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Géopolitique de la Corne de l'Afrique

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Mis à jour : il y a 3 semaines 11 heures

Somalie : l'impossible tâche de recensement de la population par l'UNFPA

mer, 27/05/2015 - 23:32


Le recensement de la population et de l'habitat  avait pour objectif de dresser le tableau le plus exhaustif possible de la Somalie actuelle. Mais, comment avoir un résultat proche de la réalité dans un pays telle que la Somalie, où une bonne partie de la population est en constante mouvement à cause des déplacés de guerre, des réfugiés politiques à l'intérieur des frontières et dans les pays voisins de la Somalie. 

Ci-après le lien : http://www.hiiraan.com/PDF_files/2015/UNFPA_final_Somal_Population.pdf
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Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), le parti au pouvoir en Ethiopie, vient de remporté à une écrasante victoire les élections législatives

mer, 27/05/2015 - 22:57

La coalition au pouvoir en Ethiopie a sans surprise remporté une écrasante victoire aux législatives de dimanche, selon des résultats partiels publiés mercredi: le Premier ministre Hailemariam Desalegn devrait donc être reconduit à la tête du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique.
Pour bien comprendre la situation éthiopienne pré-electorale , je vous renvoie vers l'article suivant :Briefng Note – False Hopes and Real Fears: The 2015 Ethiopian Elections by Jean-Nicolas Bachhttp://www.lam.sciencespobordeaux.fr/sites/lam/files/note8_observatoire_0.pdf
Dans cette note d'analyses rédigée par Jean-Nicolas Bach pour le compte de l'Observatoire des Enjeux Politiques et Sécuritaires dans la Corne de l’Afrique qui dépend du Laboratoire LAM( Les Afriques dans le Monde) de Sciences-Po Bordeaux , était étudié la situation politico-électorale en prévision des élections éthiopiennes de Mai 2015.

PS : Jean-Nicolas Bach spécialiste de l'Ethiopie et de la Corne de l'Afrique, dirige l'Observatoire des Enjeux Politiques et Sécuritaires dans la Corne de l’Afrique à Science-Po Bordeaux.

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Des élections sans suspense en Ethiopie

mer, 27/05/2015 - 22:30
Par Emeline Wuilbercq (contributrice Le Monde Afrique, Addis Abeba)Le Monde.fr Le 25.05.2015 à 11h05 • Mis à jour le 25.05.2015 à 11h09image: http://s1.lemde.fr/image/2015/05/25/768x0/4639944_7_9c12_une-femme-vote-le-24-mai-a-addis-abeba_ad2e803154788e38ce9589c14b1634cb.jpgLe deuxième pays le plus peuplé d’Afrique organisait dimanche les cinquièmes élections générales depuis l’instauration du régime fédéral en 1995 et les premières depuis la mort de Mélès Zenawi, l’architecte du développement éthiopien. Les opposants ont dénoncé des irrégularités lors du scrutin, que la coalition au pouvoir réfute.Des millions d’Éthiopiens se sont levés dès l’aurore dimanche 24 mai pour élire les députés de la chambre des représentants du peuple ainsi que les assemblées régionales. Depuis vingt-quatre ans, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF) domine le paysage politique. En 2010, il avait raflé 99,6 % des sièges du parlement. Cette année encore, la coalition au pouvoir devrait remporter haut la main le scrutin.Lire aussi : Les Ethiopiens veulent se développer sans polluer« Je vote pour le développement de mon pays, donc je vote EPRDF », confie Bekene Tedene, 19 ans, en faisant la queue pour aller voter dans le quartier Bole d’Addis Abeba. À ses côtés, une trentaine d’athlètes de l’académie sportive Tirunesh Dibaba, vêtus de leurs vestes de jogging aux couleurs de l’étendard éthiopien, votent pour la première fois. Il y a quelques semaines, un représentant de la coalition au pouvoir est venu en personne dans leur école pour parler des élections. Mulualem Alemu, veuve de 60 ans, a également donné sa voix à l’EPRDF qui s’investit pour l’amélioration de sa vie quotidienne, pense-t-elle, même si ses six enfants, eux, ont quitté le pays pour vivre à l’étranger.L’opposition, minée par des querelles internesPendant toute la campagne, les abeilles, le logo de la coalition au pouvoir, étaient omniprésentes face à une opposition presque invisible. Lors de grands meetings, l’EPRDF a rappelé les progrès accomplis depuis leur arrivée au pouvoir : une croissance économique à deux chiffres, de gigantesques projets de développement et des aides pour les agriculteurs qui représentent plus de 80 % de la population. L’opposition, elle, est minée par des querelles internes. Et pointe des méthodes d’intimidation à l’encontre des militants.Addis Abeba a voté dans le calme sous le regard tendu des forces de sécurité qui étaient massivement déployées aux alentours des bureaux de vote.Les partis d’opposition, eux, ont dénoncé de nombreuses irrégularités lors du scrutin, moins à Addis Abeba que dans les autres régions d’Ethiopie. « Nos observateurs ont été victimes de pressions par des membres de l’EPRDF », a déploré Wondwossen Teshome, le porte-parole du parti démocratique éthiopien (EDP), en fin de journée. Dans certaines régions du pays, des adhérents du plus jeune parti d’opposition, Semayawi, qui devaient observer les élections ne sont pas venus « par peur de représailles ».Lire aussi : A la recherche des rares opposants éthiopiensC’est en tout cas ce qu’a affirmé son porte-parole Yonathan Tesfaye. D’autres auraient subi des violences et des intimidations avant le scrutin. De son côté, Beyene Petros, porte-parole de la coalition Medrek, le deuxième parti en nombre de candidats, soupçonne lui aussi des fraudes électorales. L’Union africaine était le seul observateur international présent en Ethiopie : 59 personnes étaient chargées de surveiller les 45 000 bureaux de vote du pays. Présente aux élections de 2010, l’Union européenne n’a pas été invitée pour contrôler ce scrutin.« Une vaste mascarade »« Nous ne sommes que des alibis, peste Beyene Petros. Le gouvernement se sert des élections et des opposants pour prouver à la communauté internationale que l’Ethiopie est une démocratie mais c’est une vaste mascarade. » Le porte-parole de l’EPRDF, Desta Tesfaw, a réfuté toutes les accusations d’une opposition qui n’a pas présenté de preuves pour le moment. « C’était un grand jour pour notre peuple, a-t-il affirmé. Le processus électoral a été pacifique et démocratique. »Lire aussi : L’Ethiopie, la bonne élève de la ChinafriqueLors d’une interview accordée à Al Jazeera vendredi 22 mai, le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a affirmé que la démocratie ne se réduisait pas aux élections. Dans un rapport publié le même jour, Amnesty International a dénoncé les attaques à l’encontre des droits humains précédant le scrutin. « Le gouvernement a travaillé dur afin de verrouiller la situation politique : les opposants ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Mais pour améliorer son image auprès de la communauté internationale, il a tout intérêt à ouvrir quelques places au parlement », analyse Jean-Nicolas Bach, chercheur au laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM) à Sciences Po Bordeaux.En fin de journée, dimanche, la Commission électorale nationale (NEBE) a annoncé un taux de participation de 85 % des 36,8 millions de personnes inscrites sur les listes électorales. Dans certaines universités, les élections ont été prolongées au lundi 25 mai à cause d’une pénurie de bulletins de vote. Les résultats préliminaires seront annoncés dans les prochains jours.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/25/des-elections-sans-suspense-en-ethiopie_4639945_3212.html#ECOXJmKx3ihKUP9w.99
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RELATIONS TURCO-SOMALIENNES

lun, 13/04/2015 - 14:06


« La Déclaration d'Istanbul sur le partenariat turco-africain: coopération et solidarité pour un avenir commun » et « Le cadre de coopération pour le partenariat turco-africain », qui ont été adoptés lors du premier Sommet de la coopération turco-africaine de 2008 a établi un mécanisme de suivi. 
En effet , la Turquie est devenue le quatrième donateur mondial en 2012 et où l'aide humanitaire a atteint 2 milliards de dollars. L'engagement de la Turquie en  Somalie est un exemple , ayant alloué 300 millions de dollars.  Ci-après un rapport édité par l'agence SAFERWORLD AND ISTANBUL POLICY CENTER  : Turkish aid agencies in Somalia



