La Cour constitutionnelle a ouvert, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un séminaire consacré à l'évaluation de l'élection présidentielle d'avril 2026.
Pendant plusieurs jours, conseillers, cadres, assistants juridiques et rapporteurs adjoints à la Cour constitutionnelle passeront en revue le déroulement de l'élection présidentiel d'avril dernier.
Présidant la cérémonie d'ouverture, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, au nom du président de l'institution, empêché, le vice-président, Nicolas Assogba, a rappelé que la Cour est investie par la Constitution de la mission de veiller à la régularité de l'élection présidentielle, de connaître du contentieux électoral et de proclamer les résultats définitifs.
Il a salué le travail accompli par la haute juridiction tout au long du processus électoral, depuis l'examen des candidatures jusqu'à la proclamation des résultats et à la prestation de serment du président élu le 24 mai, en passant par le suivi des opérations de vote et le traitement des recours. Selon lui, ces différentes missions ont contribué à la transparence du scrutin et au renforcement de la confiance dans les institutions.
Le séminaire doit permettre d'identifier les points forts et les insuffisances du processus, de formuler des recommandations et de définir des outils destinés à améliorer l'organisation des futures consultations électorales.
Le secrétaire général de la Cour, Romuald Irotori, a indiqué que les participants travailleront également à l'élaboration d'une première version d'un manuel des procédures. Ce document, appelé à être enrichi puis adopté, doit servir de référence pour les futures interventions de la haute juridiction en matière électorale.
La première journée a été marquée par plusieurs communications techniques suivies de débats entre les participants.
Les travaux se poursuivent ce mardi avec de nouvelles sessions consacrées à la consolidation des recommandations issues des échanges.
M. M.
L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité, lundi 13 juillet, une nouvelle loi encadrant la protection de l'environnement au Bénin.
La loi n°2026-15 portant protection de l'environnement a été adoptée ce lundi 13 juillet 2026 par les députés. Le texte remplace la loi-cadre en vigueur depuis 1999 afin d'adapter la législation aux nouveaux défis environnementaux et aux engagements internationaux.
La réforme fixe un cadre juridique plus actuel pour la prévention des pollutions, la préservation des ressources naturelles, l'évaluation des impacts environnementaux ainsi que la répression des infractions.
Elle prévoit également une implication accrue des collectivités territoriales, du secteur privé et des organisations de la société civile dans la gouvernance environnementale.
Composé de 138 articles, le nouveau dispositif harmonise aussi les règles avec plusieurs textes en vigueur, notamment le Code pénal, le Code d'hygiène publique et d'autres lois sectorielles. Il intègre également les conventions internationales ratifiées par le Bénin en matière de protection de l'environnement.
L'une des principales nouveautés concerne le renforcement des sanctions. Selon la gravité des faits, les contrevenants s'exposent à des amendes allant de 50 000 FCFA à 10 milliards FCFA, ainsi qu'à des peines pouvant atteindre 20 ans de réclusion criminelle.
Au cours des débats, plusieurs députés ont plaidé pour une large vulgarisation de la loi, notamment dans les langues nationales. Ils ont aussi souhaité que les procédures d'obtention des certificats de conformité environnementale soient simplifiées et que l'application des nouvelles dispositions ne fragilise pas les petites et moyennes entreprises.
Présent au nom du gouvernement, le ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, a assuré que les évolutions prévues par la réforme ne remettent pas en cause l'existence des structures intervenant dans la gestion environnementale, même si leur organisation ou leur appellation pourraient évoluer.
M. M.
Alors que Bamako annonçait un renforcement de son dispositif sécuritaire, un convoi des Forces armées maliennes est tombé dans une embuscade dans le centre du pays. Une nouvelle attaque qui illustre la capacité des groupes armés à frapper les axes logistiques stratégiques et à maintenir une forte pression sur les FAMa.
Une nouvelle attaque contre un convoi militaire
La violence ne faiblit pas au Mali. Dimanche 12 juillet, un convoi des Forces armées maliennes (FAMa) a été attaqué dans le centre du pays alors qu'il assurait une mission de ravitaillement entre plusieurs camps militaires. Selon plusieurs sources sécuritaires, l'embuscade s'est produite sur l'axe reliant Niono à Nampala, une zone régulièrement ciblée par les groupes armés. Des échanges de tirs nourris ont opposé les militaires aux assaillants. Plusieurs véhicules auraient été incendiés, des équipements militaires saisis et des soldats tués ou blessés. Les autorités maliennes n'ont toutefois pas publié de bilan officiel au moment de la rédaction de cet article. Cette attaque intervient après le passage de deux convois logistiques destinés à ravitailler différentes positions militaires dans le centre du pays, illustrant les difficultés persistantes des FAMa à sécuriser les axes routiers stratégiques.
Le GSIM poursuit sa stratégie d'usure
L'embuscade est attribuée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), organisation affiliée à Al-Qaida et considérée comme l'un des principaux acteurs de l'insurrection au Sahel.Depuis plusieurs mois, le mouvement multiplie les attaques coordonnées contre les convois militaires, les camps et les infrastructures de transport. Cette tactique vise moins à conquérir durablement des territoires qu'à affaiblir progressivement les capacités logistiques de l'armée, perturber les ravitaillements et maintenir une pression constante sur les forces gouvernementales. En ciblant les convois, les groupes armés cherchent également à récupérer des armes, des munitions et des véhicules, ressources essentielles pour poursuivre leurs opérations.
Une menace qui s'étend du nord au centre du pays
Cette nouvelle embuscade s'inscrit dans une séquence sécuritaire particulièrement tendue. Début juillet, plusieurs positions militaires ont été visées simultanément dans le nord et le centre du Mali. La localité d'Anéfis, verrou stratégique situé sur l'axe reliant Gao à Kidal, a notamment été la cible d'une attaque, tout comme plusieurs positions à Gao et à Sévaré. La prison de Kéniéroba, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, a également été prise pour cible.
