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Burkina/Santé : Ne transportez plus vos malades seuls, appelez le SAMU

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 23:00

Créé pour sauver des vies en dehors des structures de santé, le Service d'aide médicale urgente (SAMU) du Burkina Faso monte en puissance depuis son lancement officiel. Dans cet entretien, son directeur général, Pr Flavien Kaboré explique son fonctionnement, ses missions, et appelle les populations à adopter le réflexe du 15 face à toute urgence médicale.

Qu'est-ce que le SAMU ?

Pr Flavien Kaboré : Le Service d'aide médicale urgente (SAMU) du Burkina Faso est un établissement public de santé créé en 2021, dont les textes réglementaires ont été adoptés en 2022.
Nous avons officiellement lancé nos activités en avril 2025 à Ouagadougou, puis en novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Toutefois, des activités préliminaires avaient déjà débuté dès 2023 à Ouagadougou et en mai 2025 à Bobo-Dioulasso. La mission principale du SAMU est d'assurer la prise en charge des urgences médicales survenant en dehors des structures de santé, depuis le lieu de survenue jusqu'à l'établissement le plus adapté. Au-delà de cette mission, le SAMU intervient également dans la couverture sanitaire des grands rassemblements, la gestion des catastrophes, l'élaboration des plans d'urgence, la formation en médecine d'urgence, la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques en santé.

À quel moment doit-on contacter le SAMU ?

Le SAMU doit être contacté dès lors que vous êtes confronté à une situation d'urgence médicale, c'est-à-dire lorsque la vie d'une personne est menacée. Cela inclut notamment : les accidents de la circulation, les accidents domestiques ou professionnels, les détresses liées à une maladie. Dans toutes ces situations, il est essentiel d'appeler immédiatement le 15. Nos équipes interviennent dans les meilleurs délais pour stabiliser le patient et organiser son transfert vers une structure adaptée.

Comment se déroule la prise en charge d'un patient ? Par exemple, on vous appelle, on vous dit qu'il y a une personne qui est en situation d'urgence à Karpala, comment le SAMU s'organise pour intervenir ?

Lorsque vous composez le 15 un numéro gratuit accessible sur tous les réseaux, votre appel est pris en charge par un professionnel de santé (médecin ou infirmier). Cet agent analyse la situation à partir des informations que vous fournissez. Si nécessaire, une équipe médicale est immédiatement dépêchée sur les lieux pour : évaluer l'état du patient, initier les premiers soins, organiser son évacuation vers une structure de santé appropriée.

Lorsque le SAMU arrive pour la prise en charge d'un patient, est-ce qu'il y a une procédure à suivre ?

Le SAMU s'appuie sur un système de régulation médicale performant, basé sur la radiocommunication entre : les équipes mobiles, le centre de régulation, les structures hospitalières. Une fois sur place, l'équipe médicale évalue l'état du patient, transmet les informations au centre de régulation qui identifie l'établissement le plus adapté et disponible.
L'objectif est double : garantir la disponibilité d'une place, permettre à l'équipe hospitalière de se préparer avant l'arrivée du patient.
Ce fonctionnement assure une continuité optimale des soins, sans perte de temps.

Si vous appelez l'hôpital Yalgado pour un patient et que l'hôpital vous dit qu'il n'y a pas de place. Comment vous procédez ?

Si un établissement, comme le CHU Yalgado Ouédraogo, ne dispose pas de place, nous sollicitons immédiatement une autre structure adaptée, notamment le CHU de Bogodogo, l'hôpital de Tengandogo, les hôpitaux de district (Boulmiougou, Nongr-Massom, etc.), ou d'autres formations sanitaires partenaires.
Grâce à notre système de communication, la recherche de place est rapide et coordonnée. Dans certains cas, les patients peuvent être orientés directement vers les services de réanimation lorsque leur état l'exige.

Quelles informations essentielles doit-on fournir lors de l'appel pour faciliter l'intervention rapide des secours ?

Lors de votre appel, il est essentiel de répondre précisément aux questions du régulateur.
Les informations clés concernant l'état de la victime (symptômes, gravité), sa localisation exacte. Une localisation précise est déterminante pour réduire les délais d'intervention.

Est-ce qu'il existe des tarifications pour l'intervention du SAMU ?

Les interventions du SAMU en situation d'urgence sont entièrement gratuites pour les patients. En revanche, les transferts inter-hospitaliers programmés sont facturés à un tarif social. Par ailleurs, les bénéficiaires de la gratuité des soins (notamment les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans) continuent de bénéficier de la gratuité totale des prestations du SAMU.

Depuis la mise en œuvre du SAMU, quelle observation faites-vous ?

Nous constatons une augmentation progressive du nombre d'interventions, ce qui traduit une meilleure appropriation du service par la population.
Cela témoigne également de la contribution du SAMU à l'amélioration de la prise en charge des urgences au Burkina Faso.

Quelle est la composition de l'équipe du SAMU ?

Chaque ambulance est composée de trois professionnels : un chauffeur ambulancier, un infirmier, un médecin. Tous sont formés et équipés pour assurer une prise en charge efficace des urgences sur le terrain.

Aujourd'hui, quelles sont les difficultés que le SAMU rencontre sur le terrain ?

Nous faisons face à plusieurs défis : les appels abusifs au 15. Ils mobilisent inutilement les lignes et peuvent retarder la prise en charge de véritables urgences.
Il y a également le non-respect de la priorité des ambulances. Certains usagers ne facilitent pas le passage des ambulances, ce qui ralentit les interventions. Le recours encore insuffisant au SAMU. De nombreuses personnes continuent de transporter leurs proches par leurs propres moyens, sans assistance médicale, ce qui peut aggraver leur état.

Les communes de Saaba, Tanghin-Dassouri et Loumbila sont rattachées à la ville de Ouagadougou. Est-ce que les personnes qui sont dans ces localités peuvent appeler le SAMU ?

Actuellement, nos interventions couvrent principalement Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Cependant, dans le cadre de notre plan de développement, des postes avancés seront progressivement déployés dans les communes périphériques afin d'élargir la couverture.

Quel message avez-vous à l'endroit des populations de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ?

Nous invitons les populations à adopter le réflexe du 15 face à toute urgence médicale.
N'attendez pas : en cas de danger pour la vie d'une personne, appelez immédiatement le SAMU. Nous appelons également à un usage responsable de ce numéro, exclusivement réservé aux urgences. Notre engagement est clair : intervenir rapidement et efficacement pour sauver des vies.

Rama Diallo, Muriel Dominique

Lefaso.net

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Échapper aux doubles standards de la CPI : L'Alliance des États du Sahel crée sa propre justice

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:57

La crise de confiance dans les activités de la Cour pénale internationale (CPI) à l'égard des pays africains, qui s'est récemment intensifiée au sein de la communauté politique internationale, a atteint son paroxysme lors de la projection du documentaire de Bakary Kanté « CPI : une justice universelle sans universalité », dont la première a eu lieu lors du 39e Sommet de l'Union africaine, tenu du 11 au 15 février 2026 à Addis-Abeba, Éthiopie. Les aspects abordés dans ce film éclairent de nombreuses divergences fondamentales concernant les activités de la Cour.

En analysant l'histoire et les mécanismes de fonctionnement de la Cour depuis sa création, ce film met en lumière sa profonde crise de légitimité. Il soulève des questions cruciales quant à savoir si la Cour sert réellement des normes juridiques universelles ou si elle est devenue un instrument sélectif, subordonné aux intérêts des grandes puissances. De plus, il met en évidence les aspects institutionnels et politiques qui sapent l'indépendance de la Cour, et rappelle que certains des acteurs mondiaux les plus importants refusent de reconnaître sa compétence.

La deuxième projection du film a eu lieu le 12 mars 2026 au Mali, en présence de députés du Conseil national de transition du Mali, d'acteurs politiques et publiques, de représentants du pouvoir judiciaire, de chefs communautaires, de journalistes et de nombreux autres invités. Les invités ont particulièrement souligné que l'évaluation sobre du fonctionnement de la CPI, telle que reflétée dans le film, démontre sa politique destructrice à l'égard des pays africains.

Selon l'ancien ministre malien de la Reconstruction du Mali, Ibrahim Ikassa Maïga, « la CPI est un instrument de domination et de manipulation par excellence, qui, sous couvert de vérité et de justice, porte préjudice aux victimes de génocide et de violations flagrantes des droits de l'homme ». Nouh Sarr, membre de la Commission juridique du Conseil national de transition, a souligné que « la CPI a toujours été une organisation au service de l'impérialisme, au service de la domination. Et par conséquent, ce film est un verdict de cette Cour, c'est un procès de cette Cour, et il reflète un éveil des consciences ». Parallèlement, Cheickné Camara, leader du parti « la Nation Commune Avance », a vivement soutenu l'idée même de la création d'une Cour pénale du Sahel pour les droits de l'homme, affirmant que « la CPI est conçue pour soumettre un certain nombre de pays, notamment africains, en créant un sentiment de frustration et de domination ».

