nationale de la Kossi, et enfin commandant du 11ᵉ groupement des Unités mobiles d'intervention, avec de nombreux déploiements sur le théâtre des opérations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la reconquête du territoire national.

À chaque étape, il a su concilier autorité, proximité avec les hommes et efficacité opérationnelle, laissant l'image d'un chef respecté et écouté.

Une reconnaissance méritée de l'institution et des populations

La rigueur et les résultats obtenus sur le terrain n'ont pas échappé à l'institution policière ni aux plus hautes autorités. Nominé meilleur policier de l'année 2024, récipiendaire de plusieurs lettres de félicitations et de reconnaissance y compris de communautés locales et d'autorités judiciaires, le commissaire principal Kaboré incarne une autorité qui rassure autant qu'elle inspire.

Un commandant à la hauteur des enjeux de Ouagadougou

Investi de ses nouvelles fonctions dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, le nouveau commandant de la BAC-Ouaga aborde sa mission avec une détermination sans faille. Fort d'une expérience riche, d'une vision stratégique affirmée et d'une autorité naturelle, il entend apporter des réponses durables et efficaces aux défis de la criminalité urbaine.

À la tête de cette unité d'élite, Wendlanam Moïse Kaboré apparaît comme un homme de continuité et de renouveau, prêt à inscrire la BAC-Ouaga dans une dynamique toujours plus performante, au service de la sécurité des populations et de l'honneur de la Police nationale du Burkina Faso.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Changement de périodicité de la CAN : Une compétition quadriennale, la réprobation est vive

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:34

La CAN Maroc 2025 a refermé avec fracas ses portes le 18 janvier dernier. L'heure est maintenant aux enseignements. En amont de la CAN, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a fait plusieurs annonces. Parmi lesquelles, la suppression du CHAN, la création d'une nouvelle compétition appelée Ligue des nations, puis le changement de la périodicité de la CAN, qui, à partir de 2028, passera de deux à quatre ans. Le changement de la périodicité de la CAN, balancé en guise de ballon d'essai par le président de la CAF, n'a pas été bien accueilli dans les milieux footballistiques africains. L'habitude est une seconde nature, dit-on, puisque ça fait 69 ans que la CAN se joue tous les deux ans, vouloir la repousser à quatre ans, ça ne passe pas. Nous avons réalisé une interview express auprès de journalistes sportifs, d'entraîneurs, de supporters, le rejet de changer la CAN de deux à quatre ans est total.

Idrissa Congo : « Cette mesure est pour servir le football européen, et ça il faut avoir le courage de le dire, et c'est regrettable. »

« La décision du patron du football africain de changer la CAN de deux à quatre ans est plus que décevante pour nous les sportifs. Au-delà de l'aspect sportif, il faut dire que la CAN est un événement culturel et surtout économique qui permettait de financer le football africain, et je me demande comment la CAF compte dorénavant financer le football africain. Nous ne voudrions pas être sous la perfusion de la FIFA et c'est là toute notre crainte. Nous savons que cette décision de la CAF a été influencée par la pression du patron du football mondial, la FIFA, via les clubs européens. Les clubs européens contraints de laisser les Africains venir jouer la CAN, ça perturbe leur calendrier et leur économie. Alors que la CAN tous les deux ans avait plusieurs avantages. Ça permet à un jeune joueur de se faire voir et de monnayer son talent sur le plan mondial pendant deux ou trois CAN.

La CAN tous les quatre ans, il sera quasiment impossible pour un joueur de le faire, et c'est dommage pour la carrière individuelle du joueur. Et que dire de l'aspect culturel qui permettait aux Africains de se retrouver tous les deux ans pour communier, partager, faire des échanges économiques ? Et s'il faut attendre quatre ans pour vivre les mêmes événements, ce serait dommage. Pour me résumer, cette mesure est pour servir le football européen, et ça il faut avoir le courage de le dire, et c'est regrettable. Est-ce que l'on pourra utiliser ce changement au profit de notre football ? C'est là que moi je vois le seul avantage, si les autorités du football qui déboursaient tous les deux ans des milliards pour la CAN, si on pouvait réorienter cette somme pour financer la formation du football à la base, faire des infrastructures de qualité à travers l'argent qui sera économisé entre deux CAN ».

Idrissa Congo

Ibrahim Konaté : « Les 54 présidents de fédérations nationales doivent faire bloc pour contrecarrer la mesure »

« La CAN, de deux à quatre ans, moi personnellement je dirai que c'est une mauvaise décision. Donner quatre ans pour que les joueurs africains et l'Afrique tout entière se retrouvent, ce serait tuer le football africain, c'est du gâchis, c'est l'Africain même qui tue l'Afrique. C'est mieux de continuer avec la formule dans laquelle nous sommes, tous les deux ans on se retrouve dans un pays pour vivre la plus belle fête sportive africaine. Quelles sont les vraies motivations du président de la CAF à la prise d'une telle décision ?