La simultanéité de ces offensives illustre une stratégie visant à disperser les capacités de réaction des Forces armées maliennes (FAMa) en ouvrant plusieurs fronts à la fois. Si l'armée affirme avoir repris le contrôle de la situation sur différents secteurs, la multiplication de ces attaques témoigne de la capacité des groupes armés à coordonner leurs opérations et à maintenir une forte pression sur le dispositif sécuritaire malien.
Un défi sécuritaire loin d'être résolu
Le retrait des forces françaises puis de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a profondément rebattu les cartes de la lutte contre les groupes armés. Désormais, Bamako s'appuie sur les Forces armées maliennes (FAMa), soutenues par les instructeurs et combattants de l'Africa Corps, qui a succédé au groupe Wagner. Malgré ce changement de doctrine et les opérations menées ces derniers mois, les attaques récentes montrent que les groupes jihadistes conservent une importante capacité d'initiative. Mobiles et flexibles, ils adaptent leurs modes opératoires, privilégient les embuscades contre les convois logistiques et ciblent les axes de ravitaillement, essentiels au déploiement des forces gouvernementales. Cette stratégie d'usure met en évidence les difficultés persistantes des autorités à sécuriser durablement les principales voies de communication. Au-delà des victoires tactiques revendiquées par l'armée, la liberté de mouvement des groupes armés continue de poser un défi majeur à l'État malien sur plusieurs fronts.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné, le 25 juin 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA SA à payer 23.399.298 FCFA à STRALIX SARL.
L'émission d'un ordre de virement bancaire ne suffit pas, à elle seule, à éteindre une dette. Encore faut-il que les fonds parviennent effectivement au bénéficiaire. C'est le principe qu'a rappelé le Tribunal de commerce de Cotonou dans son jugement n°057/2026/CJ1/S2/TCC du 25 juin 2026, rendu dans un litige opposant STRALIX SARL à PROXIMITY GROUP AFRICA SA.
L'affaire trouve son origine dans l'exécution de prestations réalisées par STRALIX pour la succursale guinéenne de PROXIMITY GROUP AFRICA dans le cadre d'un marché conclu avec ECOBANK Guinée. Une facture n°0117-AG-SC-ST-25, émise le 8 décembre 2025, d'un montant de 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, demeure impayée.
Pour régler cette créance, PROXIMITY GROUP AFRICA affirme avoir initié, le 17 décembre 2025, un virement international depuis son compte domicilié chez ECOBANK Guinée. Son compte aurait bien été débité. Mais plusieurs mois plus tard, STRALIX assure n'avoir reçu aucun paiement.
Selon PROXIMITY GROUP AFRICA, sa banque lui aurait indiqué que le virement avait été rejeté par la BIIC avant d'être retourné. La banque béninoise soutient au contraire n'avoir jamais reçu les fonds.
Face à cette situation, STRALIX assigne, le 27 mars 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA, ECOBANK Guinée et la BIIC devant le Tribunal de commerce de Cotonou. Elle réclame le paiement de sa facture, 400 millions FCFA de dommages-intérêts ainsi que des frais irrépétibles.
En défense, PROXIMITY GROUP AFRICA reconnaît devoir la somme réclamée mais estime s'être libérée de son obligation dès lors que le virement a été ordonné et que son compte a été débité. Elle demande que la responsabilité soit transférée à ECOBANK Guinée.
Pour le Tribunal, « le virement international initié, le 17 décembre 2025 (...) n'a pu atteindre la société STRALIX SARL » et « la BIIC SA n'a pas non plus reçu les fonds ».
La juridiction ajoute que « les raisons pour lesquelles la société ECOBANK Guinée SA n'a pas exécuté l'ordre de virement ne sont pas connues de la juridiction de céans », ce qui ne permet pas d'apprécier la responsabilité de cette banque dans l'échec de l'opération.
S'appuyant sur l'article 1315 du Code civil, le Tribunal rappelle que « celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ». Les magistrats en déduisent que, STRALIX n'ayant jamais reçu les fonds, « c'est à bon droit qu'elle en sollicite le paiement ».
En conséquence, PROXIMITY GROUP AFRICA est condamnée à payer à STRALIX 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, correspondant à la facture impayée.
Le Tribunal a rejeté la demande de 400 millions FCFA de dommages-intérêts formulée par STRALIX. Il considère que PROXIMITY GROUP AFRICA « a manifesté sa bonne foi en effectuant un ordre de virement » et que le préjudice invoqué ne se distingue pas de celui résultant du simple non-paiement de la créance.
Les juges déboutent également PROXIMITY GROUP AFRICA de sa demande de 50 millions FCFA de dommages-intérêts contre ECOBANK Guinée, estimant que les pièces du dossier montrent que les fonds ont finalement été recrédités sur son compte et que le préjudice allégué n'est pas établi.
Ce jugement rendu en premier ressort est susceptible d'appel.
M. M.
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In partnership with the Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands and the Division of Policy, Evaluation and Training (DPET) of the UN Department of Peace Operations (DPO), IPI cohosted a hybrid public policy forum on “What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping” on July 13th.
DPO recently launched the lessons learned report “MINUSMA: A Peace That Was Not Enough,” which examines the decade-long deployment of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA), which concluded its withdrawal in late 2023. The report identifies implications that extend beyond Mali and are directly relevant to the future of UN peacekeeping. It also points to the limits of UN peacekeeping in the absence of a stable peace and underscores the importance of carefully managing UN transitions.
