Dans ce numéro, Dr Joëlle Traoré s'intéresse aux facteurs qui expliquent les différences de performance entre les administrations fiscales africaines à travers les expériences du Togo et de l'Ouganda.
Cette analyse montre que la capacité d'une administration fiscale à mobiliser les recettes repose non seulement sur les ressources dont elle dispose, mais également sur la qualité de sa gouvernance, son organisation institutionnelle et les choix de modernisation engagés.
Dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour la santé, l'Armée burkinabè, à travers la Direction centrale du service de santé des armées, a déployé un hôpital mobile de campagne à Fada N'Gourma. Installée depuis le 12 juillet et opérationnelle jusqu'au 20 juillet 2026, cette structure sanitaire offre gratuitement des soins aux personnes déplacées internes (PDI) ainsi qu'aux populations vulnérables de la région du Goulmou.
Érigé au Centre médical militaire de Fada N'Gourma, le dispositif comprend quatre camions-cliniques mobiles équipés de deux blocs opératoires, d'unités d'imagerie médicale (scanner et radiologie), d'un laboratoire de biologie ainsi que de tentes climatisées destinées aux consultations, aux hospitalisations et à la pharmacie.
Selon le Médecin-colonel Rigobert Kiba, sous-directeur chargé du soutien de la médecine des Forces armées, plusieurs spécialités sont mobilisées pour cette mission, notamment la médecine générale, la chirurgie, la psychiatrie, l'ophtalmologie et l'oto-rhino-laryngologie (ORL). Cette opération, entièrement gratuite, s'inscrit dans les instructions du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et vise également à consolider les liens entre les Forces armées et les populations.
L'initiative suscite un important engouement. De nombreux patients affluent vers le site pour bénéficier des consultations et des examens médicaux.
Parmi eux, Yacouba Thiombiano, instituteur, venu consulter en rhumatologie et faire examiner son fils Cédric en ORL pour un problème de cordes vocales, se réjouit de la gratuité des prestations. Il salue une initiative qui permet aux populations les plus vulnérables d'accéder à des soins spécialisés sans contrainte financière.
Même satisfaction chez Moustapha Tiendrébéogo, boulanger à la retraite. Reçu en consultation en rhumatologie et en ophtalmologie, il a également pu effectuer un scanner sur place sans aucun frais. Il dit apprécier la qualité de l'accueil et de la prise en charge assurée par les médecins militaires.
Selon les responsables de la mission, plusieurs centaines de personnes ont déjà bénéficié des prestations médicales au cours des deux premiers jours de fonctionnement de cet hôpital mobile de campagne.
Lefaso.net
Source : Présidence du Faso
La quatrième édition du tournoi BF1 Foot Bobo a été officiellement lancée le samedi 11 juillet 2026 sur le terrain SOBUCOP de Belleville, à Bobo-Dioulasso. Initiée par la télévision BF1, cette compétition, qui se déroulera jusqu'au 12 septembre 2026, réunit cette année 40 équipes, dont neuf formations des Forces de défense et de sécurité (FDS). Au-delà de l'enjeu sportif, les organisateurs veulent faire de cette compétition un espace de cohésion sociale, de promotion de la citoyenneté et d'épanouissement de la jeunesse pendant les vacances.
Dans son allocution d'ouverture, la directrice régionale de l'Ouest de BF1, Michèle Voudri Diawara, a salué la présence des autorités, des partenaires, des équipes et des populations venues assister à cette cérémonie. Elle a rappelé que BF1 Foot Bobo est devenu, au fil des éditions, « bien plus qu'un simple tournoi de football ». « BF1 Foot Bobo est aujourd'hui un véritable rendez-vous de la jeunesse renfermant un idéal social et citoyen fondé sur les valeurs de solidarité, de fraternité, de dépassement de soi et surtout de vivre-ensemble », a-t-elle dit.
Une vue des officiels présents au lancement de la quatrième édition de BF1 FootProfitant de l'occasion, elle a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité pour leur engagement aux côtés des populations, estimant que leur forte participation à cette édition traduit parfaitement la vision poursuivie par les organisateurs. Selon elle, l'initiative répond également à la volonté de BF1 d'aller au-delà de sa mission d'information en s'impliquant concrètement dans la vie des communautés. « Nous avons voulu démontrer qu'un média peut être un acteur de première ligne dans les réalités que vivent les populations », a-t-elle souligné, avant d'inviter les Bobolais à s'approprier l'événement en venant soutenir les équipes tout au long de la compétition.
Le match inaugural a opposé la Police municipale à Dossamado FCLe président du comité d'organisation, Justin Dabiré, pour sa part, est revenu sur les ambitions de cette quatrième édition. Il a indiqué que le tournoi conserve son objectif initial : offrir aux jeunes un cadre sain d'occupation pendant les vacances scolaires tout en renforçant les liens entre civils et forces de défense et de sécurité. La principale innovation de cette édition réside dans la participation de neuf équipes des FDS, portant ainsi le nombre total de formations engagées à 40, contre 32 lors de l'édition précédente.
