Sur sa page Facebook, la Fédération burkinabè de football (FBF) a fait le point sur le processus de recrutement du sélectionneur national des Étalons A.
À la suite de l'appel à candidatures lancé en vue de recruter un sélectionneur pour l'équipe nationale A, le Secrétariat général a enregistré 82 dossiers de candidatures provenant de différentes nationalités.
L'ensemble des dossiers a été transmis à la Commission chargée de l'examen, conformément aux dispositions prévues dans le communiqué relatif à l'appel à candidatures.
À l'issue de cette phase d'étude, la Commission établira une shortlist de candidats qui seront convoqués pour des entretiens de présélection prévus les 19, 20 et 21 février.
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Source : FBF
Sur sa page Facebook, le ministère de l'Économie et des Finances a fait le point sur la situation des comptes Faso Mêbo à la date du 13 février 2026.
Le total des contributions effectuées via Faso Arzêka et la Banque des Dépôts du Trésor (BDT) s'élève à 220 720 105 FCFA.
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Source : Page Facebook du ministère de l'Économie et des Finances
L'Agence burkinabè de l'électrification rurale (ABER) a effectué une visite terrain dans le village de Bouanga, commune rurale de Sourgoubila, région de d'Oubri, afin de constater de visu les réalisations du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (PRODERE II). Cette sortie de ce mardi 17 février 2026 intervient alors que le projet arrive en phase de clôture, après environ deux années de mise en œuvre. La visite terrain vise à évaluer les acquis du programme en collaboration avec les bénéficiaires, à apprécier le fonctionnement des infrastructures réalisées et à mesurer les effets concrets des investissements sur les conditions de vie des populations.
Entièrement financé par la commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le PRODERE II représente un investissement global de 2 430 961 990 FCFA. Lancé le 5 avril 2024, le programme s'inscrit dans le cadre de l'Initiative régionale pour l'énergie durable (IRED), en faveur du développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Les interventions ont porté notamment sur la réalisation de mini-centrales solaires, la mise en place de forages solaires et l'installation et la réhabilitation de lampadaires solaires. À ce jour, l'ensemble des travaux prévus est entièrement réalisé.
La mini centrale solaire installée à BouangaEn termes d'impact, le projet a permis d'assurer une source d'énergie fiable à 7 292 personnes. Il a également contribué à la réduction de la pauvreté dans sa zone d'intervention, notamment à travers le développement d'activités génératrices de revenus et la création d'au moins 375 emplois. Le programme a été mis en œuvre dans 13 localités, dont 10 rurales.
Le château construit par le projetÀ Bouanga, une mini centrale solaire a été installée et un chapeau d'eau a été construit. La mini centrale solaire couvre également la localité de Zoundri, un village voisin. Le château d'eau permet le nettoyage du site mais aussi d'approvisionner le village en eau potable. Lors de la visite, le directeur général de l'ABER, Dr Edmond Lankoandé, a constaté que certaines femmes se rendaient à la pompe pour puiser de l'eau. Il leur a personnellement demandé de venir puiser l'eau du robinet. Ce qui était moins fatiguant pour elles. « C'est pour vous que nous avons installé ces robinets. Venez puiser l'eau ici au lieu d'aller à la pompe. Ici c'est moins fatiguant. Vous n'avez qu'à ouvrir le robinet », a-t-il dit aux femmes. Le Dr Lankoandé dit être satisfait des travaux réalisés. Selon lui, les objectifs assignés au projet ont été atteints et la mise en service est effective.
La responsable du projet Sarah Kandolo en train d'expliquer le fonctionnement des installations au directeur généralLa responsable du projet, Sarah Kandolo, ingénieure énergéticienne, a rassuré que les équipements utilisés sont de qualité et n'ont pas trop besoin de maintenance. « C'est une centrale qui est faite pour minimum 25 ans », a-t-elle indiqué.
Le directeur général de ABER Dr Edmond LankoandePour le représentant du président de la délégation spéciale, Didier Ilboudo, cette infrastructure vient réduire les inégalités qui existent entre les milieux urbain et rural en termes d'électricité. Il a notifié que cette infrastructure va améliorer les conditions de vie des populations locales.
L'un des bénéficiaires du projet, Koudwaogo Zagré« Avant l'arrivée du programme dans notre village, je me rendais chaque jour à Ouagadougou ou à Tanghin Dassouri pour acheter de la glace pour pouvoir refroidir mes boissons et les vendre. Aussi, nous avions des difficultés pour avoir accès à de l'eau potable. Aujourd'hui, grâce au programme, j'ai l'électricité. Ce qui me permet d'avoir de la boisson fraîche grâce à mon congélateur. L'autre avantage, c'est que les élèves viennent étudier chez moi jusqu'à 22h avant de rentrer chez eux. Nous avons désormais accès à de l'eau potable. Ce programme a apporté un grand changement dans nos vies dans ce village », a confié Koudwaogo Zagré, propriétaire de débit de boissons. Il a terminé en remerciant les acteurs du projet. Ceux grâce à qui il dispose désormais de l'électricité et de l'eau potable. Chose qui lui permet d'améliorer son activité génératrice de revenu.
Rama Diallo
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Le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a reçu une mission conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme alimentaire mondial (PAM). La délégation était conduite par Dr Martin Fregene, vice-président chargé du complexe Agriculture, Développement humain et social (AHVP) de la BAD.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération autour de la transformation des systèmes de gestion de l'eau et du développement agricole, en cohérence avec les priorités nationales.
Les échanges ont mis en avant l'engagement constant du gouvernement burkinabè à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Cet engagement se traduit notamment par un programme structurant axé sur la gestion durable de l'eau, la résilience des territoires et la création d'emplois. L'objectif est d'assurer une disponibilité accrue des ressources hydriques tout au long de l'année, de renforcer la productivité agricole et de soutenir l'entrepreneuriat rural, en particulier au profit des jeunes.
Couvrant plusieurs pays du Sahel, dont le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, ce programme régional vise, entre autres, à promouvoir une meilleure intégration territoriale. Il s'inscrit pleinement dans les priorités du Plan national de développement RELANCE, au sein duquel l'agriculture et la sécurité alimentaire occupent une place centrale.
Les parties ont souligné l'importance d'une mise en œuvre efficace et accélérée des projets afin de garantir des résultats tangibles à court terme. À travers cette dynamique collaborative, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de construire, avec ses partenaires, un modèle de développement fondé sur la résilience, l'emploi et l'intégration régionale, au service des populations.
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Source : Page Facebook du ministère de l'Économie et des Finances
La région du Sahel est particulièrement vulnérable aux changements climatiques. C'est une région où les questions de changement climatique, de dégradation des écosystèmes et de conflit sont étroitement interconnectées et se traduisent par des impacts environnementaux majeurs. Pour renforcer la résilience des populations sahéliennes vulnérables, l'Agence belge de coopération internationale (Enabel), à travers son Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) accompagne les communautés locales en améliorant la disponibilité et l'accessibilité aux bonnes pratiques et aux innovations relatives à la résilience au changement climatique et à la restauration des terres.
