La nouvelle est arrivée d’un tweet de la ministre de la Culture ce vendredi matin. « La commission nationale du patrimoine et de l’architecture donne un avis favorable au classement du site patrimonial remarquable de Paris, qui couvre notamment les sept premiers arrondissements de la ville », écrit Rachida Dati, également maire du VIIe arrondissement et candidate à la mairie de Paris.
Cette décision marque une étape cruciale dans un processus engagé depuis plusieurs mois pour répondre aux exigences de l’Unesco. En 1991, l’organisation internationale avait classé les rives de la Seine au patrimoine mondial. Plus de 30 ans plus tard, elle demandait à la France d’accompagner ce classement d’une protection réglementaire renforcée.
20 % du territoire parisienLe site patrimonial remarquable englobe les sept premiers arrondissements de la capitale, une partie du VIIIe, mais également des secteurs des XIIe, XIIIe, XVe et XVIe arrondissements. Soit environ 20 % du territoire parisien, regroupant églises, musées, immeubles haussmanniens et autres joyaux architecturaux.
À l’automne dernier, Rachida Dati avait installé un comité pour « la mise en œuvre de la protection » de ce vaste secteur. Cette initiative, qu’elle revendique, avait toutefois fait réagir la majorité municipale.
Une mise « sous cloche » ?« C’est une opération de basse récupération », avait critiqué dans nos colonnes Patrick Bloche, premier adjoint d’Anne Hidalgo, rappelant que « l’initiative revient à l’Unesco » et que la Ville travaillait déjà avec la préfecture sur ce dossier.
Les écologistes, de leur côté, redoutaient une mise « sous cloche » du territoire parisien qui pourrait empêcher tout aménagement urbain. En face, Anne Biraben, du groupe Changer Paris, jugeait que le plan local d’urbanisme « n’apport(ait) pas une protection suffisante » et dénonçait « l’inaction chronique de la Ville » sur le sujet.
Commanditaire d’un violent home jacking au profil atypique, Éric J., 26 ans, a été mis en examen, ce jeudi à Paris, en compagnie de sa mère, de sa petite amie et de deux adolescents. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression à domicile d’un couple survenue le 18 octobre 2025 dans le VIIe arrondissement de la capitale.
Teint mat, cheveux courts et barbiche, ce garçon qui a grandi dans le très chic XVIe arrondissement est actuellement incarcéré à Nanterre (Hauts-de-Seine). Avant d’être emprisonné, il travaillait comme contrôleur de chantier avec une paie de plus de 3 000 euros. Plongeant déjà dans les abîmes de la transgression dès l’adolescence, ce gamin des beaux quartiers, malgré un environnement favorable, n’a jamais su trouver son équilibre, s’attirant inéluctablement les foudres de la justice. Depuis qu’il a soufflé ses dix-huit bougies, il a été condamné à trois reprises pour escroquerie, vol et une affaire de trafic de stupéfiants pour lequel il a écopé — déjà avec sa compagne — d’une peine de dix-huit mois ferme.
Après trois jours, la grève se termine. Les agents du célèbre musée parisien ont voté ce vendredi la fin de leur mouvement, commencé lundi. La grève avait contraint le musée à fermer au moins partiellement, et à n’ouvrir qu’une partie de ses espaces, depuis le début de semaine.
Une délégation d’agents avait été reçue au ministère de la Culture jeudi pour tenter de trouver une issue au conflit. Cette mobilisation intervient alors que le musée peine à sortir de la crise provoquée par le cambriolage du 19 octobre.
« Donner du souffle aux négociations »Ce vendredi matin, les agents n’ont pas reconduit la grève mais ont maintenu leur préavis faute d’« avancées suffisantes » dans les négociations, ont indiqué la CGT et la CFDT. « On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations », a expliqué Valérie Baud déléguée CFDT, quand son collègue de la CGT Christian Galani assure qu’il reste encore « une marge de manœuvre » dans les discussions avec le ministère de la Culture.
Lundi, le musée avait été totalement fermé, et ce toute la journée. Mardi, le musée était resté portes closes, comme tous les mardis, avant d’ouvrir partiellement le lendemain et jeudi. Les salariés dénonçaient notamment des problèmes de sous-effectifs, la hausse des tarifs pour les non-Européens ou la dégradation du bâtiment.
En première ligne dans ce dossier, le ministère de la Culture a jusqu’à présent notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements que les syndicats jugent insuffisants. Parallèlement à ce conflit social, la présidente du Louvre Laurence des Cars s’était de nouveau défendue jeudi matin, au lendemain d’une audition au Sénat où sa gestion de la sécurité du musée a été durement critiquée.
« Je dirige ce musée dans une tempête »Interrogée sur France Inter, Laurence des Cars a affirmé disposer encore du crédit suffisant pour se maintenir à la tête du Louvre, qu’elle dirige depuis fin 2021.
« Je suis à la manœuvre, je dirige ce musée dans une tempête, c’est très clair, mais je suis calme, déterminée pour accompagner les 2 300 agents du Louvre » , a-t-elle assuré, ajoutant prendre sa « part quotidienne » de responsabilité dans les dysfonctionnements du musée.