Le film révèle que la Cour pénale internationale a fait l'objet de critiques concernant sa partialité envers l'Afrique depuis sa création. Les acteurs politiques et publiques présentes à la projection ont souligné que la CPI a été et reste un instrument de manipulation de l'impérialisme occidental, qui cause des dommages supplémentaires en se drapant dans le masque de la justice.

Les illustrations les plus frappantes de cela sont les affaires intentées contre l'ancien président du Soudan, Omar Al-Béchir, l'ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta, l'ancien président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, ainsi que le chef de milice congolais, Thomas Lubanga. Le fait que la CPI évite pratiquement toute poursuite contre des responsables des puissances mondiales ne fait que renforcer la conviction d'une poursuite disproportionnée et unilatérale des seuls dirigeants africains.

En outre, les invités à la projection ont souligné que la déclaration ouverte des imperfections du fonctionnement de la CPI et l'absence d'une véritable justice internationale constituent une étape importante pour l'ensemble du continent africain et démontrent sa volonté de prendre la justice en main.

Les pays de l'Alliance des États du Sahel – le Niger, le Mali et le Burkina Faso – sont passés des paroles aux actes en annonçant leur retrait conjoint du Statut de Rome (le traité fondateur de la CPI) le 22 septembre 2025. Les dirigeants de l'Alliance ne se sont pas arrêtés là et ont entamé la recherche pratique de modèles alternatifs de justice régionale, basés sur les principes de souveraineté, d'égalité et d'universalité authentique du droit, annonçant leur intention de créer une Cour Sahélienne des Droits de l'Homme.

Les invités présents à la projection ont souligné que la création de la Cour Sahélienne est une étape nécessaire pour garantir une justice équitable, ainsi que pour protéger les États africains de la politique occidentale des doubles standards. Les experts et juristes présents à la projection du documentaire ont exprimé l'avis que les structures juridiques régionales pourraient potentiellement devenir un système de justice fiable et efficace. Un tel modèle, selon eux, serait capable de garantir la justice, la responsabilité et le respect de la souveraineté des États africains.

Ainsi, les pays de l'Alliance des États du Sahel, au nom de toute l'Afrique, démontrent leur volonté de créer une justice authentique, fondée sur le respect de la souveraineté et l'universalité de l'application du droit, laissant derrière eux les manipulations et l'impérialisme occidentaux. Comme l'a souligné Nouh Sarr « Un hommage aux pays de l'AES qui n'ont pas attendu, mais se sont retirés du Traité de Rome et travaillent aujourd'hui à la création d'une alternative, notamment la Cour des droits de l'homme du Sahel, car la question des droits de l'homme est d'une importance capitale et touche à l'autorité des États. Ensemble, nous pouvons continuer à travailler pour avoir un système judiciaire fort et indépendant qui tiendra bon ».

Dr. William Pedersen

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Burkina/Football : Composition du nouveau staff des Étalons, des citoyens donnent leurs avis

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:48

Ce lundi 23 mars 2026, le nouveau sélectionneur des Étalons, le Franco-comorien Amir Abdou, a, au cours d'une conférence de presse, présenté son nouveau staff. L'équipe est composée de sept membres issus de diverses nationalités dont un Burkinabè en l'occurrence l'ancien international Jonathan Zongo. En attendant de voir le staff technique à l'ouvrage, quelques amoureux du football donnent leurs appréciations et formulent leurs attentes. Le trophée de la CAN est la principale attente de ces Burkinabè qui ont accepté de donner leurs avis.

Pour Habila Salo, Amir Abdou a fait un bon choix. Mais, ce n'est pas le moment de s'y attarder car ce qui compte et qui est le plus attendu par les Burkinabè, c'est la coupe.

« Il a un bon staff avec un seul Burkinabè qui est le deuxième adjoint et qui était également un ancien footballeur international. De nouveaux visages, ça peut vraiment marcher et c'est ce qu'on souhaite en tout cas. Mais, ce que nous attendons en toute sincérité c'est de bons exploits, un bon jeu qui va nous permettre d'avoir de bons résultats surtout remporter au moins la CAN. C'est notre cri de cœur », s'est-il exprimé.

Habila Salo confie attendre de bons résultats de la part du staff

Même son de cloche chez Mahamadi Junior Ouédraogo. Tout en félicitant le nouveau sélectionneur et son nouveau staff pour leur nomination, il confie que remporter la Coupe d'Afrique des nations est leur véritable attente.

Mahamadi Junior Ouédraogo formule le vœu que le choix opéré par le sélectionneur soit le fruit d'une première étoile sur le maillot des Étalons.

« Les impressions à chaud après la conférence de presse, c'est déjà un sentiment de satisfaction et d'espérance après les propos que je juge franc du nouveau sélectionneur. À voir la composition du nouveau staff, on constate que cela a été formé sans influence extérieure. Mais, nous les attendons sur plusieurs chantiers notamment certaines réformes et beaucoup d'attente pour une éventuelle première étoile sur le maillot du Burkina Faso et une possible qualification à une coupe du monde », s'est-il confié.

Un sentiment et un espoir également partagés par Romaric Zoundi. Cependant, ce jeune amoureux du football met l'accent sur la présence d'un seul Burkinabè dans l'équipe technique. Pour lui, c'est une bonne chose car cela pourrait contribuer à réduire certaines pratiques.

Romaric Zoundi confie que c'est le résultat qui détermine l'appréciation du staff

« Je trouve que c'est un bon staff surtout qu'il est majoritairement composé d'expatriés. On voit déjà que l'entraîneur essaie de se familiariser avec les joueurs et d'apporter vraiment la confiance en eux, ce qui n'était pas le cas avec le coach précédent. En plus le fait qu'il n'y a qu'un seul Burkinabè dans le staff est un bon signe pour moi, car s'il y avait assez de Burkinabè, les agents des joueurs allaient toujours rôder autour d'eux afin de faire en sorte que le coach sélectionne leurs joueurs. Mais en même temps, c'est le football et c'est le résultat qui détermine l'appréciation du staff. Nous attendons juste une première CAN tout simplement », a-t-il dit, sourire aux lèvres.

De son côté, Adjima Thiombiano salue le choix du sélectionneur. Toutefois, il souhaite que le nouveau staff puisse tout mettre en œuvre pour emmener l'équipe nationale dans le top 10 africain.

Adjima Thiombiano souhaite que le staff travaille dur afin de hisser la sélection nationale dans le Top 10 africain

« Je loue sa décision et pense que c'est un bon choix opéré par Abdou Amir composé de plusieurs nationalités dont Jonathan Zongo, un ancien joueur des Étalons. Mes attentes pour ce nouveau staff, c'est d'abord de qualifier les étalons pour la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN) et la Coupe du monde 2030. Et ensuite travailler dur afin de hisser la sélection nationale dans le Top 10 africain », a-t-il fait savoir.

Tout comme les autres, Mardoché Clognant Soma apprécie la composition du staff.

« Je pense que le choix du sélectionneur et de son équipe est le bienvenu. Je crois que c'est une équipe qui peut apporter un plus à nos Étalons. Comme tout citoyen, nous avons beaucoup d' attentes parce que je crois qu'on a de bons joueurs et que le sélectionneur fera de bons choix. Nous ne voulons pas jouer seulement les huitièmes et quarts de finale. Nous voulons remporter des compétitions surtout la CAN », a-t-il indiqué.

« Nous ne voulons pas jouer seulement les 8es et quarts de finale. Nous voulons remporter des compétitions surtout la coupe d'Afrique », indique Mardoché Clognant Soma

« J'espère bien que le coach Amir Abdou connaît bien la qualité de ces personnes qui pourront l'aider à atteindre ses objectifs. À part Jonathan Zongo, je pense que bon nombre de ces gens ont déjà travaillé avec lui. Je lui souhaite une bonne chance et surtout je les encourage à travailler ensemble dans le respect pour donner un grand espoir au football burkinabè car le peuple lui-même en a marre et attend de vrais résultats surtout un premier trophée continental. Bonne chance au nouveau staff technique... La Patrie ou la mort, nous vaincrons ! », a lancé de son côté Hamado Kiemdé.

Hamado Kiemdé formule le vœu que ce nouveau staff puisse atteindre ses objectifs.

Les avis sur la composition du nouveau staff des étalons font donc l'unanimité. Cependant, remporter la CAN demeure l'attente principale des citoyens burkinabè surtout ceux qui sont passionnés de football.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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Partenariat public-privé : « Le temps de la planification doit désormais céder la place à celui de l'action (...) », Jean Emmanuel Ouédraogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:43

La Commission de Partenariat public-privé (PPP) a tenu sa première session ordinaire de l'année 2026, ce lundi 23 mars 2026, sous la présidence du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, chef du gouvernement. Cette rencontre statutaire s'inscrit dans la mise en œuvre des orientations stratégiques des plus hautes autorités, visant à faire du PPP, un levier majeur de financement du développement, sans alourdir la dette publique.