Moi, je pense qu'une telle mesure devait être discutée en AG avec tous les présidents de fédérations des 54 pays africains, et s'il y a un accord, on l'adopte et on donne des explications aux acteurs. Imaginer un joueur de 28 ans qui doit attendre tous les quatre ans pour disputer une phase finale de CAN : avec cette mesure, tout au plus, il pourra jouer que deux éditions, alors qu'avec l'ancienne formule, il peut jouer plus de quatre CAN. Et quand on sait que la carrière du joueur africain tient à peine sur une quinzaine d'années maximum pour ceux-là qui ont intégré très tôt le haut niveau, sinon c'est moins que ça. Mais comme rien n'est encore adopté, je pense que tous les présidents de fédérations africaines de football doivent faire bloc pour contrecarrer le projet, sinon, si d'aventure il venait à être entériné, je me demande si la CAN a encore sa raison d'être ».

Ibrahim Konaté

Haté Nanéma : « La CAF est sous injonctions de la FIFA et de l'UEFA »

« Comme c'est une instance dirigeante de la CAF, en l'occurrence le comité exécutif, il est le représentant du football africain, qui a décidé, il décide pour le football africain. Maintenant, si ces représentants-là sont des « esclaves de salon », comme notre camarade président Ibrahim Traoré aime à le dire, c'est dommage qu'au 21ᵉ siècle, les Africains n'arrivent pas à se libérer du joug de la colonisation, nous sommes toujours néo-colonisés, et moi vraiment ça me fait mal au cœur. Mais si les dirigeants de nos différents pays ne sont pas indépendants, moi je ne suis pas étonné que la CAF non plus ne soit pas indépendante. C'est mon point de vue. Si la CAF est sous injonction de la FIFA et de l'UEFA, mais qu'est-ce que vous voulez ? Ce sont des esclaves de salon, mais j'espère qu'un jour nous allons nous affranchir de la domination occidentale, et ne pas laisser que les intérêts des Occidentaux dominent sur nous, car nous aussi nous avons nos intérêts que nous devons défendre, nous ne pouvons pas continuer à être des marionnettes qu'on tire, je ne suis pas content de cela ».

Haté Nanéma

Judicaël Nabolé : « Si nous continuons chaque fois à céder aux pressions, un beau jour, on nous dira qu'il n'y a même plus de CAN »

De prime abord, je dirai que la CAN perd son identité : depuis belle lurette, elle se joue tous les deux ans. Nous sommes habitués. Et quand tu es fan du football africain et du football en général, tu t'attends à une CAN tous les deux ans. Même les joueurs, ils jouent dans l'espoir de jouer la CAN. Maintenant si on décide de l'amener à quatre ans, moi je pense que c'est l'Afrique qui perd de son identité.

Moi personnellement je ne pense pas que ce soit profitable au football africain, c'est plutôt une mesure pour plaire au calendrier européen. Et à cette allure-là, ne soyons pas étonnés que la CAN disparaisse un jour. J'en veux pour preuve qu'à l'approche de la CAN, on ne fait que la reporter. La CAN Maroc 2025 qui vient de se terminer, vous êtes témoin, normalement elle aurait dû être jouée en juin, mais à cause de la Coupe du monde FIFA des clubs, elle a été repoussée à décembre 2025 début janvier 2026. J'ai même peur que la CAN ne disparaisse un jour.

C'est bien vrai qu'on nous a dit qu'il y aura une nouvelle compétition appelée Ligue des nations. C'est une compétition de seconde zone. Même en Europe, elle n'est pas prise au sérieux comme l'Euro. Pour certains pays, c'est juste bon pour faire des matchs amicaux. Et on dit que la Ligue des nations africaines se jouera par zones. Si on prend la zone Afrique de l'Ouest ça va, il y a de bonnes équipes, mais les autres zones, il n'y a pratiquement pas grand-chose, c'est deux ou trois pays, exemple l'Afrique centrale, australe, de l'Est.

La CAN, c'est une autre dimension, quand tu es footballeur, ton rêve c'est de jouer la CAN. De nos jours dans les grands clubs du monde, les gens privilégient les joueurs internationaux, et la CAN est la meilleure vitrine pour détecter les talents. Avec la CAN tous les deux ans, un joueur peut jouer plus de deux CAN, et si je ne m'abuse, je pense que c'est le Camerounais Rigobert Song qui détient le record avec huit CAN disputées. Si la CAN passe à quatre ans, pour jouer deux CAN, il faut être très costaud. C'est une grosse perte en termes de visibilité des joueurs.