The event facilitated a focused, policy-oriented discussion on how lessons from MINUSMA can inform more effective, adaptable, and context-sensitive UN peacekeeping. Speakers shared reflections from the Malian, regional, and UN perspectives regarding the operational and political challenges facing international engagement.
Key takeaways from the event include the need to:
Opening Remarks:
Zeid Ra’ad Al Hussein, President and Chief Executive Officer, International Peace Institute
Speakers:
David Haeri, Director, UN DPET, DPO
H.E. Issa Konfourou, Permanent Representative of the Republic of Mali to the UN
Mahamat Saleh Annadif, Former SRSG and Head of MINUSMA, Member of the African Union High-Level Panel of Eminent Experts (virtual)
Emma Birikorang, Director of Research, Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC) (virtual)
Closing Remarks:
Ed Caelen, Military Advisor, Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands to the UN
Moderator:
Jenna Russo, Director of Research and Head of the Brian Urquhart Center for Peace Operations and Peacebuilding, International Peace Institute
The post What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping appeared first on International Peace Institute.
L'athlète béninoise Noélie Yarigo a remporté le titre de championne de France du 800 mètres, dimanche 12 juillet 2026, à l'occasion de l'Open de France d'athlétisme disputé au stade de Blois, en France.
Sous les couleurs de l'AJ Blois-Onzain, l'internationale béninoise s'est une nouvelle fois illustrée dans sa discipline de prédilection. La Guéparde de Pendjari a réalisé une performance qui lui permet de décrocher le titre national français sur le 800 mètres.
Après cette consécration, Noélie Yarigo a partagé son émotion sur sa page Facebook, évoquant une saison particulièrement éprouvante. « Cette saison a été la plus dure de ma vie. Il y a eu des blessures, des doutes, des jours où j'avais juste envie d'arrêter. (…). Cette médaille, elle est pour tous ceux qui se battent dans l'ombre », a-t-elle écrit.
Cette nouvelle distinction vient récompenser la persévérance de l'athlète béninoise, qui continue de porter haut les couleurs du Bénin sur les pistes internationales.
Quatre (4) personnes ont été interpellées par la Police républicaine dans le cadre de deux opérations menées vendredi 10 juillet 2026 dans le quartier Agla à Cotonou. Ces interventions ont permis le démantèlement de deux points présumés de vente de produits psychotropes.
La première opération s'est déroulée à Agla Petit Château à la suite de renseignements faisant état d'activités illicites. Deux individus ont été interpellés. La perquisition effectuée par les forces de l'ordre a permis de saisir 9 boulettes et 2 plaquettes de chanvre indien, 3 téléphones portables, du matériel de conditionnement, un fumoir artisanal ainsi qu'une somme de 3 000 FCFA.
Une seconde intervention a été menée dans une concession située à Agla Agongbomè. Elle a conduit à l'interpellation de deux autres personnes. Les fouilles ont permis de découvrir 32 boulettes de chanvre indien, des emballages destinés au conditionnement des stupéfiants, un sachet vide de tramadol, une caisse métallique, deux téléphones portables, un broyeur, une somme de 67 000 FCFA ainsi que plusieurs autres objets.
Les quatre personnes interpellées ont été placées en garde à vue et seront soumises aux procédures judiciaires en vigueur. Les investigations se poursuivent afin d'identifier d'éventuels complices et de démanteler les réseaux d'approvisionnement liés à ces activités.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a tranché un litige opposant deux étudiants béninois, la société ORABANK Bénin SA et la société ENERGY SARL au sujet de virements bancaires qui leur sont destinés. Dans sa décision, la juridiction a ordonné à la banque de procéder au virement des fonds restants constitués en provision au profit des deux bénéficiaires, tout en rejetant les demandes de dommages-intérêts formulées par les différentes parties.
Les deux étudiants, AZANDJEME Missi-Mahou Christ-Roi Junior et AGO Emmanuel Yedidya Ibukun vivant respectivement en France et en Suisse ont saisi le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir la condamnation solidaire d'ORABANK Bénin SA et d'ENERGY SARL au paiement de 30 millions de FCFA de dommages-intérêts.
Les deux étudiants devraient recevoir des virements mensuels sur leur compte à l'étranger pendant au moins 12 mois conformément aux engagements pris par la société ENERGY SARL. Pour l'opération et aux dires de la société ENERGY SARL, informent les plaignants, ORABANK BENIN SA aurait effectivement bloqué entre ses propres mains l'équivalent de douze mois de virements dans ses livres. Les deux étudiants n'ont reçu qu'un seul virement.
Ils reprochent à la banque de n'avoir exécuté qu'un seul virement mensuel sur les douze prévus, alors que les fonds destinés à couvrir leur séjour d'études à l'étranger ont été déjà cantonnés par la banque.
Au cours de la procédure, ENERGY SARL a soutenu avoir rempli toutes ses obligations en constituant les provisions nécessaires et en obtenant des attestations bancaires d'engagement de virement. La société estimait que la responsabilité de l'interruption des transferts incombait à ORABANK Bénin SA.
La banque a fait valoir que les attestations bancaires délivrées ne constituaient pas des ordres permanents et irrévocables de virement. Selon elle, chaque transfert devait être précédé d'un ordre de virement émis par le donneur d'ordre, en l'occurrence ENERGY SARL. Elle a indiqué n'avoir reçu que deux instructions, lesquelles ont donné lieu aux seuls virements effectivement réalisés.
Après examen des pièces du dossier, le Tribunal a considéré que ni les attestations bancaires ni les ordres de virement produits ne pouvaient être assimilés à un ordre de virement permanent irrévocable. Il a estimé qu'ORABANK Bénin SA ne pouvait donc pas effectuer de nouveaux virements sans recevoir de nouvelles instructions de la société ENERGY SARL.