Dans ce cadre, le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) a prévu mobiliser des acteurs du monde scientifique et de la recherche pour contribuer à l'identification et à la diffusion de solutions adaptées et pérennes en matière de gestion durable des écosystèmes sahéliens. C'est ainsi le volet régional et le volet Burkina Faso du PTCS a accompagné la mise en place de trois plateformes d'innovation en matière de la résilience climatique et de la gestion durable des écosystèmes sahéliens dans les communes de Koupéla, Meguet et Boulsa respectivement dans les régions du Nakambé, de Oubri et de Koulsé.
Trois centres d'innovation agroécologiques ont été aménagés au profit de ces trois plateformes d'innovation.
Dans le cadre de ce projet, six (06) bourses d'études dont trois en Thèse de Doctorat et trois en Master ont été octroyées à des étudiants.es burkinabé par Enabel. Leurs travaux de recherche sont en cours et contribueront à améliorer les résultats de la recherche dans les domaines de l'agroécologie et du changement climatique et contribuer à l'atteintes des objectifs du portefeuille.
Ces étudiants ont conduit leurs recherches dans les centres d'innovation agroécologiques des trois plateformes d'innovation. L'état et les résultats de leurs travaux se présentent dans les lignes qui suivent.
Minata SANOU, Doctorante à l'Université Joseph KI-ZERBO mène ses travaux de recherche sur « contribution de la Faidherbia Albida dans la gestion des sols sous culture agroforestier »
L'objectif général de sa recherche est de contribuer à la résilience aux changements climatiques et à la gestion durable des écosystèmes dans la commune de Koupéla, région du Centre-Est du Burkina Faso.
L'étude consiste à faire des enquêtes ethnobotaniques complémentaires sur Faidherbia albida et mettre en place un essai expérimental pour son intégration dans les systèmes de production. Il été également question de prélever des sols des sols (échantillons composites de sol) sous et hors houppier de Parkia biglobosa (Néré), de Vitellaria paradoxa (Karité) et du Faidherbia albida à l'horizon 0-10 et 10-20 cm pour apprécier l'apport en éléments nutritifs de ces espèces agroforestières. Les horizons 0-10 cm ont été analysés grâce au soutien d'Enabel.
Les paramètres de croissance dont la hauteur des plants du collet au bourgeon terminal ; le diamètre au collet ; le nombre de feuilles/rameau et le nombre des rameaux/pied ont été mesurés. A ce jour, l'étude montre environ 60 % de taux de réussite de semis et plantation de Faidherbia albida soit 72 pieds/ha.
L'étudiante Minata poursuit ses travaux de recherche qui aboutiront à une soutenance de thèse et à des publications scientifiques.
OUEDRAOGO Abasse, Doctorant à l'Université Joseph KI-ZERBO mène ses travaux de recherche sur « Evaluation d'extrait aqueux de Calétropis procréa face aux agresseurs d'ordre fongiques du soja au Burkina Faso »
Il conduit sa recherche dans un conte de limitation de la production de soja par les maladies fongiques et son cette étude propose une alternative durable aux fongicides de synthèse : l'utilisation d'extraits aqueux de Calotropis procera et Lippia multiflora, plantes locales accessibles et biodégradables.
Son objectif général est d'améliorer la productivité du soja via des traitements naturels. Et de façon spécifique il fait l'inventaire des champignons pathogènes dans la zone de Koupèla.
RÉSULTATS CLÉS OBTENUS
• Collecte et isolement : 12 souches isolées à partir des semences et 19 à partir des plantes malades.
• Prédominance fongique : Aspergillus spp. domine avec 55,39 % des isolats, suivi de Curvularia (9,83 %) et Fusarium (4,91 %).
• Enquête de terrain : Sur 100 producteurs interrogés, Lippia multiflora est déjà utilisée traditionnellement pour la conservation des semences, tandis que Calotropis procera reste méconnue et sous-exploitée.
• Collecte des plantes : Réalisée à 80 % en période de floraison pour maximiser les composés bioactifs.
L'étudiant Abasse poursuit ses travaux de recherche qui aboutiront à une soutenance de thèse et à des publications scientifiques.
Vanessa Tégawandé BORO/KABORE, doctorante à l'Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE), a mené ses travaux de recherche sur « la solution d'imperméabilisation accessible et durable de bassin des collectes des eaux de ruissellement en zone soudano sahélienne »
Elle a conduit sa recherche dans un contexte auquel la gestion durable de l'eau en zone soudano-sahélienne constitue un enjeu stratégique dans un contexte de sécheresses récurrentes, de forte variabilité pluviométrique et de dégradation accélérée des terres agricoles. Les bassins de collecte des eaux de ruissellement (BCER) représentent donc une solution clé pour l'irrigation d'appoint, mais leur efficacité est fortement limitée par les pertes par infiltration. Sa recherche a évalué les performances techniques, économiques et environnementales de cinq matériaux de revêtement (bitume, kaolinite, vertisol, géomembrane PEHD et perré maçonné), à travers (i) une enquête participative auprès de 41 producteurs (méthode WASO-2) et (ii) une expérimentation in situ conduite sur les saisons pluvieuses 2024–2025.
Les résultats indiquent que le bitume réduit les infiltrations de 85 %, mais induit une contamination de l'eau par les hydrocarbures totaux, atteignant 2,4 mg/L, incluant des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) à potentiel cancérogène. Cette contrainte limite son usage aux contextes non alimentaires.
La kaolinite permet une réduction des infiltrations de 82 % avec un excellent rapport coût-efficacité. Le vertisol, bien que performant en fin de saison par gonflement argileux, demeure limité par une forte turbidité et une faible durabilité.
La géomembrane PEHD de 80 µm s'est révélée structurellement fragile, tandis que le perré maçonné, bien que robuste, présentait une perméabilité initiale excessive.
Une réhabilitation technique, basée sur l'utilisation d'une géomembrane PEHD de 750 µm et d'un perré renforcé par un mortier hydrofuge (350 kg/m³, 10 % Sikalite), a permis une amélioration durable des performances. Le suivi de la qualité de l'eau, fondé sur 11 paramètres physico-chimiques, montre que la géomembrane stabilise les caractéristiques chimiques, mais induit une augmentation des chlorures (+60,23 %) et du pH (+48,40 %).
Les revêtements argileux améliorent l'acidité et certains ions (réduction du SAR jusqu'à −74,23 %, augmentation du Ca²⁺), mais génèrent une turbidité incompatible avec l'irrigation localisée.
Ces résultats confirment que le choix des revêtements de BCER doit intégrer simultanément les critères d'étanchéité, de coût, de durabilité et de qualité de l'eau, en tenant compte du risque de contamination par hydrocarbures. La géomembrane épaisse (750 microns) et le perré maçonné renforcé apparaissent comme les solutions les plus fiables à long terme pour les conditions agro climatiques soudano-sahéliennes.