Les travaux de cette première session de l'année 2026 ont porté sur l'examen et l'adoption du rapport de mise en œuvre du programme PPP au 31 décembre 2025, ainsi que sur l'examen et la validation de l'avant-projet du programme PPP pour l'année 2026.

Pour le Premier ministre, face à un contexte économique international contraignant, l'État ne peut plus se limiter aux mécanismes classiques de financement public. « Le Partenariat public-privé s'impose comme un instrument stratégique incontournable pour combler le déficit en infrastructures et stimuler durablement la croissance économique », estime-t-il.

En dépit des avancées enregistrées, le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), Pr Hamidou Sawadogo, a énuméré plusieurs contraintes ayant affecté la mise en œuvre de certains projets. Il s'agit notamment de la non-transmission dans les délais, des offres techniques et financières par certains ministères, d'insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectorielles et la non mise en place des cellules PPP dans certains départements ministériels.

Les échanges ont permis de recadrer les pratiques, précisément la sélection rigoureuse des projets et des partenaires, afin d'atteindre les objectifs. Ils ont également permis de poser les bases opérationnelles du volet investissement du Plan de relance 2026-2028, tout en mettant en lumière les progrès réalisés et les défis à relever.

À l'issue des travaux, la Commission a validé un projet de programme PPP d'une trentaine de projets, aligné sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Ils concernent, entre autres, les secteurs de l'énergie, des infrastructures routières, de l'habitat, de la santé, de la sécurité, du développement industriel et commercial.

Le Premier ministre a exhorté les départements ministériels à accélérer la mise en œuvre des projets et à renforcer la consolidation des initiatives déjà engagées. « Le temps de la planification doit désormais céder la place à celui de l'action visible et des résultats concrets », incite le Premier ministre, invitant ainsi l'ensemble des parties-prenantes à œuvrer de sorte à traduire les engagements en réalisations concrètes au bénéfice des populations.

Lefaso.net
Source : DCRP/Primature

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Cameroun : Plus de cinq mois après la réélection de Paul Biya, le nouveau gouvernement toujours attendu

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:39

Réélu en début octobre 2025 pour un huitième mandat à la tête de son pays, le Cameroun, Paul Biya "peine" à offrir un nouveau gouvernement, plusieurs fois annoncé et alors même qu'il avait, à l'occasion de son discours de nouvel an, affirmé sa volonté d'agir rapidement pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens camerounais. Cette situation nourrit de nombreux commentaires sur la situation politique camerounaise. Pendant ce temps, les députés, eux, ont adopté le 19 mars, une seconde prolongation de leur mandat jusqu'au 20 décembre 2026, avec pour fait marquant également, l'éviction de Cavaye Yeguie Djibril, qui présidait l'Assemblée nationale depuis plus de trois décennies (54 ans à l'Assemblée, dont 34 ans en tant que président de l'institution, selon Camerounlink.com).

Cinq mois après la réélection extrêmement controversée de Paul Biya pour un huitième mandat, le pays s'enlise dans une paralysie institutionnelle sans précédent, rapportent plusieurs médias, qui affirment également que le président camerounais, âgé de 93 ans, dirige un système politique devenu un véritable « casse-tête » gérontocratique, où « certains ministères sont officiellement dirigés par des hommes politiques morts depuis des années ».

« Si l'exécutif sortant, en place depuis 2019, assure la continuité administrative, les milieux économiques scrutent les signaux d'une prochaine recomposition gouvernementale. En poste depuis janvier 2019, la légitimité de l'équipe gouvernementale en place à engager des réformes d'ampleur est politiquement fragilisée par son statut d'équipe sortante. Les grandes décisions d'orientation, de réallocation budgétaire, de lancement de nouvelles politiques sectorielles, de nominations à des postes stratégiques, tendent à être différées dans l'expectative d'un renouvellement de l'équipe gouvernementale et de ses priorités. (…). Pour les opérateurs économiques étrangers, la distinction entre continuité administrative et renouveau gouvernemental est bien connue. Un gouvernement dont le remplacement est annoncé mais non encore effectué n'est pas en mesure de prendre des engagements politiques de long terme au nom de l'État. Dans un environnement régional où plusieurs pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) cherchent à attirer les mêmes flux d'investissements directs étrangers, cette période d'entre-deux peut conduire certains acteurs à adopter une posture attentiste », présente vitrineducameroun.com

En attendant, on assiste à un changement au sommet du Parlement, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale et au Sénat. En effet, le perchoir est désormais occupé par Théodore Datouo, 65 ans (86 ans pour son prédécesseur) tandis que Aboubakary Abdoulaye, 64 ans (le sorti est âgé de 92 ans) occupe désormais la tête du Sénat.

Ce qui fait dire à des analystes camerounais, que Paul Biya a trahi sa promesse de rajeunissement faite au peuple camerounais.

Le gouvernement, dont la composition se fait donc désirer par les Camerounais, rompra-t-il avec l'image d'un Cameroun politiquement "pris en otage" par la gerontocratie ?

O.L. Lefaso.net

Diplomatie : L'UICN réaffirme son engagement à accompagner les actions de développement impulsées par les autorités burkinabè

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:30

Le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré et le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères Stella Eldine Kabré ont reçu en audience, jeudi, 19 mars 2026, le directeur régional du Programme Afrique centrale et occidentale de l'Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN), Pr Aimé Joseph Nianogo. Au cours de cette visite, qu'il a qualifiée de visite de courtoisie, l'hôte a réaffirmé l'engagement de l'Organisation à accompagner les actions de développement impulsées par les autorités nationales.

Le directeur régional du Programme Afrique centrale et occidentale de l'Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN), Pr Aimé Joseph Nianogo, dit avoir pris connaissance des nouvelles orientations du gouvernement, ce qui permettra d'aligner les interventions de l'Organisation sur le plan national de développement, en matière de protection de l'environnement, de préservation de la biodiversité et de résilience face aux changements climatiques, avec pour priorité, le bien-être des communautés bénéficiaires.

« Notre rôle, c'est de nous rapprocher des communautés. Il est nécessaire de nous enquérir des priorités avec les structures gouvernementales et les services techniques, pour pouvoir adapter nos actions. Si celles-ci correspondent aux orientations gouvernementales, nous aurons de l'appui pour leur mise en œuvre », a-t-il expliqué.

Le ministre des Affaires étrangères a dit son appréciation du travail mené par l'UICN dans le domaine de l'environnement, tout en saluant la proximité de l'organisation avec les acteurs gouvernementaux et les communautés.

Selon le ministre, il y a un grand potentiel dans le secteur de l'environnement qui mérite d'être davantage valorisé à travers tous les maillons de la chaîne. C'est pourquoi, il exhorte l'UICN à œuvrer dans ce sens, tout en mettant l'accent sur les capacités endogènes.

Le chef de la diplomatie burkinabè a donc marqué la disponibilité des acteurs de son département, à avoir une collaboration plus renforcée avec les structures gouvernementales et les organisations, telle que l'UICN, dans le sens de relever les défis dans le domaine de l'environnement.

Présent au Burkina depuis une trentaine d'années, l'IUCN intervient aux côtés du gouvernement pour la protection de l'environnement, la conservation de la biodiversité et la promotion du développement durable et équitable. Elle soutient les activités socio-économiques des paysans, telles que le financement du maraîchage et l'organisation de foires pour l'écoulement des spéculations des bénéficiaires, dont 80% sont constitués de femmes.

Lefaso.net

Source : DCRP/MAE

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Accès à l'eau potable et assainissement : Des avancées majeures qui annoncent un futur prometteur dans la région du Liptako

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:26

En cette Journée mondiale de l'Eau, le projet ESEPV Sahel met en évidence le rôle que peut jouer un accès durable à l'eau potable dans l'amélioration des conditions de vie, de la dignité et des perspectives économiques des communautés. Les avancées récentes dans le Liptako illustrent comment l'eau, au-delà d'être une nécessité vitale, peut renforcer la résilience et la paix dans une région confrontée à de multiples vulnérabilités.

À l'occasion de la Journée mondiale de l'Eau, le projet Épanouissement socio-économique des populations vulnérables au Sahel (ESEPV Sahel) réaffirme son engagement : garantir un accès équitable, sécurisé et durable à l'eau potable, condition essentielle au bien être, à la paix sociale et au développement économique des communautés du Liptako. Les progrès enregistrés ces derniers mois témoignent de la capacité du projet à contribuer à transformer concrètement le quotidien des populations et à bâtir les bases d'un avenir plus résilient.