Je ne sais pas pourquoi une telle décision, moi je pense objectivement que c'est pour satisfaire le football européen. C'est une pression des Européens depuis de nombreuses années sur la CAF pour espacer les CAN de quatre ans. La Copa América, qui se jouait tous les quatre ans, a été ramenée à deux, mais pourquoi ces confédérations ne subissent-elles pas de pression ? Chaque fois c'est l'Afrique. Les clubs européens se plaignent comme quoi la CAN se joue en hiver, ils sont obligés de libérer les joueurs, et comme ce sont des puissants clubs, la FIFA a tendance à s'aligner derrière eux ».

Judicaël Nabolé

Jonas Apollinaire Kaboré : « Une CAN tous les quatre ans, ça va porter préjudice à l'unité africaine »

« La CAN est l'une des activités les plus grandioses de notre continent, sinon la plus grande fête sportive ; elle draine du monde venu de partout. Après les éliminatoires, c'est 24 pays qui se rencontrent sur un même site, pour communier, un puissant vecteur d'unité entre Africains. Et ramener la CAN, cette occasion de retrouvailles, à quatre ans, ce serait dommage. La plupart de nos équipes nationales sont constituées de joueurs qui évoluent en Europe, et ces joueurs ont envie de revenir à la base, revivre dans leur milieu naturel, revoir des gens qu'ils ont connus depuis des années.

Une CAN tous les quatre ans, ça va porter préjudice à l'unité africaine tant recherchée. Au Maroc tout récemment, quand j'ai vu des Marocains porter des tenues d'autres pays, c'est l'unité, c'est de ça qu'il s'agit. C'est parce que l'on ne peut pas faire la CAN chaque année, mais deux ans c'était la bonne formule, mais ramener cela à chaque quatre ans, ce serait du tort fait à notre continent. Les puissants d'Europe ont toujours fait tout au gré de leurs humeurs et c'est l'Afrique qui ne fait que subir, et c'est vraiment dommage ».

JAK

Propos recueillis par
Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)
LeFaso.net

Categories: Afrique, European Union

BSV Bern – Pfadi 30:31: Kusnandar hext sein Team aus Mini-Tief

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:33
In Zusammenarbeit mit RED+ präsentiert Blick die Highlights der Partie Wacker BSV Bern – Pfadi Winterthur (30:31).

Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : Le prévenu relaxé

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:30

Dans l'affaire de la collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou, le ministère public a estimé que le prévenu aurait pu éviter l'accident par davantage de maîtrise et de vigilance. Malgré des réquisitions d'amendes et de peine avec sursis, le Tribunal correctionnel a finalement renvoyé le prévenu des fins de la poursuite, tout en l'appelant à plus de prudence en circulation.

"Un accident est un évènement souvent imprévisible. Cela peut arriver à tout le monde", a fait observer le ministère public dès le début de ses réquisitions. Toutefois, souligne-t-il : "il faut tout faire pour que cela n'arrive pas ; il faut faire preuve de maîtrise. On peut éviter certaines situations quand on roule à une vitesse très raisonnable."

Selon ses dires, Moctar aurait pu redoubler de vigilance et rouler à une vitesse "très faible", surtout que le soleil s'apprêtait à se coucher et qu'il pénétrait une zone très empruntée. Par la suite, le parquet s'attèlera à démontrer que les faits pour lesquels est poursuivi le prévenu, sont caractérisés en leurs éléments matériel, legal et moral.

Précisant par ailleurs que ce dernier est un délinquant primaire, le procureur a requis d'abord pour le défaut de maîtrise, une amende de 25 000 francs CFA ; pour la dégradation involontaire de bien ensuite, une amende de 25 000 francs CFA ; pour l'homicide involontaire, enfin, il a requis 3 mois assortis de sursis, ainsi qu'une amende ferme de 250 000 francs CFA.

Rappelons que le parent du defunt n'a rien réclamé si le prévenu venait à être reconnu coupable des infractions pour lesquels il est poursuivi. Ce dernier lui, a, dans ses derniers mots, souligné être de tout coeur avec la famille du defunt. "Je lui présente mes sincères condoléances. On ne le souhaitait vraiment pas" a-t-il compati.

Après quelques minutes d'échange, le tribunal correctionnel a vidé sa saisine, renvoyant le prévenu des fins de la poursuite, pour infractions non constituées. Toutefois, rappellera-t-il au prévenu : "Soyez davantage prudent. Cette fois ci vous avez échappé. Quand vous conduisez correctement, la loi vous protège. Soyez davantage vigilent quand vous conduisez."

