À Ouagadougou, les vacances scolaires ne sont pas toujours synonymes de repos et de loisirs. Pour aider leurs familles et préparer leur prochaine rentrée, des enfants sillonnent chaque jour les rues, les marchés et les carrefours de la capitale burkinabè. Entre fatigue, courage et espoir, ils vendent divers produits pour gagner quelques francs.
Il est à peine 7 heures à Boulmiougou, quartier situé à l'ouest de Ouagadougou. Pendant que certains enfants profitent encore du calme matinal des vacances, Hamidou Ouédraogo s'apprête à parcourir plusieurs kilomètres. Élève en classe de 5ᵉ, il quitte son quartier pour se rendre à Bibalogo, au centre de la capitale. Dans ses mains, il transporte des cintres, communément appelés « portants à habits », qu'il propose aux passants et aux commerçants.
Pour cet adolescent, cette activité constitue une occasion de préparer sa prochaine rentrée scolaire. Son calcul est simple : il achète un paquet contenant dix cintres à 3 000 francs CFA, puis les revend séparément afin de réaliser un bénéfice.
« J'achète le paquet à 3 000 francs CFA. Il y a dix cintres à l'intérieur. Quand je finis de tout vendre, je peux obtenir 2 000 francs CFA de bénéfices. Je garde cet argent pour payer mes fournitures à la rentrée scolaire », explique-t-il.
Sous le soleil, Hamidou marche de rue en rue à la recherche de clients. Il interpelle les passants et présente sa marchandise aux occupants des boutiques et des concessions. Certaines journées sont fructueuses, tandis que d'autres le sont beaucoup moins. Mais l'élève garde son objectif en tête : réunir suffisamment d'argent pour acheter des cahiers, des stylos et d'autres fournitures indispensables à la poursuite de sa scolarité.
Des kilomètres parcourus à pied
Comme Hamidou Ouédraogo, Dramane Konaté consacre une partie de ses vacances au petit commerce. Élève en classe de CE2, il vend des insecticides et des cintres dans plusieurs quartiers de Ouagadougou. Chaque matin, il quitte également son domicile, à Boulmiougou, aux environs de 7 heures. Il se déplace principalement à pied, ses produits à la main.
Son parcours le conduit dans les rues animées, aux abords des marchés, près des feux tricolores et dans différents lieux publics. Il propose ses articles aux usagers de la route, aux ménages et aux commerçants. Il doit parfois marcher longtemps avant de réaliser une vente. Malgré son jeune âge, il affronte la chaleur, la poussière, la fatigue et les refus de certains clients.
Aminata Sawadogo, vendeuse de manioc bouilliSon ambition est claire : vendre suffisamment pour économiser en vue de sa rentrée scolaire. Chaque article écoulé le rapproche un peu plus de son objectif. Les recettes ne sont pas toujours importantes, mais Dramane compte sur la régularité de ses sorties pour constituer progressivement une petite épargne.
Dans les rues de la capitale, ils sont nombreux à exercer des activités similaires. Certains vendent des fruits, des citrons ou du manioc. D'autres proposent des insecticides, des cintres et différents articles de consommation courante. Ils circulent entre les véhicules immobilisés aux feux tricolores, se rendent dans les marchés ou font du porte-à-porte dans les quartiers.
Aminata, entre soutien familial et préparation de la rentrée
À Gounghin, un autre quartier de Ouagadougou, Aminata Sawadogo se prépare elle aussi pour sa journée de vente. Élève en classe de CE1, elle vit avec sa grand-mère. Pendant les vacances, elle parcourt plusieurs secteurs de la ville pour vendre du manioc bouilli.
La fillette transporte sa marchandise et tente d'attirer l'attention des clients. Pour elle, les revenus tirés de cette activité ont une double utilité. Ils contribuent d'abord aux charges quotidiennes du foyer de sa grand-mère. Ils doivent ensuite lui permettre d'acheter des cahiers et d'autres fournitures avant la reprise des cours.
Derrière son commerce se trouve donc une réalité familiale difficile. À un âge où les journées pourraient être consacrées aux jeux et au repos, Aminata participe déjà, à sa manière, à la recherche des ressources nécessaires au fonctionnement du ménage. Chaque portion de manioc vendue représente quelques pièces supplémentaires pour la maison et un pas vers la prochaine rentrée.
Comme elle, beaucoup d'enfants issus de familles aux revenus modestes profitent des vacances pour apporter une contribution financière à leurs parents ou à leurs tuteurs. Ces activités témoignent de leur volonté d'aider, mais aussi des difficultés rencontrées par certains ménages pour couvrir les dépenses quotidiennes et scolaires.
Des vacances loin du repos
À Ouagadougou, le phénomène revient chaque année pendant les congés scolaires. Dans les rues, les enfants vendeurs font désormais partie du paysage. Ils affrontent les longues distances, la chaleur, la circulation et parfois les intempéries pour proposer leurs marchandises.
Leur présence sur les voies publiques n'est cependant pas sans danger. En circulant entre les véhicules ou en parcourant seuls plusieurs quartiers, ces jeunes vendeurs s'exposent notamment aux accidents de la circulation, aux agressions et à diverses formes d'exploitation. Leur situation pose également la question de la protection des enfants et de leur droit au repos pendant les vacances.
Hamidou, Dramane et Aminata ne recherchent pourtant ni luxe ni distraction. Leurs économies doivent servir à acheter des cahiers, des stylos, des sacs ou d'autres fournitures scolaires. Elles permettent aussi, dans certains cas, de contribuer à la nourriture et aux charges de la famille.
À travers leurs pas dans les rues de Ouagadougou se dessinent ainsi le courage et la détermination d'enfants qui veulent poursuivre leurs études malgré les difficultés. Mais leur quotidien rappelle également la nécessité de renforcer l'accompagnement des familles vulnérables. Car si ces petits métiers leur permettent de préparer la rentrée, chaque enfant devrait pouvoir profiter de ses vacances dans un environnement sûr, avant de retrouver les bancs de l'école.
Rama Diallo
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La 6ᵉ édition des Rencontres internationales de peinture de Ouagadougou (RIPO) se tiendra du 18 au 28 septembre 2026. L'information a été donnée ce 9 septembre 2026 au cours d'une conférence de presse animée principalement par la présidente du comité d'organisation, Suzanne Ouédraogo. Dix jours durant, des artistes plasticiens venus des quatre coins du globe vont se retrouver pour échanger, partager leurs expériences, présenter leurs œuvres et faire du réseautage.
Portées par l'Association pour la promotion des arts plastiques, les RIPO se veulent un espace de rencontre entre les artistes, les œuvres, les professionnels et le public. Tous les deux ans, les artistes de divers pays se bousculent pour prendre part à cette grand-messe de la peinture qui se tient depuis maintenant 20 ans.
Pour cette édition, le comité d'organisation propose un programme varié avec plusieurs innovations. Selon la présidente du comité d'organisation, Suzanne Ouédraogo, l'exposition internationale va permettre de découvrir les œuvres de 40 artistes venus de 18 pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique.
Les artistes peintres seront à l'honneur au cours du RIPOEn plus de l'exposition internationale, il y aura aussi des résidences artistiques, des panels professionnels, des ateliers communautaires et une rue marchande. De plus, à travers les RIPO Off, des galeries et différents espaces de la ville de Ouagadougou accueilleront des expositions et des activités artistiques. Ce qui devrait favoriser la rencontre entre les artistes et le public.
L'une des innovations majeures de cette 6ᵉ édition est la mise en œuvre de la Route des arts visuels. « Cette plateforme vise à renforcer la professionnalisation et la mobilité des artistes africains dans un environnement marqué par la transformation numérique », a expliqué Suzanne Ouédraogo. Les trois meilleures œuvres seront également primées et leurs auteurs participeront à des rencontres internationales de peinture pour mieux se faire connaître.
Les journalistes présents à la conférence de presseLa présente édition se tient sur le thème « L'art face aux défis du monde et aux mutations de l'écosystème numérique ». En abordant cette thématique, les artistes vont interroger la place de l'art et de l'artiste dans un monde en pleine transformation. « Il ne s'agit pas simplement de parler du numérique, il s'agit de réfléchir à la manière dont l'art peut continuer à jouer son rôle dans un monde confronté à de profondes mutations », a indiqué Suzanne Ouédraogo.
Suzanne Ouédraogo, présidente du comité d'organisation, a déroulé le programme de la 6ᵉ édition des RIPOPour cette édition qui marque les 20 ans des RIPO, les pays invités d'honneur sont le Mali et la Tunisie. En 20 années d'existence, le RIPO a enregistré plus de 300 artistes pour les expositions et plus de 30 000 visiteurs. L'événement a aussi été une vitrine à travers laquelle plusieurs artistes ont fait connaitre leurs œuvres.
Le vernissage d'ouverture des RIPO 2026 se tiendra le 19 septembre 2026 au centre Nanego, sis au quartier Gounghin.
Armelle Ouédraogo/Anita Zongo (vidéo)
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Dressé sur les hauteurs des Mamelles, le Monument de la Renaissance africaine domine Dakar et l'océan Atlantique. Mais derrière cette imposante famille tournée vers l'horizon, se cache un autre univers. Un musée, des œuvres, des fragments d'histoire et au sommet, une vue saisissante sur la capitale sénégalaise. Nous franchissons ses portes et remontons le fil de la mémoire africaine.