La juridiction a rejeté les demandes de dommages-intérêts des deux étudiants ainsi que celles formulées par ORABANK Bénin SA et ENERGY SARL, faute de preuve du préjudice invoquée.
Le Tribunal a relevé que les fonds destinés aux douze mensualités avaient été provisionnés et que le solde n'avait pas été restitué au donneur d'ordre. Il a ordonné à ORABANK Bénin SA de procéder au virement des fonds restants disponibles au profit des deux étudiants. Le Tribunal a condamné la société ENERGY SARL aux dépens.
Les éléments de la Police Républicaine ont démantelé, vendredi 10 juillet 2026, une boutique clandestine de vente de médicaments falsifiés au quartier Ouando, à Porto-Novo. L'opération a abouti à la saisie de 72 kilogrammes de produits pharmaceutiques et à l'interpellation d'un suspect.
Selon les informations de la Police républicaine, l'opération fait suite à des renseignements signalant l'existence d'un point de vente illicite installé dans une maison située à proximité du marché de Ouando. Les policiers, déployés sur les lieux vers 19 heures, ont procédé à une fouille qui a permis de découvrir et de saisir environ 72 kilogrammes de médicaments falsifiés.
Un individu soupçonné d'avoir mis son local à la disposition des trafiquants a été interpellé pour les besoins de l'enquête. « En cavale, la principale exploitante présumée de ladite boutique est activement recherchée par les forces de sécurité », informe la même source. Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier les autres personnes impliquées dans ce réseau.
A.A.A
Les travaux de la 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA) se sont achevés, lundi 13 juillet 2026, par l'adoption de la Déclaration de Cotonou sur la consolidation d'un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable. La cérémonie s'est déroulée en présence de la Ministre des Affaires étrangères, chargée de l'Intégration des Afrodescendants, Corinne Amori Brunet, et de SEM. Mohamed Methqal, Ambassadeur Directeur Général de l'Agence de la Coopération Internationale (AMCI), représentant le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l'Etranger.
La 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA) a réuni, les 12 et 13 juillet 2026 à Cotonou, les ministres des Affaires étrangères et les chefs de délégation des États membres. Les participants ont évalué la mise en œuvre des décisions issues de la 6ᵉ Réunion ministérielle tenue à Praia (Cap-Vert) avant d'examiner les nouveaux défis liés à l'intégration de l'espace atlantique africain.
Les réflexions ont été enrichies par une communication thématique du Contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo, préfet maritime, sur le thème : « Consolider un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable ».
Une vision commune pour l'espace atlantique africain
À l'issue des travaux, les ministres ont adopté la Déclaration de Cotonou. Ils y réaffirment leur engagement à faire de l'espace atlantique africain une zone de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité partagée. Les États membres entendent également accélérer l'intégration régionale en renforçant la sécurité maritime, en développant des corridors logistiques verts, en facilitant les échanges commerciaux, en intégrant les chaînes de valeur régionales et en promouvant une transition énergétique durable.
Sécurité maritime et économie bleue au cœur des engagements
La Déclaration de Cotonou met un accent particulier sur le renforcement de la coopération régionale face aux défis sécuritaires en mer. Les États membres s'engagent à intensifier le partage d'informations et de renseignements, à renforcer les capacités opérationnelles et à coordonner leurs actions contre la piraterie, la pêche illicite, les trafics illicites et la criminalité transnationale organisée. Ils prévoient également de développer des mécanismes de prévention des cyberattaques visant les infrastructures maritimes et portuaires.
Les ministres reconnaissent le rôle stratégique de l'économie bleue dans la transformation économique du continent. Ils encouragent la modernisation des infrastructures portuaires, la digitalisation des procédures portuaires et douanières, le développement de corridors logistiques verts ainsi que l'amélioration de la connectivité entre les ports atlantiques et les pays de l'hinterland. Le développement de la pêche durable, de l'aquaculture, du tourisme côtier et des industries maritimes figure également parmi les priorités retenues.
Une feuille de route attendue
En matière de développement durable, les États membres réaffirment leur engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques et soutiennent le développement des énergies renouvelables, y compris les énergies marines et l'hydrogène vert. Ils appellent également à une mobilisation accrue des financements destinés aux projets de transition énergétique et de résilience climatique.
Afin d'assurer la mise en œuvre des décisions adoptées, le Secrétariat permanent du PEAA a été mandaté pour élaborer, en concertation avec les États membres, une feuille de route d'ici mars 2027. Un mécanisme de suivi des engagements issus des réunions ministérielles précédentes devra également être mis en place.
Lancé en 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, le Processus des États africains atlantiques (PEAA) vise à faire de la façade atlantique africaine un espace de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité économique.
Dans leur Déclaration finale, les participants ont salué la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, en faveur de la promotion de l'espace atlantique africain comme un espace de paix, de stabilité et de prospérité partagée.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné, le 25 juin 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA SA à payer 23.399.298 FCFA à STRALIX SARL.
L'émission d'un ordre de virement bancaire ne suffit pas, à elle seule, à éteindre une dette. Encore faut-il que les fonds parviennent effectivement au bénéficiaire. C'est le principe qu'a rappelé le Tribunal de commerce de Cotonou dans son jugement n°057/2026/CJ1/S2/TCC du 25 juin 2026, rendu dans un litige opposant STRALIX SARL à PROXIMITY GROUP AFRICA SA.
L'affaire trouve son origine dans l'exécution de prestations réalisées par STRALIX pour la succursale guinéenne de PROXIMITY GROUP AFRICA dans le cadre d'un marché conclu avec ECOBANK Guinée. Une facture n°0117-AG-SC-ST-25, émise le 8 décembre 2025, d'un montant de 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, demeure impayée.