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Soudan du Sud:De DSK aux ex-mercenaires de BlackWater, pourquoi misent-ils tous sur le Soudan du Sud ?

lun, 27/05/2013 - 16:21
-Il existe un point commun entre l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, et l’ex-fondateur de la sulfureuse société militaire privée BlackWater, Erik Prince : leur intérêt pour le pays le plus jeune du monde, le Soudan du Sud.
Le 14 mai dernier, un petit comité de financiers de haut vol inaugurait en grande pompe une nouvelle banque à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Sous les applaudissements de quelques investisseurs étrangers et nationaux, Dominique Strauss-Kahn illustrait son retour aux affaires par un discours de bienvenue à la toute jeune National Credit Bank. « Ce n’est pas une banque venue de l’étranger, ce sera l’une de vos banques et c’est important pour votre pays », assurait alors l’ancien patron du FMI.
Invité comme « consultant financier indépendant », DSK a été mis en avant afin d’attirer le regard des Occidentaux. Il faut convaincre du potentiel économique du Soudan du Sud. Parmi les actionnaires de cette nouvelle banque, on trouve des natifs du pays, mais aussi des étrangers, parmi lesquels la société de gestion d’actifs Assya Asset Management (AAM), gros actionnaire minoritaire de cette nouvelle banque, dont on ne connaît pas le détail de la capitalisation.
Pour cette occasion, le principal actionnaire d’Anatevka, maison mère d’AAM basée au Luxembourg, décrypte les enjeux de cette présence à Juba. Thierry Leyne explique ainsi « l’occasion rêvée » qu’est la création d’un nouvel Etat. Dans le Soudan du Sud, né le 9 juillet 2011, tout est à faire : infrastructures, développement d’une économie locale, nationale, régionale, mais surtout d’un système bancaire et financier. « On en revient aux fondamentaux d’il y a cent ans », se félicite Thierry Leyne, enthousiaste.
« Ce sont des gens qui achètent des tickets de loterie », estime de son côté l’historien Gérard Prunier, spécialiste de la Corne de l’Afrique. « Ils viennent pour faire un coup et récupérer l’argent qui circule. » Pour lui, la situation sécuritaire au Soudan du Sud est si catastrophique que les investissements restent suicidaires. Il évalue les pertes du gouvernement en place à quelque sept milliards de dollars, détournés ou gaspillés.
Petites affaires entre bons amis
Si le groupe d’investissement luxembourgeois s’intéresse au Soudan du Sud, ce serait avant tout une histoire d’hommes. Voilà des années de cela, son fondateur a rencontré à Londres des expatriés sud-soudanais travaillant dans la finance, Abdelkarim Isai et Dawd Abate. Lorsque ceux-ci sont revenus dans leur pays pour participer à sa construction, ils se sont très naturellement tournés vers leur ancien ami pour obtenir de bons conseils.
Ces discussions ont amené les connaissances à devenir partenaires d’affaires, le cercle s’élargissant rapidement à DSK : un ancien patron du FMI, ce doit être rassurant pour les investisseurs. Le pays présente un fort potentiel de croissance économique qui attire déjà d’importants groupes asiatiques, notamment dans le secteur pétrolier.
La National Credit Bank espère capter des marchés auprès des investisseurs, mais aussi sur le territoire : « Il s’agit de convaincre à l’étranger. Mais nous voulons aussi inviter les Sud-Soudanais à venir déposer leurs salaires à la banque », admet Thierry Leyne.
Juba peut en effet miser sur d’importantes potentialités. Son économie, très exposée, repose pour l’instant sur le pétrole, dont le pays tire 98 % de ses recettes. Il espère pouvoir profiter des investissements dans les infrastructures menés par les exploitants de l’or noir pour développer d’autres activités.
Le Soudan du Sud est particulièrement riche en matières premières : du pétrole, certes, mais aussi des forêts, des minerais et des zones à fort potentiel hydroélectrique. L’agriculture à elle seule représente une ressource inestimable : 90 % du sol est cultivable, dont la moitié composée de terres de première qualité, presque inexploitées à l’heure actuelle.
Reconversion de mercenaires
Ce potentiel, nos financiers européens ne sont pas les seuls à l’avoir remarqué. Une autre personnalité cultive depuis de nombreuses années des relations ambigües avec le Soudan : Erik Prince. Le fondateur de la société militaire privée Blackwater, controversée pour ses méthodes musclées, notamment en Irak, s’est reconverti dans le conseil après avoir revendu sa compagnie. Basé depuis 2010 à Abu Dhabi, il lance une nouvelle entreprise, Frontier Ressource Group, pour faire commerce de ses bonnes idées sur la gestion du risque dans certains pays : Somalie, République démocratique du Congo et Soudan du Sud.
Gardant ses bonnes habitudes, cet ancien Navy Seal (une unité de commandos d’élite de l’armée américaine) puise chez d’anciens marines le gros de sa troupe. Il s’entoure d’un spécialiste des matières premières, Gregg Smith, passé par la 2nd Marine Divison, et le géant de l’audit financier Deloitte. Il récupère aussi Paul Habenicht, un ancien chef d’unité sniper en Afghanistan et en Irak. Enfin, il débauche chez la société militaire privée Saladin un jeune prodige sorti de la prestigieuse université de Georgetown (US), Rachel Braun, spécialiste du lobbying pétrolier et du Sud-Soudan.
Miser sur le pétrole pour planter du maïs
Ce commando de choc du consulting semble idéal pour conseiller un investisseur sur un marché risqué comme le Soudan du Sud. Client de choix pour Frontier Ressource Group : Pékin. La Chine, mais aussi la Malaisie et l’Inde, est en première ligne des investissements au Soudan du Sud. Leurs compagnies pétrolières nationales (CNPC, Sinopec, Petronas et ONGC) s’attèlent à l’extraction quotidienne de 200 à 350 000 barils – lorsque les relations avec Khartoum le permettent – qui assurent la survie de Juba. Des investisseurs qui sécurisent leurs ressources énergétiques, mais aussi alimentaires : tous trois figurent parmi les principaux locataires et acheteurs de terres arables en Afrique.
Les compagnies asiatiques ont une approche du risque différente des sociétés occidentales. Malgré la situation explosive du Soudan du Sud, elles n’hésitent pas à investir ce marché à fort potentiel. Car si Juba ne fait pas office de grande puissance pétrolière mondiale, elle pourrait s’imposer comme un exportateur conséquent sur le long terme. L’insécurité du pays a en effet limité son exploration géologique : certains s’attendent à découvrir d’importantes ressources pétrolières non encore dévoilées.
Francis Perrin, consultant sur l’énergie et les matières premières, remarque que les investissements dans le secteur pétrolier peuvent avoir des retombées positives pour le pays. « La question des infrastructures est importante : il faut des routes et des aéroports pour acheminer du personnel, du matériel », explique-t-il. C’est d’ailleurs ce qui pourrait expliquer l’intérêt d’Occidentaux pour une banque sud-soudanaise : « Il n’y a pas d’économie qui fonctionne sans un système bancaire et financier qui fonctionne. »
Dans cette course au pétrole, les Occidentaux ont pourtant déserté le territoire soudanais dans les années quatre-vingt. Trop risqué, trop instable. Ou presque : Total reste à la tête d’un consortium qui est détenteur des autorisations pour explorer un bloc de 120 000 km². Si le niveau d’insécurité diminuait, le pétrolier français pourrait de nouveau envisager d’investir au Soudan du Sud. Reste à savoir si l’enthousiasme de Dominique Strauss-Kahn sera contagieux.
Par RFI
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Unesco : Farah Rachad candidat de l’Afrique (UA) et du monde musulman (OCI)

