Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a annoncé, ce lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou, la normalisation complète des années académiques dans les universités publiques à compter de la rentrée 2026-2027. Selon lui, 99,69 % des filières sont désormais normalisées, soit 320 filières sur 321.
Tout a commencé en 2008 et s'est accentué en 2010, lorsque les universités ont implémenté le système Licence-Master-Doctorat (LMD), selon le ministre Adjima Thiombiano. L'application de ce système, explique-t-il, a favorisé les retards et les chevauchements dans les universités, allant de trois à plus de 30 mois dans certaines filières.
Face à cette situation, les différents gouvernements qui se sont succédé ont développé des stratégies pour venir à bout de ce phénomène, sans succès. C'est ainsi que, sur instruction du président du Faso, souligne le ministre, des réformes ont été engagées à partir de 2023 pour mettre un terme à ce qui handicape les universités publiques depuis des années.
Le ministre en charge de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a félicité les différents acteursCela a abouti à des échanges avec l'ensemble des acteurs, qui ont décidé de faire des sacrifices pour sauver les années universitaires en danger. La renonciation à certains droits, comme les vacances pour les enseignants et les étudiants, la construction d'infrastructures, la réorganisation du travail à partir de la plateforme Campus Faso ainsi que le recrutement de personnel (enseignants-chercheurs et chercheurs) ont été, selon le ministre, autant de stratégies gagnantes dans l'œuvre de normalisation.
Cette politique, engagée depuis 2023, a produit les résultats escomptés, s'est-il réjoui, ajoutant que la normalisation s'est faite de façon progressive. Au 1ᵉʳ octobre 2024, le taux de filières normalisées était de 81,31 %. Au 31 juillet 2025, il était de 86,29 %. Au 1ᵉʳ octobre 2025, confie-t-il, le taux est passé à 92,52 %, avant de grimper à 98,44 % au 31 juillet 2026. Au 31 août 2026, se réjouit-il, le taux a atteint 99,69 %.
Une seule filière, parmi les 321, manque à l'appel pour atteindre la normalisation complète, a-t-il précisé.
Il s'agit de la filière pharmacie de l'université Joseph Ki-Zerbo, dont les étudiants sont actuellement en stage en milieu rural. « Ils devraient boucler leur année académique le 21 septembre 2026. Donc à partir de cette date, nous serons à 100 % de filières normalisées », a confié le ministre, avant de déclarer : « Dès la rentrée 2026-2027, on aura donc une normalisation complète des années académiques et un strict respect du calendrier académique au niveau de toutes les filières et institutions d'enseignement. »
Des mesures de prévention
En annonçant la fin des retards et des chevauchements dans les universités publiques au Burkina Faso, le ministre a également dévoilé sa stratégie de prévention. Tout en comptant sur la bonne volonté de chaque acteur pour consolider cet acquis, il a indiqué que les réformes engagées par le gouvernement se poursuivront.
Le maintien du suivi, la construction de nouvelles infrastructures, la sensibilisation, la diversification de l'offre de formation et l'accompagnement à travers des mesures sociales figurent, entre autres, parmi les mesures annoncées.
Poursuivre dans la rigueur, tout en responsabilisant chaque acteur, constitue également l'une des mesures fortes annoncées par Pr Adjima Thiombiano.
La conférence de presse a mobilisé beaucoup personnesLe président du Faso, grand artisan de la normalisation
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a été le grand artisan de la normalisation progressive des années académiques, selon le ministre Adjima Thiombiano. Au-delà du chef de l'État, les enseignants, les étudiants et d'autres acteurs du monde universitaire ont également œuvré à la régularisation des années académiques.
La presse à l'occasion de cette conférenceÀ l'occasion de cette conférence de presse, il a félicité ces différents acteurs pour leur don de soi et leur engagement au service de la patrie. Pour lui, ce pari n'était pas gagné d'avance. « Beaucoup de personnes n'y croyaient pas », a-t-il laissé entendre, avant de se féliciter : « Depuis plus de 15 ans, c'est la première fois que les acteurs des universités partent en vacances après avoir complètement achevé les activités de l'année académique en cours. »
Serge Ika Ki et Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Au Burkina, le mot « autopsie » suscite encore beaucoup de questions, voire des appréhensions, notamment lorsqu'il s'agit d'un décès brutal ou survenu dans des circonstances inhabituelles. Pourtant, l'autopsie médico-légale répond à un besoin d'éclairer la justice sur la cause et les circonstances d'un décès lorsqu'une intervention extérieure ne peut être écartée. Mais qui peut l'ordonner ? Une famille peut-elle s'y opposer ? L'autopsie permet-elle toujours de connaître la cause exacte de la mort ? Et que devient le rapport établi par le médecin légiste ? Médecin légiste et expert en réparation juridique du dommage corporel, le Dr Cheick Ahmed Dao apporte des éclaircissements sur cette pratique encore peu comprise ou connue au Burkina Faso.
Lefaso.net : Qu'est-ce qu'une autopsie exactement ? En quoi consiste-t-elle et quel est son objectif ?
Dr Cheick Ahmed Dao : De façon plus simple, nous pouvons dire que l'autopsie est un examen externe et interne (visualisation des viscères) du corps d'une personne après son décès. Des prélèvements de liquide (sang, urine...) et des fragments d'organe (cœur, poumons…) sont réalisés également pour des analyses. Selon le but, nous pouvons distinguer deux grands types d'autopsie. La première est l'autopsie médicale. Elle est réalisée lorsqu'on cherche à mieux comprendre une maladie ou les causes médicales d'un décès, notamment lorsque celles-ci ne sont pas suffisamment claires.
Elle a surtout un objectif médical et scientifique : mieux comprendre les maladies et améliorer les connaissances et les soins. La deuxième est l'autopsie médico-légale. Elle est exclusivement demandée par l'autorité judiciaire. Elle intervient lorsqu'un décès est suspect (c'est-à-dire qu'on ne peut écarter l'intervention d'une tierce personne). Elle permet dans ce contexte de rechercher la cause exacte du décès et les circonstances de survenue du décès.
Quelle différence faites-vous entre une mort naturelle, accidentelle et suspecte ?
Une mort naturelle est due à l'évolution d'une maladie ou à un processus pathologique ayant conduit au décès. C'est un décès où l'intervention d'une tierce personne n'est pas suspectée, on pourrait donc dire que c'est une mort qui n'est pas suspecte, comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Une mort accidentelle est la résultante d'un fait traumatique extérieur. Elle fait partie des morts violentes, et d'office on ne peut éliminer l'intervention d'une tierce personne, ce qui la rend suspecte. À titre d'exemple, un accident de la circulation, ou une intoxication alimentaire accidentelle.
Enfin, une mort suspecte regroupe tous les décès où on ne peut éliminer l'intervention d'une tierce personne. Par opposition, c'est une mort qui n'est pas naturelle. Par exemple, la présence de lésions traumatiques à l'examen du corps, décès survenus dans certaines circonstances : prison, garde à vue, hôtel… ; caractère brusque du décès d'un sujet qui était en bonne santé apparente... Il faut donc retenir qu'un décès suspect n'est pas nécessairement un homicide (c'est-à-dire une tierce personne qui est à l'origine de son décès). Après les investigations et l'autopsie médico-légale, il peut s'avérer que c'est une mort naturelle.
Est-ce qu'une autopsie médico-légale est systématiquement pratiquée lorsqu'une personne meurt brutalement ?
Tout décès suspect, comme la mort brutale dont on ne peut écarter l'intervention d'une tierce personne, la rend suspecte, et est donc une indication pour une autopsie médico-légale.
« Une autopsie médico-légale n'est pas décidée librement par la famille ni par le médecin légiste lui-même. Elle intervient dans un cadre judiciaire », indique le Dr Cheick Ahmed Dao (image d'illustration)Qui décide qu'une autopsie médico-légale doit être réalisée et dans quelles circonstances peut-elle être ordonnée ?
Une autopsie médico-légale n'est pas décidée librement par la famille ni par le médecin légiste lui-même. Elle intervient dans un cadre judiciaire. Lorsqu'un décès paraît suspect, l'autorité judiciaire compétente, selon les besoins de l'enquête, peut ordonner une autopsie et demander au médecin légiste de la réaliser, et cela se fait par une réquisition à l'endroit du médecin légiste. Le médecin légiste intervient alors comme un auxiliaire de la justice. Il ne décide pas de la culpabilité de quelqu'un, son rôle est d'aider la justice à la manifestation de la vérité.