Un drôle de plateau de fruits de mer trône en cette fin d’année en vitrine de la boutique Barkers and Brothers (Aboyeurs et frères) dans le quartier de Montmartre à Paris (XVIIIe). Inutile d’essayer d’y goûter, les citrons et les huîtres sont en peluche, tout comme le bonhomme en pain d’épice « lavable en machine » disposé à côté.
Quant au petit pull vert sapin décoré de sucre d’orge blanc et rouge, c’est trompeur mais il convient davantage aux teckels qu’aux enfants. Ce « concept store canin » ouvert il y a quatre ans s’est mis aux couleurs de Noël, à l’instar d’une boutique de jouets plus classique.
Le « Prince » des taudis échappe encore à la prison. Frédéric D., 67 ans, mis en examen vendredi 28 novembre à Paris pour « proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, association de malfaiteurs et blanchiment », reste libre sous contrôle judiciaire.
Le sexagénaire doit subir une lourde intervention chirurgicale dans les prochains jours, dont l’issue serait incertaine. C’est pour cette seule raison que mardi 16 décembre, la chambre de l’instruction a confirmé la décision du juge de la détention. Tantôt surnommé « le Prince » ou « Gaston », le sexagénaire et un complice, âgé de 38 ans, sont soupçonnés d’avoir, entre octobre 2021 et novembre 2025, loué des caves et des appartements d’un immeuble du XIe arrondissement de la capitale à des prostituées sud-américaines.
Après des années de blocage, la rénovation de l’Ensemble immobilier de la Tour Maine-Montparnasse (EITMM), à cheval sur les VIe, XIVe et XVe arrondissements, semble enfin être en bonne voie. Au Conseil de Paris ce mercredi, la municipalité a souligné les « impacts positifs » de l’étude d’impact réalisée en marge des travaux. Et ce, malgré d’importantes réserves au sein même de la majorité en ces premières heures d’union de la gauche : les écologistes ont voté contre, les communistes se sont abstenus.
Le projet porté par Renzo Piano Building Workshop (RPBW) - présenté fin 2023 - s’articule autour de trois opérations imbriquées : la rénovation imminente de la Tour Montparnasse par le groupement d’architectes la Nouvelle AOM, désigné dès 2017, celle de l’immeuble CIT et enfin la restructuration complète du centre commercial aujourd’hui à l’abandon.
Une véritable galerie à ciel couvert ! Le tunnel des Tuileries est devenu en l’espace de trois ans un des lieux majeurs du street art à Paris et une référence au niveau international. « C’est génial de découvrir ces œuvres aussi différentes en plein cœur de la capitale », glisse André en interrompant son jogging matinal devant une gigantesque fresque sur laquelle on découvre une souris bleue ailée poursuivant un oiseau à tête de caméra de vidéosurveillance.
Le quadragénaire apprécie « la poésie » d’un lieu longtemps resté terne et vide après la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou en 2016. Au défilé de voitures et de scooters avaient succédé un flot de plus en plus important de cyclistes mais peu d’intrépides piétons prêts à parcourir les 861 m d’un triste tunnel à l’éclairage blafard.
Soudain, les vendeurs à la sauvette qui empoisonnent sous nos yeux la rue Marx-Dormoy à Paris (XVIIIe), s’enfuient comme une volée de moineaux. Beaucoup réussissent à passer à travers les mailles du filet tendu par les forces de l’ordre. Ce jeudi 18 décembre, à 15 heures pétantes démarre une vaste opération de contrôles dans ce quartier victime de tous les trafics. Des dizaines de policiers ciblent plusieurs commerces dont un « bazar afghan ». « On laisse sortir personne ! », ordonne l’un d’eux.
Ils sont accompagnés d’experts arborant un brassard fluo « Douanes », « Urssaf », « Inspection du travail » ou « Parquet de Paris » mais aussi de chiens renifleurs. Plusieurs hommes sont interpellés. À l’extérieur, des policiers fouillent les poubelles, inspectent les planques dans les feux tricolores ou soulèvent les plaques d’égout en quête de marchandise illégale.
Ce soir-là, à 19 heures, Laurence, employée de magasin, remonte la rue Marx-Dormoy à Paris (XVIIIe) en empruntant le trottoir de… droite. C’est délibéré. « Sur celui à gauche, il y a les vendeurs à la sauvette, j’ai l’impression de me retrouver dans une nasse », confie cette quadragénaire alors qu’en face, des grappes d’exilés afghans écoulent cigarettes de contrebande et tabac à chiquer. Sur cet axe en proie aux trafics, la gent féminine est ultra-minoritaire et ça saute aux yeux.
Ici, le bitume, à l’instar de nombreuses échoppes, est aux mains des hommes. Durant une heure, au début de la rue à quelques pas de la station de métro La Chapelle, nous nous sommes postés sur un morceau de trottoir très animé, proche de petits trafiquants, afin de réaliser notre propre recensement.