mar, 12/02/2013 - 09:00
 Par Philippe Tourel 
 Les 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique ont rejoint les 54 membres de l’Union africaine pour soutenir, à l’unanimité, la candidature de l’Ambassadeur de Djibouti en France au poste de Directeur général de l’Unesco.


 Unesco : Farah Rachad candidat de l’Afrique (UA) et du monde musulman (OCI) Le premier candidat à se déclarer pour le poste de Directeur général de l’Unesco, le diplomate et intellectuel djiboutien Rachad Farah, actuellement occupé par la Bulgare Irina Gueorguieva Bokova, dont le mandat se termine cette année, peut s’estimer heureux. Il vient de remporter deux victoires de taille. La première avec le soutien de l’Union africaine, la deuxième avec celui de la Conférence de la coopération islamique, soit plus que la moitié des pays membres de l’Unesco.
En effet, le XXe Sommet de l'Union Africaine, réuni à Addis-Abeba (Ethiopie) du 21 au 28 janvier 2013, a soutenu à l'unanimité la candidature de M. Farah Rachad, ambassadeur de Djibouti en France, au poste de Directeur Général de l'UNESCO dont l'élection aura lieu en octobre 2013. La candidature de M. Farah Rachad a été proposée par l'Ouganda au nom de l'IGAD lors de la XXIIe session du Conseil exécutif de l’Unesco. Le Sommet a appelé à une mobilisation de l'ensemble des pays du Continent pour appuyer et renforcer la campagne de M. Farah Rachad. Cette mobilisation doit s'inscrire dans la détermination des Etats Africains à accéder à la tête des institutions internationales et être en phase avec le slogan du Sommet -Panafricanisme et Renaissance du Continent. Ce soutien «  fort, massif et unanime » à un candidat africain pour diriger cette organisation onusienne chargée de l'Education, la Culture et la Science répond précisément au programme d’action de M. Rachad qui avait mis le combat contre, la pauvreté et pour la paix à la tête de ses priorités. 
Ce soutien des États Membres de l'UA intervient après celui apporté par l'Organisation de la Conférence Islamique suite à la 39e session de conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OCI qui avait eu lieu en novembre 2012 à Djibouti. 
Si la Russie a déjà opté pour le renouvellement du mandat de l’actuelle directrice, force est de constater que les pays européens ne se sont pas encore prononcés ni le groupe arabe (dont le soutien est cependant presque acquis) ou celui de l’Amérique latine et de l’Asie.
M. Rachad Farah, intellectuel et diplomate de carrière est francophone, ce qui est un atout majeur pour l’obtention de ce poste. Il a été diplomate de 1977 à 1989 dans plusieurs pays asiatiques, notamment au Japon, en Inde et en Chine ainsi que dans tous les pays de l'ASEAN de 1989 à 2004. Le diplomate djiboutien a été également élu vice-président du groupe Africain au Conseil exécutif de l'UNESCO. M. Rachad Farah a contribué activement à la création, avec le concours de l'UNESCO, du premier Think Tank en Afrique de l'Est qui aura son siège à Djibouti.
Catégories: Afrique

Conference on Somalia in the UK, May 2013

lun, 11/02/2013 - 13:50

The UK and Somalia have agreed to jointly host an international conference on Somalia in the UK
on 7 May 2013. The purpose of the conference is to provide international support for the new
Government of Somalia’s immediate priorities as it rebuilds its country.
http://xa.yimg.com/kq/groups/10162866/656666611/name/RICU%20Talking%20Points%20Somalia%20Conference%20Jan%202013.pdf

What are the objectives of the conference?
The conference will help the Government of Somalia to deliver on the priorities it has identified.
These include rebuilding its armed forces, police, coastguard, justice and public financial
management systems.

Why hold a new international conference on Somalia now?
Somalia now has a new parliament, selected by the clans, and a new president elected by the
parliament. As a result, Somalia has a more legitimate government that it has seen in many
decades. In addition, the proscribed terrorist organisation Al Shabaab has been expelled from
many of Somalia's major towns and cities. Confidence is increasing and the diaspora is returning.
The changes in Somalia over the last year offer a unique opportunity to build stability and security
in the country, and the new Government of Somalia has asked for assistance in delivering its
objectives.

What did the last conference in the UK achieve?
The London Conference on Somalia in February 2012 played a role in helping Somalia to end the
political transition. In particular, the international community sent a concerted message that the
transitional government’s mandate had to end in August 2012. International engagement in the
lead-up to the conference led to a UN Security Council Resolution expanding the African Union
force in Somalia (AMISOM) from 12,000 to 17,000. Since the conference, AMISOM has been
instrumental in taking control of a number of towns and cities in Somalia from Al Shabaab.
The UK has been supporting the training of the Somalia National Security Forces through the
European Union Training Mission (EUTM), including by providing both funding and personnel. We
have provided support for a biometric identification system to register EUTM-trained troops, which
is now being expanded with an extra injection of $2.4m over the next three years. In addition, we
have been working with the US to support the building of camp infrastructure for the Somali
National Security Forces in Mogadishu, providing £1 million to this end. AMISOM, which we
support, is also involved in the training of Somali forces.

Who will attend the conference?
The conference will include a wide range of neighbouring countries, regional and international
partners, and multilateral institutions. The attendees will be agreed between the Governments of
the UK and Somalia.

What about the Somali diaspora in the UK?
The Somali diaspora continues to play a key role back in the development and reconstruction of
their homeland. For many years, Somalis worldwide have sent more money home in remittances
than Somalia receives from the international community in aid. As we prepare to co-host a major
international conference with the Government of Somalia, the UK Government is keen to hear
from those who remain committed to delivering progress in Somalia. We will actively seek out
opportunities to engage with the diaspora around the conference.

Will the conference really help the people of Somalia?

The conference will help the people of Somalia because it can help galvanise the international
community behind the Government of Somalia’s priorities of rebuilding its armed forces, police,
coastguard, justice and public financial management systems. The international community can
support the new, more representative, Government of Somalia as it begins to address the
underlying causes of instability and insecurity and deliver more adequate services for its citizens
and, in the longer term, regenerate Somalia’s economy.
A more stable Somalia will reduce the risk of humanitarian disasters. Last year’s drought turned
into famine largely because of conflict and instability. While the famine lifted in February 2012,
more than two million people still remain in need.