Peut-on déterminer la cause d'un décès simplement en examinant le corps ?
L'examen externe seul du corps est très limité pour connaître la cause exacte du décès. L'examen externe est complété par un examen interne du corps (ouverture du corps et examen minutieux des organes), complété des prélèvements à visée anatomopathologiques et toxicologiques). Il existe des cas où même la pratique de l'autopsie ne nous permet pas de dire la cause exacte du décès.
Concrètement, que recherche le médecin légiste lors d'une autopsie ?
Lors d'une autopsie, le médecin légiste cherche à aider la justice à la manifestation de la vérité. Pour cela, il doit répondre aux questions posées par l'autorité judiciaire dans la réquisition (répondre à la mission de la réquisition), et les questions peuvent différer selon les cas. Mais de façon générale nous pouvons dire que le légiste se prononcera si possible sur la cause exacte du décès et les circonstances de survenue du décès.
Une autopsie permet-elle toujours de déterminer avec certitude la cause et les circonstances d'un décès ?
Non ! Comme répondu plus haut, il existe des cas où l'autopsie n'a pas pu retrouver la cause exacte du décès. À défaut de retrouver la cause exacte du décès, l'autopsie peut fournir certains renseignements précieux qui pourraient aider les enquêteurs.
Est-ce coûteux en termes d'argent de faire recours à une autopsie médico-légale ?
L'autopsie médico-légale ordonnée par l'autorité judiciaire s'inscrit dans le cadre d'une procédure judiciaire et les frais ne sont pas à la charge de la famille.
Comment le médecin légiste accompagne-t-il une famille qui redoute ou refuse l'idée d'une autopsie ?
Notons que si le médecin légiste reçoit une réquisition pour réaliser une autopsie dans le cadre d'une procédure judiciaire, il est tenu de la réaliser dans la limite du possible. L'accord de la famille n'est pas une condition requise pour la réalisation de l'autopsie. Par ailleurs le médecin légiste ne doit pas banaliser la douleur de la famille, il peut lui expliquer que cette autopsie est un canal par lequel l'autorité judiciaire pourrait avoir des informations nécessaires à la manifestation de la vérité et faire valoir le droit.
Une autopsie médico-légale peut-elle être réalisée même lorsque la famille s'y oppose ?
Oui. La décision revient à l'appareil judiciaire. Nous sommes dans une société où les pesanteurs socio culturelles ne sont pas favorables à la réalisation des autopsies, raison pour laquelle, malgré ce pouvoir de l'appareil judiciaire, il explique à la famille pour qu'elle comprenne le bien-fondé de l'autopsie. La famille est aussi mise au centre durant le déroulement du processus.
Que deviennent les conclusions de l'autopsie médico-légale, et qui peut y avoir accès ?
Lorsqu'il s'agit d'une autopsie médico-légale ordonnée par l'autorité judiciaire, le médecin légiste établit un rapport et le transmet uniquement à l'autorité judiciaire qui l'a requis ou ordonné. Il est tenu également au secret d'instruction. C'est à l'autorité judiciaire de communiquer les informations du rapport à la famille au besoin.
Interview réalisée par Farida Thiombiano
Lefaso.net
À 40 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Balkiss Ouedraogo, ingénieure des travaux en réseaux et systèmes informatiques, fondatrice de Mousso Cyber Advisory, dont l'engagement consiste à rendre la cybersécurité accessible à celles et ceux qui n'y connaissent rien.
Le numérique burkinabè ne se construit pas seulement à travers des infrastructures ou des lois : il se construit aussi dans la capacité de chaque citoyen à s'en protéger. Face à la multiplication des arnaques en ligne, du piratage de comptes et du cyberharcèlement, il faut des passeurs capables de traduire des notions techniques en réflexes simples et accessibles à tous. Balkiss Ouedraogo, surnommée « Adja Digitale » par son entourage, en raison de son engagement pour un espace numérique sain, est de ceux-là.
Ingénieure de formation, consultante et formatrice en sensibilisation à la cybersécurité, elle accompagne aujourd'hui entreprises, organisations et communautés à comprendre les risques numériques et à adopter des pratiques sécurisées, avec une conviction forte : la cybersécurité est l'affaire de tous, pas seulement des techniciens.
Une ingénieure formée au terrain
Après un Baccalauréat série C obtenu en 2018 au Lycée Moderne 1 Bernard Zadi Zaourou de Soubré, en Côte d'Ivoire, Balkiss Ouedraogo intègre l'Institut Supérieur de Technologies (IST), campus de Gounghin, à Ouagadougou, où elle obtient en 2022 son diplôme d'ingénieure des travaux en réseaux et systèmes informatiques, avec mention bien.
Sa formation prend rapidement une orientation concrète : de août à novembre 2022, elle effectue un stage d'étude pratique sur l'implémentation de serveurs NAS au sein de la Brigade Centrale de Lutte contre la Cybercriminalité (BCLCC), où elle travaille sur l'étude des réseaux, l'élaboration de l'architecture de la structure et le montage d'un serveur de stockage de sauvegarde. Une première immersion, aux avant-postes de la lutte contre la cybercriminalité, qui orientera durablement son parcours professionnel.
De la communication d'entreprise à la vulgarisation de la cybersécurité
En 2024, elle rejoint Orange Burkina Faso comme prestataire assistante communication interne et communication digitale, où elle contribue aux campagnes de sensibilisation interne sur les risques numériques et la fraude, et appuie la communication digitale interne.
C'est cependant en dehors du salariat classique qu'elle construit l'essentiel de son engagement. Depuis 2023, elle se positionne comme évangéliste en cybersécurité, créant des contenus éducatifs pour les réseaux sociaux, les webinaires et les interventions publiques, destinés à vulgariser les concepts de sécurité numérique pour le grand public. Son fort investissement dans l'animation de webinaires de sensibilisation lui vaut d'ailleurs, parmi ses pairs chercheurs, le surnom affectueux de « madame webinaire ».
Cet engagement s'appuie aussi sur un travail de recherche : formée à la recherche-action participative par le Gorée Institute, en partenariat avec Save the Children au Sénégal, elle a mené une étude sur l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes de Ouagadougou et de Gourcy, dont elle a rédigé un document de plaidoyer avec des recommandations.
La création de Mousso Cyber Advisory
Convaincue que la cybersécurité doit être pensée pour des publics non techniques, Balkiss Ouedraogo fonde en 2026 Mousso Cyber Advisory, une agence de cybersécurité humaine avec une expérience terrain depuis 2023. Elle y conçoit et anime des sessions de sensibilisation pour entreprises, ONG et particuliers, élabore des supports pédagogiques accessibles et contextualisés, organise des campagnes sur la protection des données et l'hygiène numérique, et accompagne les organisations dans la mise en place de bonnes pratiques de sécurité.
Cette entreprise répond à une ambition qu'elle affichait déjà publiquement : créer un cadre dédié à la sensibilisation à la cybersécurité, avec le souci particulier de combler le déficit de présence des femmes dans ce domaine et d'ouvrir la voie à une nouvelle génération d'expertes burkinabè.
Une professionnalisation continue et une forte présence internationale
Pour asseoir son expertise, elle multiplie les formations et certifications : Certiprof Cybersecurity Awareness, certificat de l'Université de Montréal sur la cybersécurité centrée sur l'humain, formation intensive dans le cadre du programme Tec4peace, formation certifiante en sécurité numérique par Code for Africa, ou encore un parcours de niveau Master 1 en cybersécurité suivi à l'ESI. Lire la suite
Longtemps considérés comme des spécialités venues d'ailleurs, le placali, le donkounou, le foutou et l'attieké trouvent désormais une place dans les habitudes alimentaires de nombreux Burkinabè. Dans les restaurants qui les proposent à Ouagadougou, la demande semble bien réelle, même si la clientèle reste composée à la fois de Burkinabè, de ressortissants des pays d'origine de ces mets et de curieux. Entre découverte, habitudes et bouche-à-oreille, ces plats étrangers gagnent progressivement du terrain dans les assiettes.