Le géant apparaît au loin. Depuis plusieurs endroits de Dakar, sa silhouette s'impose dans le paysage. Un homme tient une femme par la taille. Dans ses bras, un enfant pointe le doigt vers l'horizon. Tous semblent avancer dans la même direction. Nous sommes sur l'une des collines des Mamelles, à Ouakam. Le Monument de la Renaissance africaine s'élève ici depuis 2010. Haut de plus de 50 mètres, il abrite des espaces d'exposition et un belvédère installé dans la tête de l'homme.
Cette découverte intervient en marge du séminaire des journalistes économiques de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA), organisé à Dakar par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Mais ici, il n'est plus question de taux d'inflation, de politique monétaire ou de statistiques économiques. Nous changeons de registre. Nous entrons dans un lieu où l'Afrique raconte son histoire.
Les œuvres de l'exposition « Mémoire » du Sénégalais Djibril Goudiaby au 1ᵉʳ étage du Monument de la Renaissance africaineLe Burkina Faso apparaît au milieu des figures africaines
Soda Dembélé, notre guide, nous donne les premières consignes. La visite commence par les trois premiers étages. Au premier niveau, une exposition retient immédiatement l'attention. Elle porte un nom évocateur intitulé « Mémoire ». Elle est consacrée aux œuvres de l'artiste sénégalais Djibril Goudiaby. Les visiteurs découvrent les œuvres exposées avec émotion et stupéfaction.
Nous avançons lentement entre les sculptures. L'Égypte ancienne apparaît. Plus loin, l'histoire de l'esclavage et de la colonisation. Puis viennent les tirailleurs sénégalais. Des épisodes douloureux et des figures qui rappellent les différentes étapes traversées par le continent. Mais po
ur nous, visiteurs venus du Burkina Faso, un autre détail accroche le regard.
Quatre figures traditionnelles sont alignées. La guide les présente. Le Grand Serigne de Dakar représente le Sénégal. Le Touareg renvoie au Niger. Vient ensuite le Mogho Naaba, pour le Burkina Faso. Enfin, la quatrième figure représente la Côte d'Ivoire.
Le Burkina Faso trouve ainsi sa place dans cette galerie consacrée à la mémoire africaine. Un détail qui prend une dimension particulière pour le visiteur burkinabè. À Dakar, au milieu d'une exposition qui traverse les grandes périodes de l'histoire du continent, le pays des hommes intègres est là. Représenté par l'une de ses figures traditionnelles les plus emblématiques. Soda Dembélé précise toutefois que ces sculptures ne reproduisent pas des personnalités réelles. Elles sont des représentations symboliques.
La visite se poursuit. Trois soldats rappellent les Tirailleurs sénégalais. Plus loin, trois guerriers représentent les Zoulous d'Afrique du Sud, le guerrier Dogon du Mali et le guerrier Massaï du Kenya. Le parcours s'élargit ensuite aux peuples du Sénégal. Le Mandingue apparaît avec sa kora. Les Sérères sont représentés avec leurs lutteurs. Deux jeunes Diolas de Casamance rappellent les rites d'initiation dans les bois sacrés. Un autre tableau montre deux femmes diolas engagées dans une cérémonie liée à la fécondité.
L'homme du futur. Cet homme avec une kora à la main représente, pour Djibril Goudiaby, une victime de l'évolution. À travers lui, l'artiste veut mettre en garde les Africains sur le danger des évolutions qui pourraient les amener à se perdreUne famille de 190 tonnes, une vision sur l'avenir
Nous quittons progressivement les salles d'exposition. La guide revient alors sur l'architecture du monument. L'homme pèse, selon les explications données par Soda Dembélé, 100 tonnes. La femme en représente 70 et l'enfant 20. À eux trois, ils totalisent 190 tonnes. Le matériau principal utilisé pour sa conception est le cuivre. Le socle, lui, est constitué de béton armé. La guide évoque 6 810 tonnes de béton pour cette structure qui porte la famille.
Le monument atteint exactement 52 mètres de hauteur. Sa conception est attribuée à l'architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa. Sa réalisation fait intervenir l'entreprise nord-coréenne Mansudae Overseas Projects. Le projet est porté par l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade et aboutit à son inauguration en avril 2010.
« Nous recevons des centaines de visiteurs nationaux et étrangers par jour », Soda Dembélé, guide du Monument de la Renaissance africaineMais les chiffres ne suffisent pas à expliquer l'œuvre. Il faut regarder les personnages. Selon la guide, l'homme représente la force. Il tire la femme et l'enfant hors des entrailles de la terre. Le geste évoque la sortie de l'obscurité vers la lumière, la liberté et la renaissance. Ses deux bras qui entourent sa famille symbolisent l'union. L'enfant, lui, pointe vers le futur. La femme regarde également devant elle. Mais une de ses mains se tourne vers l'arrière. Elle rappelle le passé, les cultures et les traditions. Le geste est aussi orienté vers l'île de Gorée. Le message véhiculé est sans ambiguïté : avancer sans oublier d'où l'on vient.
Le site présente lui-même le trio comme une représentation de la transmission, de l'unité familiale et de la projection vers l'avenir. Le troisième étage représente le genou du papa. Le musée occupe le corps de l'homme. Les parties correspondant à la femme et à l'enfant ne sont pas accessibles au public. Soda Dembélé nous apprend que le Monument compte quinze niveaux, mais que seuls les trois premiers et le 15ᵉ sont accessibles aux visiteurs. Au fur et à mesure de la montée, le corps se rétrécit. Les étages intermédiaires deviennent trop étroits.
Une vue panoramique depuis la tête du chef de famille représenté par le Monument de la Renaissance africainePour atteindre le sommet, il faut emprunter l'ascenseur. La montée commence. Quinze étages plus haut, Dakar s'ouvre sous nos yeux. Les fenêtres s'ouvrent au 15ᵉ étage. Nous sommes dans la tête de l'homme. Quelques pas suffisent pour comprendre l'intérêt de cette dernière étape. Les ouvertures aménagées dans la tête offrent une vue panoramique sur Dakar.
La capitale apparaît sous un autre angle. Les bâtiments se succèdent. La côte se dessine. L'Atlantique s'étend à perte de vue. Le vent marin accompagne le regard. En bas, la ville poursuit son mouvement. Ici, tout semble plus calme. Le monument est construit sur une colline qui se trouve à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer. Depuis le belvédère, cette position donne au visiteur une perspective particulière sur Dakar et son littoral.
La construction du Monument de la Renaissance africaine a coûté 12 milliards de francs CFA et les travaux ont duré 2 ansLa descente nous attend pourtant
Selon les explications de notre guide, le parcours compte 218 marches à l'intérieur et 198 marches à l'extérieur. L'escalier extérieur constitue d'ailleurs l'un des éléments emblématiques de la visite. Au fil de la visite, une réflexion revient. À quoi sert réellement un tel monument ? Ehouman Faustin N'Douba, journaliste à Fraternité Matin, dit être impressionné par la manière dont les Sénégalais font vivre leur histoire. Pour lui, la mémoire constitue une boussole.
Un peuple qui ne connaît pas son histoire risque de perdre ses repères, dit-il. Un peuple qui ne s'appuie pas sur sa mémoire pour construire son avenir s'expose, selon lui, à reproduire les drames du passé. Son regard rejoint finalement ce que raconte le Monument. Ici, le passé n'est pas présenté comme un poids qui empêche d'avancer. Il accompagne le mouvement.
« J'espère que nos pays vont s'en inspirer et je fais particulièrement un clin d'œil à mon pays, la Côte d'Ivoire », Ehouman Faustin N'Douba, journaliste à Fraternité MatinLe Monument de la Renaissance africaine se veut ainsi un symbole de fierté, de mémoire et d'avenir. Son architecture matérialise une vision d'une Afrique qui entend rompre avec les siècles d'asservissement et regarder vers l'avenir. La visite aura finalement ressemblé à un voyage à travers le temps. De l'Égypte ancienne aux tirailleurs sénégalais. Des peuples africains aux ethnies du Sénégal. Du Mogho Naaba qui rappelle le Burkina Faso aux guerriers zoulous, dogons et massaï. Des profondeurs du corps monumental jusqu'à la tête qui domine Dakar. Un voyage dans lequel l'Afrique se regarde elle-même.
Hamed Nanéma
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La ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, veut faire du sport un véritable levier de développement. Au cours d'une interview accordée à nos confrères de Sidwaya, la ministre en charge des sports revient sur la polémique concernant les primes des Étalons dames. Lors de cette interview, elle a aussi souligné plusieurs dysfonctionnements dans le secteur et promet un avenir meilleur.
Nommée à la tête du ministère des Sports, de la jeunesse et de l'emploi en janvier 2026, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara entend inscrire son action dans une transformation en profondeur du sport burkinabè. Ancienne internationale de handball et ancienne responsable des compétitions du football féminin à la Fédération burkinabè de football (FBF), la ministre dit vouloir agir sur les infrastructures, l'accompagnement des sportifs, la relève et surtout la professionnalisation du secteur. « Notre ambition est de faire de ces trois secteurs des leviers majeurs de transformation sociale, d'épanouissement de notre jeunesse et de développement de notre pays », affirme-t-elle.
La récente polémique autour des primes des Étalons dames a remis au premier plan une question. Comment améliorer durablement les conditions de vie et de pratique des sportifs burkinabè ? Pour Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, cette controverse dépasse le seul cas du football féminin. Elle révèle des difficultés structurelles qui touchent depuis plusieurs années l'ensemble du mouvement sportif. La ministre reconnaît que les moyens consacrés au sport restent insuffisants au regard des besoins.