Why does the UK care about Somalia?
What happens in Somalia has implications well beyond its borders. Helping Somalia to reverse the
underlying state failure can help to improve the security of the country, reduce the levels of piracy
and terrorism, enable refugees to return home, and improve the lives of millions of Somalis. And
by supporting the Government of Somalia in tackling the root causes of state failure, the security
interests of Somalia’s friends and neighbours will also be served.
Britain has pledged to spend £63 million every year to tackle the root causes of poverty and
conflict in Somalia. By 2015 UK aid will help build up key local government services; help 45,000
people to get a job; allow 3,000 morewomen and girls to access justice; and help 20,000 access
the schools, latrines, roads and health clinics to give the people of Somalia the opportunity they
need to pull themselves out of poverty.
Catégories: Afrique

Le Somaliland n’est pas reconnu par la communauté internationale mais par les compagnies pétrolières

mer, 31/10/2012 - 12:14


La République du Somaliland n’existe pas. Et pourtant, elle a une population, un gouvernement, un port, des banques, des écoles, une monnaie, une police, une armée et tout ce qui constitue une vraie nation.

Cette région nord-ouest de la Somalie a fait sécession en 1991 et s’est organisée en Etat avec un système original qui conjugue les règles claniques et la démocratie.
 Ce système a fait de ce petit pays illégal un îlot de stabilité de développement au cœur d’une Corne d’Afrique pourtant instable et misérable. 

C’est ici que trois sociétés pétrolières ont entrepris des activités d’exploration. Genel Energy et Ophir Energy, cotées à Londres, et Jacka Resources, cotée à Sidney, ont décidé de tenter leur chance et de faire confiance en Hussein Abdi Dualeh, « ministre » du Pétrole du Somaliland.
 Avec un partenaire local, ces trois compagnies se partagent 7 des 24 blocs que le pays a délimités. 
 « Nous avons le contrôle total du territoire depuis 21 ans. Nous avons la stabilité et l'accès au port. Nous avons ce que tout investisseur aimerait avoir » affirme Hussein Abdi Dualeh . 
Ophir et Genel ne sont pas des explorateurs conventionnels. Le premier a signé des blocs avec le Sahara Occidental, au grand dam du Maroc, et le second est actif au Kurdistan irakien. 
Quant à Jacka, il fut le premier à croire en sa bonne étoile en explorant en Ouganda et en découvrant les gigantesques réserves du Lac Albert. 
Ces aventuriers se sentiront sans doute de moins en moins seuls. Coca Cola vient d’y investir 17 millions de dollars dans une usine et Bolloré envisage un investissement de 500 millions de dollars dans la mise à niveau du port du Berbera. 
Article de l'agence Ecofin



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IHEDN :Conférence " Soudan – Corne de l’Afrique" le lundi 22 octobre 2012

lun, 15/10/2012 - 20:34
8h45 : Accueil.
9h : Ouverture par Georges-Henri Soutou, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, professeur émérite à l’Université Paris-Sorbonne, président de l’Association des Internationalistes.


PANEL 1 : LE SOUDAN
Présidé par Pierre Michel Eisemann, professeur à l’Ecole de droit de la Sorbonne (Université Paris I), vice-président de l’association des internationalistes
9 h 15 : Roland Marchal (économie)
Chargé de recherche CNRS, enseignant à l’IEP de Paris et à Columbia University : « La partition du Soudan dans le contexte régional ».
9 h 35 : Gérard Prunier (histoire)
Chargé de recherche au CNRS, ancien Directeur du Centre français d’études éthiopiennes à Addis-Abeba : « Y a-t-il deux Soudan ou trois ? ».
9 h 55 : Géraldine Giraudeau (droit)
Maître de conférences à l’Université d’Orléans : « La sentence Abyei du 22 juillet 2009 (Gouvernement du Soudan / Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan) ».
10 h 15 : Marc Lavergne (géographie)
Directeur de recherche au CNRS, ancien directeur du Centre d’Etudes et de Documentation Juridiques, Economiques et Sociales (CEDEJ) Egypte-Soudan : « La partition du Soudan : une page de tournée ou un incident de parcours ? ».
10 h 35 : Débat.

*10 h 55 : pause café*
PANEL 2 : LA CORNE DE L’AFRIQUEETHIOPIE-ERYTHREE, SOMALIE
Présidé par Michel Foucher, Directeur de la formation, des études et de la recherche de l’IHEDN, vice-président de l’Association des internationalistes
11 h 10 : Alain Gascon (géographie)
Professeur émérite, Institut français de géopolitique, Université Paris 8,
Ancien chargé de cours à l’INALCO : « Erythrée-Ethiopie : la permanence des frontières coloniales en dépit d’une histoire et d’une culture communes ».
11 h 30 : Sonia le Gouriellec (science politique)
Doctorante en Science Politique à l’Université Paris Descartes-Sorbonne-Paris-cité : « Trajectoires sécessionnistes dans la Corne de l’Afrique : l’Erythrée et le Somaliland ».
11 h 50 : Jean-Nicolas Bach (science politique)
Docteur en Science politique, Membre associé au Centre de recherche « Les Afriques dans le Monde », ATER à l’Institut d’études politiques de Bordeaux : « Ethiopie et Corne de l’Afrique : influences mutuelles ».
12 h 10 : Abdulqawi Yusuf (droit)
Juge à la Cour internationale de Justice : « Corne de l’Afrique : fragmentation ou intégration ? »
12 h 30 : Débat.
12 h 45 : Conclusion générale de Serge Sur, professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris II), secrétaire général de l’Association des Internationalistes.
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ONU: La Somalie évoque les défis qui l’attendent

sam, 29/09/2012 - 11:32
C’est sans doute le dernier discours d’Abdiweli Mohamed Ali devant les Nations Unies en tant que Premier Ministre de la Somalie.

Lors de son allocution, jeudi, il a annoncé que le nouveau président somalien  Hassan Sheikh Mohamud, élu le 10 septembre dernier, nommerait son Premier Ministre et son gouvernement dans les semaines à venir. L’occasion de rappeler les évolutions décisives qui ont eu lieu ces derniers mois en Somalie. Mais aussi de souligner les défis qui restent à relever.

Abdiweli Mohamed Ali, Premier Ministre somalien :«  Le défi le plus urgent est de restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire somalien. Nos forces, avec l’aide de nos alliés de l’Union Africaine, font de réels progrès sur ce point. Mais on ne pourrait pas obtenir la paix par la seule voie des armes. Nous devons mettre en œuvre des politiques d’inclusion et un gouvernement représentatif, crédible et capable : un gouvernement du peuple pour le peuple  ».
Abdiweli Mohamed Ali a affirmé que cette politique d’inclusion que mènera le futur gouvernement serait ouverte aux Shebabs qui baisseraient les armes.
Abdiweli Mohamed Ali, Premier Ministre somalien :« Les Shebab forment un mouvement complexe et hétérogène : la plupart de ses membres sont des citoyens ordinaires, qui ont rejoint les shebabs par peur ou volonté d’opposition. A ceux-là, nous devons prouver qu’il y a une meilleure voie. Ceux-là, nous continueront de leur dire « Frères et sœurs, baissez vos armes et discutons ».
Depuis plusieurs mois, les islamistes Shebab perdent du terrain face aux forces de l’Amisom, les troupes de la Mission de l’Union africaine en Somalie. Ils restent néanmoins une menace pour la stabilité du pays, d’autant qu’ils s’allient à d’autres groupes islamistes de la région.
Abdiweli Mohamed Ali, Premier Ministre somalien : «  A cette poignée d’extrémistes idéologiques qui se trouvent dans les rangs des Shebabs et qui ne se consacrent qu’à l’usage de la terreur et au meurtre d’innocents pour atteindre leur but, nous disons : il n’y a pas de place dans la société somalienne, ni à l’étranger, pour vous et vos croyances violentes. Nous vous combattrons jusqu’à ce que la Somalie soit de nouveau une nation fondée sur la paix, la tolérance, et la gouvernance, qui constituent le véritable esprit de la grande religion qu’est l’islam  ».  
Le 1er août 2012, une nouvelle Constitution somalienne a été adoptée, avant la mise en place d’un parlement le 20 août. Des avancées significatives, dont  Abdiweli Mohamed Ali s’est félicité.