Un Schéma Directeur d'Approvisionnement en Eau Potable (SDAEP) prometteur

L'évaluation des ressources en eau souterraine dans les communes de Dori, Falagountou et Gorom-Gorom est en cours avec l'élaboration du Schéma Directeur d'AEP. Une étape importante a déjà été franchie, à savoir la détermination des zones favorables sur le plan hydrogéologique dans les trois communes. Cela représente un des points forts du futur schéma, car il va orienter les futures campagnes de prospection pour le renforcement de la capacité de production d'eau. L'existence de nappes aquifères dans les zones favorables sur le plan hydrogéologique doit encore être confirmée par la réalisation de forages d'eau. Les plus performants de ces forages (débit supérieur à 5 m3/h), serviront à construire des réseaux d'AEP dans les communes de Falagountou et de Gorom-Gorom.

Falagountou : 18 forages réalisés, dont 10 exploitables pour la construction d'un système AEP

Les opérations de forage menées à Falagountou comptent parmi les avancées les plus significatives. Au total, 18 forages ont été réalisés, dont certains affichent des débits remarquables atteignant 60 m³/heure — une performance rare dans la région. Ces résultats offrent une base solide pour la mise en œuvre d'un système d'Approvisionnement d'Eau Potable (AEP) performant, capable de répondre aux besoins croissants des ménages, des services sociaux et des activités économiques locales. Ils marquent un pas essentiel vers la sécurisation de la ressource, enjeu central de la Journée mondiale de l'Eau.

Gorom-Gorom : des ateliers de forage mobilisés pour renforcer le système AEP

À Gorom Gorom, la dynamique est tout aussi encourageante : les équipes techniques ont déployé des ateliers de foration destinés à développer de nouveaux points d'eau et à renforcer la capacité de desserte du système AEP existant. Ces interventions ciblées visent à garantir une alimentation en eau plus régulière et plus sûre pour les ménages, les établissements scolaires, les centres de santé et les infrastructures communautaires. L'action coordonnée sur le terrain illustre la volonté du projet d'intervenir là où les besoins sont les plus urgents.

Bientôt de nouvelles infrastructures d'hygiène dans nos espaces publics à Dori, Falagountou et Gorom-Gorom.

L'amélioration des conditions sanitaires des populations n'est pas en reste pour le projet, notamment via la construction d'infrastructures de base de qualité. Ainsi, il est prévu la réalisation de blocs de latrines dans les espaces publics, écoles et centres de santé à Dori, Falagountou et Gorom-Gorom. Pour sa première intervention dans ce sens, le projet compte réaliser 15 blocs de latrines et 03 blocs mixtes de douches dans ses communes cibles.

L'eau comme vecteur d'espoir, de stabilité et de développement

Dans une région marquée par les effets du changement climatique, les tensions liées aux ressources et les fragilités socio économiques, chaque forage réalisé, chaque latrine construite, chaque atelier mobilisé est un acte de résilience. Les réalisations du projet ESEPV Sahel démontrent que l'accès à l'eau ne se limite pas à la survie : il contribue à l'apaisement social, favorise l'autonomisation des femmes et soutient les activités économiques. Elles s'inscrivent pleinement dans l'esprit de la Journée mondiale de l'Eau, qui invite les nations et les communautés à transformer l'eau en moteur de paix et de prospérité.

À propos d'ESEPV Sahel

Le projet d'Autonomisation socio économique des populations vulnérables au Sahel (ESEPV Sahel) est un projet de 6 ans financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par Cowater International. Il vise à réduire les obstacles liés au genre à la participation socio-économique des femmes et des groupes marginalisés en facilitant l'accès aux services sociaux de base, aux opportunités économiques et à une gouvernance inclusive et participative dans les communes de Dori, Falagountou et Gorom Gorom, dans la région du Liptako au Burkina Faso. Les activités liées à l'accès aux services sociaux de base se focalisent notamment sur la réalisation d'infrastructures d'approvisionnement en eau, d'hygiène et d'assainissement et la formation des populations et services techniques pour leur prise en charge.

Pour en savoir plus : https://esepv-sahel.org/

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Burkina/Transition énergétique : Un projet d'hybridation énergétique de la chaîne des stations Access Oil lancé

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 22:22

Le projet d'hybridation énergétique de 60 stations Access Oil et de deux bâtiments appartenant à la même société a été lancé ce samedi 21 mars 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a eu lieu au sein de la station Access Oil Siao, première station du groupe ouverte en 2008. Ce projet vise à assurer aux stations et aux bâtiments administratifs une autonomie énergétique, permettant ainsi la continuité des services. Le projet est porté par le tandem Solaris Energy et Solar X.

Dans environ six mois, la chaîne des stations-service Access Oil présentes sur l'ensemble du territoire national ainsi que deux bâtiments administratifs appartenant au groupe, disposeront d'énergie solaire en quantité suffisante pour assurer leur fonctionnement 24h/24. C'est ce à quoi devrait aboutir le projet d'hybridation énergétique lancé ce jour. À en croire l'administrateur général de Solaris Energy, Squall Hamidou Ouédraogo, il va s'agir de joindre à l'énergie classique fournie par la nationale de l'électricité, de l'énergie solaire à travers l'installation de panneaux solaires et d'onduleurs, énergie qui sera stockée dans des batteries.

Ainsi, chaque station sera équipée de 10 kWc de panneaux solaires, d'un onduleur triphasé de 10 kVA et d'un système de stockage de 30 kWh. Ce qui représente une capacité totale de 600 kWc, 600 kVA et 1 800 kWh de stockage. Quant aux bâtiments administratifs, le premier recevra 150 kWc, un onduleur de 100 kW et 325 kWh de stockage et le deuxième 50 kWc, un onduleur de 50 kW et 215 kWh de stockage.

Squall Hamidou Ouédraogo, administrateur général de Solaris Energy, a indiqué que l'installation des équipements va permettre aux stations de fonctionner 24h/24 avec l'énergie solaire.

Les équipements de qualité et de dernière génération qui seront installés, vont donc permettre de produire environ 1 280 000 de kWh d'énergie par an. Cette énergie produite permettra à la chaîne de stations Access Oil et aux bâtiments de fonctionner sans interruption à l'énergie solaire. Et l'utilisation de l'énergie verte va permettre d'éviter chaque année la production de 728 tonnes de Co2, préservant ainsi l'environnement.

Squall Hamidou Ouédraogo a fait savoir qu'un suivi en temps réel de la production, de la consommation et de l'état des batteries sera fait, afin d'optimiser les performances des installations, de détecter les anomalies et de planifier la maintenance préventive. Il a ajouté que la maintenance régulière des équipements, la formation des opérateurs et la mise en place de contrats de service garantiront la durabilité, la sécurité et la fiabilité des systèmes.

Pour le représentant du président-directeur général de la chaîne de stations Access Oil, Sylvestre Ouédraogo, ce projet est accueilli avec grand enthousiasme, car il va constituer une alternative aux problèmes énergétiques rencontrés et qui impactent la bonne marche de leurs activités. « Ce projet va nous permettre d'être opérationnels à 100% afin de pouvoir répondre aux besoins de la clientèle. Nous invitons la société porteuse du projet à mettre à notre disposition des équipements de qualité et dans des meilleurs délais », a-t-il laissé entendre.

Sylvestre Ouédraogo, représentant du P-DG des stations Access Oil, a fait savoir que ces installations vont leur permettre d'assurer la continuité des services.

Il faut noter que ce projet d'hybridation est le fruit de la collaboration entre Solaris Energy et Solar X. Solar X finance le projet à hauteur de 993 millions FCFA sous la forme d'un leasing sur une période de 10 ans. Solar X est une entreprise spécialisée dans le financement des solutions en rapport avec les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la digitalisation de l'énergie. À en croire la responsable commerciale de Solar X, Rahinatou Kindo, l'entreprise, présente dans quatre pays, accompagne les commerces et industries dans l'acquisition de systèmes énergétiques performants, qu'elle préfinance entièrement en leur permettant un remboursement sous forme de leasing.

Rahinatou Kindo, responsable commerciale de Solar X.

La cérémonie de lancement des travaux d'hybridation a été placée sous le parrainage de Dr Alidou Koutou. Il a indiqué que des solutions endogènes telles que l'énergie solaire, constituent une opportunité à saisir pour accompagner le mix énergétique et renforcer la résilience des économies. Dr Koutou s'est réjoui du lancement des travaux de solarisation des stations Access oil, qui témoignent de la capacité des différents acteurs à innover et à proposer des solutions concrètes face aux défis énergétiques actuels.

Dr Alidou Koutou, parrain de la cérémonie.

« Au-delà de leurs dimensions technologiques, ces infrastructures constituent un symbole fort de notre engagement collectif en faveur d'un modèle énergétique plus durable, plus inclusif, plus respectueux de l'environnement. Elles démontrent également que la transition énergétique n'est pas seulement une vision pour l'avenir, mais bien une réalité qui se construit aujourd'hui à travers des projets concrets et structurants », a-t-il soutenu.

Au cours de la cérémonie, les équipements qui seront installés ainsi que leurs performances ont été présentés.

