Le chef de la junte malienne Assimi Goïta a rompu le silence, mardi, affirmant que la situation sécuritaire était "maîtrisée", trois jours après des attaques meurtrières dans le nord du pays. Les jihadistes du Jnim menacent de leur côté d’imposer un blocus sur tous les axes menant à Bamako, la capitale.
Au Mali, on ne sait pas à ce stade de quoi seront faits les prochaines semaines tant la démonstration de force du week-end dernier de la part du Jnim et du FLA est impressionnante. La junte au pouvoir depuis cinq ans est-elle en sursis ? Qui viendra à son secours ? Quelle partition joue l’allié russe ? De quoi l’alliance entre les jihadistes et les rebelles touareg est-elle le nom ? La population civile malienne est-elle condamnée à subir un conflit qui n’est pas le sien ?
Les paramilitaires russes de l’Africa Corps, alliés de la junte, ont subi des pertes et ont dû quitter la ville de Kidal, prise par les rebelles touareg et djihadistes. « La situation reste difficile », selon le ministère de la défense russe.