Par Jihane Boudraa , journaliste AlQarraTv
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Etats-Unis : Un tribunal fédéral condamne l'ex-Premier-ministre et Général des armées de Syad Barré

mar, 28/08/2012 - 23:30
Ce jugement pourrait être perçu comme un clin d’œil à la situation actuelle en Somalie, à la veille d'un tournant majeur pour sortir de la crise politique qui a perduré une vingtaine d'année, Mohamed Ali Samatar l'ex-Premier-Ministre et général des armées du régime du dictateur Syad Barré a été condamné ce mardi 28 août 2012 par la Court de justice du district de Fairfax en Virgnie.
Général Samatar à la droite du dictateur Syad BarréEn effet, sept somalis avaient intenté un procès devant un tribunal fédéral d'Alexandrie contre Samatar, qui était l'ex-Premier ministre et général du régime du dictateur Syad Barré  et qui vit aujourd'hui en Virginie
 
Par conséquent, le juge américain a pris la décision de l'octroi d'indemnités compensatrices de 21 millions de dollars par l'ancien Premier ministre de la Somalie à sept personnes qui avaient intenté une action contre lui , affirmant qu'il avait torturé et tué son propre peuple.
Ce jugement de Fairfax contre Mohamed Ali Samatar  arrive à la fin d'une bataille juridique de huit années  qui avait même atteint la Cour suprême américaine pour décider du jugement délicat sur le territoire somalien. 
Par ailleurs, ce procès avait pris une autre dimension lorsque plusieurs associations et mouvances israéliennes s'étaient opposés à ce procès craignant l'ouverture probable d'autres procès et poursuites contre certains de leurs ressortissants sur le sol américain pour des faits commis en Palestine par exemple.


La poursuite a ainsi donc convaincu la court de justice que Samatar avait personnellement ordonné les massacres et la torture de membres de clans minoritaires en Somalie et commis des crimes de guerres.

les plaignants à la sortie de la court de JusticeLors du procès, Mohamed Ali Samatar avait reconnu devant la Court de Justice les allégations de crime de guerre intentés contre lui et avait plaidé la maladie pour avoir la relax.
L'heure est peut être arrivée aux ex-dirigeants somaliens de solder les crimes commis pour permettre à la Somalie d'entamer une nouvelle ère ?
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Quelles seront les implications régionales du décès de Mélès Zenawi ?

ven, 24/08/2012 - 07:00


L'évolution des événements aux cours des prochaines semaines en Ethiopie ont le potentiel d'affecter  l’environnement politique, économique et de sécurité des pays de la Corne de l’Afrique et cela pour les années à venir.
Le décès de Mélès place  d’abord l’Ethiopie dans  une phase de transition politique problématique. Pour Patrick Ferras, directeur de l’Observatoire de la Corne de l'Afrique, il lui semble que   « Le système survivra à Meles Zenawi, parce que la Constitution précise clairement qui a les pouvoirs. L'opposition étant, soit à l'étranger, soit pratiquement inexistante sur le plan parlementaire, le système va rester tel quel et fonctionner de la même manière jusqu'à 2015, aux prochaines élections ».http://www.rfi.fr/emission/20120822-patrick-ferras-directeur-observatoire-corne-afrique
Les inquiétudes régionales sont nombreuses Au-delà de la politique intérieure éthiopienne ,  la question qui se pose aussi est le rôle  et le leadership que pourrait endosser son successeur à l’échelle régionale en Afrique de l’Est.
En effet, cela soulève d'intéressantes perspectives, notamment en termes de relations avec les voisins clés de l'Ethiopie , par rapport à ses interventions en Somalie ou de ses négociations avec l'Egypte et le Soudan concernant l'utilisation des eaux du Nil.

Cependant, une transition de leadership à Addis-Abeba représente une opportunité pour l'engagement international pour promouvoir la réconciliation entre l’Ethiopie et l’Erythrée au sujet des problèmes de  frontière entre les  deux pays . Mais aussi, il y’a le risque que l'Érythrée considère que ses intérêts seraient  mieux servis en attisant une instabilité au cours de cette phase de transition de l'Ethiopie, ou à l’inverse  qu'Addis-Abeba cherche à anticiper un tel mouvement pour  intervenir en Érythrée.

A l’échelle internationale
L'absence diplomatique de Meles se feront également sentir au sein de l'Union africaine, où il avait eu une présence clé dans les négociations multilatérales dans la région et internationale, par exemple, entre le Soudan et le Sud-Soudan, ou au-delà, par exemple sur le changement climatique ou du rôle d’intermédiation entre l'Afrique et le G8 ou le G20.


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Jean-Sylvestre Mongrenier : Djibouti et le "monde des émergents"

sam, 28/07/2012 - 16:01
Le 2 juillet 2012, des firmes chinoises et turques signaient un accord sur la construction d'une ligne ferroviaire entre l'Ethiopie et le port djiboutien de Tadjourah. Dans les semaines à venir, des intérêts chinois devraient se voir confier la future ligne entre la capitale de l'Ethiopie, Addis-Abeba, et le port de Djibouti. L'affirmation de Djibouti comme " hub " global, à la croisée de l'Afrique de l'Est et du grand axe maritime Europe-Asie, se fait en liaison avec le "monde des émergents".Au vrai, il y a longtemps que Djibouti est la porte de l'Ethiopie – Henry de Monfreid évoquait le fait – mais l'indépendance de l'Erythrée et la fermeture du port d'Assab d'une part, les déchirements de la Somalie et la marginalisation du port de Berbera d'autre part, ont donné une autre ampleur à la chose. Ce sont près des neuf dixièmes des échanges extérieurs de l'Ethiopie qui transitent par le port de Djibouti. Sur cette base, les dirigeants de la cité-Etat ont décidé, au début des années 2000, d'en faire un "main port", c'est à dire un port de transbordement et d'éclatement des flux.

Pour donner forme à cette ambition, la gestion du Port autonome international de Djibouti (PAID) a été confiée à Dubaï Ports World. L'aire originelle du PAID étant saturée, un autre site a été investi, celui de Doraleh, une dizaine de kilomètres à l'ouest. Un terminal pétrolier, un port sec et un terminal à conteneurs y ont été implantés. Un troisième site est en cours de construction, celui de Tadjourah, dans le pays Afar, avec l'Ethiopie à l'arrière-plan. Sur la décennie, le trafic maritime a doublé et le nombre de conteneurs traités en 2012 devrait être d'un million d'EVP (Equivalent Vingt Pieds).