Pour régler cette créance, PROXIMITY GROUP AFRICA affirme avoir initié, le 17 décembre 2025, un virement international depuis son compte domicilié chez ECOBANK Guinée. Son compte aurait bien été débité. Mais plusieurs mois plus tard, STRALIX assure n'avoir reçu aucun paiement.
Selon PROXIMITY GROUP AFRICA, sa banque lui aurait indiqué que le virement avait été rejeté par la BIIC avant d'être retourné. La banque béninoise soutient au contraire n'avoir jamais reçu les fonds.
Face à cette situation, STRALIX assigne, le 27 mars 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA, ECOBANK Guinée et la BIIC devant le Tribunal de commerce de Cotonou. Elle réclame le paiement de sa facture, 400 millions FCFA de dommages-intérêts ainsi que des frais irrépétibles.
En défense, PROXIMITY GROUP AFRICA reconnaît devoir la somme réclamée mais estime s'être libérée de son obligation dès lors que le virement a été ordonné et que son compte a été débité. Elle demande que la responsabilité soit transférée à ECOBANK Guinée.
Pour le Tribunal, « le virement international initié, le 17 décembre 2025 (...) n'a pu atteindre la société STRALIX SARL » et « la BIIC SA n'a pas non plus reçu les fonds ».
La juridiction ajoute que « les raisons pour lesquelles la société ECOBANK Guinée SA n'a pas exécuté l'ordre de virement ne sont pas connues de la juridiction de céans », ce qui ne permet pas d'apprécier la responsabilité de cette banque dans l'échec de l'opération.
S'appuyant sur l'article 1315 du Code civil, le Tribunal rappelle que « celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ». Les magistrats en déduisent que, STRALIX n'ayant jamais reçu les fonds, « c'est à bon droit qu'elle en sollicite le paiement ».
En conséquence, PROXIMITY GROUP AFRICA est condamnée à payer à STRALIX 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, correspondant à la facture impayée.
Le Tribunal a rejeté la demande de 400 millions FCFA de dommages-intérêts formulée par STRALIX. Il considère que PROXIMITY GROUP AFRICA « a manifesté sa bonne foi en effectuant un ordre de virement » et que le préjudice invoqué ne se distingue pas de celui résultant du simple non-paiement de la créance.
Les juges déboutent également PROXIMITY GROUP AFRICA de sa demande de 50 millions FCFA de dommages-intérêts contre ECOBANK Guinée, estimant que les pièces du dossier montrent que les fonds ont finalement été recrédités sur son compte et que le préjudice allégué n'est pas établi.
Ce jugement rendu en premier ressort est susceptible d'appel.
Deux (02) personnes ont perdu la vie après avoir été frappées par la foudre, dimanche 12 juillet 2026, à Daroukpara, dans la commune de Nikki.
Drame à Daroukpara, un village de l'arrondissement de Suya. Deux personnes ont été mortellement frappées par la foudre selon les informations rapportées. Alertés, les éléments de la Police républicaine se sont rendus sur les lieux afin d'effectuer les constats. À l'issue des formalités, les dépouilles ont été remises aux familles pour l'inhumation.
A.A.A
Ecobank Transnational Incorporated a célébré aujourd'hui la cotation de son obligation de 450 millions de dollars US dédiée à l'agriculture durable et au capital naturel, lors d'une cérémonie d'ouverture de marché organisée à la Bourse de Londres.
Cette opération constitue la première obligation Nature au monde, désignée comme telle par l'ICMA, émise par une banque commerciale. Elle est également la première obligation verte à emploi des fonds, à l'échelle mondiale, à bénéficier de la désignation secondaire « obligation Nature » de l'ICMA.
Cette obligation est destinée à financer des prêts éligibles dans trois domaines : la production agricole durable, la transformation agro-industrielle responsable, ainsi que l'approvisionnement en eau et l'assainissement. Les financements seront déployés dans 24 marchés où Ecobank est présente, avec une priorité accordée aux pays présentant des enjeux majeurs en matière de nature et de biodiversité.
Au-delà de cette émission, l'opération illustre l'engagement croissant du groupe Ecobank dans la mobilisation de capitaux africains et internationaux en faveur des secteurs essentiels à la résilience du continent, notamment les systèmes alimentaires, le capital naturel, les chaînes de valeur et les ressources en eau.
L'opération a suscité une forte demande des investisseurs, avec un carnet d'ordres final supérieur à 1,36 milliard de dollars US, soit une sursouscription de 3,9 fois par rapport à la taille initialement visée de 350 millions de dollars US. Cette forte demande a permis à Ecobank d'augmenter le montant de l'émission de 100 millions de dollars US, pour le porter à 450 millions de dollars US, et de resserrer le prix de 50 points de base par rapport aux indications initiales, ce qui correspond à un « greenium » de 50 points de base. Moody's a attribué à l'opération sa meilleure notation en matière de qualité durable, SQS1 « Excellent ».
L'obligation a attiré une base d'investisseurs internationale et diversifiée. Les allocations finales ont été réparties à environ 55 % entre le Royaume-Uni et l'Europe, 38 % en Afrique, 3 % au Moyen-Orient, 2 % aux États-Unis et 2 % en Asie. L'opération a notamment bénéficié de la participation d'institutions de financement du développement et de fonds spécialisés dans la durabilité. FMO, la banque néerlandaise de développement entrepreneurial, y a participé en qualité d'investisseur de référence.
L'obligation est structurée comme un instrument de fonds propres Tier 2, d'une maturité de 10,25 ans, avec une option de remboursement anticipé à 5,25 ans.
