Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les divergences entre les États-Unis et les pays européens ne cessent de s’accentuer, au point de remettre en question l’existence d’un monde occidental uni autour de valeurs communes. Le droit international constitue l’un des principaux points de rupture. Les récentes attaques de Marco Rubio contre la Cour pénale internationale marquent, à cet égard, une étape supplémentaire dans la croisade états-unienne à l’encontre de l’institution.
Les désaccords transatlantiques autour de la CPI ne sont pas nouveaux. Dès l’adoption du Statut de Rome, en 1998, les États-Unis de Bill Clinton avaient choisi de rester en dehors de cette juridiction. Mais la confrontation s’est considérablement durcie après la délivrance de mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant. Washington a alors pris des sanctions contre des responsables de la Cour, traités comme s’ils étaient eux-mêmes des criminels.
Marco Rubio souhaite désormais aller plus loin et ne cache plus sa volonté de voir disparaître la CPI. Il présente la Cour comme la « bête noire » des États-Unis et affirme que « la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays à coup de statuts ». En évoquant avec mépris « ce qu’on appelle le droit international », il ne se contente plus de contester certaines décisions de la Cour : il remet en cause le principe même d’une justice internationale.
L’administration américaine entend ainsi pousser les États signataires du Statut de Rome à se retirer de la CPI. Cette offensive traduit une volonté de revenir à un ordre international dominé par les rapports de force et la loi du plus puissant.
Les Européens se retrouvent face à un choix déterminant : défendre les principes et les institutions qu’ils affirment soutenir, au risque de s’opposer frontalement à Washington, ou y renoncer pour préserver la protection et les financements américains. Au-delà de l’avenir de la CPI, c’est la crédibilité internationale de l’Europe qui est en jeu.
Mon analyse dans cette vidéo.
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Under President Gustavo Petro, Colombia has positioned itself internationally as a leader in climate action and in pursuing a just transition away from fossil fuels. Among other things, Petro’s climate and energy policy relied on supply-side measures to limit the exploitation of fossil fuels – a unique approach among those countries in the Global South that, like Colombia, export fossil fuels. At the same time, Petro has had only limited success in implementing this agenda within his own country. With the election victory of the right-wing opposition candidate, Abelardo de la Espriella, the future of this reform course is now being renegotiated. Whether the transformation in Colombia succeeds without jeopardising short-term economic stability, security of supply, and social cohesion is relevant for many countries that export fossil fuels and have only limited fiscal space. They are therefore closely watching whether, and under what conditions, Germany and the European Union (EU) provide support for Colombia’s transformation. Failure would have political implications beyond Colombia.