Les accords ferroviaires, récents et à venir, amplifieront cette croissance. Alors que les Français sont historiquement à l'origine du port comme de la ligne Djibouti/Addis-Abeba, la poussée des "émergents" dans la zone est hautement significative. Ainsi, le 2 juillet dernier, l'Ethiopie a signé avec deux groupes chinois (China Railway Engineering Corporation, China Civil Engineering Construction Corporation) et un groupe turc (Yapi Merkezi) les contrats sur la construction d'une ligne vers le port de Tadjourah, tourné vers l'exportation de potasse. Dans les semaines à venir, la Chine pourrait enfin emporter la nouvelle ligne Djibouti/Addis-Abeba, les projets européens n'ayant pu aboutir.

La présence chinoise ne se limite pas à l'ingénierie et au BTP. Les investissements en Ethiopie se portent dans l'industrie textile, le cuir, l'automobile ou encore l'hôtellerie. Djibouti est le point d'entrée d'une Afrique de l'Est en cours de désenclavement, avec une possible extension de l'hinterland portuaire vers l'Afrique centrale et les Grands Lacs. Au-delà, le projet d'une interconnexion entre Djibouti et Dakar qui doublerait le canal de Suez, est esquissé. Déjà, Pékin a proposé de moderniser la ligne Dakar/Bamako/Ouagadougou. Ce sont là quelques éléments de la grande stratégie chinoise mise en oeuvre sur les réseaux de communication qui relient la façade maritime asiatique à l'Europe.

Investisseurs et exportateurs turcs sont aussi très actifs sur les rives de la mer Rouge, longtemps un "lac" turco-arabe, comme dans la Corne de l'Afrique. Là encore, la présence est multiforme et Addis-Abeba est le lieu d'un important forum commercial organisé par le patronat turc. Cette percée est renforcée par une sorte de diplomatie religieuse, tant publique et privée. En novembre 2011, Istanbul accueillait ainsi le "Second sommet africain des leaders religieux musulmans", organisé par la Direction des Affaires religieuses de Turquie. L'Ethiopie comme Djibouti y étaient représentées. Sur le plan scolaire, la confrérie Gülen est présente dans la zone. C'est sur de telles dynamiques que la diplomatie multivectorielle turque s'articule et se déploie.

L'affirmation du "monde des émergents" et le grand désenclavement de l'Afrique sont autant d'opportunités pour Djibouti. De fait, la cité-Etat est l'un de ces points où l'on peut prendre le pouls du monde et l'exercice met en évidence des phénomènes qui auront leurs prolongements géopolitiques. Aussi faudra-t-il s'y intéresser plus encore.

Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l'Institut Thomas More
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Sud-Soudan: des jeunes exilés rentrent pour construire leur pays

dim, 22/07/2012 - 15:37
D'Australie où elle comptait faire sa vie, Suzy Cagai, 25 ans, est revenue il y a un an dans son Soudan du Sud natal, devenu indépendant. Elle a lâché une vie confortable pour participer à la construction de son nouveau pays.
Son histoire est celle de nombreux compatriotes de son âge, qui n'ont connu que l'exil en raison de la longue guerre civile entre la rébellion du sud et l'armée de Khartoum.
Suzy est partie à deux ans avec sa mère, ses trois frères et sa soeur vers l'Ethiopie, puis le Kenya. Elle a 16 ans lorsque toute la famille s'installe à Perth, en Australie, où elle décroche un diplôme universitaire en relations publiques.
Elle n'était jamais revenue au Soudan du Sud avant juillet 2011, quelques jours après la proclamation de l'indépendance, pour ce qu'elle croit être une simple visite à son père malade.
"Je vivais une vie australienne normale. Je me voyais m'installer avec un compagnon, me marier, avoir des enfants, trouver un endroit où vivre et payer les traites", sourit-elle.
A Juba, "j'ai ressenti un sentiment d'appartenance, peut-être pour la première fois. C'était irrésistible", poursuit-elle. Auparavant "nous n'avions pas de pays. Nous étions tous exilés à travers le monde". Suzy dit s'être "attachée" à Juba où elle monte une société d'organisation d'évènements avec son amie et compatriote Nyidhal Dhol, 24 ans, sa voisine à Perth, revenue presque en même temps.
Elle ajoute connaître une centaine de jeunes Sud-Soudanais, de 18 ans à la trentaine, tous diplômés, rentrés dans un pays que, pour la plupart, ils n'ont jamais connu, afin de prendre part à son histoire naissante.
Parmi eux, Nyanuir Joseph Ayom, 30 ans, a passé sa vie à Londres. Elle était revenue au Soudan du Sud simplement pour assister aux célébrations de l'indépendance, le 9 juillet 2011.
"Pour la première fois, j'appartenais à un pays (...) je me sentais chez moi", raconte celle qui avait quitté le Sud du Soudan à un an. Le choix de rester à Juba "est un défi. Je prévoyais d'ouvrir une affaire là-bas (à Londres), c'est mieux de le faire ici", dit-elle.
Ajou Deng, 33 ans, est aussi rentré l'an dernier, à l'issue d'une carrière de basketteur professionnel en Europe. "C'est très important que les gens de l'extérieur reviennent ici. Ils sont diplômés et il est évident que le pays a besoin d'eux", estime ce diplômé d'une université américaine, désormais salarié d'une entreprise de construction.
"L'environnement est difficile. Mais on n'y pense pas négativement, on regarde ce qu'il y a à faire", explique Ajou, un temps pressenti pour l'équipe nationale britannique. Son frère cadet Luol Dueng, star de l'équipe américaine des , jouera sous les couleurs britanniques aux JO.
"C'est très différent de l'Occident. Il n'y a rien, mais il y a énormément d'opportunités. Vous voyez tout grandir", ajoute-t-il.
Choc culturel, infrastructures inexistantes, climat rude: les débuts sont parfois difficiles et les défis nombreux.
"le pire endroit pour tomber amoureux"
Nyanuir se souvient avoir pleuré en arrivant. "Il faisait trop chaud, les gens étaient mal polis, les routes mauvaises"... mais "je m'attendais à pire", rit-elle. Ce qui lui manque le plus? "le shopping et la vie sociale". Ses copines approuvent en riant. Le confort "nous manque parfois, mais on réalise qu'on peut vivre sans", assure néanmoins Suzy.
Achan D'Awol, 23 ans a suivi son père diplomate de par le monde, notamment en Norvège où elle a vécu six ans, avant de rentrer l'an dernier. Elle déplore qu'il faille ici "vivre selon les normes sociales locales, selon ce que les gens attendent de vous et non comme vous voulez être".
"Ce que je n'aime pas ici c'est que l'avis des femmes ne compte pas", renchérit Nyanuir, et "c'est le pire endroit pour tomber amoureux. Les hommes n'ont aucun respect pour les femmes". "Avec le temps cela va changer. Notre génération à la capacité de changer tout cela", assure Nyanuir.
Tous disent vouloir rester le plus longtemps possible, mais chacun sait qu'une vie de famille est difficile à Juba. "Sur l'avenir, je suis partagée à 50/50. Je veux rester ici. En tant que célibataire, ça ne me pose pas de problème", explique Cathy.
"Mais si j'ai des enfants, il me faudra y réfléchir à deux fois. Parce que je veux que mes enfants aient une bonne et des soins médicaux". Deux choses introuvables à Juba à l'heure actuelle.