À Ouagadougou, il suffit parfois de pousser la porte de certains restaurants pour constater l'évolution des habitudes alimentaires. Sur les menus, aux côtés des plats traditionnellement consommés au Burkina Faso, figurent désormais des mets venus d'autres pays de la sous-région. Le placali, préparé à partir de manioc fermenté, le donkounou, un mets traditionnel à base de maïs fermenté, le foutou, obtenu à partir de tubercules manioc ou igname ou de bananes plantains bouillis puis pilés jusqu'à l'obtention d'une pâte dense, ainsi que l'attieké, à base de manioc, sont désormais proposés dans plusieurs points de restauration.
Ces plats, dont certains étaient autrefois principalement consommés par les ressortissants des pays où ils sont traditionnellement préparés, séduisent aujourd'hui une clientèle plus diverse. Des Burkinabè les découvrent par curiosité, les goûtent sur recommandation ou les adoptent tout simplement parce qu'ils apprécient leur saveur.
Dans certains restaurants, la demande semble même dépasser les attentes des restaurateurs. Chez Alimata Monique Yao, promotrice du restaurant Placali Bôyôfê, le placali, plat ivoirien, occupe une place centrale. Ivoiro-burkinabè et installée au Burkina Faso depuis plus de dix ans, elle exerce dans la restauration depuis 2023.
Son établissement propose principalement deux mets : le foutou et le placali. Mais entre les deux, le choix des clients semble clairement se porter sur le second. « Le placali, il est beaucoup consommé. Et franchement, on a une clientèle qui adore vraiment ce plat », témoigne-t-elle.
Son aventure dans la restauration commence en 2023 à Kalgondin. Elle évolue ensuite vers Karpala, puis la ZAD, avant de s'installer à Koulouba, où elle poursuit actuellement son activité. Depuis ses débuts, le placali accompagne son parcours entrepreneurial. Une particularité qui, selon elle, a contribué à fidéliser sa clientèle. « Nous avons débuté avec la vente de placali. Et nos clients se sont habitués à ça », explique-t-elle.
Cette habitude se traduit aujourd'hui par une demande importante. La promotrice affirme préparer quotidiennement six marmites de 50 kg de placali. Une production qu'elle dit parvenir à écouler en seulement trois heures.
Mais même cette quantité ne suffit pas toujours à répondre aux attentes des consommateurs.
« Malgré les six marmites de 50 kg par jour, je n'arrive pas à satisfaire la demande de la clientèle parce qu'il y en a qui appellent même à 21 h pour commander », raconte-t-elle. Une situation qui illustre, selon elle, l'engouement suscité par le plat.
Pour Alimata Monique Yao, le placali a progressivement dépassé le cercle des consommateurs qui le connaissaient déjà. Elle constate une présence importante de Burkinabè parmi sa clientèle. « Le placali aujourd'hui fait partie du régime alimentaire des Burkinabè », affirme-t-elle.
La promotrice évoque même des consommateurs qui ont intégré le plat à leur routine alimentaire au point de ne pas pouvoir passer une semaine sans en manger. « Certaines personnes n'arrivent pas à faire une semaine sans manger le placali. Les gens l'adorent », ajoute-t-elle.
Une popularité qui encourage la restauratrice à voir plus grand. Elle envisage prochainement d'introduire d'autres spécialités dans son établissement et de proposer un catalogue plus large de menus ivoiriens. Son ambition est ainsi de répondre à une clientèle qui semble de plus en plus intéressée par la découverte de ces différentes saveurs. Le succès de ces plats ne se limite toutefois pas au placali. Dans le secteur de la restauration, le donkounou semble également tirer son épingle du jeu.
Halimatou Nombré, promotrice du restaurant en ligne Alway'S Food, propose plusieurs mets, notamment le donkounou, l'attieké, le placali, les sauces arachides et les sauces graines. Pourtant, elle n'a pas commencé par le donkounou, très populaire au Togo, au Bénin et au Ghana. « J'ai commencé avec le placali. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que les gens aiment plus le donkounou », explique-t-elle.
Halimatou Nombré, promotrice du restaurant en ligne Alway'S Food, observe une forte demande pour le donkounou.Face à cet intérêt grandissant, elle décide de se former pour mieux maîtriser la préparation du plat. Aujourd'hui, le donkounou occupe la première place dans ses ventes, suivi du placali puis des sauces graines. Une préférence qui montre que les consommateurs ne se contentent pas nécessairement de découvrir un seul mets. Une fois qu'ils franchissent le pas de la découverte, ils peuvent être amenés à explorer d'autres spécialités.
Le parcours de Ferdinand Ouédraogo, consommateur de donkounou, illustre cette transformation. Il découvre le donkounou en 2008, alors qu'il est en classe de 6ᵉ. À cette époque, il s'agissait pour lui d'une simple découverte faite avec des camarades de classe. « J'ai découvert le donkounou en 2008. J'étais en classe de 6ᵉ, je partais manger avec les filles de la classe », raconte-t-il.
Ce qui commence comme une expérience gustative va progressivement devenir une habitude. Aujourd'hui, sa fréquence de consommation dépend notamment de la disponibilité de la tomate, un ingrédient important dans la préparation de la sauce qui accompagne le donkounou.
Lorsque la tomate est disponible en grande quantité, il peut en consommer plusieurs fois dans la semaine. « Quand nous sommes en grande période de la tomate, je peux en manger quatre à cinq fois dans la semaine. Mais dans le cas contraire, c'est une fois en passant », explique-t-il. Si le donkounou a réussi à s'installer dans ses habitudes, c'est notamment grâce à son goût particulier. Ferdinand Ouédraogo apprécie particulièrement le caractère aigre de la sauce et du tô. « C'est l'aigreur de la sauce et du tô qui me plaît le plus dans le donkounou parce que j'aime tout ce qui est aigre », confie-t-il. Une préférence gustative qui a transformé une simple curiosité en véritable attachement. « J'ai essayé le donkounou pour découvrir d'autres plats et j'ai fini par adorer », poursuit-il.
Son témoignage montre ainsi comment un plat initialement découvert comme une nouveauté peut progressivement devenir une composante des habitudes alimentaires d'un consommateur. Pour lui, le donkounou a d'ailleurs déjà franchi cette étape. « Je pense que le donkounou fait déjà partie des habitudes alimentaires des Burkinabè parce que la plupart des restaurants en font », estime-t-il.
Le placali figure parmi les spécialités ivoiriennes qui séduisent de plus en plus de consommateurs au Burkina Faso.Mais si certains consommateurs ont adopté ces plats, tous ne les découvrent pas pour les mêmes raisons. Dans son activité, Halimatou Nombré observe plusieurs profils de clients. Certains connaissent déjà les plats parce qu'ils les ont consommés dans leur pays d'origine ou dans leur entourage. D'autres viennent simplement par curiosité. « Il y a des gens, c'est par curiosité qu'ils viennent. D'autres parce qu'ils sont de la diaspora », explique-t-elle.
À cela s'ajoutent ceux qui viennent après avoir reçu une recommandation. « Certains, c'est parce qu'on leur a dit que c'était bien et puis ils ont acheté pour apprécier », ajoute-t-elle. La découverte peut donc suivre plusieurs chemins. La curiosité, les liens familiaux ou communautaires, le bouche-à-oreille ou encore l'envie de goûter quelque chose de différent.
Et une fois le plat découvert, certains consommateurs reviennent. C'est notamment le cas de Ferdinand Ouédraogo, qui, depuis sa première expérience en 2008, continue de consommer régulièrement du donkounou.
Pour Halimatou Nombré, c'est l'envie de découvrir ce qui est nouveau qui attire les gens vers ces plats car les gens apprécient ce qu'ils ne connaissent pas. Elle estime que les consommateurs cherchent à goûter à autre chose afin de comparer les saveurs et les modes de préparation.
Chez Christine Tapsoba, restauratrice, l'analyse est quelque peu différente. Elle propose notamment du placali, du foutou sauce graines et de l'attieké au poisson fumé, appelé APF. Après deux années d'activité, elle constate que, dans son établissement, le foutou (Côte d'Ivoire, Ghana) et l'attieké se vendent davantage que le placali. « Le foutou et l'attieké se vendent plus que le placali », explique-t-elle.
Elle observe également une clientèle différente de celle décrite par Alimata Monique Yao. Dans son restaurant, les ressortissants des pays d'origine de ces spécialités sont plus nombreux que les Burkinabè.
Cette différence montre que l'engouement pour les plats étrangers ne se manifeste pas de la même manière dans tous les restaurants.