Le Burkina Faso compte une quarantaine de disciplines sportives et de loisirs reconnues par son département. Chaque année, certaines sélections nationales peinent ainsi à participer aux compétitions internationales faute de ressources financières suffisantes. « L'État fait toujours de son mieux pour donner la chance à toutes les disciplines de sport et de loisirs de défendre les couleurs de la patrie », a-t-elle ajouté.
Cette réalité, la ministre la connaît aussi de l'intérieur. Ayant elle-même défendu les couleurs nationales, elle rappelle que des sélections burkinabè ont par le passé participé à des compétitions sans bénéficier de primes de l'État pour défaut de moyens. Aujourd'hui, elle affirme vouloir contribuer à la recherche de solutions plus structurantes afin d'améliorer progressivement le traitement réservé aux athlètes.
Des primes désormais encadrées
Sur la question particulièrement sensible des primes des Étalons Dames, la ministre assure qu'aucune prime n'a été retenue ou amputée. Elle s'appuie sur les vérifications effectuées auprès des services chargés des paiements et sur les documents administratifs disponibles. « Je peux simplement vous assurer qu'aucune prime des joueuses n'a été retenue ou coupée », rassure-t-elle.
Elle rappelle surtout l'existence d'un nouvel arrêté conjoint, daté du 15 juillet 2026, qui revoit les barèmes applicables aux joueuses et à leur encadrement technique. Pour la CAN, la prime de sélection et de regroupement est fixée à 1 million de FCFA par joueuse, tandis que les primes de performance peuvent atteindre 5 millions de FCFA en cas de victoire en finale.
Pour la ministre, l'enjeu est désormais de dépasser les polémiques ponctuelles pour construire un système plus transparent et adapté aux capacités financières du pays. « Chaque paiement doit pouvoir être retracé », insiste-t-elle, grâce aux états de paiement et aux pièces justificatives.
Le football féminin comme priorité
Au-delà de la controverse, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara veut donner une place plus importante au sport féminin. Son expérience au sein de la FBF, où elle a accompagné pendant six ans la structuration des compétitions féminines, nourrit cette ambition. Elle rappelle que le football féminin burkinabè s'est progressivement construit grâce aux compétitions scolaires et universitaires. Des villes comme Banfora, Gaoua, Koudougou, Ouahigouya, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou ont participé à l'émergence de jeunes talents, avant la mise en place des championnats nationaux.
Aujourd'hui, le football féminin dispose de trois niveaux de championnat et de la Coupe du Faso. Mais pour la ministre, le défi est désormais de consolider cette dynamique. Cela passe par une meilleure formation, l'accès aux infrastructures et aux équipements, mais aussi par de véritables perspectives professionnelles pour les sportives. Une athlète ne devrait pas avoir à choisir entre sa carrière sportive et son avenir. C'est pourquoi la ministre souhaite également lier sport féminin, formation, employabilité et autonomisation.
Vers un sport plus professionnel
Plus largement, la patronne du département en charge des sports veut changer le regard porté sur le sport. Celui-ci ne doit plus être considéré uniquement comme une activité de loisir ou de passion. Il peut aussi devenir une source d'emplois, de revenus et de cohésion sociale. « Nous voulons faire du sport, au-delà de la passion et du loisir, une véritable industrie et un levier de croissance, de création d'emplois décents, de cohésion sociale, de patriotisme et de rayonnement pour la nation », dit-elle.
Modernisation des infrastructures, développement du sport de masse, renforcement du sport scolaire et universitaire, formation et détection des talents, les chantiers annoncés sont nombreux. L'ambition affichée est claire : construire un sport burkinabè plus accessible, mieux structuré et davantage créateur d'opportunités. Une transformation qui prendra du temps, mais que la ministre entend inscrire dans une vision de long terme.
Pour Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, la performance sportive ne doit donc plus être dissociée de la question sociale. Derrière chaque médaille, chaque sélection et chaque victoire, il y a des athlètes qui ont besoin d'un encadrement, d'infrastructures, de moyens et surtout de perspectives. Le véritable défi sera désormais de transformer cette ambition en résultats concrets sur le terrain.
Ismaël Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net
Source : Sidwaya
L'Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) organise, du 8 au 12 septembre 2026, la Semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO), à l'Institut supérieur de l'image et du son/Studio école (ISIS/SE). L'événement s'est ouvert le mardi 8 septembre 2026 à Ouagadougou avec la projection du film « Tilaï » du réalisateur burkinabè Idrissa Ouédraogo. Cette initiative vise à renforcer les capacités des professionnels de l'information en matière de compte rendu des œuvres cinématographiques.
Pour cette 8ᵉ édition de la Semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO), l'Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) a décidé de soumettre à la critique trois œuvres cinématographiques historiques. Il s'agit de films burkinabè ayant remporté le prestigieux prix de l'Étalon d'or de Yennenga : « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté, lauréat en 2025, « Buud Yam » de Gaston Kaboré, récompensé en 1991, et « Tilaï » d'Idrissa Ouédraogo, également lauréat en 1991.
Les cinéphiles dans la salle de projectionC'est ce dernier film qui a été projeté en ouverture de cette 8ᵉ édition de la SECRICO. Dans ce film, le réalisateur Idrissa Ouédraogo aborde le thème de l'amour confronté à la réalité des valeurs traditionnelles.
Saga, l'un des principaux personnages, revient dans son village après deux ans d'absence. Durant son absence, sa fiancée Nogma est devenue la deuxième épouse de son père, Nomenaba. Malgré cette union imposée par la coutume, Saga et Nogma continuent de s'aimer et entament une liaison. Cet acte est considéré comme un inceste et une violation grave de la loi du village.
Condamné à mort par la communauté, Saga est chargé d'être exécuté par son frère Kougri, qui choisit finalement de ne pas le tuer. Saga s'enfuit alors dans un village voisin, chez sa tante, et est rejoint plus tard par sa fiancée Nogma. Celle-ci tombe enceinte. Saga s'enfuit de nouveau pour retourner au village afin de voir sa mère, brisant ainsi la promesse faite à son frère de ne plus jamais revenir.
Les deux communicateurs à l'issue du filmMenacé par la communauté d'être considéré comme un traître, Kougri se sent à son tour trahi par Saga. Il décide alors de l'abattre avant de s'enfuir dans la brousse. Le film s'achève sur cette tragédie.
Deux communications autour de « Tilaï »
À la fin de la projection, deux universitaires ont présenté des communications sur le film. Le Dr Jacques Barro, de l'université Norbert-Zongo de Koudougou, et le Dr Ignace Sangaré, de l'université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou, ont livré leurs analyses à l'issue de la projection.
Le premier a présenté une communication intitulée « Lecture pragmatique de la stratégie amoureuse dans Tilaï d'Idrissa Ouédraogo et Phèdre de Jean Racine », tandis que le second a abordé le thème « Oralité et tragédie dans Tilaï d'Idrissa Ouédraogo : du conte traditionnel au langage cinématographique ». Ces différentes communications ont été suivies d'échanges avec les cinéphiles.
Le président de l'ASCRIC-B, Abraham Bayili, a salué la participation des hommes de médiasPour le président de l'Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B), Abraham Bayili, la SECRICO vise à renforcer les capacités des professionnels de l'information à quelques mois du FESPACO. Selon lui, cette activité constitue une occasion de mieux outiller les professionnels de l'information sur le jargon et les techniques de narration des œuvres cinématographiques.
S.I.K.
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C'est une nouvelle victoire que vient d'enregistrer la diplomatie togolaise, l'Union africaine et mouvements nés pour la circonstance, avec l'adoption par l'Assemblée générale des Nations-Unies, le 4 septembre 2026, d'une résolution sur les cartes du monde et qui rétablit la véritable taille de l'Afrique. Le texte a recueilli 164 voix pour, une voix contre et six abstentions. La Commission de l'Union africaine salue cette adoption et appelle les institutions internationales, les systèmes éducatifs, les éditeurs et les plateformes numériques à promouvoir progressivement des représentations cartographiques reflétant plus fidèlement les superficies réelles des continents.
Qualifiée de « historique », cette résolution restitue donc aux continents du Sud, leur taille réelle, longtemps sous-estimée. L'Afrique s'étend sur plus de 30 millions de km², soit trois fois la superficie des États-Unis. Pourtant, sur les cartes du monde présentées, elle paraît à peine plus vaste. La projection Mercator, héritée du XVIᵉ siècle, réduit le continent d'environ moitié, tout en grossissant l'Europe et l'Amérique du Nord, justifie-ton.
Pour corriger ce déséquilibre visuel vieux de plusieurs siècles, l'Union africaine (UA) a apporté son soutien à la campagne « Correct the Map », un mouvement (initié par les organisations Africa No Filter et Speak Up Africa) qui milite contre la sous-représentation de l'Afrique sur la carte du monde. Cette initiative propose alors de remplacer la projection de Mercator (très utilisée et considérée comme un héritage colonial toujours actif dans les représentations collectives) par la projection « Equal Earth » qui permet de présenter les véritables proportions du continent africain. Créée en 2018, cette projection présente le monde en conservant les surfaces relatives des continents, offrant ainsi une image fidèle de leurs dimensions, expliquent les défenseurs de la projection « Equal Earth ».