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Prix des motos au Burkina : On est fatigué !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:30

À croire que certains vendeurs de motos au Burkina ont développé une allergie chronique aux conseils, et une mémoire sélective face à la sanction. Après chaque descente musclée de l'État, les prix semblent rentrer dans les rangs le temps d'un sourire éclair, avant de repartir à l'assaut des poches déjà éprouvées des consommateurs. Comme l'enfant que ni la chicote, ni les sages n'ont su corriger, le marché de la moto ne semble comprendre qu'un seul langage : celui des conséquences.

C'est l'histoire d'un enfant qui a décidé de s'éduquer tout seul. Lorsque le soleil fait son apparition chaque matin, la lueur d'espoir qu'il emporte avec lui à travers ses rayons, se transforme en jour sombre pour ses parents. Si la bouteille de gaz de la maison n'a pas eu la chance d'être vendue, ce sont les serrures devant servir à empêcher les voleurs de faire irruption dans la baraque, qui en paieront le prix fort.

Des chaussures de ses frères en passant par les bijoux de sa mère, rien ne semble résister à l'opiniâtre filouterie de ce gamin, qui a décidé de pourrir la vie à tout le monde. Même le chat du voisin n'a pas été épargné. Le père, connu pour sa rigueur des plus inflexibles, semble impuissant face à la témérité de son rejeton. Jamais aucun de ses fils ne s'était montré autant acariâtre et rebelle !

Un citoyen visiblement excédé par le prix des motos

Les voisins ont parlé. Les vieillards ont conseillé. Même les tantes reconnues pour être les plus méchantes de la famille ont été mises à contribution. Au début, tout semble rentrer dans l'ordre. Il y a un moment d'accalmie. On souffle, rigole un peu, pensant avoir retrouvé notre enfant de chœur qui a sûrement reçu sa dose de délivrance du père spirituel de la famille. Mais il ne faut pas plus de trois jours pour que Django ressuscite ses vieux démons, et décide à nouveau de faire vivre à son prochain un enfer.

Finalement convaincu comme le dit l'adage, que « l'enfant que l'on corrige simplement par le bâton n'apprend pas à réfléchir », on décide de l'abandonner à son propre sort. Nos voisins d'à côté le disent si bien : « Conseil, conseille pas, c'est conséquence qui conseille. » Mais le hic dans tout cela, c'est qu'il vit sous le même toit que tout le monde. Il ne fait rien, n'apporte rien, mais se porte toujours volontaire, quand il s'agit de donner des migraines à la fratrie ; et comme on ne peut pas le chasser de la famille, il est là, et on est là.

Quatre images, quatre dates, quatre prix différents sur presque tous les articles en moins de quatre mois

Le portrait de ce jeune garçon n'est pas très loin des caprices que nous font essuyer les vendeurs de motos. Avec eux, il faut être au taquet. Si vous avez un peu d'argent et que l'Etat a frappé fort pour que les prix soient réduits, vous avez intérêt à courir vite vous procurer un engin. Si vous pensez pouvoir jouer au lièvre avec eux, en attendant que le temps se vide de sa substance pour que les prix baissent encore, ils auront le plaisir de vous montrer que si l'hyène n'a jamais appris de ses erreurs, c'est son problème.

Pas plus tard qu'il y a quatre mois, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), redonnait le sourire au peuple burkinabè, après une descente musclée dans les magasins de vente de motos. Tout le monde a crié victoire comme le douzième homme à ces dernières minutes de match de CAN, ignorant que la gloire dans les échéances à venir ne sera que de courte durée. Sincèrement, on ne sait plus à quel saint se vouer.

Deux prix différents du même article en l'espace d'une semaine

Finalement, faut-il se résigner comme un agneau qui tend délibérément la gorge face à la soif impitoyable de la lame de son bourreau ? Ou devons-nous continuer de crier à l'insatisfaction, face à cette injustice qui nous laisse un goût de désolation au regard de la situation économique des populations. Une chose est sûre : de notre côté, nous continuerons de faire notre part, en portant la voix de ceux qui s'affaissent dans les cachots du désespoir.

Aux vendeurs de motos au Burkina, notre message est le suivant : si on vous a fait quelque chose, il faut dire on va demander pardon. Sinon en vrai, y en a marre de cette politique du ligid zamana qui ne tient pas compte des réalités du pays ! Y en a marre de vos pleurs lorsque l'on vous prend la main dans le sac, alors que vous semblez mépriser les larmes des autres qui font pourtant de vous de gros "P.D.ZÉ" ! Y en a marre de ces prix qui gonflent et se dégonflent comme le dolo mal fermenté d'un Samo de Tougan ! On est fatigué ! Il faut vous revoir !