Si le placali domine largement les ventes chez Alimata Monique Yao et que le donkounou arrive en tête chez Halimatou Nombré, Christine Tapsoba constate pour sa part une préférence pour le foutou et l'attieké. Les habitudes des consommateurs semblent donc dépendre de plusieurs facteurs. Le plat proposé, le type d'accompagnement, le profil de la clientèle ou encore l'histoire du restaurant.
Pour Christine Tapsoba, l'un des principaux éléments d'attraction réside dans les accompagnements. « Selon moi, c'est la viande et le poisson qui attirent les clients vers ces plats », estime-t-elle. Mais la restauratrice reconnaît elle aussi une évolution. Même si les ressortissants des pays concernés restent nombreux dans sa clientèle, elle estime que les Burkinabè s'intéressent de plus en plus à ces spécialités. « Je pense que ces plats occupent de plus en plus de place dans le cœur des Burkinabè, parce que c'est, en d'autres termes, une découverte pour eux », affirme-t-elle.
Les témoignages recueillis font apparaître un constat assez simple. La découverte peut être le premier pas vers l'adoption. Un consommateur peut goûter un plat parce qu'un ami le lui recommande, parce qu'il est curieux ou parce qu'il souhaite découvrir une cuisine différente. S'il apprécie l'expérience, il peut ensuite revenir, puis intégrer progressivement le plat à ses habitudes.
Le parcours de Ferdinand Ouédraogo en est une illustration. Le donkounou, qu'il a découvert sur les bancs du collège en 2008, fait aujourd'hui partie des plats qu'il consomme régulièrement. Chez Alimata Monique Yao, cette fidélisation semble encore plus visible. La promotrice explique que certains clients sont devenus tellement habitués au placali qu'ils le réclament régulièrement, parfois jusque tard dans la soirée.
La restauration joue ainsi un rôle important dans cette diffusion. En proposant régulièrement ces mets, les restaurants permettent à de nouveaux consommateurs de les découvrir sans nécessairement avoir besoin de voyager ou d'avoir un lien direct avec leur pays d'origine.
Au-delà de la simple question du goût, l'essor de ces plats témoigne aussi du brassage culturel qui existe entre les pays de la sous-région.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Dans son élan de répondre à l'attente de tous ceux qui désirent s'informer et se former, le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) a animé, dans la soirée du dimanche 6 septembre 2026 à son siège national, à Ouagadougou, une conférence publique sur les grands enseignements du sermon d'adieu du prophète pour l'humanité.
« Le sermon d'adieu du prophète : la dernière grande leçon pour l'humanité ». C'est sur ce thème précis que l'imam Alidou Ilboudo a donné cet enseignement en cette soirée dominicale et devant des fidèles composés de toutes les couches sociales. Pour mieux examiner le sujet, le communicant l'a déroulé à travers trois couches, à savoir le contexte, le contenu du sermon puis les enseignements qu'on peut en tirer.
Ainsi, et situant le contexte, l'imam Ilboudo relève d'abord que parler de « sermon d'adieu » ne signifie pas dernier pèlerinage, comme pourraient penser certains, mais plutôt le seul pèlerinage du Prophète, selon les règles de Islam.
Pour bien cerner la portée révolutionnaire de ce discours, il faut d'abord, dit-il, plonger dans le contexte unique de ce voyage, qui marque un tournant définitif pour l'Islam, un moment de transition historique. « Nous sommes au mois de Dhul-Hijjah de l'an 10 de l'Hégire (mars 632 après J.-C.). Le Prophète Mohammed (PSDL) a 62 ans. Il ressent, par inspiration divine, que sa mission terrestre touche à sa fin. C'est la première et la dernière fois de sa vie qu'il accomplit le grand pèlerinage (le Hajj) après l'instauration de l'Islam. Ce moment est crucial, car le Prophète va fixer pour l'éternité, les rites de ce pilier de l'Islam, mais surtout, il s'apprête à livrer son testament spirituel », remémore imam Alidou Ilboudo.
Ce pèlerinage draine une marée de fidèles, avec à l'actif une situation géopolitique et sociale exceptionnelle incarnée par l'unification de l'Arabie (après des décennies de guerres tribales, d'idolâtrie et d'injustices sociales, la période de la Jahiliyyah, la péninsule est enfin unifiée sous la bannière du monothéisme) ; une rupture avec le passé (le Prophète se tient devant un peuple qui est encore en train de désapprendre ses anciens réflexes : racisme tribal, vengeance du sang, exploitation des femmes et des pauvres) et une ambiance solennelle (l'atmosphère est chargée d'une immense émotion…). « Les croyants savent que le Prophète est fatigué et que ses paroles résonnent comme des adieux. Le Sermon n'est pas un simple discours juridique : c'est une charte universelle des droits humains et des devoirs spirituels, prononcée au sommet d'une montagne, scellant l'achèvement de la mission prophétique », poursuit-il.
Avant de poursuivre, le conférencier a souligné que le Sermon d'adieu n'est pas un texte compact, c'est un regroupement de fragments de discours du Prophète, rapportés par des sources pour constituer un texte, tel que présenté et publié. « Dans la science du Hadith, le Sermon d'Adieu (Khutbat al-Wada') est particulier ; il ne s'agit pas d'un texte unique d'un seul bloc dans un seul livre, mais plutôt d'une série de déclarations fortes prononcées à différents moments du Pèlerinage d'Adieu (à Arafat, à Mina, le jour du sacrifice). Les compilateurs de hadiths ont consigné ces passages dans différents chapitres (le pèlerinage, les jugements, les exhortations). Pour un cours d'éducation religieuse, voici les références majeures et incontournables à donner à vos élèves », a présenté l'imam.
Selon le conférencier, le Sermon est constitué de quatre sources. La version la plus longue et complète (première source) est le Mousnad de l'Imam Ahmad. « Si vous cherchez le texte qui regroupe de manière fluide la quasi-totalité des thèmes (droits des femmes, égalité, usure, etc.), c'est la référence principale (Mousnad Ahmad, Hadith nᵒ 19774) », a indiqué l'imam Ilboudo.
La deuxième source est constituée du « récit détaillé du pèlerinage » de Sahih Muslim. « L'Imam Muslim rapporte un très long hadith transmis par le compagnon Jâbir ibn Abdillah (qu'Allah l'agrée). Ce hadith décrit tout le voyage du Prophète et intègre les passages-clés du sermon prononcés dans la vallée d'Uranah (Arafat). Il y mentionne explicitement l'abolition du sang de la Jahiliyyah, de l'usure, et les recommandations sur les femmes (Sahih Muslim, Livre du Hajj, Le Pèlerinage, Hadith n° 1218, parfois répertorié sous le numéro 98 selon certaines éditions) », déroule-t-il.
La troisième source est de Sahih al-Bukhari. Elle est relative à « la sacralité des vies et des biens ». L'imam al-Bukhari, explique le communicant, a fragmenté le sermon selon les thématiques de son recueil. Le passage le plus célèbre qu'il rapporte (via le compagnon Abou Bakra) insiste sur la sacralité absolue du sang, des biens et de l'honneur des musulmans (Sahih al-Bukhari, Hadiths nᵒ 1623, 1626, 1741 et 6361), enseigne le religieux.
La quatrième source est de l'imam Jami'at-Tirmidhi. Elle fait référence au legs (le Coran et la Sunna) et à la fraternité. « L'Imam at-Tirmidhi met l'accent sur les avertissements contre Satan, les droits des époux, et le fait que le Prophète laisse après lui deux guides pour ne pas s'égarer (Sunan at-Tirmidhi, Hadiths n° 1628, 2046 et 2085) », soutient-il.
Le devoir de traiter les femmes avec dignité et douceur !
Selon Alidou Ilboudo, imam du CERFI et de l'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB), le Prophète Muhammad, par ce sermon puissant (mieux connu sous le nom de Khoutbat al-Wada, ou le dernier sermon), réaffirme les fondements de la morale et donne une guidance complète sur la manière de vivre et de se comporter en véritable croyant (voir au bas de l'article, l'intégralité du sermon, lu par le conférencier).
Quels enseignements peut-on tirer du Sermon d'adieu du Prophète Muhammad ?
Selon l'orateur, en éducation religieuse, ce sermon est généralement découpé en trois grands thèmes, autour de points-clés : la dimension spirituelle et théologique, la dimension sociale et les droits de l'Homme, la notion de responsabilité individuelle.