Le Parisien citant l' 
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Djibouti : des recherches de pétrole et de gaz « très encourageantes »

sam, 21/07/2012 - 16:48


(Agence Ecofin) - Par la voix de son directeur général, Shaji Ravindra, la société Oyster a indiqué que les premiers résultats des recherches de pétrole et de gaz menées à Djibouti sont « très encourageants ». 
« Quatre mois après le début des travaux sur différents sites situés au nord et au sud du territoire djiboutiens, nous sommes venus remettre aujourd'hui au ministre les premiers résultats de cette première phase de recherches de pétrole et de gaz dans lesquels nous affirmons avec insistance des résultats très encourageants sur plusieurs sites », a déclaré M. Ravindra. 
Le ministre djiboutien de l’Energie et de l’Eau, Fouad Ahmed Aye a reçu le rapport des mains de Shaji Ravindra ce mercredi. 
La phase suivante des recherches consistera à une exploration en haute mer par des navires spécialisés.
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Un rapport de la Banque mondiale accuse le gouvernement somalien de corruption

dim, 03/06/2012 - 08:46
Des membres du gouvernement de transition d'Abdiweli Mohamed Ali sont soupçonnés de corruption (ici, à droite, en compagnie du président Sheikh Sharif Ahmed à Londres en février 2012). Reuters/Matt Dunham Par RFI A Istanbul en Turquie, une conférence de deux jours sur la Somalie qui réunit des représentants de 54 pays, s’achève ce vendredi 1er juin. Alors que le mandat du gouvernement de transition somalien prendra fin en août, un rapport de la Banque mondiale publié jeudi confirme des détournements d’argent et de la corruption à grande échelle de la part des leaders du gouvernement en place, que plusieurs organismes avaient déjà mis en évidence. Le rapport couvre la période 2009-2010 et conclut à une opacité totale dans le fonctionement des finances du gouvernement. Non seulement des documents manquent pour connaître les revenus et dépenses réels, mais les institutions ont fait preuve de réticence à collaborer. En 2009, par exemple, les revenus annoncés par le gouvernement étaient de 11 millions de dollars. Selon le rapport de la Banque mondiale - qui précise ne donner que des estimations - ils ont en réalité atteint 94 millions de dollars. La principale source de revenus est issue de donations de la part des pays arabes à certains responsables du gouvernement, qui s’effectuent souvent de la main à la main . En 2009, le rapport estime que ces donations de pays étrangers ont atteint 59 millions de dollars alors que le gouvernement a déclaré n’en avoir recu que 3 millions. Les conclusions de ce rapport effectué par Katuni, une organisation de consultance, confirment la corruption endémique d’un gouvernement de transition soutenu à bout de bras par la communauté internationale. En juillet prochain, le rapport du groupe d’experts sur l’ONU va également pointer du doigt certaines malversations et un système de cartels. Il devrait porter un coup à la carrière politique de certains dirigeants actuels.
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Interview de Sonia Legouriellec :trois trajectoires de sécession en Afrique : le Somaliland, l'Erythrée et le Soudan du Sud.

mer, 16/05/2012 - 12:15

Dans un article rédigé pour le compte de l'IRSEM, Sonia Le Gouriellec a comparé trois trajectoires de sécession en Afrique : le Somaliland, l'Erythrée et le Soudan du Sud. « C’est la contradiction de la communauté internationale, on ne veut pas multiplier ou en tout cas favoriser les sécessions […] et en même temps dans certains cas on accepte cette accession à l’indépendance. Alors ça peut paraitre parfois injuste, parce que dans les trois exemples que j’ai décrits finalement c’est le Somaliland qui s’en sort le mieux et il n’est pas reconnu par la communauté internationale ».

Vous pouvez ouvez écoutez la totalité de l’interview que Sonia Legouriellec a accordé  à la journaliste de RFI Sonia Rolley sur ce lien : http://www.rfi.fr/emission/20120506-sonia-le-gouriellec-docteur-sciences-politiques-universite-paris-descartes-cherche


PS : Sonia Le Gouriellec est une spécialiste de la Corne de l'Afrique et chargée d'enseignement rattaché à l'Irsem(institut de recherche stratégique et militaire) qui dépend du ministère français de la Défense.
Je vous invite à visiter son blog : http://goodmorningafrika.blogspot.fr/

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Issaias Afeworki serait dans le coma

lun, 23/04/2012 - 22:47
Selon des sources web de la diaspora érythréenne , le président érythréen serait dans le coma et un général aurait pris les rennes du pouvoir. 

D'après ces mêmes sources, Isaias Afeworki avait souffert de maladie chronique du foie et s'était fréquemment  déplacé au Qatar pour des traitements.
Les autorités érythréennes ont tout de suite répliqué à la télévision nationale et par la suite sur internet que ces déclarations étaient mensongères et qu'ils pointaient du doigt les services américains qu'ils accusaient de  colporter ces  fausses nouvelles.

Voir les liens suivants : 

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Ouganda: manifestation en soutien-gorge contre l'agression d'une opposante

lun, 23/04/2012 - 14:00



Six opposantes politiques ougandaises ont été brièvement détenues lundi à Kampala, après avoir manifesté en soutien-gorge pour protester contre l'agression sexuelle par la police d'une collègue.

Une douzaine de femmes ont manifesté en direction du principal poste de police de la capitale, pour exprimer leur colère contre le traitement policier réservé la semaine dernière à une importante responsable de l'opposition qu'un agent de police avait tenté d'attraper par les seins pour l'arrêter.

"Comment est-ce que vous vous sentiriez si on vous pressait les couilles?" interrogeaient notamment, sur des pancartes, les manifestantes, dont certaines avaient retiré leur chemise en signe de protestation.

"Nous avons voulu montrer que nous ne tolèrerions pas ce comportement", a expliqué à l'AFP l'organisatrice de la manifestation, Barbara Allimadi.

"Nous voulions demander à la police si elle est là pour faire son travail ou pour pincer les seins", a-t-elle ajouté, précisant que les six personnes arrêtées avaient été depuis libérées.

Vendredi, la télévision ougandaise avait diffusé des images montrant la police saisir par un sein l'une des responsables du Forum pour le changement démocratique, Ingrid Turinawe, pour la faire sortir de sa voiture et l'arrêter, lors d'une tentative de manifestation de l'opposition.

Le chef du Forum pour le changement démocratique, Kizza Besigye, avait pris il y a un an la tête de manifestations d'opposition contre la vie chère.

Il a depuis été lui-même régulièrement arrêté puis libéré au cours de manifestations.
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Composition "clanique" du gouvernement somalien

ven, 06/01/2012 - 22:53


En Somalie, les postes ministériels sont choisis sur la base traditionnelle du partage clanique sous la typologie 4,5 des répartition des sièges. En effet, 4 clans majoritaires  sont désignés comme étant des clans nobles en Somalie qui sont les suivants:
  • 1- Digil et Mirifle Clan (Président)
  • 1 - Hawiye (président)
  • 1 - Dir clan
  • 1 - Daroods (Premier ministre)
Tandis que les clans regroupés dans la virgule 0.5 correspondent à tous les  clans minoritaires réunis


 













  1. Les Clans minoritaires de ce Cabinet ministériel

        M. Jaylani Noor Ikar, ministre du Développement du Logement et nationale - issu du clan Shaanshi sous-clan Reer Hamar en place et fait donc partie des 0.5 comme le souligne l'accord de 4,5 du partage des clans .