Le président du comité d'organisation, Justin Dabiré, pour sa part, est revenu sur les ambitions de cette quatrième éditionLe match inaugural a opposé la Police municipale à Dossamado FC. Après deux périodes de 25 minutes, la Police municipale s'est imposée à l'issue de la séance des tirs au but. Au-delà des rencontres sportives, plusieurs activités citoyennes viendront rythmer cette édition. Les organisateurs annoncent notamment une opération de don de sang au mois d'août, une campagne de sensibilisation sur le port du casque en collaboration avec l'ONASER, ainsi que la Grande foire BF1, prévue du 10 au 12 septembre 2026 sur le terrain SOBUCOP de Belleville.
Les deux formations avant le début du matchJustin Dabiré a lancé un appel aux habitants de Bobo-Dioulasso afin qu'ils se mobilisent chaque soir pour assister aux différentes rencontres et contribuer au succès de cette manifestation. Il a également invité les partenaires économiques et les exposants à prendre part à la Grande foire BF1, présentée comme un cadre de promotion des activités économiques locales. Par cette quatrième édition, BF1 confirme sa volonté de faire du sport un levier de cohésion sociale, de civisme et de valorisation des talents de la jeunesse bobolaise.
Romuald Dofini
Lefaso.net
L'ONG Christian Aid, en partenariat avec l'Alliance technique d'assistance au développement (ATAD), organise du 14 au 16 juillet 2026 à Ouagadougou un forum national sur les politiques macro-économiques sensibles au genre. Il s'inscrit dans le cadre du projet « Making Tax Work for Women » (La fiscalité au service des femmes). Cette rencontre vise à contribuer à une meilleure mise en œuvre des politiques publiques intégrant les questions de genre et les droits de l'enfant.
Ce forum réunit des représentants des pouvoirs publics, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts autour d'échanges sur la budgétisation sensible au genre et la politique de gratuité des soins en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans. Pendant trois jours, les participants réfléchiront aux mécanismes permettant de rendre les politiques macro-économiques plus inclusives et plus équitables.
Le directeur pays de l'ONG, Christian AID Narcisse DabiréIl est placé sous le thème « Forum national sur les politiques macro-économiques sensibles au genre au Burkina Faso : la budgétisation sensible au genre et aux droits de l'enfant et la politique de la gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans ». Ce forum prévoit trois panels qui seront animés par des spécialistes des questions économiques, sociales et de gouvernance. Le premier panel sera présenté par l'ancien ministre de l'enseignement supérieur, Pr Alkassoum Maïga, qui apportera son analyse sur les enjeux des politiques macro-économiques sensibles au genre dans le contexte burkinabè.
Rosine Hema/Compaoré, la représentante de la ministre en charge de la SolidaritéL'ONG Christian AID lutte pour la prise en compte de toutes les sensibilités dans le développement du pays. C'est dans ce cadre qu'elle accompagne les communautés. « Il y a beaucoup d'efforts qui sont faits à travers le nouveau référentiel qui a été élaboré dans le domaine du genre, mais nous pensons que nous pouvons encore mieux. C'est-à-dire contribuer à la mise en œuvre effective de ce référentiel en prenant en compte la particularité de tous ceux qui sont concernés », a indiqué le directeur pays de l'ONG Christian AID, Narcisse Dabiré. Selon lui, à l'issue de ce forum, un document sera produit pour être soumis aux décideurs politiques.
Le président de ATAD, Constant ZangoPour la directrice régionale de Femmes, paix et sécurité, représentante de la ministre en charge de la solidarité, Rosine Hema/Compaoré, le présent forum revêt une importance particulière parce qu'il permettra de partager les conclusions afin d'améliorer le référentiel. « Le contexte actuel de notre pays nous impose de repenser continuellement nos politiques publiques afin qu'elles répondent efficacement aux défis de développement, de cohésion sociale, de résilience économique et de reconquête de notre souveraineté. Le nouveau référentiel national de développement, RELANCE, traduit cette ambition collective de construire un Burkina Faso plus résilient, plus prospère et plus inclusif. Pour atteindre cet objectif, il est indispensable que les politiques économiques prennent pleinement en compte les réalités vécues par les femmes, les hommes, les filles et les garçons, les personnes vulnérables afin que personne ne soit laissé pour compte. C'est pourquoi la promotion du genre constitue un axe transversal des politiques nationales de développement. Elle s'inscrit dans les engagements internationaux de notre pays ainsi que dans les orientations nationales visant une gouvernance plus équitable et plus performante », a-t-elle souligné. Elle a terminé en invitant l'ensemble des participants à partager librement leurs expériences, leurs préoccupations et leurs propositions afin que les recommandations finales soient réalistes, pertinentes et directement exploitables par les pouvoirs publics.