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Régions de Bankui et du Sourou : Une cohorte de 925 nouveaux militaires présentés au drapeau

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:28

C'est fini pour la formation militaire initiale de 925 soldats du rang issus de la première vague du contingent exceptionnel de la classe 2025, au niveau de la cinquième Région militaire (5ᵉ RM), dans l'optique d'augmenter de 9 000 hommes les effectifs de l'armée nationale burkinabé. Intégrés au Centre régional d'instruction (CRI) de ladite région militaire, le 5 novembre 2025, ces jeunes militaires constitués d'anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des régions de Bankui et du Sourou ont été présentés au drapeau, ce mardi 3 février 2026 à Dédougou.

Les soldats du rang de la première vague de recrutement exceptionnel complémentaire de la classe 2025, pour le compte des régions de Bankui et du Sourou, ont effectué leur sortie officielle de formation militaire initiale. L'événement est intervenu ce mardi 3 février 2026 à Dédougou sur l'esplanade du complexe sportif du 51e Régiment d'infanterie commando (RIC) dans l'enceinte du camp Nazi Boni de Dédougou. La cérémonie de présentation de ces nouvelles recrues au drapeau s'est déroulée sous l'autorité du commandant de la 5ᵉ RM, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly. Les autorités administratives, coutumières et religieuses et les forces vives régionales étaient également présentes à cette cérémonie solennelle.

La cérémonie a été ponctuée de démonstrations des nouveaux militaires

Ce recrutement traduit la volonté des plus hautes autorités d'accroitre de 9 000 nouveaux militaires du rang les effectifs de l'armée. Cette première vague est composée uniquement de combattants issus des rangs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des deux régions de Bankui et du Sourou. À l'instant où le soldat de 2ᵉ classe Alassane Ouédraogo et ses compagnons d'armes ont reçu leurs épaulettes, ils ont confié être prêts à tout déploiement où besoin est pour participer aux opérations de reconquête territoriale.

Le commandant du CRI de la 5ᵉ Région militaire, Olivier Kaboré, a salué le bon déroulement de la formation

Le commandant du Centre régional d'instruction (CRI) de la cinquième région militaire, le capitaine Olivier S. Kaboré, s'est d'abord incliné sur la mémoire de la recrue rappelée à Dieu des suites de maladie avant de souligner que la formation a débuté le 5 novembre 2025. Il leur a été enseigné, parmi tant d'autres modules, la topographie, le combat, l'armement, le secourisme, l'éducation physique militaire et sportive et la sécurité militaire. En plus de ces disciplines, les jeunes recrues se sont vues inculquer la discipline, le respect d'autrui, l'esprit de cohésion et la solidarité. Toutefois, le commandant a rappelé à ces jeunes au seuil de leur carrière que le vrai apprentissage va se faire sur le terrain, dans les missions, les épreuves et notamment dans la fraternité qui les unit.

Ils sont 925 jeunes recrues prêtes à renforcer la lutte pour la reconquête territoriale

À en croire M. Kaboré, la formation initiale a été axée sur trois piliers, à savoir la préparation à l'endurance et à la résistance, le respect des règles et de la hiérarchie et l'observance des valeurs sociales. Le commandant a par ailleurs salué les autorités nationales et la hiérarchie militaire pour avoir rendu possible et accompagné le recrutement et la formation. Aux encadreurs, il a exprimé sa reconnaissance pour leur dévouement et leurs sacrifices qui ont contribué à offrir un « succès total de 100% à cette première vague », dont la moyenne générale est de 15,06 points.

Les jeunes militaires ont reçu leurs épaulettes des officiels

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Cancer : Le tabagisme, un des facteurs principaux dans le monde

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:21

La communauté internationale commémore ce mercredi 4 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer, une occasion pour encore rappeler l'importance de la prévention, notamment par le dépistage régulier et le contrôle des habitudes alimentaires.

De nombreux rapports cités par les médias en cette journée commémorative révèlent que de nombreux cas de cancers sont liés à deux habitudes modifiables : le tabagisme (fumeurs et ceux exposés à la fumée) et la consommation d'alcool.

Une étude de l'Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC)/Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée la veille, indique que près de quatre cancers sur dix dans le monde sont évitables (près de 40 % des cas du cancer pourraient être évités).

Elle s'appuie sur des données provenant de 185 pays et portant sur 36 types de cancers. En 2022, chez les hommes, la proportion de nouveaux cas de cancers évitables atteignait 45 %, contre 30 % chez les femmes.