De la dimension spirituelle et théologique, l'imam Ilboudo indique que le Prophète rappelle d'abord la souveraineté absolue d'Allah et l'obligation de n'adorer que Lui. Ensuite, les piliers de l'Islam (obligation stricte de pratiquer la prière, le jeûne, la Zakat et le Hajj, si possible). La fin de la Prophétie ; Muhammad (PSDL) confirme qu'il est le sceau des prophètes (Khatam an-Nabiyyin). Les deux guides, à savoir le Coran et la Sunna, qui sont laissés comme boussoles pour éviter l'égarement.
En ce qui concerne la dimension sociale et des droits de l'Homme, le Prophète annonce l'égalité universelle, rejetant donc le racisme, le tribalisme et le nationalisme. « La seule valeur de différenciation est la piété (Taqwa) », fait ressortir l'imam Ilboudo, ajoutant que le Prophète déclare également que l'Arabe/le Blanc n'est pas supérieur au non-Arabe, et vice-versa.
Sur le droit des femmes, qu'il souligne être un élément essentiel, le conférencier est allé dans les détails : « Le Prophète a donné un commandement prophétique, qui est de traiter les femmes avec douceur, respect et justice, et en disant : ‘Vous avez des droits sur elles, mais elles aussi, elles ont des droits équivalents sur vous''. (…). Il dit que les femmes sont les sœurs jumelles des hommes, donc l'autre moitié des hommes. Il faut dire que la femme avait un traitement dans la communauté dans laquelle elle était. Quand le prophète est venu, il a trouvé que les femmes étaient traitées par les Arabes, à la limite, comme des objets, des biens qu'on possédait avec son troupeau, son or… et le Prophète a travaillé avec l'islam pour les élever au rang d'humain avec le même grade que l'homme. Le Coran va dire de ne pas hériter des femmes contre leur consentement (on connaît ce verset, parce qu'on héritait des femmes, comme cela se faisait aussi chez nous). Et pour moi, c'est un enseignement que le Prophète a donné aux musulmans : respecter la dignité des femmes. Cela ne signifie pas que ça s'arrête seulement à ce moment, mais que si le monde se complexifie et que les droits des humains évoluent, il faut regarder quelle est la situation de la femme et aller dans le sens dans lequel le Prophète nous a laissés. Il n'y a pas de plafond, il faut toujours faire mieux. Il y a aussi des choses que les hommes n'avaient pas au temps du Prophète. Donc, il faut se dire qu'on est sur un chemin progressif, donc prendre en compte l'évolution, les réalités. C'est pourquoi je dis, nous respectons l'enseignement du Prophète dans les principes. Maintenant, les modalités peuvent évoluer selon le temps, suivant le pays, le contexte et suivant les nouvelles connaissances et la culture scientifique que nous avons aujourd'hui ».
Une autre composante de la dimension sociale et des droits de l'Homme porte sur la justice économique. Selon l'imam, le Prophète interdit formellement l'usure (Riba), car elle exploite les plus pauvres. « Cela fait 1400 ans, mais on voit aujourd'hui que l'intérêt usuraire a provoqué l'effondrement de l'économie des pays pauvres, etc. Justice économique, parce qu'elle exploite les pauvres. Le Prophète enseigne donc l'interdiction de l'intérêt usuraire. C'est pourquoi, dans les pays musulmans, le système des finances islamiques a été développé pour respecter ce principe », explique-t-il.
Le quatrième élément de cette dimension, c'est la sacralité de la vie. Autrement, il s'agit de l'interdiction du meurtre, du vol, de la loi du talion/des vengeances tribales (fin de la Jahiliyyah/période pré-islamique).
Le troisième grand axe d'enseignement à retenir du sermon d'adieu du Prophète, c'est la notion de responsabilité individuelle. « Au jugement dernier, chaque croyant est responsable de ses propres actes et devra en répondre devant Allah. Ici, on admet la notion de conscience, d'opinion, de liberté de pensée, de croire. Le croyant est responsable de ses actes et devrait répondre devant Allah. Celui qui fait un atome de bien va le voir et celui qui fait un atome de mal va le voir. Et pour les croyants, c'était très important de le souligner, parce que l'enseignement nous a parlé du destin... Dieu a donné à l'homme la conscience, le libre arbitre, l'intellect pour qu'il puisse réfléchir sur ses actes. Alors, tout homme est responsable devant Allah », rétablit l'imam Ilboudo.
Le Prophète recommande également l'obligation de restituer les biens confiés (le dépôt, Amanah) et de ne pas trahir la confiance d'autrui. « Ce qui est ici enseigné, c'est mériter la confiance ; aller au-delà du matériel pour être quelqu'un qui respecte ses engagements, qui ne trahit pas. Le prophète dit qu'il part et recommande d'être des hommes dignes après lui. Il s'agit pour le musulman, en lisant le Sermon, de scruter pour voir quelle est réellement la philosophie qui sous-tend cette parole du Prophète et comment il peut implémenter cela dans sa vie, dans sa communauté ; parce que le Prophète est parti, mais il a laissé un dernier message, un testament », a encouragé le leader religieux.
Du contenu du Sermon (Sourate Al-Maidah, verset 3)
Ce sermon est mieux connu sous le nom de Khoutbat al-Wada, ou le dernier sermon. Le Prophète prononça ce discours dix ans après l'Hégire (la migration de La Mecque à Médine), dans la vallée d'Ouranah, au mont Arafat.
« Ô hommes ! Prêtez-moi une oreille attentive, car je ne sais si, après cette année, je serai encore parmi vous. Écoutez donc attentivement ce que je dis et transmettez ces paroles à ceux qui n'ont pu être présents aujourd'hui »
« Ô hommes ! De même que vous considérez ce mois, ce jour et cette cité comme sacrés, considérez la vie et les biens de chaque musulman comme un dépôt sacré. Rendez les biens qui vous ont été confiés à leurs propriétaires légitimes. Ne faites de mal à personne afin que personne ne vous fasse de mal. Souvenez-vous que vous rencontrerez assurément votre Seigneur et qu'Il vous demandera compte de vos actes. »
« Allah vous a interdit de pratiquer l'usure ; désormais, toute obligation liée aux intérêts est annulée. Votre capital vous appartient. Vous n'infligerez ni ne subirez aucune injustice. Allah a décrété qu'il n'y aurait pas d'intérêt et que tous les intérêts dus à Abbas Ibn 'Abd al-Muttalib soient annulés. »
« Tout droit découlant d'un homicide de l'époque préislamique est désormais annulé, et le premier droit auquel je renonce est celui découlant du meurtre de Rabia ibn al-Harith. »
« Ô hommes ! Les mécréants se livrent à la falsification du calendrier afin de rendre licite ce qu'Allah a interdit et d'interdire ce qu'Allah a rendu licite. Auprès d'Allah, les mois sont au nombre de douze. Quatre d'entre eux sont sacrés : trois se suivent et un se situe seul entre les mois de Joumada et de Chaabane. »
« Prenez garde à Shaytan, pour la sauvegarde de votre religion. Il a perdu tout espoir de pouvoir vous égarer dans les grandes choses : gardez-vous donc de le suivre dans les petites. »
« Ô hommes ! Il est vrai que vous avez certains droits envers vos femmes, mais elles ont aussi des droits sur vous. Souvenez-vous que vous ne les avez prises pour épouses que sous le dépôt d'Allah et avec Sa permission. Si elles respectent vos droits, alors il leur revient le droit d'être nourries et vêtues avec bonté. Traitez bien vos femmes et soyez bienveillants envers elles, car elles sont vos compagnes et vos aides dévouées. Et c'est votre droit qu'elles ne se lient d'amitié avec personne que vous n'approuviez, et qu'elles demeurent toujours chastes. »
« Ô hommes ! Écoutez-moi avec sérieux : adorez Allah, accomplissez vos cinq prières quotidiennes, jeûnez durant le mois de Ramadan et donnez de vos biens en zakât. Accomplissez le hajj si vous en avez les moyens. »
« Toute l'humanité descend d'Adam et Ève ; un Arabe n'a aucune supériorité sur un non-Arabe, ni un non-Arabe sur un Arabe ; de même, un Blanc n'a aucune supériorité sur un Noir, ni un Noir sur un Blanc, sinon par la piété et les bonnes actions. Sachez que chaque musulman est le frère de chaque musulman et que les musulmans forment une seule fraternité. Rien de ce qui appartient à un frère musulman ne sera licite pour un musulman, à moins que cela ne lui ait été donné librement et de bon gré. »
« Ne commettez donc pas d'injustice envers vous-mêmes. Souvenez-vous qu'un jour vous rencontrerez Allah et répondrez de vos actes. Prenez donc garde : ne vous écartez pas du chemin de la droiture après mon départ. »
« Ô hommes ! Aucun prophète ni messager ne viendra après moi, et aucune nouvelle foi ne naîtra. Raisonnez donc bien, ô hommes, et comprenez les paroles que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et la Sunna ; si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais. »
« Que tous ceux qui m'écoutent transmettent mes paroles à d'autres, et ceux-là à d'autres encore ; et puissent les derniers comprendre mes paroles mieux que ceux qui m'écoutent directement. »
« Ô Allah, sois mon témoin que j'ai transmis Ton message à Ton peuple. »
Selon l'imam Alidou Ilboudo, dans le cadre de ce sermon, le Prophète Muhammad leur récita une révélation d'Allah qu'il venait de recevoir et qui achevait le Coran, car ce fut le dernier passage révélé :
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et j'agréé l'Islam comme religion pour vous. Si quelqu'un est contraint par la faim, sans intention de pécher, alors Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
O.L.