Vanessa a soutenu sa thèse de doctorat avec brio couronné d'une mention « Honorable ». Vous pourrez consulter ses publications scientifiques par les liens ci-dessus :
https://www.mdpi.com/2079-9276/13/10/144
https://www.mdpi.com/2079-9276/13/10/144
Hamadé BONKOUNGOU, étudiant en Master 2 à l'Université NAZI-BONI /IDR mène ses recherche sur « le renforcement de la productivité du maïs en contre saison a Roumtenga : évaluation variétale et réponse a la fertilisation ».
L'objectif de cette recherche est de renforcer la productivité du maïs cultivé en identifiant les variétés et fertilisations adaptées. Plus spécifiquement, l'étude vise à comparer les performances agronomiques de plusieurs variétés de maïs à double usage et à analyser l'effet de la fertilisation chimique, organique et mixte sur le rendement en grain et en biomasse.
Les résultats atteints sont entre autres :
o Le dispositif expérimental a été mis en place avec succès en contre saison, incluant huit variétés de maïs et quatre types de fertilisation dans un dispositif en split-plot avec répétitions.
o Les semis ont montré un bon taux de levée, indiquant une bonne qualité des semences et une bonne adaptation des variétés aux conditions de contre saison.
o Les premières observations agronomiques ont permis de collecter des données fiables sur la croissance des plantes, le développement végétatif et la production de biomasse.
o Les résultats préliminaires montrent des différences entre variétés et entre modes de fertilisation, suggérant une interaction importante entre le matériel végétal et la gestion de la fertilité des sols.
o L'analyse des données montre que des variations ont été observées sur le poids des épis, le poids de mille grains et la production de fourrage,
o Actuellement nous sommes dans les corrections pour le dépôt du mémoire
Hamadé poursuit ses recherches en préparant sa soutenance. Les résultats de ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.
Aurelie Flavy Rufine ZONGO, étudiante en Master 2 à l'Université Nazi BONI (UNB) mène ses recherche sur « Effet de cinq biofertilisants sur le rendement d'oignon et sur le sol »
Ses recherches ont pour but de faire face à la dégradation des sols en utilisant des solutions agroécologiques qui vulgarisent des systèmes et mode de fertilisations respectueuse de l'environnement.
Il s'agit d'évaluer l'effet de cinq biofertilisants sur le rendement d'oignon et sur le sol.
L'étude vise à promouvoir les pratiques agroécologiques et formuler des recommandations pertinentes pour une agriculture plus efficace. Plus spécifiquement, il s'est agi de comparer l'effet de ces différents biofertilisants sur le rendement de l'oignon et de comparer leurs effets sur la fertilité des sols. L'étude a été mener à Roumtenga, dans la ferme agroécologique ABNA. Le dispositif utilisé était le Bloc Complètement Randomiser (BCR), avec six (06) traitements et quatre (04) répétitions : T0 (Témoin), T1 (bokashi), T2 (compost aérobie), T3 (fumier recyclé), T4 (supermagro), T5 (lifofer). La parcelle d'expérimentation comportait au total 24 micro-parcelles de 3m2.
Au début et à la fin de l'étude des prélèvements de sol ont été effectués suivant les diagonales, pour analyse au laboratoire afin de voir l'effet des biofertilisants sur la fertilité des sols. Avant la mise en place de l'essai, une enquête a été faite pour déterminer les cinq biofertilisants utilisés lors de cette étude. Les données agronomiques collectées étaient la hauteur des pieds, le diamètre au collet, le nombre de feuille, le poids des bulbes après récolte.
Cette étude a révélé que pour les biofertilisants solides (compost, bokashi, fumier recyclé), le compost a donné les meilleurs rendements avec 2,56 kg/ha contre 2,46 kg/ha pour le bokashi et 1,72 kg/ha pour le fumier recyclé et 0,68 pour le témoin. En ce qui concerne les fertilisants liquides (supermagro, lifofer), le plus grand rendement a été obtenu avec le supermagro avec 1,62 kg/ha contre 0,93 pour le lifofer et 0,68 pour le témoin.
On constate alors, que les biofertilisants liquides ont donné de meilleur rendement par rapport aux biofertilisants solides. L'étude a été mené a dans des conditions pas trop propices à la culture de l'oignon et le sol était très argileux ceux qui a beaucoup influencé les résultats obtenus. Ils ouvrent ainsi donc les perspectives d'approfondir l'étude en tenant compte des variations saisonnières, des types de sol et des variétés d'oignon.
Aurélie prépare sa soutenance et ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.
Boubacar Sontonnooma SINARE, étudiant en Master 2 à l'Université Nazi BONI (UNB), mène ses recherches sur « les Effets de différentes formulations de compost enrichi sur les paramètres de croissances du niébé [Vigna unguiculata (L.) Walp.] et les paramètres physico-chimiques du sol dans le village de Roumtenga, Burkina Faso »
Boubacar conduit ses recherches dans un contexte où l'agriculture maraîchère est essentielle pour l'alimentation et l'économie rurales au Burkina Faso, mais la dégradation des sols menace fortement la productivité agricole. Face à cette situation, les techniques de gestion durable, notamment l'utilisation de compost enrichi en microorganismes efficaces produit localement (EM), constituent une alternative prometteuse pour restaurer la fertilité des sols. Son étude vise ainsi à contribuer à la gestion durable des sols dans les périmètres maraîchers. Plus spécifiquement, il s'est agi de produire du compost enrichi aux microorganismes efficaces en utilisant des matériaux locaux et d'en évaluer son effet ainsi que d'autres types de fertilisants sur la fertilité des sols en condition de culture.
Le dispositif expérimental mise en place à cet effet est un bloc complètement randomisé avec 5 traitements et 4 répétitions. Ce sont : Traitement témoin (T0) ; Compost aérobie simple (T1) ; Compost enrichi au Trichoderma (T2) ; Compost enrichi aux microorganismes efficaces locaux (T3) et le Bokachi (T4). Les paramètres tels que le diamètre et la hauteur des plants, les biomasses aériennes et racinaires, la nodulation du niébé ont été mesurés. Les teneurs en éléments fertilisants ont été déterminées en début et à la fin de l'expérimentation.
Les résultats ont montré que les traitements au compost enrichi aux microorganismes efficaces produit localement (T3) et ceux du compost enrichi au Trichoderma (T2) ont donné les meilleures croissances et les biomasses aériennes les plus importantes. La nodulation du niébé a été influencée significativement par l'utilisation du compost enrichi aux microorganismes efficaces produit localement. L'analyse chimique des sols a indiqué une augmentation de la teneur en matière organique qui est passée de 1,38 % à 1,75 % et de celle en N, P et K du sol. Ces résultats confirment le rôle déterminant des composts enrichis dans la restauration et le maintien de la fertilité des sols agricoles et soulignent leur potentiel comme alternative durable aux fertilisants chimiques pour améliorer la productivité des sols au Burkina Faso.
Boubacar prepare sa soutenance et ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.
Dans ce numéro d'Entreprendre au Faso, nous recevons Marina Tiendrébéogo, fondatrice de Limo Délices, une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de jus naturels. Elle revient sur son parcours, les défis du secteur et les ambitions de sa marque sur le marché local.