Le Togo a ainsi été mandaté par l'Union africaine pour défendre devant cette instance suprême de l'ONU, l'Assemblée générale, cette cause continentale de représentation cartographique plus fidèle des différentes régions du monde, notamment de l'Afrique. « Les cartes façonnent notre compréhension du monde. Elles orientent l'éducation, nourrissent l'imaginaire et influencent les perceptions collectives. Elles ne sont donc jamais neutres : lorsqu'elles donnent une image déformée de notre planète, elles risquent de perpétuer des représentations erronées transmises de génération en génération. Cette initiative ne vise aucune nation, aucune civilisation ni aucune tradition cartographique, mais guidée par une ambition universelle : promouvoir une connaissance fondée sur la rigueur scientifique, le respect de la vérité et l'égale dignité de tous les peuples », a, à la tribune de l'ONU, défendu le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey.
L'adoption de la résolution apparaît, de ce fait, comme une nouvelle victoire de la diplomatie togolaise, après, entre autres, l'affaire des 49 soldats ivoiriens au Mali.
La Commission de l'Union africaine se félicite de l'adoption du texte et appelle les institutions internationales, les systèmes éducatifs, les éditeurs et les plateformes numériques à promouvoir progressivement des représentations cartographiques reflétant plus fidèlement les superficies réelles des continents.
O.L.
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Les autorités mauritaniennes ont arrêté, vendredi, 4 septembre 2026, 17 personnes et récupéré deux véhicules qui contenaient des armes à Bassiknou, à la frontalière avec le Mali, selon le site francophone en Mauritanie, cridem. Parmi les personnes interceptées, figure, dit-on, un cadre du groupe jihadiste Ansar Dine, aujourd'hui intégré au Jnim.
L'ensemble des suspects a été transféré à Néma (ville au sud-est de la Mauritanie) pour y être interrogé dans le cadre de l'enquête en cours, révèle le site d'information. « Parmi les personnes arrêtées à Bassiknou, en Mauritanie, figure une personnalité connue sous son nom de guerre : Sanda Ould Bouamama, ancien porte-parole du groupe jihadiste Ansar Dine, aujourd'hui intégré au Jnim, lié à al-Qaïda. Son vrai nom est Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama. C'est une figure liée à la crise malienne de 2012-2013. Il était alors le porte-parole du groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly dans le nord du Mali », renseigne cridem.
Selon la publication, Sanda Ould Bouamama s'était rendu aux autorités mauritaniennes au printemps 2013 pour échapper à la justice malienne, qui avait émis un mandat d'arrêt international contre lui pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre, génocide, meurtre et terrorisme.
« La Mauritanie l'avait finalement libéré en 2015. Une décision qui avait suscité l'indignation de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme. Les forces de sécurité ont également saisi deux véhicules de type pick-up qui transportaient des armes et des munitions », détaille le site.
Les enquêteurs cherchent à déterminer la quantité exacte d'armes saisies, leur destination finale et les éventuelles ramifications du réseau, à en croire le média, mentionnant que les autorités mauritaniennes n'ont, pour le moment, pas communiqué officiellement sur cette affaire.
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Source : press.cridem.org
La Confédération des Institutions Financières d'Afrique de l'Ouest (CIF) a clôturé la première édition nationale 2026 du Hackathon d'Innovation CIF-DigiCoop-WA+. Pendant 72 heures, neuf (09) équipes finalistes comprenant 38 jeunes talents, retenues parmi 65 équipes candidates, ont conçu des solutions numériques pour répondre à deux défis prioritaires des institutions membres de la CIF : la conformité LBC/FT/FP et l'automatisation du scoring microcrédit.
Au terme des délibérations du jury, l'équipe DANNAYA a été sacrée Grand Lauréat national pour sa solution KotoScore : une subvention de 1 500 000 FCFA et une qualification pour le Hackathon Régional CIF à Ouagadougou en fin octobre 2026. Les deuxième et troisième prix, de 750 000 et 500 000 FCFA, reviennent respectivement aux équipes DATAMASTERS et WEBSTORMERS.
« Le numérique n'est ni un luxe ni une tendance passagère […] La CIF fait le pari du talent et de l'innovation pour construire les solutions de demain », a déclaré Dr Mathieu Soglonou, Directeur général de la CIF.
Le Burkina Faso ouvre ainsi le cycle 2026 du hackathon DigiCoop-WA+ mis en œuvre par la CIF avec l'appui de la Coopération suisse (DDC) dans cinq pays. Il se poursuivra au Sénégal, au Togo, au Bénin puis au Mali avant la finale régionale d'octobre 2026 à Ouagadougou.
À propos de la CIF : institution faîtière régionale de la microfinance, la CIF regroupe six réseaux coopératifs membres dans cinq pays de l'UEMOA, au service de 5,7 millions de membres.
Contact presse : Adjara Zalla, Chargée de capitalisation CIF Tél. : 71 75 63 55 E-mail : aouattara@cif-ao.org www.cif-ao.org
Après avoir été célébrés par la Nation, les lauréats de la Journée de l'excellence scolaire (JES) 2026 découvrent les coulisses technologiques de Moov Africa-ONATEL, le vendredi 4 septembre, à Ouagadougou. Une immersion destinée à rapprocher l'excellence académique des métiers qui façonnent le Burkina Faso numérique de demain. À cette occasion, le directeur général de Moov Africa-ONATEL, Mohamed Karim, a procédé à la remise de plusieurs matériels numériques de pointe et des bourses d'études avec l'ambition de les encourager à poursuivre leurs efforts et à cultiver durablement le goût de la réussite.
Après leur distinction sous le patronage du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les champions du savoir sont accueillis au siège de Moov Africa-ONATEL. Dans les locaux de l'opérateur historique des télécommunications, les cahiers et les salles de classe cèdent la place aux équipements techniques, aux écrans de supervision et aux infrastructures de télécoms. Les lauréats de la Journée de l'excellence scolaire 2026 découvrent ainsi un univers souvent invisible pour le grand public, mais essentiel au fonctionnement des communications du pays.
Cette visite-immersion leur permet de découvrir plusieurs centres technologiques de l'entreprise, notamment le Centre environnement technique, le Centre national de supervision des réseaux, le Centre de transmission de Ouagadougou, le Centre Fasonet et le Centre de maintenance radio.
Les lauréats de la JES 2026 visitent les centres technologiques de Moov Africa-ONATELL'initiative dépasse la simple visite d'entreprise. Pour le directeur général de Moov Africa-ONATEL, Mohamed Karim, elle vise à établir une passerelle vivante et concrète entre les connaissances acquises à l'école et leur application dans les grandes infrastructures de télécommunications. En découvrant le travail des ingénieurs et des techniciens, les élèves peuvent ainsi entrevoir les métiers qui se cachent derrière les services numériques qu'ils utilisent quotidiennement. Ingénierie, cybersécurité, science des données ou encore développement logiciel. Autant de domaines que le directeur général présente comme des piliers du monde professionnel à venir.
Cette immersion intervient dans un contexte où la technologie occupe une place croissante dans la transformation économique et sociale. L'intelligence artificielle, la digitalisation et l'innovation redessinent les métiers et imposent de nouvelles compétences. Pour Moov Africa-ONATEL, l'excellence scolaire constitue dès lors un vivier de talents susceptible d'accompagner cette mutation.
« L'excellence que vous incarnez aujourd'hui à l'école est le carburant de l'innovation de demain », Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa-ONATELFormer les talents pour renforcer la souveraineté numérique
Au-delà de la découverte des infrastructures, le message adressé aux jeunes est également celui de l'engagement au service du pays. Le dirigeant de Moov Africa-ONATEL les encourage à poursuivre leurs études, à maîtriser les technologies les plus avancées et à développer leurs compétences. Cependant, il les invite surtout à mettre ces acquis au service du Burkina Faso.
L'objectif affiché est de voir émerger une nouvelle génération capable de concevoir les solutions numériques dont le pays aura besoin dans des secteurs aussi stratégiques que l'agriculture, la santé, l'éducation ou la sécurité.
Le directeur général a invité les lauréats à revenir servir leur nation après leur parcours académique. Pour l'opérateur, cette ambition rejoint celle de l'État burkinabè autour de la souveraineté numérique. En exposant les jeunes aux infrastructures qui assurent la continuité des communications nationales, l'entreprise entend également leur permettre de mesurer les enjeux techniques et stratégiques liés à la maîtrise des technologies.
Moov Africa-ONATEL a également salué ceux qui accompagnent les élèves sur le chemin de la réussite. « Derrière chaque grand lauréat, derrière chaque génie qui s'éveille, il y a la main bienveillante, la rigueur et la marque d'un enseignant dévoué », a souligné son premier responsable. Pour l'entreprise, récompenser les éducateurs revient à reconnaître leur rôle dans la formation des compétences dont le Burkina Faso aura besoin demain.
Cette reconnaissance s'inscrit dans la vision RSE de l'opérateur, qui place le développement humain, l'accompagnement de la jeunesse et l'excellence académique parmi ses axes d'intervention, notamment à travers le programme Moov Holidays.
Dix lauréats accompagnés au-delà des distinctions
Ce sont au total dix récipiendaires de la JES 2026 qui ont été honorés par Moov Africa-ONATEL. L'entreprise a récompensé trois super lauréats du CEP, du BEPC et du baccalauréat, deux meilleurs enseignants, l'un du primaire et l'autre du secondaire, ainsi que cinq élèves en situation de handicap ou issus de zones à forts défis sécuritaires. Les trois super lauréats ont reçu chacun un ordinateur portable de haute performance, une Box Wi-Fi 4G+ avec 100 Go de connexion Internet par mois pendant 12 mois, ainsi qu'une bourse d'études de 500 000 francs CFA transférés via Moov Money.