        Mme Maryan Juma Aweis, Ministre des affaires féminines- remplacée Asho Osman Aqil après qu'elle ait refusé d'accepter le poste en raison de la pression de militants d'Al-Shabaab. 

     2  .Elections de Hassan Digil et nominations clan Mirifle

    •      M. Mohamed Mohamud Haji Ibraahim, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères - issu du clan  Dabaré , sous clan Digil et remplacé par  son cousin Abdihakim Mohamud Fiqqi qui était le ministre de la Défense. Ce dernier est diplômé des relations internationales et faisait partie de la diaspora somalienne du Royaume-Uni.

    •     M. Aden Abdullahi Aden, ministre des transports : clan Hadame sous-clan du clan Digil..C'est un homme d'affaires qui a été vécu dans les pays du Golfe ces dernières années 

    •     M. Abdullahi Haji Hassan Mohamed Nuur, ministre de l'Agriculture et élevage - de clan Leysan sous-clan du clan Mirifle et il est  issu de la diaspora somalienne de Finlande. Il a une certaine connaissance dans le système  éducatif, selon ses proches.

    • M. Abdirahman Sheikh Mohamed Haydar, ministre des Pêches et des Ressources naturelles - est de Eelay sous-clan du clan Mirifle. Il a obtenu une maîtrise en gestion des ressources humaines de l'Université du Pays de Galles, selon MP Hassan Hussein. Il a remplacé Abdirisak Cheikh Muhiyadiin qui a servi comme ministre de l'Énergie et des minéraux.
              3.    Nominations du clan Dir
    •     M. Mohamed Cheikh Muhiyadin Mursal, ministre du Travail, de la Jeunesse et des Sports - est du clan dans le clan Issack Dir . Il fait partie de la diaspora du Royaume-Uni et il a remplacé Mohamed Abdullahi Oomaar qui a servi comme vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères.
    •      M. Ahmed Hassan Gabobe (Ugaas Bille), ministre de la Justice et des Affaires religieuses : clan   Biyomaal sous-clan du clan Dir et était membre de la commission parlementaire . Il a été élu à ce poste spécialement  pour préparer les élections présidentielles. Il a été un MP depuis l'accord de Djibouti en 2009 et a obtenu un diplôme en études islamiques. Il a remplacé Abdullahi Ebyan Nor.

    •      M. Hussein arabe Issa, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense : clan Issack  et réside essentiellement dans l'état sécessioniste du Somaliland. Il a quitté la Somalie, où sa famille vivait dans la partie sud du pays et où il y possédait depuis toujours des propriétés dans la région du Moyen Shabelle,  Il a remplacé Ahmed Abdirahman Abade, un ancien ministre des Transports.
    •      Le Dr Cheikh Yussuf Abdiaziz, Ministre de la santé - clan Surre sous-clan du clan Dir et vient du Royaume-Uni. Auparavant, il a servi comme ministre de la Santé dans le gouvernement de la Somalie de la période 2005-2006 mais a démissionné après une dispute avec le Premier ministre de professeur Ali Mohamed Geddi. Il a remplacé Abdinuur Moalim Mohamud, l'ancien ministre du travail, des sports et des affaires sociales. Bien Abdiaziz affirme qu'il est médecin à plein, ses proches a déclaré Rapport sur la Somalie qu'il était seulement une infirmière en Arabie Saoudite.
               3.Président de Shariff Nominations clan Hawiye
    •      M. Abdisamad Moalim Mohamud Sheikh Hassan, ministre de l'Intérieur et de la sécurité nationale - a remplacé son oncle fin Abdishakur Sheikh Hassan Faran qui a été assassiné le 10 Juin, 2011. M. Hassan est né et a grandi dans la région de Galgadud Dhusamareb dans le centre de la Somalie, mais a été plus récemment vécu à Toronto, au Canada. Il est étroitement lié avec la milice pro-gouvernementale Ahlu Sunna wal Jama'a du centre de la Somalie.

      •    M. Abdulkadir Hussein Mohamed, ministre de l'Information et de la Coopération postal - est  du clan Murursade sous-clan du clan Hawiye. Il est originaire de la Grande-Bretagne et a obtenu un diplôme en technologie de l'information. Il a servi comme directeur du département de communication de ce ministère . Il est aussi le propriétaire de Radio Tusmo, l'une des stations de radio locales à Mogadiscio. Il a remplacé Mohamed Moalim Hassan Mohamed, ancien ministre des ressources halieutiques, l'environnement et des ressources naturelles.

      •     M. Abdulkadir Mohamed Dhiisow, Ministre de l'Eau et de l'énergie - est de la Galje'el sous-clan du clan Hawiye. Il est de la Somalie Terminer origine et vivait à Birmingham, Royaume-Uni cess 10 dernières années.
      • Dr Abdullahi Godah Barre, ministre de la Planification et de la Coopération internationale - est de la tribu Hawadles dans le clan Hawiye . Diaspora d'Ottawa, au Canada et il est un ami proche du Premier ministre et il a étudié l'économie et l'agriculture à l'Université nationale de Somalie et à la Southern Illinois University et l'Université d'Ottawa. Il a récemment travaillé sur des projets humanitaires pour les Nations Unies.
                   4. PM Abdiweli de nominations clan Darod
      Pour cette liste, le Premier ministre a consulté les anciens ministres de son clan Darod, selon Yassine Abdulahi, un politicien somalienne du Puntland qui était à Mogadiscio au cours du cabinet candidatures.

      •      M. Abdiwahab Ugaas Hussein Ugaas Khaliif, vice-premier ministre et ministre du Commerce et industrie - il est de l'Ogaden, dans le clan Darod. Il a quitté la Somalie en 1980 pour la Suède d'où il a obtenu un diplôme en droit. Il a remplacé l'ancien ministre des Finances M. Xalane, qui a démissionné de son poste après la démission du Premier ministre, Mohamed Abdullahi Farmajo.

      • Dr Mohamed Abdulle Abdinasir, Ministre des Finances et du Trésor - est de la tribu des Marehan du clan Darod, le même que l'ancien PM Farmajo. Dr Abdinasir Abdulle a obtenu un doctorat en économie de l'Université Utah State où il devint plus tard un professeur d'économie.

      •      M. Abdirahman Hosh Jibriil, Ministre de la réconciliation et des affaires constitutionnelles - est de la tribu Leelkase dans le clan Darod . Il est devenu avocat canadien d'origine somalienne après avoir obtenu un diplôme de l'Université York au Canada. Il était l'un des premiers de la diaspora somalienne qui a ejoint le Canada en 1980, selon Farah Shire qui a vécu à Toronto pendant les 30 dernières années. "Son père était un membre des Forces nationale en Somalie et a fréquenté une école missionnaire, dans le district de Jowhar de la région du Bas Shabelle. Il a voyagé en Arabie saoudite lors des guerres éthiopio-somaliennes  en 1977 », a déclaré Farah Gessod.

      •      Professeur Ahmed Aydiid Ibrahim, Ministre de l'Education, la Culture et des Études Supérieures - il est originaire Dhulbahante sous-clan du clan Darod et est un professeur et conférencier à l'Université de Riyad en Arabie Saoudite. Il était le chef du Conseil de Consultation en Somalie dans les années 1970 et 1980.


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