Le révérend Jesse Jackson, figure emblématique du mouvement des droits civiques aux États-Unis et ancien candidat à l'élection présidentielle américaine, est décédé le 17 février 2026 à 84 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué.
Compagnon de lutte de Martin Luther King Jr., le pasteur baptiste s'était engagé dès les années 1960 contre la ségrégation raciale et pour l'égalité des Afro-Américains. Il avait marqué l'histoire politique américaine en briguant l'investiture démocrate pour la Maison-Blanche en 1984 et en 1988, plaçant les questions de justice sociale au cœur du débat national.
Fondateur de la Rainbow PUSH Coalition, organisation de défense des droits civiques, il a également conduit plusieurs missions de médiation internationale et consacré sa vie à la défense des personnes marginalisées.
En 2017, il avait révélé être atteint de la maladie de Parkinson. Selon sa famille, il est décédé paisiblement, entouré des siens.
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Après la cérémonie de présentation des 4 locomotives de type GL30 de SITARAIL aux autorités ivoiriennes le 05 février dernier, c'est au tour du Burkina Faso d'accueillir ces géants. De ce fait, SITARAIL, filiale du groupe AGL (Africa Global Logistics), a procédé, ce 16 février 2026, à la gare ferroviaire de Bobo-Dioulasso, à la présentation officielle de ses quatre nouvelles locomotives diesel-électriques de type GL30, lors d'une cérémonie officielle présidée par M. Mikailou SIDIBE, Ministre de la Construction de la Patrie, et en présence de Asta-Rosa CISSE, Directrice Régionale d'AGL Burkina Faso - Côte d'Ivoire.
Ces locomotives d'une puissance d'environ 3 000 chevaux et 1 500 tonnes brut, sont dotées de systèmes de commande informatisés, de dispositifs de diagnostic embarqué et d'équipements de sécurité renforcés.
Cet investissement s'inscrit dans une dynamique globale de renforcement du parc de matériel de SITARAIL. Il s'ajoute à l'acquisition en cours de 260 wagons-plateaux, dont une première partie, récemment réceptionnée, est déjà opérationnelle depuis novembre 2025. Avec l'entrée en exploitation de ce matériel, SITARAIL poursuit la modernisation progressive de son parc moteur.
« Le rail est une artère vitale de nos économies. Aujourd'hui, avec ces 4 nouvelles GL30, nous donnons à cette artère un nouveau souffle, plus puissant et plus durable. Nous vous assurons de notre ferme détermination à accompagner les grands projets nationaux en termes de développement du transport multimodal, comme celui du Port sec de Ouagadougou en perspective pour lequel l'embranchement ferroviaire constituera un des principaux leviers de performance. », a indiqué, Simplice ESSOH, Directeur Général de SITARAIL.
Après la cérémonie, nous avons procédé à une visite des ateliers et du centre de formation professionnelle de SITARAILPar ailleurs, la Directrice Régionale d'AGL Côte d'Ivoire – Burkina Faso a rappelé la portée stratégique de cet investissement : « Ce n'est pas seulement une opération logistique ou technique. C'est un symbole fort. C'est la matérialisation concrète d'un engagement ferme : celui de contribuer, aux côtés de nos Etats, à la transformation, la modernisation et la pérennisation de l'outil ferroviaire au service de nos économies et de nos populations. »
En outre, au-delà de son apport opérationnel, cet investissement est en parfaite adéquation avec la volonté des États de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso de renforcer le rail comme levier d'intégration sous-régionale et de développement économique partagé.
Inscrite dans la vision nationale impulsée par Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, cette mise en service participe à la construction d'un système de transport plus intégré, plus performant et plus résilient. Comme l'a souligné le Ministre Mikailou SIDIBE : « La mise en service de ces locomotives GL30 est une étape, certes importante, mais elle n'est pas une fin en soi. C'est un jalon supplémentaire vers la construction d'un système de transport multimodal, moderne et résilient, capable de contribuer significativement à la dynamique de construction de notre Patrie. »
À propos de SITARAIL
SITARAIL, filiale d'Africa Global Logistics (AGL), exploite le réseau ferroviaire entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso depuis août 1995 dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP). L'entreprise transporte en moyenne un million de tonnes de fret chaque année. Avant la pandémie de COVID-19, elle assurait également le transport annuel de plus de 200 000 voyageurs. SITARAIL emploie environ 1 500 collaborateurs et constitue, grâce à ses activités et à ses actions en faveur de la santé, de l'éducation et de l'environnement, un acteur essentiel du développement socio-économique et de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest.
A ce jour, SITARAIL investit dans la modernisation de ses équipements de maintenance, de ses systèmes d'exploitation et dans le renforcement de son parc roulant. Elle reste également mobilisée pour accompagner les projets de renaissance du réseau Abidjan-Ouagadougou-Kaya, à travers notamment le Plan d'urgence et le Programme de réhabilitation intégrale portés par les États de Côte d'Ivoire et du Burkina.
Mathieu SOUBEIGA,
Chef Département Communication et Relations extérieures – SITARAIL
Les grandes familles DAYAMBA, KOUDOUGOU et NARE à Ouagadougou, Linoghin et Koupèla et au Benin.
Les familles alliées TIENDREBEOGO, MABONE, OUOBA, SOMDA, DONDASSE, YAMEOGO, OUENIOUNGA et KOFFI à Ouagadougou, Koupèla, en Côte d'Ivoire.
La veuve DAYAMBA/ NARE Ernestine et ses enfants : Sainte-Anne, Louis, Michel, Roger, Florence, Florentine, Léonard, Léopold, Valentin, Mathieu, Mathias et Sylvain, résidant à Ouagadougou, Abidjan et New York ;
Les petits enfants du défunt.
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été manifestés lors du décès de leur fils, frère, époux, père et grand-père, DAYAMBA Tinbwaogo Augustin, survenu le 8 février 2026 et de son inhumation le 10 février 2026 à Ouagadougou.
Ils expriment leur sincère gratitude et leurs remerciements à :
• Au personnel de l'Hôpital de district de Nongremassom ;
• Au Directeur général du CHU Bogodogo et à son personnel ;
• A la délégation venue de Banque Atlantique,
• Au bâtonnier et à l'ordre des avocats ;
• À la CCB Saint Pierre de la paroisse Saint André de Saaba ;
• Aux voisins, amis et connaissances et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien multiforme lors de cette douloureuse épreuve.
Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments.
Que le Tout-Puissant bénisse chacun et rende au centuple ses bienfaits.
Union de prières.