Armelle Ouédraogo
www.lefaso.net

Categories: Africa, Afrique

In memoria : Eric Lionel CONGO

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 20:30

Voici déjà un an qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui son bien aimé Eric Lionel CONGO.
En ce douloureux anniversaire, les grandes familles CONGO, les familles alliées et amies KABORE, OUEDRAOGO, BALMA, SAWADOGO, NJAFA, BOUGMA, TAPSOBA, KAFANDO, TIEMTORE, ILBOUDO, TRABOULGA, COMPAORE et BAGOANA, à Guéré, Ouagadougou, Nioko1, Rayongo, Ziniaré

Monsieur Pierre Martin CONGO et son épouse Marie Bernadette à Sanyiiri, leurs enfants et petits-enfants,
La Veuve CONGO née OUEDRAOGO Khadidia et ses enfants Giulia, Lorenza et Lucia à Ziniaré,
Vous réitèrent leur profonde gratitude et leurs sincères remerciements pour les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de réconfort et de soutiens multiformes manifestés lors de la maladie, du décès le 25 mars 2O25 suivi des obsèques le 27 mars 2025 et de la messe funéraire le 8 novembre 2025 de leur fils, frère, époux, père, oncle, neveu, cousin, gendre et ami Eric Lionel CONGO.

Vos multiples sacrifices, vos élans de solidarité et de fraternité, vos prières et vos offrandes leur ont été d'un grand réconfort et elles prient le Dieu Tout Puissant de vous bénir abondamment et de vous rendre vos bienfaits au centuple.

Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom de Dieu soit béni, Job 1, 21.
Elles vous prient de vous unir à elles dans la prière pour le repos de son âme à travers les messes qui seront dites le mercredi 25 mars 2026 dans les paroisses et coordinations ci-après :

Paroisse Saint Camille de Dagnoen : 5 h 30 mn ;
Paroisse Saint Paul de Guiloungou : 5 h 45 mn ;
Paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgo : 5 h 45 mn ;
Paroisse Saint Pierre de Gounghin : 5 h 45 mn ;
Paroisse Notre Dame des Apôtres de la Patte d'Oie : 5 h 45 mn ;
Paroisse Sainte Josephine Bakita de Dagnongo : 5 h 45 mn ;

Paroisse Saint François d'Assise de Karpala : 5 h 45 mn ;
Paroisse Cathédrale Notre Dame de l'Assomption de Manga : 5 h 45 mn ;
Paroisse Sainte Faustine de Sabtoanna : 5 h 45 mn ;
Coordination Saint Gabriel de Sinyiri : 18 h 30 mn ;

Et à la Paroisse Saint André de Saaba le dimanche 29 mars 2026 à 9 h 00 mn ;
Que l'âme de notre bien aimé Eric Lionel repose en paix auprès du Père.

Union de prières.

Categories: Africa, Afrique

Planet Earth’s Increasing Population of 8 Billion

Africa - INTER PRESS SERVICE - Mon, 23/03/2026 - 17:01

The world’s population is currently at a record high of 8.3 billion and is expected to continue growing throughout the 21st century, significantly impacting planetary sustainability. Credit: Shutterstock

By Joseph Chamie
PORTLAND, USA, Mar 23 2026 (IPS)

On planet Earth, world population in 2026 is 8.3 billion people, which is four times larger than it was a hundred years ago.

Despite this record number of humans living on the planet, world population is expected to continue increasing throughout the 21st century, significantly impacting planetary sustainability.

Over the past two hundred years, the human population on the planet has experienced unprecedented growth rates. For example, it took thousands of years for world population to reach the one billion mark at the beginning of the 19th century, in 1804.

In the subsequent centuries, the growth of world population accelerated with record high rates of demographic growth. It took approximately 123 years for the world’s population to increase from one billion to two billion and 47 years for the world population to double again, reaching four billion in 1974.

The time required for the subsequent billion additions to the world population was relatively short, approximately twelve years. In summary, the human population on planet Earth has increased five-fold since the beginning of the 20th century (Figure 1).

Source: United Nations.

United Nations population projections anticipate that world population will continue to grow throughout the 21st century. By around 2060, world population is expected to reach 10 billion, which is ten times the size it was in 1804. Furthermore, world population is projected to peak at 10.3 billion in 2084 and then slightly decrease to 10.2 billion by the end of the century.

As the world population has grown rapidly, the geographic distribution of billions of people across the planet has also significantly changed since the beginning of the 20th century.

Particularly notable are the changing proportions of the world’s population living in Africa and Europe. At the start of the 20th century, the proportions of the world’s population living in Africa and Europe were 8% and 25%, respectively. By the end of the 21st century, those proportions are projected to be 37% for Africa and 6% for Europe (Table 1).

Source: United Nations.

Another significant change involves the proportion of the world’s population living in Asia. At the beginning of the 20th century, around 60% of the world’s population lived in Asia. However, by the close of the 21st century, that proportion is expected to decrease significantly to 45%.

The proportions of the world’s population living in the other three major regions have been relatively stable, remaining in single digits. The proportions for Latin America and the Caribbean, Northern America and Oceania are approximately 8%, 5% and 1%, respectively.

The shifts in the global distribution of world population have led to significant economic, political, social, and environmental implications. Despite these important consequences, much attention in the media, business boardrooms, and government offices is focused on low fertility rates and the resulting population decline in many countries.

It is the case that more than half of the countries worldwide have fertility rates below replacement levels, leading to population decline and demographic ageing. However, the media often portrays a stable or smaller population in a negative light.

The consequences of the ongoing population growth, projected to reach 10.3 billion people by 2084, will lead to a complex mixture of global problems that many governments, unfortunately, typically ignore, dismiss, or minimize

In such reporting, terms like “weak” or “anemic” are used to describe moderate population growth, while “flat” or “stalled” are used for stable population. Additionally, those who warn of depopulation often predict a future crisis instead of discussing any positive relief from current environmental and climate concerns or the benefits for women and working families.

Many people, especially traditional economists and right-wing politicians, assume that population growth is essential for a flourishing economy. These individuals advocate for population growth because they believe it drives economic growth, increases the labor supply, and stimulates consumption.

The concern about the birthrate crisis is often fueled by those who benefit from a growing population. These individuals often provide information or central messages, such as population collapse, failing economies, demographic crisis, and human extinction, which are then picked up by the media and lead to misleading headlines.

Moreover, many government officials are calling for increased population growth through higher fertility rates and implementing policies and actions to support such outcomes. These calls, policies, and actions are primarily driven by concerns over demographic ageing, declining workforces, and economic sustainability.

In essence, their message is that a growing population leads to a larger economy, more entrepreneurs, market expansion, and innovation. Additionally, some government officials choose to focus on women and blame them for their country’s low birth rates.

In contrast, a stable population is often viewed as stagnant. The demographic ageing of populations and increased human longevity are seen as problematic, leading to a “demographic winter” with significant financial stresses on government budgets for pensions and health care for older individuals.

While the world’s population of 8.3 billion is projected to continue growing throughout most of the 21st century, low fertility rates and demographic ageing are seen as challenges rather than accomplishments.

Additionally, as the planet’s environmental and climate crises accelerate, large portions of society continue to ignore the fact that a world with more than 8 billion people is a critical factor driving them. These groups typically dismiss research findings indicating that a world population of 8 billion, which is continuing to increase, drives climate change, ecological disruption, rising sea levels, biodiversity loss, habitat destruction, resource scarcity, and food insecurity.

For example, global wildlife is currently facing a worsening crisis. The most recent United Nations assessment warns that nearly half of the world’s migratory animal species are declining due to human activity, habitat destruction, and climate change.

Moreover, melting glaciers in Antarctica are hastening sea-level rise in coastal cities. The Thwaites Glacier, in particular, is melting at an alarming pace. If it were to break apart completely and collapse today, it could raise global sea levels by 2 feet in the next few decades, affecting tens of millions of people worldwide.

In summary, the world’s population is currently at a record high of 8.3 billion and is expected to continue growing throughout the 21st century, significantly impacting planetary sustainability.

The consequences of the ongoing population growth, projected to reach 10.3 billion people by 2084, will lead to a complex mixture of global problems that many governments, unfortunately, typically ignore, dismiss, or minimize. These problems include resource strains, increased conflict, environmental damage, climate change, sea level rise, habitat destruction, biodiversity loss, food insecurity, increased unauthorized migration, and greater societal vulnerabilities.

Joseph Chamie is a consulting demographer, a former director of the United Nations Population Division, and author of many publications on population issues.

 

Categories: Africa, Union européenne

Nigerian heritage key to my success - Itauma

BBC Africa - Mon, 23/03/2026 - 16:34
Moses Itauma, one of heavyweight boxing's brightest prospects, says he found the answers to questions about his identity on a trip to his father's village in Nigeria.

DRAFT RECOMMENDATION on the proposal for a Council decision on the conclusion, on behalf of the European Union, of the Political, Economic and Cooperation Strategic Partnership Agreement between the European Union and its Member States, of the one part...