Les responsables de Moov Africa-ONATEL, les représentants du ministère en charge de l'Enseignement de base et les lauréats de la JES 2026 ont immortalisé ces instantsLes deux enseignants bénéficient également chacun d'un ordinateur portable de haute performance, d'une Box Wi-Fi 4G+ avec 100 Go mensuels pendant un an et d'une dotation de 500 000 francs CFA sur leurs différents comptes Moov Money. Les cinq autres élèves bénéficient, pour leur part, d'une bourse d'études d'encouragement de 200 000 francs CFA chacun. À travers ces dotations, l'opérateur veut transformer la récompense en véritable outil d'accompagnement. L'ordinateur devient un instrument de travail, la connexion un accès permanent aux ressources numériques et la bourse un soutien aux parcours scolaires et académiques.
Dans cette démarche, Moov Africa-ONATEL ne présente donc pas l'excellence scolaire comme une simple performance individuelle. L'entreprise la considère comme une ressource pour le développement du pays. Aux jeunes lauréats, le directeur général les a exhortés à continuer de rêver grand, d'innover et à rester les ambassadeurs de l'excellence où qu'ils soient.
Les participants à la cérémonie officielle de remise des lots aux lauréats JES 2026 offerts par Moov Africa-ONATELPour rappel, Moov Africa-ONATEL est l'opérateur global de télécommunications leader au Burkina Faso. Coté au premier compartiment de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), il propose une gamme complète de solutions dans les domaines du fixe, du mobile, de l'Internet et des services financiers mobiles à travers Moov Money. Pionnier dans le déploiement de la fibre optique, l'opérateur connecte aujourd'hui plus de 35 localités et accompagne au quotidien plus de 12 millions de clients. Son engagement s'étend également aux secteurs de l'éducation, de la santé, du sport et de la culture, ainsi qu'à l'autonomisation des jeunes et des femmes.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Combien de fois vous est-il arrivé de parler à voix haute d'un voyage, d'une voiture ou d'une nouvelle paire de baskets et, soudainement, votre téléphone commence à vous bombarder de publicités identiques sur chaque réseau social ? Il est particulièrement inquiétant d'avoir le sentiment d'être surveillé 24 heures sur 24. Nous vivons entourés de traceurs invisibles, de cookies commerciaux et d'algorithmes conçus exclusivement pour cartographier chacun de nos faits et gestes en ligne. Si vous en avez assez que votre vie privée numérique vaille moins qu'un simple clic, il est temps de faire face à cette invasion.
La surveillance permanente qui vit dans votre poche
Nous nous sommes tellement habitués à l'hyperconnexion que nous avons échangé notre intimité contre davantage de confort. Chaque fois que vous ouvrez une page web, des dizaines de scripts cachés se mettent à fonctionner en arrière-plan.
Ils ne se contentent pas d'enregistrer ce que vous recherchez, mais également le temps que vous passez à regarder une image, l'appareil que vous utilisez et l'emplacement exact depuis lequel vous vous connectez. Le profil numérique qu'ils créent à votre sujet est ensuite vendu et revendu sur des marchés de données, sans que vous ayez réellement donné votre consentement. L'utilisation d'un serveur vpn constitue une option.
Pourquoi les publicités savent-elles ce que vous voulez avant même vous ?
La publicité actuelle n'est plus le fruit du hasard ; elle repose sur une science des données extrêmement sophistiquée. Les géants de la technologie croisent vos historiques de navigation, vos achats récents et vos interactions sociales afin de construire une copie numérique de votre profil.
Cette copie prédit vos intentions d'achat avec une précision inquiétante. Ce qui ressemble à une recommandation magique correspondant à vos goûts est en réalité le résultat d'un traçage massif qui porte constamment atteinte à votre espace personnel sur Internet.
Le rôle de votre fournisseur d'accès à Internet
Nous avons tendance à penser que ce que nous faisons chez nous via notre réseau Wi-Fi est totalement privé et protégé. Pourtant, votre fournisseur d'accès à Internet occupe une place privilégiée dans l'ensemble de votre trafic web.
Chaque page que vous consultez, chaque vidéo que vous regardez et chaque fichier que vous téléchargez est enregistré sur ses serveurs. Dans de nombreux pays, ces informations sont légalement conservées pendant plusieurs mois, vous laissant totalement exposé à d'éventuelles fuites de données ou à des audits commerciaux intrusifs.
Comment reprendre le contrôle de votre empreinte numérique ?
Heureusement, tout n'est pas perdu et nous ne sommes pas obligés de vivre sous cette surveillance permanente. Il existe des outils très simples qui redonnent le pouvoir aux utilisateurs et mettent des barrières efficaces face aux regards indiscrets du web.
Des navigateurs axés sur la confidentialité aux bloqueurs avancés de traceurs, de petits ajustements techniques peuvent faire une différence considérable. Il s'agit de mettre des limites dans l'univers numérique afin que naviguer sur Internet redevienne une expérience sûre et libre.
Le pouvoir de dire adieu aux cookies intrusifs
Avez-vous remarqué à quel point les bannières de cookies que nous acceptons automatiquement par simple lassitude peuvent être agaçantes ? La grande majorité d'entre elles ne se contentent pas d'enregistrer vos préférences, elles installent également des traceurs persistants.
Apprendre à refuser systématiquement les cookies tiers et utiliser des extensions capables de nettoyer automatiquement votre navigateur permet d'assainir votre espace numérique. C'est une simple mesure d'hygiène qui réduit considérablement le volume de publicités personnalisées qui vous suivent partout.
La fausse sécurité du mode navigation privée
Il existe un mythe très répandu selon lequel le mode navigation privée ou incognito des navigateurs actuels offrirait une protection totale. Il convient de préciser une fois pour toutes que cette fonction sert uniquement à empêcher l'enregistrement de traces locales sur votre propre ordinateur.
Vos recherches, vos téléchargements et votre adresse IP restent visibles aussi bien pour les sites web que vous consultez que pour le routeur de votre domicile. Ce n'est pas une véritable solution de confidentialité face au traçage massif, mais simplement un moyen de nettoyer votre historique local.
Cyberhygiène : de petites habitudes quotidiennes qui font la différence
Protéger votre vie privée ne nécessite pas d'être un expert en cybersécurité ni d'installer un bunker informatique chez soi.
Il s'agit d'adopter des habitudes intelligentes qui compliquent le travail des collecteurs massifs de données. Utiliser des moteurs de recherche qui ne suivent pas vos requêtes, modifier régulièrement vos mots de passe et vérifier les autorisations accordées aux applications mobiles sont des actions essentielles. Chaque petite barrière que vous mettez en place est un pas de plus pour réduire votre vulnérabilité.
La valeur de votre intimité en ligne
On nous a fait croire que si nous n'avons rien à cacher, nous n'avons rien à craindre, mais la vie privée est un droit fondamental et non un privilège superflu. Vos informations personnelles possèdent une immense valeur économique que les grandes entreprises technologiques exploitent sans limite chaque seconde. Décider qui peut accéder à vos données et qui ne le peut pas est une forme légitime de protection personnelle au XXIe siècle. Il ne s'agit pas de vivre dans la peur, mais de naviguer avec la tranquillité d'esprit de savoir que votre vie privée vous appartient exclusivement.
La cinquième Compagnie d'incendie et de Secours (CIS5) de la Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers (BNSP), implantée à Banfora (ouest du pays), est intervenue à l'entrée de la ville de Niangoloko, le mardi 8 septembre 2026, pour une opération de recherche et de repêchage de personnes noyées, alors qu'elles tentaient de traverser un fort courant d'eau. Dans la même journée, les soldats du feu ont maîtrisé un incendie à l'entrée de la ville de Dori.
« À leur arrivée sur les lieux, les équipes de secours ont procédé aux opérations de recherche et de repêchage des victimes. Le bilan de l'intervention fait état de deux corps sans vie repêchés », rend compte la Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers Burkina Faso à travers sa page Facebook.
Selon l'Agence d'Information du Burkina (AIB), qui ajoute des témoignages recueillis sur place, les deux victimes sont âgées de 14 et 17 ans et issues d'une même famille. « Les deux frères étaient en train de pêcher, lorsque le plus jeune est accidentellement tombé dans l'eau. En tentant de lui porter secours, son grand-frère s'est à son tour retrouvé en difficulté. Malgré ses efforts, il n'a pas pu sauver son cadet, et les deux adolescents ont péri par noyade. (…). Après les constatations d'usage effectuées par le commissariat de police de district (CPD) de Niangoloko, les dépouilles ont été remises à la famille pour inhumation », retrace l'Agence de presse de l'Etat.
Face aux risques liés aux étendues d'eau, notamment en cette période de fortes précipitations, la Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers invite les populations à faire preuve de la plus grande prudence et à éviter toute tentative de traversée d'un courant d'eau lorsque les conditions présentent un danger. Un appel qui rejoint les consignes de sécurité recommandées en début de saison par le ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité (voir au bas de l'article).
Dans la même journée du 8 septembre, la douzième Compagnie d'incendie et de Secours (CIS12), basée à Dori (dans le Sahel), est intervenue sur la RN3 (Dori-Ouagadougou), à proximité du péage, pour un feu de camion-remorque transportant des produits vivriers. « Grâce à la promptitude et au professionnalisme des équipes engagées, l'incendie a été rapidement maîtrisé, évitant ainsi sa propagation aux alentours. Aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée. Toutefois, d'importants dégâts matériels sont à déplorer », lit-on également sur la page de la BNSP.
La Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers invite les usagers à la prudence, au strict respect du Code de la route et à veiller à la régularité de la visite technique de leurs véhicules.