La grande famille SIMPORE à Ouagadougou, Bobo, Kaya,
La grande famille BASSOLE à Réo, Koudougou, BADO à Poune dans le Sanguié,
La famille de feu El Hadj SIMPORE Idrissa
Les enfants feue Nakia ,Ahmed, Moctar, Adja Mansora, Maïmouna, Rachid, les petits enfants
Les familles alliées, amies et connaissances vous remercient pour les nombreuses marques de sympathie, de prières et d'affection que vous leur avez témoigné et vous renouvellent leur profonde gratitude pour le soutien multiforme que vous leur avez apporté lors du décès le dimanche 25 janvier 2026, de l'inhumation suivi du doua le lundi 26 janvier 2026 de leur mère, sœur, tante et grand-mère,
Hadja SIMPORE / KANSOLE Elelma Aïcha
Agent de la BCEAO admise à la retraite
Qu'Allah le tout-puissant et miséricordieux vous le rende au-delà de vos attentes
23 février 1956 - 31 janvier 2026
Les grandes familles Paré, Ki, Toé, Bonané à Koin, Toma, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Canada
Les familles alliées Youané, Mossé, Go, Boléané, Ouattara, Koussoubé, Lankoandé, Zerbo, Abadjé, Ouedraogo, Toé à Toma, Tougan, Arbollé, Sien, Pièla, Pô, Koin, Bounou, Zouma, Kalabo, Sapala, Sui, Pankélé, Ouagadougou, Banfora et Orodara,
Les frères et sœurs,
Les enfants, petits-enfants et arrières petits enfants
Très touchés par vos nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiformes à leur endroit lors du rappel à Dieu le 31 janvier 2026, suivi de l'inhumation le 02 février 2026 à Koin (Nayala) de leur :
frère, père, époux, fils, grand père, arrière-grand père, oncle, beau père et ami,
PARE JEAN MARC
Adjudant de gendarmerie à la retraite
Volontaire pour la Défense de la Patrie,
Vous renouvellent l'expression de leur profonde gratitude et leur sincère reconnaissance à tous ceux qui les ont soutenus de près ou de loin en cette douloureuse circonstance. Puisse Dieu le Tout Puissant, rendre à chacun ses bienfaits au centuple.
Ils vous informent par ailleurs que les funérailles chrétiennes du défunt auront lieu le 25 avril 2026 à Koin.
Union de prières
« Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »
(Jean 11, 25-26).
Depuis ce lundi 16 février 2026, les gares de la Société de transport Aorèma et frères (STAF) à Ouagadougou présentent un visage inhabituel. En application d'une décision du ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité, les activités de transport routier de personnes de la compagnie sont temporairement suspendues. En cause, selon la note officielle, le « non-respect récurrent des prescriptions relatives au Code de la route et aux limitations de vitesse ». Dans la matinée, un tour dans plusieurs gares de la capitale a permis de constater l'ampleur de la mesure : partout, les cars sont immobilisés.
À la gare STAF de Larlé, habituellement animée en début de semaine, le contraste est saisissant. Les parkeurs, qui accostent d'ordinaire les usagers pour les assister dans le stationnement de leurs engins, sont absents. Deux vigiles en uniforme bleu montent la garde devant le portail, le regard tourné vers les véhicules stationnés. Les guichets de billetterie sont fermés, la salle d'attente est vide et le service d'envoi de courrier à l'arrêt. Seul le service de retrait des colis demeure fonctionnel. « Oui monsieur, je vous écoute », lance une réceptionniste derrière le guichet du service courrier retrait. Après que nous avons décliné notre identité, elle nous oriente vers un collègue, lequel nous recommande de prendre attache avec le responsable. Absent au moment de notre passage, celui-ci nous fixe un rendez-vous à 12 heures.
Ici à Larlé, les cars sont à l'arrêtLe même constat s'impose à la gare de Gounghin. Les cars y sont stationnés, la salle d'attente déserte et les services suspendus, à l'exception de celui du retrait des colis et de l'administration. Joint dans son bureau, le chef de gare préfère ne faire aucun commentaire. « Il vaut mieux voir avec le patron, le fondateur de la compagnie », indique-t-il.
À la gare STAF située au Théâtre populaire, l'espace est saturé de véhicules immobilisés. Le parking habituellement réservé aux usagers a été transformé en aire de stationnement pour les cars de la compagnie. Là encore, seul le service de retrait des colis fonctionne. « Nous sommes là pour permettre aux gens de récupérer leurs colis. Mais pour toute autre information, il faut voir à Gounghin », glisse un guichetier.
Seul le service retrait de colis est ouvert dans les garesÀ Kilwin, le silence est encore plus marqué : aucun car en partance, aucun guichet ouvert. Seul un vigile déambule dans l'enceinte de la gare désertée.
Au-delà des enceintes de la compagnie, les répercussions se font déjà sentir. Face à la gare STAF de Gounghin, des taximen se sont regroupés sous un hangar, à proximité de leurs véhicules. Les visages sont fermés. Pour eux, la gare constitue une source importante de clientèle. Didier Ouédraogo, chauffeur de taxi, affirme ressentir les effets de la suspension dès les premières heures. « Depuis ce matin, je n'ai pas eu un seul client, et c'est normal puisque la gare est fermée », confie-t-il. Habituellement, précise-t-il, les courses effectuées depuis la gare lui permettent de gagner entre 5 000 et 10 000 FCFA par jour. « J'espère qu'une solution sera trouvée rapidement entre la compagnie et le gouvernement. Sinon, cela va beaucoup nous affecter si la mesure dure », ajoute-t-il.
Son homonyme, Didier Kaboré, partage cette inquiétude, tout en reconnaissant la légitimité de la décision. « C'est une décision juste, mais elle impacte tout le monde. Il faudrait qu'ils trouvent un terrain d'entente », estime-t-il.
Gare STAF, théâtre populaire, les cars dans le parking des usagersMême son de cloche chez Alidou Ouahangraoua, commerçant de vêtements installé en face de la gare de Gounghin. Il redoute une baisse significative de ses ventes si la situation venait à se prolonger.
À Larlé comme à Gounghin, les premiers effets de la suspension sont palpables. Si les parkeurs continuent d'accueillir les rares usagers venus retirer leurs colis, tous espèrent que la mesure ne s'inscrira pas dans la durée. « Nous prions que cela ne dure pas », glisse un gérant de parking.
Dans toutes les gares visitées, les responsables rencontrés ont décliné tout commentaire sur la décision, nous invitant à nous rapprocher du premier responsable de la compagnie. Absent de son bureau, ce dernier n'a pu être joint. Son secrétariat nous a toutefois assuré qu'un retour serait fait dans la soirée.
Au moment où nous bouclons ce reportage, aucune réaction officielle de la direction de la STAF n'avait été enregistrée. Nous restons dans l'attente de rencontrer les premiers responsables afin d'échanger sur l'évolution de la situation et les recommandations du gouvernement en vue de faciliter une éventuelle reprise des activités.
Les taxis à la gare STAF de GounghinDans une interview accordée à l'Agence d'information du Burkina (AIB) le vendredi 13 février 2026, le directeur de la circulation routière, Baowendmanégré Zoungrana, assurait que plus de 10 % des accidents enregistrés impliquant des cars voyageurs sont imputables à la compagnie de transport STAF sur la période 2019-2024. « Sur les 1 306 accidents impliquant des transports en commun entre 2019 et 2024, 136 sont imputables à cette seule compagnie, soit un ratio de 10,43 % », précisait-il.