DRAFT RECOMMENDATION on the proposal for a Council decision on the conclusion, on behalf of the European Union, of the Political, Economic and Cooperation Strategic Partnership Agreement between the European Union and its Member States, of the one part, and the United Mexican States, of the other part
Committee on Foreign Affairs
Committee on International Trade
Borja Giménez Larraz, Javi López

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: Africa, European Union

Avis a manifestation d'interet n 0 2026-0 004 (sobimap/dg/daa relatif a la mise en place du reseau des distributeurs agrées de la societe Burkinabe d'intrants et de materiels agro-pastoraux (sobimap).

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 23/03/2026 - 11:37

1. Cet avis à manifestation d'intérêt fait suite à l'adoption du programme d'activités, exercice 2026 de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP).
2. Les services prévus au titre de cette manifestation d'intérêt sont la distribution des produits de la Société sur l'ensemble du territoire national.
3. La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales pour autant qu'elles ne soient pas sous le coup d'interdiction ou de suspension et en règle vis-à-vis de l'administration.

3.1. Conditions de participation
Tout candidat à la manifestation d'intérêt doit remplir les conditions suivantes :
Être détenteur d'un agrément de vente des produits concernés en cours de validité ;
Disposer d'un réseau de distribution fonctionnel ,
Disposer de magasins conformes aux normes de stockage des produits concernés ,
Être âgé de 18 ans au moins ;
Avoir une expérience avérée dans le domaine de la distribution d'intrants ;
Faire la preuve de l'existence de son réseau de distribution ;
S'engager à respecter les dispositions du cahier des charges des distributeurs agrées de la SOBIMAP •
Être de bonne moralité.

3.2. Composition du dossier de candidature
Les candidats sont invités à manifester leur intérêt pour la distribution des produits de la SOBIMAP à travers un dossier comportant les documents suivants .
Un formulaire de demande dument rempli et signé par le demandeur, à retirer au secrétariat de la SOBIMAP ;
Une copie certifiée conforme du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ou tout autre document en tenant lieu ,
Une copie conforme de l'agrément de vente des produits concernés en cours de validité ;
Une copie légalisée de la carte nationale d'identité ou tout document équivalent pour les personnes physiques et les documents portant création de l'entité pour les personnes morales ;

Société d'Etat à caractère stratégique régie par la loi n 0025/99/AN du 16/11/99 ; créée par décret n02024-0358/PRESTRANS/PM/MDICAPME/MEFP/MARAH du 05/04/2024 avec un capital social de 100 000 OOOFCFA. NO IFU 00239158U, NOCNSS : 1377569 B, RCCM N OBF OUA-01-2024-B30-10318, 01 BP 1173 OUAGA CNTC, Tel : 25 48 79 79/77 81 75 04, E-mail : sobimapbf@gmail.com ; Ouagadougou, 3e étage de l'immeuble Armelle, quartier projet ZACA.

2
Un numéro d 'Identifiant Financier Unique (IFU) en cours de validité ,
Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
Une attestation de situation fiscale en cours de validité •
Une caution de garantie délivrée par une institution financière ou de micro finance compétente ,
Une fiche d'évaluation des entrepôts de stockage délivrée par les services techniques du ministère en charge de l'agriculture ,
Un document justifiant de l'existence d'une adresse physique fixe et identifiable ;
Les documents d'identification et les contacts d'au moins deux (02) personnes à contacter en cas de besoin pour les personnes morales ,

Deux copies paraphées et signées du cahier des charges des distributeurs, à retirer au secrétariat de la SOBIMAP •
Le reçu de paiement des frais d'études de dossier.
NB : tes frais liés à l'évaluation des magasins par Zes services techniques du ministère en charge de l'agriculture sont à Za charge du demandeur.

4. Le présent avis à manifestation d'intérêt est soumis aux dispositions du décret n02024-1748/PRES/PM/MEF du 31 décembre 2024 portant procédure de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics. Les candidats seront évalués sur la base des critères ci-dessus définis et dont les détails seront précisés dans les termes de référence.

5. Pour toutes les informations complémentaires, les candidats intéressés peuvent contacter la Direction du Réseau et des Ventes (DRV) de la Direction Générale de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP) sise à Koulouba dans la zone du Projet ZACA, aux adresses suivantes : 01 BP 1173 OUAGA CNTC ; TEL. : 25 48 79 79 / 77 81 75 04 /72 54 28 28 ; email sobimapbf@gmail.com et tous les jours ouvrables de 08h00 à 15h30mns.

6. Les manifestations d'intérêt doivent être déposées au secrétariat de la Direction Générale de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP), sise à Koulouba dans la zone du Projet ZACA au 3ème étage de l'immeuble Armelle au plus tard le mardi 31 mars 2026 à 15h30mns.
Les frais d'étude non remboursables des dossiers sont fixés à vingt-cinq mille (25 000) F CFA par candidat. L'Administration se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de cette procédure.

Société d'Etat à caractère stratégique régie par la loi n 0025/99/AN du 16/11/99 ; créée par décret n'2024-0358/PRESTRANS/PM/MDICAPME/MEFP/MARAH du 05/04/2024 avec un capital social de 100 000 OOOFCFA. NO IFU 00239158U, N OCNSS : 1377569 B, RCCM N OBF OUA-01-2024-B30-10318, 01 BP 1173 OUAGA CNTC, Tel : 25 48 79 79/77 81 75 04, E-mail : sobimapbf@gmail.com ; Ouagadougou, 3e étage de l'immeuble Armelle, quartier projet ZACA.

Categories: Africa, Afrique

‘The Political System Only Moves When Threatened Directly’

Africa - INTER PRESS SERVICE - Mon, 23/03/2026 - 10:28

By CIVICUS
Mar 23 2026 (IPS)

 
CIVICUS discusses Nepal’s upcoming election with youth activist Anusha Khanal of the Gen Z Movement Alliance, a youth-led civil society coalition mobilising for democratic accountability and governance reform in Nepal.

Anusha Khanal

Following Prime Minister KP Sharma Oli’s resignation in response to mass Gen Z-led protests, Nepal goes to the polls on 5 March. Some 19 million people — including 837,000 new voters — will choose from 120 registered parties. With unemployment and governance failures eclipsing traditional ideological debates, anti-corruption and inclusion demands have dominated the campaign.

What triggered the Gen Z protests, and how did the state respond?

The immediate trigger was the government revealing its authoritarian tendencies by banning 26 popular social media platforms. This happened during the ‘nepokids’ trend, in which people exposed the wealth of politicians’ families, contrasting with widespread economic desperation. Inflation was high and unemployment among young people stood at around 23 per cent, and there were no pathways for change within existing political structures. But this wasn’t just about jobs. Young people demanded accountability for decades of corruption, poor governance, service delivery failures and a political system completely disconnected from our realities. The leaders of three parties had rotated in power for years without delivering anything meaningful. We mobilised because we had nothing to lose.

The response was brutal. On the first day of protests, police killed several young people. The government refused to show any responsibility, instead seeking to frame the movement as violent and deny it any legitimacy. It criminalised youth anger instead of listening to it. The choice to emphasise property damage over deaths when some buildings were burned and vandalised told us everything about where their priorities lay. The government showed it did not care about young people.

But repression didn’t stop the movement; it accelerated it. Thousands more young people mobilised, and eventually the pressure became impossible to ignore. Oli’s resignation was a forced concession. But it exposed something important: the political system only moves when threatened directly. That’s a lesson we’re carrying into these elections.

How did civil society organisations engage with the movement?

Young people created the movement, not civil society organisations. Once it started, we received a lot of support from wider civil society. It became a people’s movement, with people of all ages taking part, in person and in spirit. Many civil society groups made a conscious choice to support it, document what was happening, share knowledge, help shape narratives, amplify demands and help exert pressure to translate grassroots anger into political demands. We pushed for accountability, investigations into the killings, protection for protesters and systemic reforms around corruption and governance. We insisted that any negotiation include young people at the table, as stakeholders in decision-making.

A major win was a 10-point agreement with the interim government that included commitments to address corruption, improve governance, ensure youth participation in decision-making and move towards more inclusive democracy. We also pushed for the establishment of the Gen Z Council, a body designed to hold government accountable, monitor implementation of reforms and bridge the gap between the state and young people.

But we’ve been realistic about what civil society can and cannot do. We can organise, advocate, document and monitor. We cannot force a government to implement reforms if the bureaucracy resists or political will collapses after elections. That’s why we’re now focused on maintaining pressure and building systems that make it harder for future governments to ignore youth demands.

How have election candidates addressed the movement’s demands?

Anti-corruption and good governance have become dominant themes across party manifestos. All parties are talking about digital governance, e-governance, going cashless and paperless. Some are promising to establish commissions to investigate past corruption or audit public officials’ assets going back decades. Others focus on timecard systems for service delivery, budget transparency and digitisation of transactions. It’s just that corruption is so visible that ignoring it would be political suicide.