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Les consignes de sécurité recommandées en cette période de pluies :
– ne jamais traverser un cours d'eau, un marigot, un radier ou une zone inondée lorsque le niveau d'eau est élevé ou que le courant est fort ;
– éviter toute baignade dans les retenues d'eau, barrages, rivières et zones inondées ;
– surveiller étroitement les enfants et les empêcher de jouer à proximité des points d'eau ;
– limiter les déplacements pendant les fortes pluies et privilégier les itinéraires sécurisés ;
– s'abstenir de conduire ou de circuler dans les zones submergées par les eaux ;
– se tenir informé des alertes météorologiques et des consignes des autorités administratives et de secours ;
– signaler immédiatement toute situation de danger ou toute personne en difficulté, aux services de secours.
Aussi, en cas d'inondation, il est conseillé de :
– rejoindre rapidement un endroit sûr et en hauteur ;
– couper l'électricité, si cela peut être sans danger ;
– évacuer les lieux dès les premières alertes ;
– ne pas tenter de récupérer des biens au risque de mettre sa vie en danger ;
– porter assistance aux personnes vulnérables (enfants, personnes âgées et à mobilité réduite), sans s'exposer soi-même
10 septembre 2020 – 10 septembre 2026
Voici déjà 6 ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à Lui son serviteur, Jean Zotanaba Ouédraogo.
En ce jour anniversaire, nous rendons grâce à Dieu pour la vie qu'Il lui a donnée, pour les moments partagés et pour tout l'amour qu'il a semé autour de lui.
À vous tous qui l'avez connu, aimé et apprécié, nous vous invitons à avoir une pensée pieuse pour lui et à prier pour le repos de son âme.
Que le Seigneur, dans sa miséricorde, l'accueille auprès de Lui et console tous ceux qui continuent de porter son souvenir dans leur cœur.
Repose en paix, Papa. Tu demeures à jamais dans nos cœurs.
Le président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce mercredi 9 septembre 2026, à l'inauguration officielle du complexe industriel de Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), à Logofourousso, village rattaché à la commune de Bobo-Dioulasso. Présentée comme une infrastructure stratégique et unique en Afrique de l'Ouest, l'usine ambitionne de renforcer la production textile nationale et de contribuer à l'autonomie du Burkina Faso en matière d'habillement militaire et civil.
Le secteur industriel burkinabè franchit une nouvelle étape avec la mise en service de TEXFORCES-BF. Implanté à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso, sur une superficie de 30 hectares, ce complexe industriel est destiné à produire des effets d'habillements pour les Forces de défense et de sécurité (FDS), mais également pour les populations civiles.
L'inauguration officielle de l'infrastructure est intervenue ce mercredi 9 septembre 2026, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré. Elle marque, selon les autorités, une nouvelle étape dans la volonté de développer les capacités industrielles du pays et de donner davantage de valeur ajoutée à la production nationale.
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I. Contexte et Justification
CBM Global Disability Inclusion Burkina Faso organise une rencontre consultative régionale en vue de constituer le Réseau ouest-africain des organisations de personnes handicapées psychosociales (WANOPPD). Cette initiative vise à renforcer la représentation, le plaidoyer fondé sur les droits humains, la collaboration régionale et le partage de connaissances. CBM Global recherche un facilitateur expérimenté pour concevoir et conduire cet atelier participatif et inclusif.
II. PROFIL ET PRINCIPALES RESPONSABILITÉS
1. Profil
• Formation supérieure pertinente et expérience confirmée dans la facilitation d'ateliers régionaux multipartites.
• Bonne connaissance du handicap psychosocial, de la santé mentale, de la CDPH, des approches fondées sur les droits et de l'inclusion.
• Excellentes capacités de facilitation, de synthèse et de rédaction.
• Expérience de travail en Afrique de l'Ouest et avec des organisations de personnes handicapées fortement souhaitée.
• Pour une candidature portée par un cabinet, l'équipe proposée devra intervenir en binôme avec une personne handicapée.
NB : La coanimation de l'atelier avec une personne handicapée est obligatoire
2. PRINCIPALES RESPONSABILITÉS
• Préparer, avec l'équipe organisatrice, la méthodologie, l'agenda détaillé et les outils de facilitation.
• Animer les travaux, en garantissant une participation accessible, équilibrée et respectueuse des expériences vécues.
• Accompagner les participant dans la définition de la vision, des priorités, de la gouvernance et des modalités opérationnelles du WANOPPD.
• Synthétiser les décisions, produire les livrables de l'atelier et soumettre un rapport final assorti d'une feuille de route.
III. DOSSIER DE CANDIDATURE
Les candidat·es individuel·les ou cabinets sont invité à transmettre :
• une note technique concise présentant la compréhension de la mission, l'approche méthodologique et le calendrier ;
• un CV actualisé ou les CV des membres de l'équipe, avec deux références professionnelles ; • une offre financière détaillée, incluant les honoraires et les éventuels frais connexes ;
• un exemple pertinent de mission similaire ou de livrable produit.
NB : Les dossiers de candidatures doivent être envoyés hadjiratou.korogo@cbm-global.org au plus tard le 21 septembre 2026, avec pour objet : « Candidature – Facilitation atelier ROOPH/WANOPPD ».
ANNEXES
Cliquez sur ce lien : Termes De Référence pour la création du Réseau Ouest-Africain Des Organisations De Personnes Handicapées Psychosociales
1
« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m'est réservée. »
2 Timothée 4:7-8
Son Excellence le Naaba Wʋʋga, Chef du village de Péotenga/Pibaoré ;
La grande famille SAWADOGO, à Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire ;
Les familles alliées ;
Les frères et sœurs ;
La veuve SAWADOGO Catherine, née OUEDRAOGO à Ouagadougou ;
Les enfants ;
Les oncles, tantes, cousins, cousines, nièces et neveux ;
ont la profonde douleur de vous faire part du rappel à Dieu de leur fils, frère, neveu, oncle, époux, père, beau-frère et ami :
SAWADOGO Wendata Arsène,
Attaché d'administration scolaire et universitaire, précédemment en service au Bureau comptable principal des matières du Ministère des Serveurs du Peuple.
Rappelé à Dieu le samedi 5 septembre 2026 au CHU Yalgado OUEDRAOGO, il a été accompagné à sa dernière demeure le dimanche 6 septembre 2026 au cimetière de Tabtenga.
Dans cette douloureuse épreuve, alors que les mots peinent à traduire la profondeur de leur peine et le grand vide laissé par sa disparition, la famille tient à exprimer du fond du cœur sa profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui lui ont témoigné leur affection, leur compassion, leur solidarité et leur soutien.
Votre présence aux côtés de la famille, vos prières, vos messages, vos appels, vos gestes de réconfort et toutes les marques d'attention témoignées durant ces moments particulièrement difficiles ont été pour elle d'un immense réconfort.
À chacune et à chacun de vous, la famille dit simplement : MERCI.
Elle adresse une reconnaissance particulière :
• Au Camarade Comptable principal des matières (CPM) du Ministère des Serveurs du Peuple, ainsi qu'à sa délégation ;
• Aux ressortissants de Pibaoré résidant à Ziniaré, Korsimoro, Ouagadougou et ailleurs ;
• Aux voisins, collègues de service, amis, connaissances et promotionnaires du défunt ;
• Aux délégations venues de Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro et Ziniaré ;
• Et à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont partagé la peine de la famille et ont contribué, par leur présence ou leur soutien, à l'accompagner dans cette épreuve.
La famille s'excuse de ne pouvoir citer toutes les personnes individuellement, de peur d'en oublier.
Que le Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux vous rende au centuple tous vos bienfaits, vous protège et vous accompagne dans vos vies.
MESSE ET VEILLÉE DE PRIÈRE :
Dans la foi et l'espérance chrétiennes, la famille vous invite à vous unir à elle dans la prière pour le repos de l'âme de SAWADOGO Wendata Arsène, selon le programme ci-après :
Samedi 12 septembre 2026 à partir de 20 heures : veillée de prière au domicile du défunt, sis à Yong-Warbin, à côté de la Station Access OIL, après l'ancien péage, sur la route Ouagadougou-Ziniaré ;
Dimanche 13 septembre 2026 à partir de 7 heures : messe à la Chapelle Saint-Alphonse de Nioko 2, suivie d'un recueillement au domicile du défunt, à Yong-Warbin, à partir de 10 h 30mn.
En ces moments où l'absence devient une réalité douloureuse, la famille vous remercie encore pour votre affection et votre soutien.
Que vos prières accompagnent Arsène sur son chemin vers le Seigneur !
Que son âme repose en paix !
Longtemps associée à la force, à l'autorité et parfois à la domination, la masculinité est aujourd'hui au cœur d'une réflexion nécessaire sur les rapports entre les femmes et les hommes. Au Burkina, où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation, le concept de « masculinité positive » entend agir en amont, en questionnant les normes sociales et les modèles de virilité transmis aux garçons et aux hommes. Respect du consentement, expression des émotions, partage des responsabilités domestiques et parentales, dialogue dans le couple sont autant de comportements qui peuvent contribuer à des relations plus équilibrées. Dans cet entretien, Sabine Gampéné, chargée de projets au Mouvement citoyen FEMIN-IN, explique ce que recouvre cette notion, son intérêt dans la lutte contre les VBG et le rôle que peuvent jouer les hommes, les femmes, les familles, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics dans cette transformation.
Lefaso.net : Qu'entend-on exactement par « masculinité positive » ?