Plusieurs hauts responsables d'Ecobank ont pris part à la cérémonie d'ouverture de marché, notamment :
• Papa Madiaw Ndiaye, président du conseil d'administration du groupe
• Jeremy Awori, directeur général du groupe
• Ayo Adepoju, directeur exécutif groupe et directeur financier
• Rachael A.O. Antwi, directrice en charge du développement durable
Ecobank Transnational Incorporated est intervenue en qualité d'émetteur, d'initiateur et de conseiller unique en structuration durable. Standard Chartered Bank et Renaissance Capital Africa sont intervenues en tant que chefs de file et teneurs de livre associés.
La cérémonie organisée à la Bourse de Londres consacre cette opération comme une étape importante pour la finance durable africaine. Elle met également en lumière le rôle grandissant des institutions financières africaines dans le développement de solutions crédibles, fondées sur les marchés, pour financer les investissements liés au climat et à la nature.
Poursuivi pour abus de fonction et blanchiment de capitaux, l'avocat Magloire Yansunnu est condamné à 7 ans de prison ferme et 28 millions FCFA d'amende. Le verdict a été rendu, lundi 13 juillet 2026, par la chambre correctionnelle de la CRIET.
L'avocat Magloire Yansunnu est désormais fixé sur son sort. Il écope de 7 ans de prison ferme et de 28 millions de FCFA d'amende pour abus de confiance et blanchiment de capitaux. Il doit verser trois millions de FCFA à titre de dédommagement à l'une des victimes selon Libre Express.
A l'audience le 4 mai, le ministère public avait requis une peine de 24 mois de prison, dont 3 mois fermes. La défense a plaidé la relaxe pure et simple de son client.
Me Magloire Yansunu âgée de 78 ans a été poursuivi par deux de ses clients. Le premier client réclame environ 500 000 FCFA qu'il affirme ne pas avoir perçus après un contentieux. La défense a évoqué des honoraires.
Dans le second dossier, il s'agit de plus de 18 millions FCFA liés à une affaire avec la société Colas. Il n'a perçu qu'environ 3 millions de FCFA. Le plaignant, représenté par son fils, dénonce un manque de transparence dans la gestion des sommes et réclame le reste de son argent. L'avocat a plaidé non coupable et contesté les accusations.
A.A.A
Le Tribunal de commerce de Cotonou a donné raison à la Société Industrielle d'Acier du Bénin (SIAB) dans le litige qui l'opposait à son client, CECO BENIN SARL.
Selon les éléments du dossier, la Société Industrielle d'Acier du Bénin (SIAB) approvisionnait CECO BENIN à crédit.
Après plusieurs livraisons effectuées en 2024, une partie des factures est restée impayée. La dette en principal atteignait 116 523 902 FCFA, montant porté à 124 059 882 FCFA avec les intérêts et accessoires.
Le 26 mars 2026, la société CECO BENIN SARL a saisi le Tribunal de commerce de Cotonou pour contester le montant réclamé par son fournisseur et solliciter un délai de grâce d'un an afin d'apurer sa dette. L'entreprise expliquait traverser des difficultés économiques et financières, qu'elle attribuait notamment aux retards de paiement de ses propres clients. Elle indique avoir proposé, dans une correspondance datée du 4 février 2026, un échéancier de remboursement sur six mois à compter du 30 mars 2026.
CECO BENIN reprochait également à la SIAB d'avoir engagé une procédure de recouvrement avant cette échéance.
Après examen des pièces produites, le Tribunal de commerce a relevé que les matériaux avaient bien été livrés. « La société CECO BENIN SARL reconnaît devoir cette somme à la société Industrielle d'Acier du Bénin (SIAB) SA », ont relevé les juges.
Se prononçant sur la demande de délai de grâce formulée par CECO BENIN qui invoquait des difficultés financières, le tribunal a indiqué qu' « aucun élément du dossier ne permet d'apprécier sa situation réelle ». En conséquence, la demande de report de paiement a été rejetée.
Dans son jugement N°052/2026/CJ1/S2/TCC, rendu le 11 juin 2026, le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné CECO BENIN SARL à payer à la SIAB la somme de 116 523 902 FCFA en principal, en plus de intérêts de droit et des frais de justice.
M. M.
Cotonou abrite du 12 au 13 juillet 2026, la 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA). La rencontre est coorganisée par la République du Bénin et le Royaume du Maroc.
« Consolider un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable », c'est le thème de la 7e réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA). Durant deux jours, les points focaux et les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'organisation discuteront des voies et moyens de renforcer l'intégration de l'espace atlantique africain, notamment à travers une coopération accrue en matière de sécurité maritime, de logistique durable et de transition énergétique.
Lancé en 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, le Processus des États africains atlantiques (PEAA) vise à faire de la façade atlantique africaine un espace de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité économique.
SONIMEX S.A. a eu gain de cause dans un différend qui l'oppose à un commerçant.
Créancière d'une somme de 14.476.068 FCFA, à la suite de plusieurs ventes réglées par chèque, SONIMEX S.A. déclare qu'à sa présentation en banque, le chèque est revenu impayé.
Face à cette situation, un acte officiel dressé par un commissaire de justice et constatant le chèque sans provision a été établi les 30 septembre et 6 octobre 2025.
Malgré cette formalité, SONIMEX S. A. affirme n'avoir reçu aucun règlement. Elle a alors fait pratiquer, le 22 décembre 2025, une saisie conservatoire sur les biens meubles du débiteur.
Le 20 janvier 2026, SONIMEX a saisi le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir une condamnation au paiement du débiteur, un commerçant dont les initiales sont R. C. H.
Assigné à comparaître, le commerçant ne s'est pas présenté devant le Tribunal.