Il a également affirmé que la sanction intervenait après une série d'avertissements. Baowendmanégré Zoungrana a cité une rencontre de crise organisée le 1ᵉʳ septembre 2025 avec les dirigeants de la STAF, suivie d'une mise en demeure exigeant un renforcement de la formation des conducteurs. « Juste après cette rencontre, un accident est encore survenu », affirme M. Zoungrana.
Le taximan Didier Ouédraogo espère que la mesure sera rapidement levéeDans sa note, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité précise que, durant la période de suspension, la société STAF doit cesser toute activité de transport en commun sur l'ensemble du territoire national. Elle est tenue de soumettre l'intégralité de son parc automobile à une inspection technique approfondie et de produire un plan de mise en conformité. Celui-ci devra comporter un programme d'entretien systématique des véhicules, la liste nominative des conducteurs accompagnée des preuves de qualification et de formation continue, ainsi que des mesures internes de renforcement de la sécurité routière.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Ce lundi 16 février 2026, s'est ouverte au Tribunal de grande instance Ouaga 1 une session criminelle allant du 16 au 20 février 2026. Parmi les dossiers enrôlés figurait celui de Lionel Kaboui, décédé à 23 ans après avoir reçu une balle dans la nuque, dans les encablures de l'hôtel Palace de Ouaga 2000. C'était le 6 juin 2020. Le dossier est programmé pour être jugé le 20 février 2026, ceci pour citer l'État comme civilement responsable et permettre au procureur de faire comparaître l'un des deux accusés qui était absent à cette audience, car actuellement en mission de sécurisation du territoire.
L'audience du 16 février 2026 a débuté à 9h, dans la salle 1 du Tribunal de grande instance Ouaga 1. Dès l'entame, le président fera observer que les dossiers du jour s'inscrivent dans le cadre de la session criminelle qui se tient du 16 au 20 février 2026 ; que l'audience de ce jour sera exclusivement consacrée au dispatching des dossiers.
À l'appel du dossier Lionel Kaboui, toutes les parties étaient présentes. Seulement, du côté de la défense, l'un des deux gendarmes cités comme accusés dans le cadre de cette affaire n'a pas comparu. À la question de savoir la raison de son absence, son co-accusé, lui aussi gendarme, signalera qu'il est actuellement en mission de sécurisation du territoire.
Du côté de la victime, Emmanuel Kaboui, le père du défunt, fera observer que depuis le début de cette affaire, ce dernier n'a jamais comparu. « Nous signalons cela pour que le procureur sache comment faire pour toucher ses supérieurs, afin qu'ils comparaissent à votre barre », a laissé entendre Me Minoungou, conseil de l'accusé comparant.
Le cabinet Prosper Farama, conseil de la victime, souhaitera par ailleurs que le dossier soit programmé à la date du 20 février 2026, soit carrément à la fin de la session criminelle, ceci pour permettre de citer l'État comme civilement responsable, dans le cadre de cette affaire. Une demande à laquelle la défense et le tribunal ne trouveront pas d'inconvénient.
En somme, le dossier Lionel Kaboui est programmé à la date du 20 février 2026, pour permettre à la victime de citer l'État comme civilement responsable, et permettre au ministère public de faire comparaître l'accusé non comparant. Rappelons qu'à la conférence de presse du lundi 25 avril 2022, soit 23 mois après le décès de Lionel Kaboui, sa famille disait n'attendre que le dossier soit jugé.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Au Burkina Faso, la crise sécuritaire a bouleversé les vies de millions de personnes. Forcées de fuir leurs zones d'origine, les Personnes déplacées internes (PDI) vivent aujourd'hui entre précarité, adaptation et espoir de lendemains meilleurs, aux côtés de communautés hôtes elles-mêmes fragilisées. Une étude quantitative menée en 2024 dans six régions du sud du pays apporte un éclairage sur leurs conditions de vie, leurs vulnérabilités et leurs capacités de résilience.
Réalisée par l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en partenariat avec le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), cette enquête socioéconomique et de protection s'inscrit parmi les premières études quantitatives conduites auprès des PDI au Burkina Faso selon une méthodologie d'échantillonnage probabiliste. Menée au quatrième trimestre de 2024, elle a couvert les ex-régions de l'Est, du Centre-est, du Centre-sud, du Centre-ouest, du Sud-ouest et des Cascades, auprès de 2 156 ménages issus des communautés déplacées internes et hôtes.
Les résultats ont été présentés le jeudi 22 janvier 2026 à Ouagadougou lors de la cérémonie officielle de diffusion des résultats de l'enquête socio-économique et de protection des personnes déplacées internes et des communautés hôtes.
Et ces résultats, analysés à travers des statistiques descriptives et un indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM), mettent en lumière trois grandes thématiques à savoir la pauvreté multidimensionnelle, l'insécurité alimentaire et les intentions de retour.
De prime abord, l'étude révèle une forte prévalence de la pauvreté multidimensionnelle au sein des ménages enquêtés, touchant particulièrement les personnes déplacées internes. Selon les données, 92,6 % des ménages PDI vivent dans une situation de pauvreté multidimensionnelle, avec une intensité estimée à 60,7 %. Autrement dit, les ménages PDI pauvres subissent en moyenne des privations correspondant aux trois cinquièmes des indicateurs pris en compte dans la mesure de la pauvreté.
Ces privations concernent notamment l'éducation, la santé, la sécurité alimentaire, le cadre de vie, l'emploi et la protection sociale, y compris celle de l'enfant. Près de 70 % des PDI âgés de trois ans et plus n'ont jamais fréquenté une école formelle, malgré une accessibilité jugée relativement acceptable des infrastructures scolaires dans les zones d'accueil.
Si l'intensité de la pauvreté varie peu selon le genre de la personne à la tête du ménage, des disparités notables apparaissent entre les milieux urbain et rural, ainsi qu'entre ménages déplacés et ménages hôtes. La pauvreté agit ainsi comme un facteur ambivalent. Elle peut inciter au retour, faute de perspectives dans les zones d'accueil, tout en constituant un frein en raison du manque de ressources nécessaires à la reconstruction dans les zones d'origine.
Une insécurité alimentaire persistante
L'insécurité alimentaire demeure une réalité préoccupante. Plus d'un tiers de la population enquêtée se trouve en situation d'insécurité alimentaire modérée ou sévère. Cette proportion grimpe de manière significative chez les ménages PDI, dont 75 % sont affectés, contre 22,5 % au sein des ménages hôtes.
Pour faire face à cette situation, les ménages développent diverses stratégies de survie, parmi lesquelles l'emprunt d'argent, l'utilisation de l'épargne disponible, la vente d'animaux ou encore la réduction des dépenses essentielles, notamment celles consacrées à la santé et à l'éducation. Si des mécanismes de protection sociale existent, tels que la gratuité des soins pour les enfants et les femmes enceintes ou les cantines scolaires, l'étude souligne la nécessité de renforcer et d'adapter les réponses programmatiques afin d'éviter une érosion durable des capacités de résilience des ménages.