Sabine Gampéné : La masculinité positive désigne une façon d'être homme fondée sur le respect, l'écoute et l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle invite les hommes à exercer leur autorité, leur force et leur influence non pas pour dominer, mais pour protéger, soutenir et bâtir des relations équilibrées, que ce soit dans le couple, la famille ou la communauté. Ce n'est pas un modèle figé, mais une orientation de valeurs qui rejette la violence, la domination et l'exclusion comme marqueurs de virilité.
Pourquoi est-il important aujourd'hui de parler de masculinité positive au Burkina Faso ?
Cette approche est importante parce que les violences basées sur le genre restent une réalité préoccupante dans notre pays, souvent nourries par des normes sociales qui associent la masculinité à la domination et au contrôle. On ne peut pas prétendre lutter durablement contre ces violences en s'adressant uniquement aux femmes et aux filles. Les hommes et les garçons doivent être des acteurs du changement. Parler de masculinité positive, c'est ouvrir un espace de dialogue avec eux, sans les accuser, mais en les invitant à devenir des alliés.
Quelles sont, selon vous, les caractéristiques d'une masculinité dite « positive » ?
On peut citer notamment le respect du consentement et de l'autonomie de la partenaire, le rejet de toute forme de violence physique, verbale ou économique, la capacité à exprimer ses émotions sans crainte d'être jugé, le partage des responsabilités domestiques et parentales, ainsi que l'écoute et la communication au sein du couple. C'est aussi la capacité à remettre en question certaines pratiques héritées, lorsqu'elles portent atteinte aux droits des femmes.
S'agit-il d'apprendre aux hommes à « devenir moins hommes » ou plutôt à repenser ce que signifie être un homme ?
Il ne s'agit absolument pas de demander aux hommes de renoncer à leur identité, mais de repenser certains repères hérités qui associent virilité et domination. Un homme qui écoute sa compagne, qui pleure, qui partage les tâches du foyer, n'est pas moins un homme. Il exerce simplement sa masculinité autrement. C'est un travail de déconstruction des stéréotypes, pas de négation de l'identité masculine.
Quel lien faites-vous entre masculinité positive et lutte contre les violences basées sur le genre ?
Au Mouvement citoyen FEMIN-IN, la masculinité positive est l'un de nos instruments majeurs dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle agit en amont, sur les causes profondes : les normes sociales et les rapports de pouvoir inégaux entre les femmes et les hommes. C'est une approche transversale que nous intégrons dans plusieurs de nos interventions, notamment à travers l'École des alliés, un projet par lequel nous formons spécifiquement des hommes et des jeunes garçons sur la lutte contre les violences basées sur le genre et sur l'approche genre dans la communauté, afin qu'ils deviennent eux-mêmes des relais positifs. Nous retrouvons également cette approche dans un de nos programmes où la masculinité positive est mobilisée comme levier de prévention.
Concrètement, comment un homme peut-il adopter une posture de masculinité positive dans son couple ?
En pratique, cela commence par des gestes simples : consulter sa partenaire dans les décisions qui concernent le foyer, respecter son avis et son autonomie, éviter toute forme de contrôle ou d'humiliation, et accepter de partager les charges du quotidien. Cela suppose aussi de savoir communiquer en cas de désaccord, sans recourir à la violence ni au silence imposé, et de reconnaître la contribution de sa partenaire, qu'elle soit économique, domestique ou affective.
Le partage des tâches domestiques et de la responsabilité parentale fait-il partie, selon vous, de la masculinité positive ?
Oui, tout à fait. C'est même l'une de ses expressions les plus concrètes. Quand un homme s'implique dans l'éducation des enfants, dans les tâches ménagères ou dans les soins du foyer, il envoie un message fort à ses enfants et à la communauté : ces responsabilités ne sont pas réservées aux femmes. C'est aussi une façon de réduire la charge mentale et physique qui pèse historiquement sur les femmes.
Comment apprendre aux garçons, dès l'enfance, qu'être un homme ne signifie pas nécessairement être dominant ou ne pas exprimer ses émotions ?
Cela passe d'abord par l'exemple donné à la maison, à l'école et dans la communauté. Il faut valoriser chez les garçons l'expression de leurs émotions plutôt que de les réprimer au nom d'une prétendue force virile, encourager le respect entre filles et garçons dès le plus jeune âge, et intégrer ces messages dans l'éducation familiale, scolaire et communautaire. Les activités de sensibilisation que nous menons auprès des jeunes garçons visent précisément à planter ces graines très tôt.
Quel rôle les pères peuvent-ils jouer dans cette transformation ?
Le père est souvent le premier modèle masculin d'un enfant. Un père qui respecte sa compagne, qui s'implique dans l'éducation de ses enfants et qui gère les conflits sans violence transmet, sans même en avoir toujours conscience, des repères durables. Les pères ont donc un rôle central à jouer, non seulement par leurs paroles, mais surtout par leur exemple au quotidien.
Comment les femmes peuvent-elles contribuer aussi à la promotion de cette masculinité positive ?
Les femmes peuvent encourager et valoriser les comportements positifs chez les hommes de leur entourage, plutôt que de reproduire, parfois sans le vouloir, des attentes basées sur les stéréotypes de virilité. Elles peuvent aussi soutenir l'éducation égalitaire de leurs fils, participer aux espaces de dialogue intergénérationnel et intergenre, et s'associer aux hommes engagés comme alliés dans nos actions, à l'image de ce que nous encourageons à travers nos projets.
Selon Sabine Gampéné, les hommes peuvent rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et les arbres palabres où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échange avec d'autres hommes engagés dans la même démarcheLes réseaux sociaux participent-ils à renforcer certaines masculinités toxiques ou peuvent-ils au contraire devenir des espaces d'éducation et de sensibilisation ?
Les deux réalités coexistent. Les réseaux sociaux peuvent véhiculer des contenus qui valorisent la domination, l'agressivité ou le mépris envers les femmes, et cela touche particulièrement les jeunes. Mais ces mêmes plateformes offrent aussi un potentiel énorme pour diffuser des messages positifs, toucher un public jeune et créer des communautés d'hommes engagés. Tout dépend des contenus que nous, organisations de la société civile, arrivons à y faire circuler.
Comment convaincre les hommes qui considèrent encore les discours sur l'égalité de genre comme une remise en cause de leur identité ou de leur autorité ?
Il faut d'abord éviter une posture accusatrice et privilégier le dialogue : l'égalité de genre n'enlève rien aux hommes, elle rééquilibre des rapports pour construire des foyers et une société plus harmonieuse. Nous avons constaté que le message passe souvent mieux lorsqu'il est porté par d'autres hommes déjà convaincus, c'est tout l'intérêt de notre approche à travers l'École des alliés : des hommes qui s'adressent à d'autres hommes, avec des exemples concrets et vécus, plutôt qu'un discours perçu comme venant de l'extérieur.
Quel rôle les associations féministes, les organisations de jeunesse et les pouvoirs publics doivent-ils jouer dans la promotion de modèles masculins plus égalitaires ?
Chaque acteur a un rôle complémentaire. Les associations féministes comme la nôtre créent les espaces de formation, de sensibilisation et d'accompagnement direct des communautés. Les organisations de jeunesse peuvent relayer ces messages auprès des pairs, avec une légitimité particulière auprès des adolescents et jeunes adultes. Quant aux pouvoirs publics, ils doivent inscrire ces enjeux dans les politiques nationales, notamment éducatives, et soutenir financièrement et institutionnellement les initiatives déjà portées par la société civile.
Si vous deviez expliquer la masculinité positive à un jeune garçon de 15 ans, que lui diriez-vous ?
Je lui dirais que devenir un homme, ce n'est pas apprendre à dominer les autres ou à cacher ce qu'il ressent, mais apprendre à respecter, à écouter et à protéger sans jamais faire de mal. Je lui dirais que sa force véritable se mesure à sa capacité à traiter les filles et les femmes autour de lui comme des égales, et non à sa capacité à imposer sa volonté.
Et quel message adresseriez-vous aux hommes burkinabè qui souhaitent devenir des alliés dans la lutte pour les droits des femmes, mais ne savent pas toujours par où commencer ?
Je leur dirais de commencer par de petites choses concrètes comme écouter davantage les femmes de leur entourage, remettre en question leurs propres réflexes et habitudes, et accepter de partager le pouvoir et les responsabilités dans leur foyer. Les hommes peuvent aussi rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et nos arbres palabres que nous animons, où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échanges avec d'autres hommes engagés dans la même démarche.
Qu'est-ce que la masculinité positive peut changer, selon vous, dans la construction d'une société burkinabè plus juste et plus apaisée ?
Elle peut contribuer à réduire durablement les violences basées sur le genre, en s'attaquant à leurs racines plutôt qu'à leurs seules conséquences. Des foyers plus équilibrés, où les responsabilités sont partagées et où la communication remplace la violence, ce sont des communautés plus stables et plus résilientes. À terme, c'est toute la cohésion sociale et le développement du Burkina Faso qui en bénéficient, car aucune société ne peut avancer pleinement en laissant la moitié de sa population subir des violences ou être exclue des décisions qui la concernent.
Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net
À 39 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Lamoussa Oualbéogo, ingénieur des télécommunications, dont le parcours de plus de trois décennies épouse presque toute l'histoire de la modernisation des télécommunications et de la régulation du numérique au Burkina Faso.
Le développement du numérique burkinabè ne s'est pas construit en un jour. Il est le fruit d'un travail patient de bâtisseurs de réseaux, de rédacteurs de lois et de régulateurs qui ont su accompagner, texte après texte et infrastructure après infrastructure, la transformation du secteur des communications électroniques. Lamoussa Oualbéogo fait partie de ces artisans discrets mais déterminants.