Chez les hommes, le tabagisme constitue la première cause de nouveaux cas de cancers (environ 23 %), suivi des infections (9 %) et de la consommation d'alcool (4 %). Chez les femmes, 11 % des nouveaux cas de cancers sont liés aux infections, suivis du tabagisme (6 %) et d'un indice de masse corporelle élevé (3 %).

Au Burkina, la situation interpelle

En effet, au Burkina, 14 538 nouveaux cas de cancers ont été notifiés en 2022, contre 11 643 en 2018, soit une augmentation de 24,9% en quatre ans (données provenant de l'atelier organisé par le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC) en partenariat avec l'ONG CHAI, 3 octobre 2024). Le nombre de décès est, quant à lui, passé de 9 221 en 2018 à 10 998 en 2022, soit une hausse de 19,3%. Toujours selon la source sus-référencée, les cancers les plus fréquents sont les cancers gynécologiques, notamment celui du sein (21, 6%), celui du col de l'utérus (9,9%) et le cancer de la prostate (11%).

Parlant de facteur tabac, des organisations de la société civile, à l'image de Afrique contre le Tabac (ACONTA), mènent le combat depuis plusieurs années contre le tabagisme, en contribuant également aux côtés des institutions publiques burkinabè à travers les programmes mis en place à cet effet.

« Au Burkina, ce sont 4 700 personnes qui meurent chaque année du fait des maladies liées au tabac, soit 2% de tous les décès du pays ; de même, le gouvernement dépense 57 000 000 000 FCFA par an pour faire face aux conséquences sanitaires et socio-économiques dévastatrices de la consommation du tabac », interpelle l'ACONTA.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Saint-Valentin : Au Kenya, offrir des bouquets d'argent pourrait conduire en prison

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:17

La date du 14 février, Saint-Valentin ou fête des amoureux, prend des allures "folles" dans les sociétés. Cette date, attendue avec intérêt particulier par certains citoyens, rime avec créativité ; chacun allant de sa façon de séduire sa "moitié" ou sa “conquête”. Parmi les pratiques prisées et admirées surtout ces dernières années, les bouquets d'argent. Mais, la légalité de la pratique semble poser problème dans certains pays. Au Kenya, la Banque centrale a, à l'approche de la Saint-Valentin, lancé un avertissement ferme contre la popularité croissante des « bouquets d'argent » ; une pratique consistant à plier des billets pour en faire des compositions décoratives.

La Banque centrale du Kenya (CBK) a mis en garde le public contre l'endommagement des billets de banque, notant une augmentation des bouquets de fleurs et des compositions décoratives en espèces qui contreviennent à la loi, apprend-on de plusieurs médias, s'adossant à un communiqué de la banque, produit à cet effet.

La CBK a indiqué avoir constaté une augmentation de l'utilisation de billets de shillings kenyans pour la confection de bouquets de fleurs, de compositions décoratives et autres arrangements similaires, notamment lors de mariages, de remises de diplômes et autres célébrations. « L'utilisation d'adhésifs, d'épingles, d'agrafes et de matériaux similaires endommage les billets et perturbe le bon fonctionnement des équipements de traitement et de manipulation des espèces, notamment les distributeurs automatiques de billets (DAB), les compteuses de billets et les machines de tri », constate la Banque, citée par le site spécialisé techcabal.

Si l'autorité dit ne pas s'opposer à ce que de l'argent liquide soit offert en cadeau, elle a cependant insisté sur le fait que son utilisation ne doit en aucun cas altérer ou dégrader les billets. Selon l'autorité de régulation, la détérioration des billets de banque n'est pas seulement un problème technique, mais aussi juridique. L'article 367 du Code pénal kényan interdit la dégradation, la mutilation ou l'altération des billets de banque émis par l'autorité de régulation. « La monnaie doit rester dans un état qui lui permette de circuler librement et de remplir ses fonctions prévues en tant que moyen d'échange, unité de compte et réserve de valeur », interpelle la CBK.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina : Qatar Charity soutient les personnes vulnérables avec un important don de matériels

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:14

Qatar Charity a procédé à un don de matériels au profit des personnes vulnérables au Burkina Faso. La cérémonie de remise s'est tenue le mercredi 4 février 2026 à Ouagadougou. Elle a été présidée par la ministre en charge de la solidarité, le commandant Pélagie Kabré.