The problem is that most parties are vague on implementation. They describe the what but not the how. There are also ideological differences, but most parties are talking about systemic reform and public-private partnerships.

Across the board, parties are responding to the movement’s anti-corruption demand because they have to. The question is whether these commitments are genuine or just campaign rhetoric.

Why are women and excluded groups still so underrepresented among candidates?

Campaign financing is a massive problem. The government sets spending limits, but everyone knows that’s not what happens on the ground. To run a serious campaign with widespread reach, you need sponsorship from wealthy backers or business interests. If you’re a woman earning a minimum wage, you simply cannot compete against candidates funded by millionaires. There is no public financing system, no state support for candidates from marginalised backgrounds. The economic system excludes most women and poor people before we even get to party selection processes.

Safety is another critical issue that doesn’t get enough attention. Digital violence against women running for office is rampant. Women and queer candidates face abuse, harassment and threats online and offline. When we encourage female and queer colleagues to run, the response is often hesitancy, due to the lack of support and because we haven’t created safe enough spaces for them to participate in politics. Although the constitution guarantees women 33 per cent representation, the reality on the ground is completely different.

Then there’s the distribution of candidacy slots within parties, which is opaque and controlled by party leaders. Even after public pressure, many parties failed to meet the female quota in direct candidacies. Some did better in proportional representation slots, but even there, they selected women who are mostly well-connected and wealthy. The movement emphasised inclusion, but we’ve regressed when it comes to candidate selection.

What obstacles stand in the way of reform?

The first challenge is that we’re almost certainly heading towards a coalition government, which means compromise on every issue. When multiple parties have to negotiate and share power, reform agendas get watered down. Parties will prioritise holding their coalition together over pushing through the anti-corruption and governance reforms they promised. We’ve seen this pattern before. What isn’t clear yet is what kind of coalition will result and what compromises will be made.

The second challenge is the bureaucracy. Nepal’s bureaucracy can be notoriously resistant to change, transparency and accountability. A reform can pass parliament and still die in implementation because mid-level bureaucrats refuse to change how they work. Even though the law to establish the Gen Z Council has been passed, it hasn’t been formed yet. We can identify problems, document failures and advocate loudly, but we cannot force a government to act. If the bureaucracy decides to drag its feet, we have limited leverage. Structural incentives favour the status quo, and that’s before we even consider whether individual politicians will prioritise reforms over personal interests or patronage networks.

But we’re not giving up. Civil society’s role now is to maintain constant pressure, document what does and doesn’t get implemented and call attention when governments fail to keep their promises. The Gen Z Council gives us a formal mechanism to do this, and we can also raise our voices independently of it. We need to build broader coalitions, keep the movement’s demands visible in public discourse and make clear that if a government fails to deliver, there will be consequences. Real change is slow and difficult — but it’s possible if civil society stays organised and vigilant and doesn’t compromise on core demands.

CIVICUS interviews a wide range of civil society activists, experts and leaders to gather diverse perspectives on civil society action and current issues for publication on its CIVICUS Lens platform. The views expressed in interviews are the interviewees’ and do not necessarily reflect those of CIVICUS. Publication does not imply endorsement of interviewees or the organisations they represent.

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SEE ALSO
Nepal’s Gen Z uprising: time for youth-led change CIVICUS Lens 10.Oct.2025
‘The government was corrupt and willing to kill its own people to stay in power’ CIVICUS Lens | Interview with Dikpal Khatri Chhetri 02.Oct.2025
‘The Social Network Bill is part of a broader strategy to tighten control over digital communication’ CIVICUS Lens | Interview with Dikshya Khadgi 28.Feb.2025

 


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Categories: Africa, Europäische Union

Gender Equality: A Global Priority or a Global Consensus?

Africa - INTER PRESS SERVICE - Mon, 23/03/2026 - 10:04

Opening of the Commission on the Status of Women (CSW70)
 
Shaped by ongoing dialogue, the CSW70 highlighted progress and diverse perspectives on gender and justice.

By Fernanda Lagoeiro
SAO PAULO, Brazil, Mar 23 2026 (IPS)

The 70th session of the Commission on the Status of Women (CSW70) (March 9-19), held at the United Nations headquarters, brought together governments, decision makers, civil society, and international organizations to address a central issue: access to justice for women and girls.

Taking place in a complex global context, the session reflected both the continued relevance of multilateral cooperation and the evolving nature of discussions on gender equality. As noted in UN remarks during the session, “this year’s theme cuts to the heart of the struggle for equality: access to justice,” giving emphasis on the importance of strengthening legal systems and ensuring that rights are effectively realized.

Sustaining momentum on Gender Equality

One of the key outcomes of CSW70 was the adoption of the Agreed Conclusions, which reaffirm the international community’s commitment to advancing gender equality and improving access to justice worldwide.

While the conclusions were adopted through a recorded vote (an approach less common in CSW processes) the result demonstrated broad support among member states for maintaining and advancing existing frameworks.

Observers noted that the outcome reflects a continued global commitment to the principles first established at the Fourth World Conference on Women and articulated in the Beijing Declaration and Platform for Action.

Civil society organizations also welcomed the outcome, highlighting that the adoption of the conclusions signals that cooperation remains possible, even in a changing geopolitical landscape.

Focusing on access to justice

Discussions throughout the session emphasized that access to justice extends beyond legal frameworks. It includes the ability of women and girls to navigate institutions, obtain remedies, and be protected under the law.

Globally, women have achieved significant legal advancements over the past decades, yet disparities persist in many regions.

As emphasized by UN officials, “no country in the world has achieved full legal equality,” reinforcing the importance of continued efforts at national and international levels.

This shared recognition helped anchor discussions in practical solutions, including strengthening judicial systems, expanding legal aid, and addressing barriers faced by marginalized groups.

Evolving discussions and diverse perspectives

CSW70 also reflected the diversity of perspectives among Member States on how best to advance gender equality.

A number of proposals were introduced during negotiations addressing definitions, policy language, and implementation approaches. These included discussions on how to frame gender, how to address sexual and reproductive health and rights, and how to reflect different national contexts in global agreements.

While not all proposals were incorporated into the final text, the process itself illustrated the dynamic nature of multilateral dialogue. It also highlighted the importance of balancing shared global commitments with national priorities and legal frameworks.

Observers noted that such discussions, while sometimes complex, are part of the ongoing evolution of international cooperation.

The use of a recorded vote, rather than consensus, marked a notable procedural development at CSW70. The session also included discussions around procedural options, such as potential amendments or motions that could influence the negotiation process.

While these mechanisms are part of standard UN practice, their consideration reflects the range of tools available to Member States in shaping outcomes.

The role of civil society

Civil society organizations played an active and visible role throughout the session, while still with a limited space, but contributing expertise, advocacy, and on-the-ground perspectives.

While formal negotiations are led by Member States, civil society contributions helped inform discussions and maintain focus on implementation and accountability. Participants widely recognized that continued collaboration between governments and civil society will be essential for translating commitments into tangible outcomes.

Global South perspectives and contributions

Delegations from regions including Latin America, Africa, and Asia worked to ensure that the outcomes reflected diverse realities and development contexts. In particular, coordination among Latin American countries (including Brazil and Chile) supported regional dialogue and helped maintain constructive engagement throughout the session. Brazilian organizations brought new projects and perspectives around climate resilience to high-level representatives.

These contributions highlight the growing influence of Global South actors in multilateral spaces, not only as participants but as key contributors to consensus-building and policy development. At the same time, the diversity within the Global South itself underscores the importance of inclusive dialogue that reflects a wide range of experiences and priorities.

Areas for continued attention

Alongside its achievements, CSW70 also pointed to areas where further work may be needed.

Differences in perspectives on certain issues (such as specific policy language or implementation approaches) indicate that continued dialogue will be important in future sessions. These discussions reflect the complexity of advancing global agreements in a diverse international community.

Additionally, the evolving nature of negotiations suggests an opportunity to further strengthen mechanisms for collaboration and consensus-building.

Looking ahead

CSW70 reaffirmed the importance of sustained international cooperation in advancing gender equality and access to justice. While the session did not resolve all differences, it demonstrated that progress remains possible through dialogue, engagement, and shared commitment.

As the global community continues to build on the foundations established by the Beijing Platform for Action, the focus will remain on translating commitments into concrete improvements in the lives of women and girls.

In this context, CSW70 stands as a reminder that multilateral processes are not only about outcomes, but also about the continued willingness of countries to come together, exchange perspectives, and move forward collectively (for real).

Fernanda Lagoeiro is a Brazilian journalist specializing in gender, climate and health issues. She has been covering issues relating to social impact, nonprofit sector, and environmental agendas, with a focus on underreported perspectives and human-centered storytelling. She has also contributed to national and international media outlets (such as Der Tagesspiegel, Deutsche Welle etc) and to institutional projects, focusing on accessible and impactful narratives.