Pour le Tribunal, les pièces versées au dossier, notamment le chèque et le protêt, « établissent suffisamment l'existence d'une créance certaine, liquide et exigible au profit de SONIMEX S.A. ».
Les juges ont rappelé que, conformément au règlement de l'UEMOA sur les systèmes de paiement, « le porteur du chèque peut réclamer au tireur (...) le montant du chèque non payé ».
Dans son jugement N°070/2026/CJ2/S3/TCC, rendu le 3 juin 2026, le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné, R. C. H., promoteur des Établissements CFAP Louis Pasteur, à verser à SONIMEX S.A. la somme de 14.476.068 FCFA, correspondant au montant principal de la créance réclamée par l'entreprise.
Le jugement prévoit également le paiement des intérêts de droit ainsi que des frais de procédure.
Il ressort de ce jugement, rendu en premier ressort, qu'une entreprise qui reçoit un chèque sans jamais parvenir à encaisser son montant peut saisir la justice pour obtenir le paiement de sa créance.
M. M.
La ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi, Awaou Baco, a rencontré lors d'une visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les responsables de la Société d'investissement et de promotion de l'industrie (SIPI-Bénin), structure en charge de l'exploitation et du développement de la zone économique spéciale. Cette rencontre vise à évaluer les mécanismes mis en place pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes Béninois sur la plateforme industrielle.
Afin de préparer une main-d'œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences des investisseurs opérant à la GDIZ, et d'offrir de réelles perspectives d'emploi aux jeunes Béninois, Awaou Baco, ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi y a effectué une visite.
Au cours des échanges, la ministre et les responsables de la SIPI-Bénin ont examiné les pistes de renforcement de la coopération entre les structures de formation professionnelle, les services publics de l'emploi et les entreprises implantées sur le site. Une synergie jugée essentielle pour améliorer l'adéquation entre les compétences disponibles et les besoins du marché.
Sur le terrain, la délégation ministérielle a pu constater le fonctionnement concret de ce dispositif. Les jeunes bénéficient d'une formation directe au sein des unités de production. Ce qui leur permet d'acquérir les compétences requises pour les métiers industriels avant leur déploiement progressif dans les unités de transformation.
La GDIZ, un écosystème au service des compétences
Au-delà de son ambition industrielle, la GDIZ mise sur le développement du capital humain. La plateforme a mis en place un écosystème qui favorise la montée en compétences de la main-d'œuvre locale en rapprochant les besoins des investisseurs des profils disponibles sur le marché de l'emploi.
Cette approche permet aux entreprises de disposer d'un vivier de travailleurs qualifiés, tandis que les jeunes accèdent à des formations professionnalisantes, acquièrent une expérience pratique et renforcent durablement leur employabilité.
Créée pour accélérer la transformation locale des matières premières et renforcer le tissu industriel national, la GDIZ accueille aujourd'hui plusieurs unités spécialisées dans le textile, l'habillement, l'agro-industrie, la transformation du bois, et la fabrication de produits manufacturés.
L'industrialisation, levier de création d'emplois
La visite de la ministre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la politique industrielle du gouvernement béninois. Véritable pilier de cette stratégie, la GDIZ contribue à la transformation locale des ressources, à l'attractivité des investissements et à la création de milliers d'emplois.
Le cadre juridique des zones économiques spéciales favorise l'installation d'entreprises grâce à un environnement compétitif et attractif. Parallèlement, les autorités renforcent les passerelles entre la formation professionnelle et le secteur productif afin d'améliorer durablement l'employabilité des jeunes.
À l'issue de cette visite, le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'emploi et les responsables de la GDIZ ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration afin de consolider les mécanismes reliant emploi, formation et industrie pour offrir davantage d'opportunités aux jeunes et soutenir le développement du secteur industriel béninois.
F. A. A.
Présentée du 3 au 14 juillet 2026 à L'Orangerie du Sénat, dans le cadre prestigieux du Jardin du Luxembourg à Paris, l'exposition La Matière en Dialogue de Mablé Agbodan dépasse largement les codes d'une exposition de design textile ou d'art contemporain. Elle propose une réflexion sensible et profondément engagée sur la manière dont les matériaux deviennent les dépositaires de la mémoire, de l'identité et de la transmission. À travers une scénographie où les fibres naturelles, les textiles anciens et les matières revalorisées dialoguent entre eux, l'artiste construit un véritable manifeste en faveur des patrimoines vivants africains.
« La matière n'est jamais silencieuse. » Cette affirmation de Mablé Agbodan résume à elle seule la philosophie de La Matière en Dialogue. À travers cette exposition, la designer, directrice artistique et fondatrice de la Maison Mablé Agbodan propose une lecture inédite de la création contemporaine, où les matériaux cessent d'être de simples supports pour devenir des porteurs de mémoire, d'identité et de transmission. Le titre de l'exposition n'a rien d'anodin. Pour l'artiste, chaque fibre, chaque texture et chaque trace « porte une mémoire, un territoire, un savoir-faire et une histoire humaine ». Dès lors, la matière devient un langage à part entière, capable d'établir des passerelles entre les cultures, les générations et les disciplines artistiques. Cette approche confère à l'exposition une profondeur qui dépasse largement la dimension esthétique.
Faire dialoguer les matières, les cultures et les regards
Pour Mablé Agbodan, le dialogue est multiple. Il s'établit d'abord entre les matériaux eux-mêmes. « Le coton, le raphia, la toile de jute, le cuir recyclé ou les fibres végétales possèdent chacun une identité propre qui se révèle lorsqu'ils sont associés », explique-t-elle.