Lefaso.net
À la lecture de certaines offres d'emploi, on perd facilement son latin. Récemment, nous sommes tombés sur une annonce publiée par un média étranger qui recherchait des candidats pour un stage professionnel de trois mois renouvelables avec trois ans d'expérience. De quoi laisser perplexe plus d'un candidat. À ce rythme, certains finiront par se demander s'ils n'auraient pas dû commencer à travailler dès l'école primaire pour espérer répondre aux critères de recrutement.
Cette situation prête à sourire, mais parlons sérieusement. De plus en plus d'entreprises recherchent des profils immédiatement opérationnels, capables de produire dès leur arrivée, sans nécessiter d'encadrement, de formation ou de période d'adaptation. Même pour des stages, qui sont pourtant censés constituer une étape d'apprentissage, les exigences ressemblent parfois à celles d'un poste confirmé.
Or, le stage a une vocation bien précise. Il permet à un étudiant ou à un jeune diplômé de découvrir un métier, de se familiariser avec son environnement professionnel et d'acquérir les compétences pratiques qui lui manquent encore. Il n'a jamais été conçu comme un moyen de recruter à moindre coût des travailleurs déjà formés.
Le paradoxe est que les entreprises réclament de l'expérience pour les postes de débutants. Mais comment acquérir cette expérience lorsque personne n'est prêt à offrir une première opportunité ?
Ainsi se met en place un cercle vicieux. Pour travailler, il faut de l'expérience. Mais pour acquérir de l'expérience, il faut travailler. Entre les deux, de nombreux jeunes se retrouvent bloqués à la porte du marché de l'emploi, malgré leurs qualifications et leur motivation.
Cette situation relance également le débat qui oppose les défenseurs du diplôme aux partisans de l'expérience.
Le diplômé fraîchement sorti de l'université arrive avec ses attestations, ses connaissances théoriques et parfois plusieurs années d'études derrière lui. Il estime que les longues heures passées dans les amphithéâtres et les bibliothèques devraient lui permettre d'accéder au monde professionnel.
Face à lui se trouve le travailleur expérimenté. Lui n'a peut-être pas accumulé les parchemins, mais il connaît les réalités du terrain. Il a déjà résolu des problèmes, géré des situations complexes et appris des leçons que l'on ne retrouve pas toujours dans les manuels.
Pourtant, opposer diplôme et expérience est souvent un faux débat de grin. Le diplôme apporte des connaissances théoriques, une méthode de réflexion et des bases techniques. L'expérience apporte le savoir-faire, l'adaptation et la maîtrise des réalités du terrain. L'un explique comment les choses devraient fonctionner ; l'autre montre comment elles fonctionnent réellement.
Dans de nombreux secteurs, les deux sont devenus complémentaires. Le médecin a besoin de ses années d'études, mais aussi de sa pratique. Le journaliste apprend les règles du métier à l'école, mais se forme véritablement sur le terrain. L'ingénieur en génie civil maîtrise les calculs, mais découvre les réalités du chantier au contact des équipes.
Le véritable problème apparaît lorsque l'un est présenté comme supérieur à l'autre. Certains diplômés regardent les praticiens de haut. Certains praticiens considèrent les diplômés comme de simples théoriciens déconnectés de la réalité. Pendant ce temps, le monde du travail continue d'évoluer à grande vitesse.
Les compétences acquises il y a dix ans peuvent devenir obsolètes. Le diplôme seul ne garantit plus une carrière. L'expérience seule ne suffit pas toujours non plus. Dans un environnement en constante mutation, chacun doit continuer à apprendre, à se former et à s'adapter.
L'employé expérimenté que recherchent aujourd'hui les entreprises est souvent un jeune débutant qu'une autre organisation a accepté de former hier. Lorsqu'une entreprise refuse d'investir dans l'apprentissage des jeunes, elle espère en réalité que d'autres feront cet effort à sa place.
Pourtant, aucune économie ne peut fonctionner durablement sur ce modèle. Les travailleurs expérimentés ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat d'années d'accompagnement, de transmission et de pratique.
Les entreprises ont naturellement le droit de rechercher les compétences dont elles ont besoin. Mais elles ont également une responsabilité dans la préparation de la relève. L'économie ne repose pas uniquement sur les professionnels confirmés ; elle repose aussi sur les débutants qui apprennent aujourd'hui pour devenir les experts de demain.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les agents de la Primature à maintenir leur engagement et à redoubler d'efforts pour les quatre derniers mois de l'année. Le Chef du Gouvernement s'exprimait à l'occasion de la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée du pavillon national, a rapporté la Primature ce lundi 7 septembre 2026.
« Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a-t-il lancé, en appelant les Burkinabè à croire en leur pays et dans la vision portée par le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. À cette occasion, le chef du Gouvernement a annoncé l'inauguration prochaine de TEXFORCES-BF, une usine textile destinée notamment à valoriser le coton burkinabè et à contribuer à l'habillement des Forces combattantes. Il a présenté cette unité comme une illustration de la dynamique d'industrialisation et de recherche de souveraineté économique.
La Primature affiche un taux de réalisation physique supérieur à 72% à fin août 2026, avec plus de 4 600 dossiers traités. Après avoir salué ces résultats, le Premier ministre invite ses collaborateurs à éviter toute autosatisfaction et à poursuivre leurs efforts vers davantage de performance.
« Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l'autosatisfaction », a-t-il déclaré, appelant les agents à faire de ces résultats une source supplémentaire de motivation et de remobilisation.
Le Premier ministre a réaffirmé sa confiance dans la capacité du Burkina Faso à poursuivre sa transformation dans plusieurs secteurs. Il a cité notamment la défense, l'agriculture, la santé, l'éducation et les infrastructures, ainsi que les efforts engagés dans la réorganisation et l'équipement des Forces armées nationales.
Le chef du Gouvernement a également salué le sacrifice et la résilience des forces combattantes engagées dans la reconquête du territoire national. Il a estimé que leur détermination et leur combativité entretiennent l'espoir collectif de surmonter les adversités auxquelles le pays fait face.
Jean Emmanuel Ouédraogo a enfin rendu hommage aux producteurs agricoles, qu'il a qualifiés de combattants de la souveraineté alimentaire. Il a salué leur détermination malgré les disparités pluviométriques observées dans certaines régions et exprimé sa solidarité aux producteurs confrontés à des poches de sécheresse. Le chef du Gouvernement a souhaité que la campagne agricole 2026 dépasse les performances de la précédente.
Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso
Le foie joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l'organisme. Il participe à la digestion, stocke des nutriments, transforme les substances absorbées par le corps et contribue à l'élimination des déchets. Lorsqu'il est fragilisé par une hépatite, l'adoption de bonnes habitudes alimentaires devient un élément important pour préserver sa santé et soutenir l'organisme.