Protection et intégration : Un sentiment globalement positif
Malgré les conditions de vie difficiles, le sentiment de protection exprimé par les ménages PDI reste relativement élevé. Selon l'enquête, 95,4 % des ménages déplacés déclarent se sentir en sécurité dans leurs zones d'accueil, tandis que seulement 3 % rapportent avoir subi une atteinte à leurs droits.
Ce sentiment de sécurité contribue à expliquer la faible propension à la migration transfrontalière. Seuls 0,4 % des ménages interrogés ont déclaré avoir tenté de franchir une frontière au cours du mois précédant l'enquête. Par ailleurs, la quasi-totalité des personnes déplacées affirment se sentir intégrées au sein de leurs communautés d'accueil, malgré la pression croissante exercée sur les ressources locales.
Le retour, une option encore incertaine
Au moment de l'enquête, les intentions de retour vers les zones d'origine demeuraient globalement faibles. Seuls 25 % des ménages PDI considèrent le retour comme envisageable et parmi eux, 11 % estiment qu'il est tout à fait réalisable. L'intention de retour apparaît comme le résultat d'un cumul de vulnérabilités socioéconomiques et sécuritaires.
Lorsqu'elle se manifeste, cette intention est principalement motivée par l'amélioration de la situation sécuritaire, la possibilité de récupérer les terres et les biens, le désir de renouer avec un mode de vie agricole, ainsi que les pressions économiques rencontrées dans les zones d'accueil, notamment le coût du logement et de la vie quotidienne.
Réponse humanitaire et résilience face à la crise
Face à la persistance de la crise, la réponse humanitaire demeure essentielle. Elle s'articule autour de trois piliers tels que les stratégies de résilience développées par les populations elles-mêmes, les actions des autorités nationales et celles des acteurs humanitaires. Le renforcement des filets sociaux constitue l'une des principales contributions des acteurs étatiques et non étatiques, en appui aux mécanismes d'adaptation des ménages.
Hanifa Koussoubé/ Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
À partir de mars 2026, les téléspectateurs pourront découvrir la série « Femmes au foyer ». Cette œuvre cinématographique met en lumière les contraintes sociales et culturelles auxquelles les femmes sont confrontées. Réalisée par Kady Traoré, la série s'inscrit dans une démarche engagée. Dans un entretien avec Lefaso.net, elle revient sur la place de la femme dans le septième art et sur les convictions qu'elle défend à travers ses créations.
Lefaso.net : De quoi parle la série « Femmes au foyer » ?
Kady Traoré : La série « Femmes au foyer » aborde la question de l'autonomisation des femmes, de leur insertion professionnelle ainsi que des difficultés qu'elles rencontrent dans leur carrière. Elle met en lumière le parcours de cinq femmes intellectuelles qui font le choix de poursuivre une carrière ambitieuse tout en aspirant à une vie de famille épanouie. À travers leurs expériences, la série explore les contraintes sociales et familiales qui freinent souvent l'ascension professionnelle des femmes et questionne les obstacles structurels qui entravent leur pleine réalisation.
N'avez-vous pas peur que les téléspectateurs critiquent la série parce qu'elle traite des questions de genre ?
Il est vrai que j'aborde des questions à forte portée féministe, et la critique me paraît légitime. Quoi que l'on fasse, les sujets liés aux femmes, leur indépendance, leur émancipation ou leur autonomisation suscitent inévitablement des réactions et des débats. Ces discussions existent également au sein même des femmes, car toutes ne partagent pas la même vision de l'autonomisation. Certaines préfèrent un modèle plus traditionnel et revendiquent d'autres choix de vie.
Il est donc normal que ces thématiques génèrent des points de vue divergents. Cependant, l'essentiel est qu'aujourd'hui des droits et des mécanismes existent pour favoriser le développement et l'épanouissement des femmes, tant sur le plan professionnel que familial. Pour ma part, je considère que mon rôle est précisément de susciter la réflexion et le débat. Si mon travail contribue à ouvrir des discussions sur la condition des femmes, alors j'en serai pleinement satisfaite.
En quoi le cinéma peut-il contribuer à l'égalité des sexes ?
Le cinéma peut contribuer de manière déterminante à l'égalité des sexes, car il repose sur la puissance de l'image. L'image façonne les mentalités et laisse des traces durables, notamment chez les enfants. C'est pour cette raison qu'il est important de faire attention à ce que l'on diffuse, car ce que l'on voit reste longtemps ancré dans l'esprit. Même lorsqu'un film se présente comme une simple fiction, il ne l'est jamais totalement.
Kady Traoré est également actrice, productrice et scénaristeDerrière chaque histoire, il y a toujours un message qui influence, consciemment ou non, le public. L'image possède donc un pouvoir réel et considérable. Si le cinéma peut favoriser l'émancipation des femmes, c'est parce qu'il permet de déconstruire des idées reçues transmises dès le plus jeune âge. Depuis l'enfance, on répète souvent que « la place de la femme est à la cuisine », que certains métiers ne sont pas faits pour les femmes et que certaines responsabilités sont réservées aux hommes. Or, à travers l'image, le cinéma peut montrer tout le contraire.
Il peut révéler aux femmes l'étendue de leurs capacités et mettre en avant des modèles féminins inspirants : des femmes qui réussissent, qui travaillent comme techniciennes, électroniciennes, scientifiques ou occupent des postes à responsabilité. En montrant à la petite fille qu'elle est capable et légitime dans tous les domaines, l'image participe progressivement au changement des mentalités. Le cinéma devient ainsi un véritable outil d'éducation et de transformation sociale, capable d'accompagner l'avancée vers une plus grande égalité entre les femmes et les hommes.
Certaines œuvres cinématographiques participent aux stéréotypes et à la dévalorisation des femmes. Comment y remédier ?
Je pense que nous avons également besoin, à notre niveau, d'une véritable formation au féminisme. Le terme est souvent mal compris. Lorsqu'on parle de féminisme, certains imaginent des femmes qui voudraient devenir des hommes, lutter contre eux ou prendre leur place. Or, ce n'est pas cela. Le féminisme consiste simplement à vouloir le bien-être et l'épanouissement des femmes. C'est souhaiter qu'elles évoluent professionnellement, qu'elles aient accès à des opportunités équitables, à des soins de santé de qualité, à un travail et à un salaire à la hauteur de leur travail.
C'est aussi vouloir le bien de sa mère, de sa sœur, dans une société où de nombreuses structures ont longtemps été pensées principalement en faveur des hommes. Par ailleurs, certaines œuvres exploitent les stéréotypes dans le seul but d'attirer l'audience. Mettre en scène une femme qui demande constamment de l'argent à un homme ou qui use de stratagèmes pour obtenir des avantages peut sembler efficace pour capter l'attention du public. Cependant, ce procédé est dangereux. Il renforce l'idée que les jeunes filles seraient légères, opportunistes ou prêtes à faire des avances pour obtenir un poste ou des privilèges.