Loin de rechercher un simple effet décoratif, l'artiste orchestre une véritable conversation entre ces matières. Chaque matériau conserve son identité tout en enrichissant celle des autres. Les œuvres deviennent ainsi des espaces où se rencontrent différentes histoires, différents territoires et différentes temporalités. Mais ce dialogue est aussi celui qui relie les savoir-faire anciens à la création contemporaine. « Je ne cherche pas à reproduire le passé, mais à lui offrir un langage actuel », affirme-t-elle. Cette volonté distingue profondément son travail. Il ne s'agit ni de folkloriser les traditions africaines ni de les figer dans une vision patrimoniale immobile. Les héritages deviennent ici des ressources vivantes qui nourrissent une création tournée vers l'avenir.
Des matériaux porteurs d'une mémoire vivante
Dans l'univers de Mablé Agbodan, les matières ne sont jamais choisies au hasard. Elles sont sélectionnées autant avec les mains qu'avec la mémoire. « Le raphia, la toile de jute, le coton ou le cuir recyclé racontent des territoires, des gestes, le travail des artisans, mais aussi la résilience et la transformation », souligne-t-elle. Cette approche confère une dimension presque documentaire à ses œuvres, à ses créations. Chaque fibre transporte avec elle une histoire déjà écrite avant même d'intégrer le processus créatif. L'artiste ne cherche pas à masquer cette histoire ; elle s'attache au contraire à la révéler. « Chaque matière conserve la mémoire de ce qu'elle a été. Mon travail consiste à révéler cette mémoire plutôt qu'à l'effacer », insiste-t-elle. Cette assertion éclaire toute la démarche de l'exposition. Les créations deviennent de véritables archives vivantes où les patrimoines textiles africains continuent de raconter les sociétés qui les ont vus naître.
Quand la matière devient le récit
L'une des idées les plus fortes développées par Mablé Agbodan est que la matière ne sert pas simplement à raconter une histoire : elle est l'histoire elle-même. « Ils sont le récit », répond-elle lorsqu'on l'interroge sur le rôle des matériaux. En utilisant des fibres tissées selon des techniques anciennes retrouvées au Niger ou des textiles issus de pratiques artisanales africaines, elle fait voyager bien plus que des objets. Ce sont des savoir-faire, des gestes, des mémoires collectives et des générations d'artisans qui traversent chacune de ses créations. Chaque création apparaît alors comme un espace où le patrimoine cesse d'être un objet de musée pour devenir une expérience sensible, actuelle et profondément humaine.
Une invitation à penser autrement le patrimoine
L'exposition ne se contente pas d'offrir une expérience visuelle. Elle interpelle. À travers ses créations, Mablé Agbodan invite le visiteur à s'interroger : Que devient une mémoire lorsqu'on cesse de la transmettre ? Comment préserver les savoir-faire sans les figer ? Comment créer aujourd'hui en respectant les ressources de demain ? Ces questionnements traversent discrètement l'ensemble du parcours. Ils donnent à l'exposition une portée culturelle, écologique et philosophique qui dépasse largement le champ du design textile. « Mon travail parle de mémoire, d'identité, de transmission, mais aussi de réparation et d'avenir », résume-t-elle. Cette réflexion rejoint les grands débats contemporains sur la sauvegarde des patrimoines vivants, l'économie circulaire et la création durable.
Une œuvre nourrie par la recherche
Si les créations de Mablé Agbodan possèdent une telle densité, c'est aussi parce qu'elles s'appuient sur plus de vingt années de recherches consacrées aux patrimoines textiles africains. Née au Togo, l'artiste a parcouru plusieurs pays du continent pour rencontrer des artisans, documenter leurs techniques et parfois retrouver des savoir-faire en voie de disparition. « Cette exposition réunit la créatrice, la chercheuse, la femme engagée et l'entrepreneure que je suis », explique-t-elle. Cette pluralité d'expériences confère à son travail une dimension singulière où la recherche nourrit la création, et où la création devient à son tour un outil de transmission.
Une autre manière de créer
Au-delà de la qualité esthétique des œuvres présentées, La Matière en Dialogue défend une véritable éthique de la création. L'artiste revendique une pratique plus lente, plus attentive aux ressources naturelles, aux territoires et aux femmes et aux hommes qui perpétuent ces savoir-faire. Son travail démontre qu'il est possible de produire une création contemporaine ambitieuse sans rompre avec les héritages culturels ni avec les exigences du développement durable. Cette démarche confère à son œuvre une portée qui dépasse le seul univers artistique pour rejoindre les préoccupations sociales et environnementales actuelles.
Une expérience qui transforme le regard
En quittant l'Orangerie du Sénat, le visiteur ne regarde plus un textile, une fibre végétale ou un morceau de cuir de la même manière. C'est précisément l'expérience que souhaite provoquer Mablé Agbodan. « J'aimerais que le visiteur reparte avec un regard renouvelé sur les patrimoines africains. Qu'il ne voie plus un textile, une fibre ou une matière comme un simple matériau, mais comme un patrimoine vivant. », dit-elle. Si cette transformation du regard s'opère, alors, selon ses propres mots, « le dialogue aura eu lieu ».
Une exposition nécessaire
À une époque où les questions de mémoire, de durabilité et de réappropriation des patrimoines occupent une place centrale dans les débats culturels, La Matière en Dialogue apparaît comme une proposition particulièrement pertinente. Sans discours démonstratif, Mablé Agbodan rappelle que les matières portent des histoires, que les savoir-faire sont des patrimoines vivants et que la création contemporaine peut devenir un puissant outil de transmission. Son exposition ne célèbre pas seulement la beauté des fibres ; elle invite à repenser notre rapport aux objets, aux héritages et au temps. Plus qu'un parcours artistique, La Matière en Dialogue est une invitation à écouter ce que les matières ont encore à nous apprendre sur nous-mêmes et sur le monde.
Cokou Romain AHLINVI