Selon la diététicienne Yasmine Zerbo, de nombreuses informations diffusées sur les réseaux sociaux entretiennent l'idée qu'il serait possible de « nettoyer » ou de « purifier » le foie grâce à des boissons, des tisanes ou des cures détox. Une croyance qui ne repose pourtant sur aucune preuve scientifique selon elle. « Aucun aliment ou boisson ne permet à lui seul d'éliminer les toxines du foie ou de réparer les lésions causées par une hépatite », explique-t-elle.
Yasmine Zerbo soutient que le foie dispose naturellement de mécanismes de filtration et de détoxification. Chez les personnes atteintes d'une affection hépatique, une alimentation diversifiée contribue à prévenir la dénutrition et à maintenir un bon état de santé général. Les légumes occupent une place importante dans cette démarche. Gombo, tomate, oignon, chou, concombre, laitue, aubergine, carotte, courgette, épinard, amarante, oseille ou encore koumvando apportent vitamines, minéraux et fibres indispensables au bon fonctionnement de l'organisme.
Les fruits frais de saison, notamment la papaye, l'orange, la goyave, la banane, le melon ou la pastèque, constituent également de bonnes sources de vitamines et d'antioxydants. Les céréales et féculents locaux tels que le mil, le sorgho, le maïs, le fonio, le riz, l'igname, le manioc, la patate douce ou la pomme de terre fournissent l'énergie nécessaire aux activités quotidiennes.
Les protéines jouent aussi un rôle essentiel, relève la spécialiste de l'alimentation. Poisson, volaille, œufs, produits laitiers, haricots et lentilles contribuent au maintien de la masse musculaire et au bon fonctionnement de l'organisme. Quant aux huiles végétales, elles peuvent être consommées avec modération dans le cadre d'une alimentation équilibrée.
L'eau est la meilleure alliée du foie selon Yasmine Zerbo, car elle participe à une bonne hydratation. Aussi, les jus de fruits frais sans sucre ajouté peuvent être consommés occasionnellement, tandis que les soupes et bouillons peu salés représentent également des alternatives intéressantes.
Certaines habitudes alimentaires peuvent cependant aggraver les problèmes hépatiques. Il s'agit notamment de la consommation de l'alcool. La diététicienne indique que l'alcool est particulièrement nocif pour le foie et sa consommation est fortement déconseillée chez les personnes souffrant d'une maladie hépatique.
Elle conseille également de limiter les fritures, les aliments très gras, les charcuteries, les viandes grasses ainsi que les produits ultra-transformés comme les chips, les fast-foods et les snacks industriels. Les boissons sucrées, les boissons énergisantes, les pâtisseries et les confiseries doivent aussi être consommées avec modération en raison de leur forte teneur en sucre.
En ce qui concerne les tisanes, décoctions et compléments alimentaires utilisés sans avis médical, Yasmine Zerbo invite à la prudence, car certaines plantes peuvent présenter une toxicité pour le foie et aggraver des lésions déjà existantes.
Au-delà du contenu de l'assiette, plusieurs gestes peuvent contribuer à protéger le foie. Selon la diététicienne, il faut privilégier les cuissons à la vapeur, à l'eau ou au four ; adopter des repas équilibrés ; éviter l'automédication ; respecter les traitements prescrits et effectuer régulièrement les consultations médicales de suivi. Pour les personnes atteintes d'hépatite, l'abstinence totale d'alcool reste également une mesure essentielle.
Yasmine Zerbo rappelle que l'alimentation ne remplace jamais le traitement médical de l'hépatite. Elle constitue toutefois un soutien précieux pour maintenir un bon état nutritionnel, améliorer la qualité de vie et limiter les risques de complications.
Armelle Ouédraogo
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Bâti sur une superficie de 5 hectares, le chantier de construction du lycée professionnel et technique de Bagré est à un niveau d'avancement très élevé. C'est le constat fait le samedi 5 septembre 2026, lors d'une visite terrain effectuée par les ministres de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, le Pr Moumouni Zoungrana, en compagnie du ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, Zakaria Soré.
C'est un chantier en phase finale qui a accueilli les visiteurs du jour. « Avec un délai d'exécution de 06 mois, le chantier est actuellement en phase finale, notamment des travaux de revêtement, de carrelage et de peinture », précise Cheick Omar Bonkoungou, PCA du Groupe Yembi, l'entreprise en charge des travaux. Avec toutes les machines déployées, les ingénieurs et ouvriers à la tâche, le Groupe Yembi a réaffirmé son engagement à livrer le bâtiment dans de meilleurs délais. C'est dire qu'à la rentrée scolaire 2026-2027, les élèves prendront les cours dans des salles de classes modernes et adaptées.
Quant aux autorités, elles se disent satisfaites de l'évolution du chantier et félicitent le Groupe Yembi pour cet exploit. Elles encouragent l'entreprise à continuer sur la dynamique de réalisation des ouvrages de qualité et le respect des délais. « Nous sommes satisfaits au regard de l'avancement des travaux. Nous avons bon esprit, puisque l'entreprise elle-même a affirmé qu'elle livrera les infrastructures entièrement achevées d'ici la rentrée », a déclaré le Pr Moumouni Zoungrana.
Le futur lycée professionnel et technique de Bagré est constitué d'un bâtiment administratif R+1, de 3 ateliers, d'un logement enseignants R+2, d'un restaurant d'une capacité de 480 places, d'un logement proviseur, d'une infirmerie, d'un garage, d'un magasin, de 6 toilettes, d'un terrain de sports et d'une clôture. « Le lycée sera spécialisé dans l'agriculture, le maraîchage, l'aquaculture et la mécanique agricole. Il devra contribuer à renforcer les compétences des jeunes dans les secteurs directement liés aux potentialités économiques de Bagré », a souligné le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, Zakaria Soré.
Et visiblement, c'est un chef d'entreprise heureux de recevoir les honneurs des autorités qui s'exprime face à la presse. « Nous sommes pleinement déterminés à accompagner la vision du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et à apporter notre contribution à la construction et au développement de notre pays », lance Cheick Omar Bonkoungou, qui ajoute « qu'à travers ce projet de construction, le Groupe Yembi contribue à une éducation de qualité et à la formation de la jeunesse burkinabè, gage de tout développement ». C'est pourquoi il a conclu ses propos en ces termes : « Le travail continue et les engagements, eux, seront respectés. »
Service Communication Groupe Yembi
Le Burkina Faso a participé du 31 août au 4 septembre 2026 à Vienne (Autriche), aux travaux de la première reprise de la 17ᵉ session du Groupe d'examen de l'application de la Convention des Nations unies contre la corruption.
L'annonce est faite par l'Ambassade du Burkina Faso à Vienne ce lundi 7 septembre 2026. La délégation burkinabè, conduite par le ministre, conseiller spécial du président du Faso, Ragnang-Newinde Isidore Tiemtoré, a mis en avant l'importance du mécanisme d'examen dans l'amélioration des politiques nationales de lutte contre la corruption.
Pour le Burkina Faso, ce mécanisme constitue un cadre d'évaluation par les pairs, d'apprentissage mutuel et d'amélioration continue. Il a notamment permis d'identifier des insuffisances, de valoriser les bonnes pratiques et d'orienter des réformes visant à renforcer le dispositif juridique et institutionnel national contre la corruption.
Lors des échanges, la délégation burkinabè a souhaité que la prochaine phase d'examen accorde davantage de place à l'effectivité des réformes, aux résultats obtenus et à leur impact concret, au-delà de la seule conformité des textes. Elle a également plaidé pour une meilleure formation des experts, un accompagnement technique accru, un suivi plus opérationnel des recommandations et une prise en compte du contexte sécuritaire propre aux États évalués.
Le Burkina Faso a enfin réaffirmé sa volonté de poursuivre ses réformes et de contribuer à l'amélioration continue du mécanisme d'examen. Le séjour de la délégation s'est achevé par une session d'échanges avec l'ambassadeur, représentante permanente du Burkina Faso à Vienne, Maïmounata Ouattara, et son équipe.
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Source : Ambassade du Burkina Faso à Vienne
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a intensifié ses opérations de contrôle à Ouagadougou, ciblant notamment la traçabilité des marchandises importées et les conditions de stockage des produits de première nécessité. C'est ce qui ressort de la publication de la BMCRF, ce lundi 7 septembre 2026.
Ces inspections renforcées visent, selon elle, à protéger les consommateurs en veillant à la disponibilité de produits conformes, sains et accessibles, tout en contribuant à préserver l'équilibre du marché et le pouvoir d'achat des ménages.