Certes, de tels comportements peuvent exister, mais ils ne sont pas propres aux femmes. Des hommes adoptent également des attitudes similaires, notamment lorsqu'ils cherchent à tirer profit du statut ou de l'influence d'une femme. Ces réalités concernent les deux sexes. Exploiter ces représentations uniquement pour générer de l'audience contribue néanmoins à légitimer des modèles problématiques et à les présenter, implicitement, comme des voies possibles de réussite. En tant que producteurs et réalisateurs, nous avons donc la responsabilité de veiller au contenu que nous diffusons et aux messages que nous transmettons.
Quelles sont, selon vous, les difficultés rencontrées par les femmes cinéastes ?
Je ne dirais pas que les femmes cinéastes souffrent davantage que les hommes dans le milieu. Les difficultés sont globalement les mêmes, notamment en ce qui concerne l'accès au financement, qui demeure un obstacle majeur pour tous les professionnels du secteur. Toutefois, du côté des femmes, un effort particulier doit être fait en matière de formation. Il n'y a pas encore suffisamment de femmes formées aux métiers du cinéma.
Encourager les femmes à s'orienter vers des formations professionnelles, que ce soit dans le cinéma ou dans d'autres domaines, est essentiel. La formation reste le principal levier pour leur permettre de défendre leurs projets et de débattre d'égal à égal avec les hommes. Il faut également reconnaître une réalité : il y a davantage d'hommes réalisateurs et producteurs que de femmes. Les femmes sont encore sous-représentées dans ces fonctions.
Or, nous avons besoin de regards féminins dans les récits qui sont racontés. Le point de vue des femmes apporte une sensibilité et une lecture différentes, indispensables à la richesse et à la diversité des œuvres. Les difficultés spécifiques apparaissent surtout au niveau technique. Même lorsque des femmes disposent des mêmes qualifications que les hommes, elles ne sont pas toujours acceptées ou choisies. À compétences égales, par exemple entre une camerawoman et un cameraman formés de la même manière, le choix se porte souvent sur l'homme. Cette marginalisation dans les métiers techniques image, son, ingénierie, électricité et autres spécialités constitue un véritable frein.
Par ailleurs, les actrices sont fréquemment confrontées à d'autres formes de difficultés, notamment le harcèlement et les propositions indécentes liées à l'obtention de rôles. Ces pratiques représentent un problème sérieux qui doit être combattu. En définitive, si la présence des femmes semble davantage tolérée dans des fonctions visibles comme la réalisation ou le jeu d'actrice, elles restent fortement marginalisées dans plusieurs métiers techniques du cinéma. Il est donc nécessaire de renforcer leur formation, de promouvoir leur expertise et de lutter contre les discriminations persistantes afin de garantir une réelle égalité dans le secteur.
Quel est l'intérêt de l'implication des femmes dans le cinéma ?
L'intérêt d'avoir davantage de femmes dans le cinéma réside avant tout dans la diversité des récits et des points de vue. Une plus grande présence féminine permet de mettre en lumière des expériences et des vécus encore insuffisamment représentés à l'écran. Les femmes traversent de nombreuses épreuves et réalités spécifiques. Qu'il s'agisse de périodes de paix, de guerre ou de crise, elles en subissent souvent les répercussions de manière particulière.
Lors de crises économiques, par exemple, les femmes ressentent fortement les impacts, notamment parce qu'elles sont très impliquées dans la gestion du foyer et l'accompagnement des enfants. Avoir davantage de réalisatrices permettrait ainsi de proposer plus de récits portés par des regards féminins, ancrés dans des expériences vécues. Là où un homme peut raconter en imaginant certaines réalités, une femme peut, dans bien des cas, témoigner d'expériences qu'elle a elle-même traversées. Il est donc essentiel de favoriser la présence des femmes dans le cinéma afin d'enrichir les narrations, de diversifier les perspectives et de mieux refléter la pluralité des vécus.
Que doivent faire leurs confrères pour les accompagner dans ce défi ?
Il est également essentiel d'éduquer les hommes à la cause féminine. Il faut cependant rester lucide : Les hommes ne vont pas céder leur place simplement parce que vous êtes des femmes. On ne leur dira pas automatiquement : « Vous êtes formées, voici la place qui vous revient ». La reconnaissance ne s'obtient pas sans effort. Se former est indispensable, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi lutter, travailler avec rigueur et persévérance pour s'imposer dans des espaces encore largement dominés par les hommes. Parallèlement, il est crucial de sensibiliser ces derniers aux enjeux de l'égalité. On cite souvent l'idée selon laquelle « éduquer une fille, c'est éduquer une nation ».
Email de Kady Traoré : athena.filmsbf@yahoo.frCela demeure vrai, mais aujourd'hui, cela ne suffit plus. Une fille instruite, consciente de ses droits et émancipée, risque de se retrouver confrontée à des hommes qui n'ont pas été sensibilisés à ces questions et qui ne partagent pas la même compréhension. Elle devra alors se battre en permanence pour se faire accepter, que ce soit dans son foyer ou dans son milieu professionnel. C'est pourquoi il faut éduquer à la fois les filles et les garçons. Il convient de développer chez les uns et les autres une conscience de l'égalité.
Cette égalité ne signifie pas une similitude physique ou physiologique. Il est évident que certaines différences existent. Mais l'égalité recherchée concerne les capacités intellectuelles, les opportunités et les droits. Les femmes et les hommes disposent des mêmes facultés intellectuelles ; encore faut-il leur offrir les mêmes conditions pour les développer.
Lorsque les filles sont davantage sollicitées pour les tâches domestiques pendant que les garçons consacrent ce temps au travail scolaire, on ne peut exiger les mêmes résultats. L'égalité passe donc aussi par une répartition équitable des responsabilités au sein de la famille. Dans le cinéma comme ailleurs, il est indispensable de sensibiliser les hommes à ces enjeux. Même s'ils ne cèdent pas facilement leur place, l'essentiel est qu'ils ne rendent pas le parcours des femmes plus difficile qu'il ne l'est déjà.
À une femme qui souhaite se lancer dans une carrière cinématographique, quel conseil lui donneriez-vous ?
Le conseil que je donne systématiquement aux femmes est celui de la formation. On ne peut pas espérer entrer dans un métier et voir les portes s'ouvrir immédiatement. Certes, il existe des parcours autodidactes, mais même dans ce cas, il est indispensable d'acquérir des bases solides. Aujourd'hui, de nombreuses opportunités de formation sont proposées aux femmes. Il est essentiel de les saisir afin de développer des compétences réelles, de maîtriser son sujet et de pouvoir défendre ses idées avec assurance. La formation permet d'atteindre un niveau professionnel qui autorise un échange d'égal à égal, notamment dans un milieu encore largement dominé par les hommes.
Pour se faire un nom et s'imposer durablement, il faut investir dans l'apprentissage et le perfectionnement. Par ailleurs, il est évident que la recherche de l'égalité ne peut se faire sans l'implication des hommes. Leur engagement est indispensable pour construire un environnement véritablement équitable et inclusif.
Samirah Bationo
Lefaso.net