La cérémonie était placée sous le thème : « Ensemble, nous soutenons les objectifs de développement durable ». Selon le directeur pays de Qatar Charity, Mohammedali Ahmed Adam Mohammed, le don est diversifié. Il est composé de 130 tricycles pour bagages, de 130 tricycles "toktok" pour transport des personnes, de 50 moulins à grain diesel, de 1 000 tables et chaises pour élèves, de 600 chaises roulantes manuelles pour personnes handicapées moteur, de 100 chaises roulantes électriques pour personnes handicapées moteur, de 200 machines à coudre avec table, de 300 tentes familiales pour PDI, de 900 lampes solaires, de 1 212 tensiomètres, de 2 900 filtres à eau individuels, de 300 filtres à eau familiales. La valeur globale des équipements est estimée à 1,7 milliard de francs CFA.

D'après le directeur pays de Qatar Charity, ce don vise à renforcer la résilience des ménages.

Il s'inscrit dans l'appui aux efforts du Burkina Faso face aux défis sociaux et humanitaires. A cet effet, l'ONG, à contribuer à l'amélioration de l'accès des personnes vulnérables aux services sociaux de base, à offrir un soutien global et durable aux personnes parrainées par l'ONG en couvrant leurs besoins essentiels, à contribuer à l'amélioration des conditions d'existence des couches vulnérables à travers des projets de renforcement économique et de sécurité alimentaire, à contribuer à la création d'opportunités d'emploi des jeunes et des femmes et à apporter des réponses d'urgence aux populations affectées par la crise sécuritaire. Il a invité les bénéficiaires à assurer une bonne gestion des équipements reçus.

Le directeur pays de Qatar Charity Mohammedali Ahmed Adam Mohammed remettant symboliquement le matériel à la ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré

La ministre en charge de la solidarité, Pélagie Kabré, a traduit sa reconnaissance à l'ONG Qatar Charity. Pour elle, cette action de Qatar Charity constitue un témoignage de solidarité active, de confiance renouvelée et d'engagement concret auprès du peuple burkinabè. « Les initiatives présidentielles que vous accompagnez par cet acte constituent aujourd'hui un levier stratégique essentiel. Elles viennent renforcer les politiques sectorielles des départements ministériels et des collectivités territoriales, avec pour objectif de répondre efficacement aux besoins réels des populations et d'accélérer le développement économique et social. Dans le contexte actuel de notre pays marqué par des défis sécuritaires persistants et des attentes sociales croissantes, ce type d'appui révèle d'une importance capitale. Il contribue à maintenir l'espoir, à renforcer la résilience des communautés et à préserver la dignité des populations les plus vulnérables », a indiqué la ministre.

Et d'ajouter « J'invite solennellement toutes les ONG présentent au Burkina Faso à inscrire leurs actions dans une dynamique de collaboration étroite avec les départements ministériels. Cette synergie est essentielle pour garantir la cohérence des interventions, la durabilité des acquis et l'impact réel des projets aux bénéfices des populations. Travailler en concertation avec l'Etat permet d'inscrire chaque action dans une vision nationale claire pour renforcer la gouvernance publique et de répondre avec justesse aux urgences sociales particulièrement dans le contexte actuel de défis sécuritaires ».

La ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré remettant symboliquement le matériel à la représentante des bénéficiaires Sanata Keïta

Elle a terminé en rassurant que le matériel sera utilisé avec rigueur, transparence et responsabilité.

Pour la représentante des bénéficiaires, Sanata Keïta, cette action de Qatar Charity est plus qu'un soutien. Car, ce matériel va permettre à plusieurs personnes vulnérables d'améliorer leurs conditions de vie. « Grâce à votre engagement et à votre générosité, nous pouvons rêver d'un avenir meilleur », a-t-elle laissé entendre.

Rama Diallo
Lefaso.net

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Coopération : L'Ambassade du Japon au Burkina finance l'extension du CSPS de Bendatoèga dans la commune de Pabré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 04/02/2026 - 23:07

Ce 4 février 2026, à Ouagadougou, l'Ambassade du Japon au Burkina Faso et l'Association Femme du Sud ont procédé à la signature d'un accord de don pour la mise en œuvre du Projet d'extension du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Bendatoèga, situé dans la commune rurale de Pabré. D'une valeur globale estimée à 65 millions de francs CFA, le projet est prévu pour une durée de six mois.

L'accord de financement, d'un montant de 100 315 euros, environ 65 millions en francs CFA, a été signé par Son Excellence Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Burkina Faso, et Madame Alice Nabollé Ouédraogo, présidente de l'Association Femme du Sud. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme japonais d'Appui aux projets locaux (APL), officiellement dénommé « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », un mécanisme de financement destiné à soutenir les organisations non gouvernementales et les associations à but non lucratif œuvrant pour l'amélioration des conditions de vie des populations burkinabè, notamment en milieu rural.