La BMCRF met en garde les opérateurs économiques contre tout manquement à la réglementation et annonce l'application de sanctions plus sévères en cas d'infraction.
Elle appelle également les citoyens à contribuer à la transparence commerciale en signalant tout soupçon de fraude aux numéros 80 00 11 84, 80 00 11 85 et 80 00 11 86.
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Source : BMCRF
La diaspora burkinabè en Éthiopie, en Guinée et en Libye a mobilisé 31 147 927 francs CFA au profit du Fonds de soutien patriotique et de l'Agence Faso Mêbo. C'est le ministère des Affaires étrangères qui l'a annoncé ce lundi 7 septembre 2026. Les trois délégations ont remis les quittances de leurs contributions au ministre Karamoko Jean Marie Traoré.
La communauté burkinabè établie en Éthiopie arrive en tête avec une contribution de 20 200 470 francs CFA. Celle de la Guinée a apporté 6 millions de francs CFA, dont 5 millions destinés au Fonds de soutien patriotique et 1 million destiné à Faso Mêbo.
La diaspora en Libye, a quant à elle, contribué à hauteur de 4 947 457 francs CFA, dont 1 502 016 francs CFA destinés à Faso Mêbo.
Par ces contributions, les Burkinabè de l'extérieur réaffirment leur attachement à la patrie et leur soutien aux efforts engagés pour la reconquête du territoire, la restauration de la paix et le développement du pays.
Au nom du président du Faso, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué cette mobilisation et souligné le rôle de la diaspora dans les avancées enregistrées sur les plans sécuritaire et socio-économique.
Il l'a appelée à rester mobilisée et à parler d'une même voix pour relever les défis liés à l'insécurité, à la désinformation, à la dignité, à la liberté et à la justice.
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Source : Ministère des Affaires étrangères
Un jeune entrepreneur d'une entreprise de la place, a offert un lot de lampes solaires au ministère de la Sécurité, lors d'une audience avec le ministre Mahamadou Sana. L'information est rapportée ce lundi 7 septembre 2026 par son département communication.
Le donateur a expliqué avoir découvert ces équipements lors de ses voyages d'affaires et avoir décidé de les mettre à la disposition des forces de sécurité. Ces lampes, selon lui, sont conçues pour fournir un éclairage performant.
Elles sont notamment adaptées aux missions de surveillance, de contrôle et d'intervention dans les zones insuffisamment éclairées. Pour le donateur, leur utilisation pourrait contribuer à améliorer les conditions de travail des policiers sur le terrain.
Le ministre de la Sécurité a salué ce geste citoyen et exprimé sa reconnaissance à l'entrepreneur pour son engagement en faveur de la sécurité nationale. Il a rappelé que la consolidation de la sécurité constitue une responsabilité partagée, nécessitant la mobilisation de tous les Burkinabè.
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Source : Ministère de la Sécurité
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), est une entreprise de coopération internationale pour le développement durable opérant sur tous les continents.
Elle propose des solutions d'avenir pour le développement politique, économique, écologique et social dans un monde globalisé. Dans des conditions parfois difficiles, la GIZ soutient des processus complexes de changement et de réforme.
Son objectif principal est d'améliorer durablement les conditions de vie des populations dans les pays d'intervention.
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme Développement de l'Agriculture (PDA), la GIZ lance cet appel à proposition pour la sélection pour la sélection d'un cabinet / bureau d'étude chargé de réalisation de cette mission.
La participation à la concurrence est ouverte à égalité de conditions à toutes les structures remplissant les conditions énumérées dans le Dossier d'Appel d'Offres et régulièrement installés au Burkina Faso.
Les prestataires intéressés peuvent obtenir le dossier d'Appel d'Offres en envoyant une demande à l'adresse BF_Inquiry@giz.de avec en objet « Dossier N°10050136_Recrutement d'un Cabinet / Bureau d'études pour assister les acteurs de la filière volaille en gestion technique, administrative et financière de leurs fermes avicoles (Djôro, Guiriko, Tannounya, et au Mali) ».
Date limite de soumission le 22.09.2026 à 16h30.
« Certes, nous sommes à Allah, et c'est à lui que nous retournerons. »
Coran, Sourate Al-Baqara, 2 :156
Le Naaba Kiiba Roi du Yatenga ;
Le Chef de Gourcy ;
Le Chef de Oula ;
Les grandes familles OUEDRAOGO, TOURE et TRAORE à Ouahigouya, ainsi que les familles alliées, profondément éprouvées par le décès de leur fils, neveu, cousin, frère, père, époux, beau-frère et oncle, TOURE Hassane, survenu le 29 août 2026, de son inhumation le 30 août 2026, au cimetière municipal de Gounghin, suivi d'un doa au domicile familial à Dapoya, adressent leurs sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui, de près ou de loin, leur ont témoigné compassion, soutien, prières et réconfort durant cette douloureuse épreuve.
Votre présence, vos messages, vos appels, vos contributions et vos prières ont été d'un grand réconfort pour la famille éprouvée.
Elle s'excuse de ne pouvoir citer de noms de peur d'en oublier.
Qu'Allah le Tout-Puissant vous rende au centuple vos bienfaits, vous accorde ses bénédictions et vous préserve de toute épreuve.
Puisse – t – il dans son infinie miséricorde, pardonner les péchés de notre cher disparu, l'accueillir dans son Paradis Firdaws et lui accorder le repos éternel !
Amen !
Union de prières !
« NUL NE DISPARAIT LORSQUE SON SOUVENIR DEMEURE ANCRE DANS LE CŒUR DES SIENS »
11 SEPTEMBRE 2011 – 11 SEPTEMBRE 2026
Voici déjà quinze ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui son serviteur, notre très cher et bien aimé grand-père, père, frère, oncle et époux
OUEDRAOGO SIBIRI ANTOINE
En ce quinzième anniversaire, Madame OUEDRAOGO HAOUA FRANCINE RACHEL et enfants à Ouagadougou et Niamey,
Les familles alliées, PARE, SOME et SIDIBE vous invitent à vous unir à eux dans la prière pour le repos de son âme.
Des messes seront dites à son intention :
Vendredi 11 septembre à 5h45
Dimanche 13 septembre à 9h00
A l'Eglise notre Dame des Apôtres de la Patte d'oie.
Que le seigneur le reçoive dans sa demeure éternelle.
UNION DE PRIERE ET PAIX A SON AME
« Nul nne disparait, lorsque son souvenir demeure ancré dans nos cœurs »
Sa majesté le Naaba Kiiba, Dima du royaume du Riziam
Les chefs des villages de Bango, Souryala, Tankigla, Kougsaobla, Roughin, Sankondé, Badinogo n°2, Sanhoui, Yibaou, Siguinvoussé, Bissa Paalgo, Loundogo ; Soulou, Zomkalga, Yangré, Yalgwéogo, Bouiga, Imiougou, Rounou, Wazellé, Kongoussi, Bouri, Sita et Wattinoma,
Vous remercient du fond du cœur pour les nombreuses marques de sympathie et de compassion lors du rappel à Dieu le 08 Aout 2026 à l'hôpital de Tengandogo/Ouagadougou et de l'inhumation le 09 Aout à Kongoussi de notre fils, frère, père.
OUEDRAOGO Rimpayaissidé Bonaventure Edgard
27 Novembre 1982 - 08 Aout 2026
La famille exprime sa reconnaissance :
Au tengsoaba de Bango et sa suite ;
Au Ben-Naaba de Bango et sa suite ;
Au Kom-bi Naaba de Bouryiri et sa suite ;
Aux autorités administratives, coutumières et religieuses de la province du Bam ;
Aux populations de kongoussi et de Sabcé ;
Aux jeunes du quartier Tampouy de Ouagadougou ;
Aux voisins du quartier Bolga/Kongoussi et du quartier Tampouy/Ouagadougou ;
Aux amis et collègues du défunts ;
Aux différentes délégations venues de Ouagadougou et d'ailleurs,
La famille s'excuse auprès de tous ceux dont les noms n'ont pu être cités.
Que tous et chacun reçoivent aux centuple leurs bienfaits !
La famille vous informe par ailleurs que des messes seront dites pour le repos de son âme selon un calendrier ultérieurement.
« Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » Jean 11_12
Que l'âme du défunt repose en paix !
Union de prière !!!