Franciaországban a hétvégén utcai zavargások és fosztogatások is történtek. Hétfő este kijárási tilalmat vezettek be a hatóságok több nagyvárosban. Albániában korrupciós ügyek miatt indultak tiltakozások, de a fiatalok már ott is a megélhetési nehézségek miatt tüntetnek. A francia és az albán fiatalok után Észak-Olaszországban is utcára vonultak az emberek. A megélhetési és lakhatási válság Portugáliában […]
Articolul Miért forrong éppen most Dél-Európa nagy része? apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.
Plus de 3,6 millions de retraités algériens pourraient bientôt bénéficier de conditions de crédit plus avantageuses. Une révision des taux d’intérêt est à l’étude pour […]
L’article Crédit voiture et logement à 2 %… de nouveaux avantages en vue pour les retraités algériens ! est apparu en premier sur .
Entre avril et août 2026, les frappes aériennes des forces maliennes et de leur allié russe Africa Corps ont tué 89 civils, contre 44 durant la même période en 2025. À partir des données de l'ACLED et des investigations de Human Rights Watch, une tendance se dessine et l'intensification des opérations militaires s'accompagne d'une aggravation du bilan humain.
Des frappes en hausse de 123 % en un an
Au Mali, le recours croissant à la puissance aérienne se traduit par un coût humain considérable. Dans son enquête publiée le 19 octobre, Human Rights Watch rapporte les données de l'organisation spécialisée dans le suivi des conflits ACLED, 49 frappes aériennes ont été recensées entre avril et août 2026, contre 22 sur les cinq mêmes mois de 2025. Dans le même temps, le nombre de civils tués dans ces opérations est passé de 44 à 89. Autrement dit, selon nos calculs, le nombre de frappes a augmenté de 122,7 %, tandis que celui des victimes civiles a progressé de 102,3 %. La comparaison porte sur une période identique, ce qui permet de mesurer l'évolution sans confondre un bilan annuel avec quelques mois d'activité.Des données qui établissent une augmentation simultanée des opérations aériennes et des pertes civiles. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de déterminer les circonstances de chaque décès ni la légalité de chaque frappe.
Un bilan qui dépasse les bombardements
Au-delà des attaques aériennes, les chiffres cités par HRW révèlent l'ampleur des violences contre les populations. Entre avril et août 2026, ACLED attribue 268 morts civils aux forces armées maliennes, contre 134 au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda. Sur ce périmètre, le premier bilan représente donc exactement le double du second. Cette comparaison exige néanmoins de la rigueur. Elle concerne deux acteurs et une période déterminée ; elle ne constitue pas une répartition exhaustive des responsabilités dans l'ensemble du conflit. De même, les 89 victimes des frappes ne doivent pas être ajoutées aux 268 morts attribués à l'armée sans avoir vérifié les recoupements entre ces catégories.
Sur le terrain, des versions contradictoires
L'enquête documente notamment la frappe du 19 août sur le marché de Tombonkore, où six civils auraient été tués et au moins vingt autres blessés. Alors que les témoignages recueillis décrivent une attaque contre des habitants, l'armée avait annoncé avoir frappé une cible terroriste. Par ailleurs, HRW rapporte l'exécution d'au moins dix-neuf soldats capturés à Tabrichat. Le GSIM reconnaît que les meurtres ont eu lieu, tout en affirmant ne pas les avoir ordonnés ; le Front de libération de l'Azawad nie, pour sa part, toute responsabilité dans ces exécutions.
La protection des civils comme mesure des résultats
L'intérêt de ces données réside aussi dans les questions qu'elles imposent. Une hausse du nombre de frappes renseigne sur l'intensité de l'engagement militaire. En revanche, elle ne démontre ni un recul durable des groupes armés ni une amélioration de la sécurité des habitants.Pour évaluer ces résultats, il faudrait également suivre l'évolution des déplacements de population, l'accès aux marchés et aux soins, ainsi que la possibilité de regagner les villages. En l'absence de tels indicateurs, assimiler une multiplication des opérations à un succès sécuritaire demeure insuffisant.Les chiffres disponibles montrent ainsi un bilan civil qui s'alourdit. La question centrale reste celle de la protection effectivement apportée aux populations.