Le projet vise principalement la construction et l'équipement d'un Centre de récupération et d'éducation nutritionnelle (CREN), une infrastructure essentielle dans un contexte où la malnutrition demeure un défi majeur de santé publique. Le futur centre comprendra deux salles de consultation, deux chambres d'hospitalisation, un couloir extérieur couvert, un portail et un mur d'enceinte pour sécuriser les lieux. À cela s'ajoutent la réalisation d'un puits équipé d'une pompe manuelle, l'installation de systèmes d'énergie solaire pour garantir une alimentation électrique fiable, ainsi que l'acquisition de matériel médical et d'équipements de consultation destinés à renforcer la qualité des soins.

Au-delà des infrastructures, l'objectif fondamental du projet est d'améliorer durablement la santé nutritionnelle des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Selon les estimations, la mise en service du CREN permettra d'améliorer chaque année l'état nutritionnel d'environ 570 enfants, tout en contribuant à une meilleure gestion des médicaments et des équipements médicaux. Le projet devrait également entraîner une réduction significative des infections nosocomiales, évaluées à près de 230 cas par an, améliorant ainsi la sécurité sanitaire au sein du centre.

Lors de la cérémonie de signature, l'ambassadeur du Japon a souligné la portée humaine et symbolique de cet appui. Il a rappelé que la nutrition constitue l'un des piliers fondamentaux de la santé, en évoquant l'adage japonais « Ishoku Dogen », qui signifie que « la médecine et la nourriture partagent la même source ». Pour Jun Nagashima, la lutte contre la malnutrition infantile est indissociable du développement humain. « Un enfant qui ne reçoit pas les nutriments essentiels voit son potentiel compromis », a-t-il laissé entendre, réaffirmant la conviction du Japon qu'aucun enfant ne devrait être privé de son avenir pour des raisons nutritionnelles.

Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon s'est dit impatient de voir l'inauguration du CREN, qui espère-t-il interviendra très prochainement

Le diplomate japonais a également mis en avant le concept de sécurité humaine, cher à la diplomatie nippone. À travers ce projet, il ne s'agit pas seulement de traiter la malnutrition aiguë, mais aussi de prévenir, éduquer et responsabiliser les communautés. Le CREN sera ainsi un espace d'apprentissage pour les parents, notamment sur les pratiques nutritionnelles adaptées et l'utilisation des produits locaux, contribuant à renforcer la résilience des familles sur la base de leurs propres ressources agricoles.

Au nom de l'Association Femme du Sud, Alice Nabollé Ouédraogo a exprimé une profonde gratitude au gouvernement et au peuple japonais pour cet appui qu'elle a qualifié de précieux, concret et porteur d'espoir. Elle a rappelé qu'il s'agit du deuxième financement accordé par l'Ambassade du Japon au CSPS de Bendatoèga, signe de la confiance renouvelée accordée à l'association et à son engagement au service de la santé communautaire.

" Nous veillerons à la bonne exécution des travaux et à la pérennité des infrastructures, afin que cet investissement produise pleinement ses effets au bénéfice des populations" a assuré la présidente de l'association Alice Nabollé Ouédraogo

Selon la présidente de l'association, ce projet permettra une transformation structurelle du centre de santé. Outre la mise en place du CREN, les travaux prévus renforceront la sécurité des installations, amélioreront les conditions d'accueil et de prise en charge des patients, garantiront l'autonomie en eau potable et assureront une énergie durable grâce au solaire. L'acquisition de matériel de laboratoire contribuera par ailleurs à améliorer la qualité des diagnostics, réduisant ainsi les évacuations sanitaires vers d'autres localités.

À terme, ces réalisations auront un impact direct et durable sur la qualité de l'offre de soins, la réduction de la morbidité liée à la malnutrition et le renforcement de la résilience sanitaire des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Elles s'inscrivent pleinement dans la vision de développement humain portée par le Japon, reconnu à l'échelle internationale pour son engagement en faveur de la dignité, de la paix et du bien-être des peuples.

À travers ce projet d'une valeur de 65 millions de francs CFA, mis en œuvre sur une période de six mois, le Japon confirme son soutien aux initiatives locales à fort impact social. Un partenariat qui, au-delà des infrastructures, ambitionne de semer les bases d'un avenir plus sain pour les enfants et les familles de Bendatoèga, en plaçant la nutrition et la santé communautaire au cœur du développement.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Halbfinal-Paarungen im Cup: Challenge-Ligisten fordern GC und St. Gallen heraus

Blick.ch - Wed, 04/02/2026 - 23:06
Im Anschluss an die letzte Viertelfinalbegegnung im Schweizer Cup sind die Duelle der zwei Halbfinals ausgelost worden.

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