IPS UN Bureau

 


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World Heating Faster Than Expected, Scientists Sound Alarm in latest UN Report

Africa - INTER PRESS SERVICE - Mon, 23/03/2026 - 10:02

Cracked earth, from lack of water and baked from the heat of the sun, forms a pattern in the Nature Reserve of Popenguine, Senegal. Credit: UN Photo/Evan Schneider

By Umar Manzoor Shah
GENEVA, Switzerland & SRINAGAR, India, Mar 23 2026 (IPS)

The global climate system continued its alarming trajectory in 2025, with multiple indicators reaching record or near-record extremes, underscoring the accelerating pace of climate change and its cascading impacts on ecosystems and human societies, according to the latest State of the Global Climate 2025 report released by the World Metereological Organisation (WMO).

The report presents a stark assessment. Greenhouse gas concentrations, global temperatures, ocean heat, and sea levels all continued to rise, while glaciers and sea ice declined at unprecedented rates. Scientists warn that these changes are not isolated. They are interconnected signals of a rapidly warming planet.

“The Earth’s energy imbalance has become increasingly positive,” the report notes, referring to the growing gap between incoming solar radiation and outgoing heat. “This leads to an accumulation of excess energy” within the climate system.

Ko Barrett, Deputy Secretary-General, World Meteorological Organization, during the report launch, told reporters  that  WMO has been issuing state of the global climate reports for more than 30 years to share the annual evidence basis for our key global indicators.

2025 was the third warmest year in recorded history. Credit: WMO

“Our report confirms that 2025 was among the hottest years ever recorded, about 1.43 degrees Celsius above the pre-industrial baseline, and part of an unprecedented streak where the past eleven years have all ranked as the warmest on record. What is particularly concerning is that this warming is not just reflected in temperatures but across the entire climate system. We are seeing glaciers continue to retreat, oceans warming at record levels, and sea levels rising as a result of both thermal expansion and melting ice. At the same time, extreme events such as heatwaves, heavy rainfall, and tropical cyclones are affecting virtually every continent, showing how societies are already experiencing the impacts of climate change in real time.”

She added that these findings identify why monitoring the climate system is so critical. “The data we collect is not abstract. It helps us improve forecasts, strengthen early warning systems, and ultimately protect lives and livelihoods. The science is clear and it is becoming more urgent. Our focus now is to ensure that this information reaches decision-makers and communities so that it can inform planning and response in a rapidly changing climate.”

Earth’s climate is out of balance. Credit: WMO

As per the report, the concentration of carbon dioxide in the atmosphere reached 423.9 parts per million in 2024, the highest level in at least two million years. Methane and nitrous oxide also hit record levels, marking the highest concentrations in 800,000 years.

Scientists attribute this surge to continued fossil fuel use, increased wildfire emissions, and weakening natural carbon sinks. The report highlights that nearly half of all human-emitted carbon dioxide remains in the atmosphere, intensifying the greenhouse effect.

“The increase in the annual carbon dioxide concentration in 2024 was the largest since modern measurements began in 1957,” the report reads, adding that this persistent rise in greenhouse gases remains the primary driver of global warming, accounting for a significant share of radiative forcing since the industrial era.

 

The World Meteorological Society report shows the state of the Earth’s climate. Credit: WMO

Global temperatures in 2025 remained exceptionally high. The planet was about 1.43°C warmer than pre-industrial levels, making it the second or third warmest year on record.

The report notes that the past eleven years, from 2015 to 2025, have all ranked among the warmest years ever recorded.

Although 2025 was slightly cooler than the record-breaking 2024, largely due to a shift from El Niño to La Niña conditions, the overall warming trend remains clear.

“Despite La Niña conditions, around 90 percent of the ocean surface experienced at least one marine heatwave during 2025,” the report observes, adding that such widespread marine heatwaves disrupt ecosystems, damage fisheries, and intensify extreme weather events.

 

Carbon dioxide, methane and nitrous oxide concentrations are at an all-time high. Credit: WMO

Karina von Schuckmann, lead author, said that one of the most important messages from this report is that the Earth is no longer in energy balance.

“We are now seeing more energy entering the climate system than leaving it, and this excess energy is accumulating at an accelerating rate. What is striking is where this heat is going. Around 91 percent of it is being absorbed by the oceans, with the rest distributed across land, ice, and the atmosphere. This makes the ocean central to understanding climate change, not just as a buffer, but as a key driver of long-term impacts.”

She added that the world is also observing that this heat is increasingly being transferred into deeper layers of the ocean. According to Schuckmann, the finding is significant because once heat moves below the surface, it becomes part of long-term climate change that can persist for hundreds to thousands of years.

“In that sense, what we are seeing today is not just a short-term fluctuation. It represents a long-term commitment of the climate system. At the same time, greenhouse gas concentrations continue to rise, and indicators like sea level are showing clear signs of acceleration, reinforcing the scale and persistence of the changes underway,” Schuckmann said.

“The rate of ocean warming over the past two decades is more than twice that observed between 1960 and 2005,” the report states.

It says that this rapid warming has far-reaching consequences. It fuels stronger storms, accelerates ice melt, and contributes to rising sea levels. It also threatens marine biodiversity and disrupts food chains.

The report has stated that global mean sea level remained near record highs in 2025, continuing a long-term upward trend. Since satellite measurements began in 1993, sea levels have risen by about 11 cm.

The rate of rise has also accelerated. Between 2012 and 2025, sea levels increased at nearly double the rate observed between 1993 and 2011. “Sea level has risen in all oceanic regions,” the report states, warning of increasing risks for coastal communities.

Rising seas threaten infrastructure, freshwater supplies, and livelihoods, particularly in low-lying regions and small island states.

The cryosphere, which includes glaciers and polar ice, continues to shrink at an alarming pace. The 2024–2025 hydrological year recorded one of the five most negative glacier mass balances since 1950. Notably, eight of the ten worst years for glacier loss have occurred since 2016.

Sea ice trends are equally concerning. Arctic sea ice extent in 2025 was among the lowest on record, while Antarctic sea ice reached its third lowest level since satellite monitoring began in 1979.

“The maximum daily extent of Arctic sea ice in 2025 was the lowest annual maximum in the observed record. “Shrinking ice reduces the Earth’s ability to reflect sunlight, further accelerating warming,” the report notes.

It has been claimed that the oceans, in addition to warming, are becoming more acidic due to the absorption of carbon dioxide. Surface ocean pH has declined steadily over the past four decades.

“Present-day surface pH values are unprecedented for at least 26,000 years,” the report states, citing high-confidence findings.

This chemical shift, as per the report, threatens coral reefs, shellfish, and marine ecosystems that support millions of livelihoods worldwide.

One of the most significant additions to this year’s report is the focus on Earth’s energy imbalance, a measure of how much excess heat the planet is retaining.

In 2025, this imbalance reached its highest level since records began in 1960. Scientists say this metric provides a comprehensive picture of global warming. “The total amount of heat stored on Earth is not just increasing but accelerating. This imbalance drives changes across the climate system, from rising temperatures to melting ice and shifting weather patterns,” the report warns.

The report has claimed that climate change is already affecting human lives and that extreme weather events, including floods, droughts, and heatwaves, are becoming more frequent and intense.

According to the report, these changes are associated with food insecurity, displacement, and economic losses, especially in vulnerable regions.

“Rapid large-scale changes in the Earth system have cascading impacts on human and natural systems. Health risks are also rising. Heatwaves, in particular, pose serious threats, especially in urban areas and regions with limited adaptive capacity,” the report states.

John Kennedy, Climate Scientist told reporters during the report launch that the past eleven years are the warmest on record, glaciers are losing mass at an accelerating rate, and sea ice is declining in both polar regions.  He said that, in fact, eight of the ten most negative glacier mass balance years have occurred since 2016, and the past four years have seen the lowest Antarctic sea ice minima on record.

“We are also seeing the impacts of this warming in the frequency and scale of extreme events. Heatwaves are becoming so widespread that it is increasingly difficult to document them individually. At the same time, ocean heat content continues to rise dramatically, with the energy being absorbed by the oceans equivalent to many times total human energy use each year. When we assess these changes against climate model projections, they remain within expected ranges, but the key question now is how these trends will evolve and whether the rate of warming could accelerate further in the coming years,” Kennedy said.

IPS UN Bureau Report

 


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Excerpt:

Global temperature reaches 1.43°C above pre-industrial levels as CO₂ climbs to 423.9 ppm, oceans absorb 91 percent of excess heat and warm at over twice the historical rate, sea levels rise 11 cm since 1993 with accelerating trends, marine heatwaves impact 90 percent of the ocean surface, glaciers record 8 of 10 worst loss years since 2016, Arctic sea ice hits near-record lows, ocean acidity increases with 29 percent CO₂ uptake, and Earth’s energy imbalance grows at 0.3 W/m² per decade.
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