Ingénieur des télécommunications, ancien Secrétaire général de deux ministères en charge du numérique et aujourd'hui Chargé d'études du Secrétaire exécutif de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), il a traversé, en acteur de premier plan, toutes les grandes étapes de l'histoire numérique du pays.
Une formation d'ingénieur, entre l'Afrique et la France
Né le 31 décembre 1966 à Thyou, dans la province du Boulkiemdé, Lamoussa Oualbéogo obtient son Baccalauréat série C au Lycée scientifique de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, en 1987. Il poursuit ses études à l'Université de Ouagadougou, où il décroche un DEUG Maths-Physique en 1989 puis une Licence de Physique en 1990, avant de rejoindre l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne, en France, d'où il sort diplômé Ingénieur des télécommunications en 1994.
Cette formation, à la croisée de l'électronique, des mathématiques appliquées, de l'informatique et des télécommunications, lui donne très tôt une vision d'ensemble des enjeux techniques qui façonneront sa carrière : transmission, commutation, réseaux d'accès, réseaux cellulaires, réseaux satellitaires et réseaux IP.
Aux origines du GSM burkinabè
Sa carrière débute en 1994 à l'ONATEL, à la Direction de la Production et de la Maintenance, où il travaille à l'élaboration d'un document de base sur la mise en œuvre du GSM au Burkina Faso. De 1996 à 2001, il devient Chef du Département ingénierie à la Direction des Etudes et de la Planification, en charge des études d'ingénierie des équipements de télécommunications et de l'analyse des offres techniques.
C'est à ce titre qu'il prend la direction, de 1996 à 2000, du projet de mise en place du tout premier réseau cellulaire mobile numérique GSM du Burkina Faso, un jalon fondateur pour les télécommunications du pays.
À la tête de l'informatique et des nouvelles technologies de l'ONATEL
De 2002 à 2005, il est nommé Directeur de l'Informatique et des Nouvelles Technologies de l'ONATEL. Sous sa direction, l'entreprise déploie ses premiers projets pilotes ADSL et WIFI prépayés, élabore avec l'appui du cabinet PMC son schéma directeur informatique et des systèmes d'information, modernise et étend son réseau Internet, et initie la mise en œuvre d'un réseau IP haut débit ainsi que de solutions de convergence voix-données pour les entreprises.
Il occupe ensuite, entre 2005 et 2006, un poste au sein de la Direction de l'International et des Interconnexions, chargé des relations techniques de l'ONATEL avec les opérateurs internationaux acheminant du trafic vers le Burkina Faso.
Artisan des grandes réformes juridiques et institutionnelles du secteur
En 2006, Lamoussa Oualbéogo est nommé Secrétaire général du Ministère des Postes et des Technologies de l'Information et de la Communication, fonction qu'il occupe jusqu'en 2011. Il contribue durant cette période à la mise en place d'un cadre institutionnel et juridique déterminant pour le secteur, à travers l'élaboration de textes fondateurs : la loi n°061-2008/AN portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques, la cyberlégislation, ainsi que la création de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC).
De 2013 à avril 2016, il occupe à nouveau les fonctions de Secrétaire général, cette fois au Ministère du Développement de l'Economie Numérique et des Postes. Il y pilote l'élaboration de la politique sectorielle 2016-2020 du secteur, adoptée selon un processus participatif, ainsi que plusieurs textes législatifs majeurs, dont la loi sur les services et transactions électroniques et la loi sur l'enregistrement des noms de domaine sous le « .bf ». Il accompagne également la mise en place de plusieurs institutions clés, parmi lesquelles l'ARCEP, l'ANPTIC et la Commission de l'informatique et des libertés (CIL).
Sur le plan des infrastructures, il coordonne la signature du contrat de réalisation du réseau dorsal national de télécommunications (Backbone), la convention de don avec la Banque mondiale pour le Projet régional des infrastructures de communication électronique en Afrique de l'Ouest (PRICAO-BF), la mise en place du G-Cloud au profit de l'administration et du secteur privé, ainsi que l'extension du Réseau informatique national de l'administration (RESINA). Il pilote aussi l'élaboration de trois cyberstratégies sectorielles — e-gouvernement, e-éducation et e-commerce — destinées à intégrer progressivement les TIC dans les processus socio-économiques du pays.
Son action se traduit également par des initiatives de diffusion des usages numériques : l'organisation annuelle de la Semaine nationale de l'Internet, qui a formé plus de soixante-dix mille personnes en dix éditions, l'organisation du Forum panafricain de partage des meilleures pratiques TIC avec Microsoft et l'Union européenne, un centre de formation en TIC dédié aux personnes malvoyantes en partenariat avec l'UIT, ou encore les premières Assises nationales sur l'économie numérique, tenues en novembre 2015.
Une voix du Burkina Faso dans la gouvernance mondiale de l'Internet
De 2008 à 2016, Lamoussa Oualbéogo représente le Burkina Faso au sein du Comité Consultatif des Gouvernements (GAC) de l'ICANN, l'organisme international en charge de la gestion des ressources critiques de l'Internet. Il participe par ailleurs activement, depuis décembre 2000, aux travaux des Groupes d'études de l'UIT-BDT, et intervient comme expert de l'UIT sur plusieurs sujets, dont la téléphonie sur IP (VoIP) et la formation des opérateurs télécoms de la zone Liptako-Gourma. Lire la suite
La cérémonie officielle d'inauguration des voiries aménagées dans la centralité secondaire du Grand-est, dans l'arrondissement 5 de la commune de Ouagadougou, s'est tenue ce mardi 8 septembre 2026. Au total, ce sont 6,839 km de voiries qui ont été inaugurés. Le coût global du projet est de plus de 6,5 milliards de francs CFA.
Dans le cadre du Projet de développement durable de Ouagadougou, phase II (PDDO2), plus de 6 km de voiries ont été inaugurés dans la centralité secondaire du Grand-est.
Ces nouvelles voies vont contribuer à améliorer la mobilité et le désenclavement de plusieurs quartiers de l'est de la capitale, notamment Dassasgho et Wayalghin. Elles s'inscrivent dans le vaste programme de modernisation des infrastructures routières engagé dans la capitale. La maîtrise d'ouvrage du projet a été assurée par l'Agence municipale des grands travaux (AMGT).
Le projet réalisé comprend principalement deux axes structurants, auxquels s'ajoutent des voies d'accès aux équipements publics.
La commune de Ouagadougou a inauguré 6,839 km de voiries.Le premier axe, long d'environ 3 kilomètres, relie notamment la rue Naaba Boulsa-Kibé à l'avenue du Président John Jerry Rawlings. Il assure également une liaison entre le boulevard Tensoba Weogo et le boulevard Thomas Sankara.
Le deuxième axe, d'une longueur de plus de 1,5 kilomètre, prend naissance au niveau de l'avenue du Musée national. Il se poursuit par la rue Pendenga avant de rejoindre le croisement avec l'avenue de la Croix-Rouge.
À ces deux axes principaux s'ajoutent environ 2 kilomètres de voies d'accès destinées à desservir les équipements publics existants dans la zone, ainsi que ceux réalisés dans le cadre du même projet.
Les nouvelles voies sont notamment accompagnées de caniveaux couverts, de trottoirs et de parkings. Un aménagement a également été mis en place pour les transports en commun.
Le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, a indiqué que cette voirie vise à contribuer au bien-être de ses populations.Le projet comprend également deux forages équipés de châteaux d'eau, environ 2 kilomètres d'éclairage public solaire et la plantation de près de 1 200 arbres.
« L'inauguration de ces voiries traduit une réalité simple : le développement doit se voir et se ressentir dans le quotidien des populations », a laissé entendre le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, représentant le PDS.
Il a par ailleurs souhaité que les populations des localités bénéficiaires de ces infrastructures œuvrent à leur préservation.
« Au regard de l'importance de ces infrastructures pour la mobilité et l'amélioration du cadre de vie dans cette partie de la ville, je formule le vœu qu'elles contribuent pleinement au développement de la centralité secondaire du Grand-est et au bien-être de ses populations », a-t-il souhaité.
Le colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique du ministre de la construction de la patrie, a invité les populations à l'entretien des infrastructures.La cérémonie s'est déroulée en présence du colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique qui a représenté le ministre en charge de la construction de la patrie.
« Au-delà des infrastructures matérielles, du bitume et du béton que nous dévoilons aujourd'hui, c'est l'âme de notre résilience que nous honorons. Ce que nous célébrons ensemble, c'est le triomphe de la volonté populaire et le couronnement de notre unité nationale inébranlable », a laissé entendre le représentant du ministre.
Youmandia Djibril Toguyeni, directeur général de l'AMGT, qui s'est occupée de réaliser la route, a indiqué que l'objectif est d'améliorer les conditions de vie des populations.
« Il s'agit de dynamiser une centralité que nous appelons la centralité secondaire du Grand-est. Il s'agit donc de voiries qui vont participer à faciliter l'accès aux équipements de base qui existent, mais également aussi faciliter le développement économique à travers l'action publique, mais également les contributions des investissements privés », a-t-il laissé entendre.
Le directeur général de l'AMGT, Youmandia Djibril Toguyeni, a rappelé que l'objectif de la voirie est de dynamiser la centralité secondaire du Grand-est.Youmandia Djibril Toguyeni a rappelé que la route est également munie d'un parcours sportif afin de permettre aux populations d'avoir un espace adapté pour la pratique des activités sportives.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net