Photo de famillePour Constant Zango, président de ATAD, cette rencontre est un espace d'écoute, de dialogue, de réflexion et de propositions entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les chercheurs, les partenaires au développement et les citoyens. « À travers les différents panels, nous souhaitons analyser les défis actuels, partager les expériences, identifier les bonnes pratiques et formuler des recommandations concrètes afin que les politiques macroéconomiques intègrent davantage les réalités vécues par les femmes et les filles tout en contribuant au développement harmonieux de notre pays. Aucune transformation durable ne peut être réalisée sans un dialogue permanent entre l'État, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les médias, les citoyens et les organisations de la société civile. Chacun de ces acteurs détient une partie de la solution. Ensemble, nous pouvons bâtir des politiques économiques plus efficaces, plus transparentes et plus inclusives. Je voudrais, à cet effet, exprimer la profonde gratitude de ATAD à notre partenaire Christian Aid pour sa confiance constante, son accompagnement technique et financier ainsi que son engagement en faveur de la justice sociale et de l'égalité entre les femmes et les hommes », a dit M. Zango. Il a conclu en remerciant le gouvernement pour son accompagnement et sa disponibilité.
Rama Diallo
Lefaso.net
Quelques jours après la diffusion d'un avis de recherche, la Police nationale a annoncé l'interpellation de Abdoul Aziz Zabré, recherché dans une affaire présumée d'abus de confiance portant sur 72,6 millions FCFA. En fuite en direction du Ghana, selon les premières informations, le suspect a été ramené au Burkina Faso grâce à la collaboration de la population et conduit devant les enquêteurs.
La Police nationale a annoncé, ce lundi 14 juillet 2026, l'interpellation de Abdoul Aziz Zabré, activement recherché dans le cadre d'une affaire présumée d'abus de confiance portant sur 72 600 000 FCFA.
Dans une publication de remerciement diffusée sur sa page Facebook, elle a indiqué que cette arrestation est intervenue à la suite de l'avis de recherche publié le vendredi 10 juillet 2026, par lequel elle sollicitait l'appui de la population afin de retrouver plusieurs suspects en fuite, dont Abdoul Aziz Zabré.
Selon la Police nationale, le suspect, qui aurait pris la fuite en direction du Ghana, a pu être ramené au Burkina Faso grâce à la collaboration de la population. Il a ensuite été conduit auprès des enquêteurs pour la suite de la procédure.
L'affaire porte sur un présumé abus de confiance sur un montant de 72,6 millions FCFA au préjudice du frère de l'un des suspects, dans la ville de Batié.
Les premières informations communiquées par les services de sécurité faisaient état de deux personnes recherchées, Abdoul Aziz Zabré et Hamado Bandé, qui auraient quitté respectivement Ouagadougou et Kaya avant de prendre la direction du Ghana.
La Police nationale a salué « la promptitude des citoyens » et les a remerciés pour leur collaboration, estimant que cette interpellation illustre l'importance de l'implication des populations dans la lutte contre l'insécurité et la criminalité.
« Cette action vient encore témoigner le ferme engagement de tous autour de la résolution des problèmes de sécurité », a souligné la police , réaffirmant que la coopération entre les forces de sécurité et les citoyens demeure un levier essentiel pour retrouver les personnes recherchées et faire aboutir les enquêtes.
Lefaso.net
Source : Police nationale
AVIS DE MARCHÉ
APPEL D'OFFRES : INFORMATIONS D'ORDRE GÉNÉRAL
Réf : SOSSIBF/FO/AOL/2026/001
I.1) Nom et adresse du pouvoir adjudicateur
SOS SAHEL International Burkina Faso
Ouagadougou, Zone 1, secteur n° 44 rue 44-417, porte n° 81, 01 BP 1170 Ouagadougou 01 ; Tel : (226)25366952/70296014 ; E-mail : sossibf@fasonet.bf ; Site Web : www.sossibf.org / www.sossahel.org
II.1.1) Intitulé
Fourniture de carburant et lubrifiant et le lavage complet du véhicule : super 91, Gasoil, huile de vidange, eau de refroidissement, huile de frein.
II.1.3) Type de marché
Fournitures
II.1.4) Description succincte du marché
Contrat cadre pour la fourniture de carburant, destinés aux activités du projet SANté AID013244/06/8
II.1.5) Montant total estimé
Montant TTC Total : 3 600 000 Monnaie : XOF
Le montant indiqué est une estimation et ne doit pas être considéré comme un budget qui sera effectivement négocié.
IV.1.1) Type de procédure
Ouverte locale
II.1.6) Informations sur les lots
Le marché est en lot unique.
Les soumissionnaires ne peuvent présenter qu'une seule offre.
II.2.3) Lieu d'exécution
Zone géographique bénéficiaire de l'action : la région de Kadiogo
II.2.5) Critères d'attribution
L'attribution se fera sur la base du meilleur rapport qualité/prix, selon les critères définis dans le dossier d'appel d'offres.
II.2.14) Informations complémentaires
Possibilité de reconduction du contrat pour la même nature de fournitures en cas de besoin jusqu'à 48 mois total.
IV.2.2) Date limite de soumission des offres ou des demandes de participation
Date : 12/08/2026
Heure locale : 16 h
IV.2.6) Délai minimal pendant lequel le soumissionnaire est tenu de maintenir son offre
Durée en jours : 90 (à compter de la date limite de réception des offres)
IV.2.7) Modalité d'ouverture des offres
Date : 13/08/2026
Heure locale : 9h
Lieu : auprès du bureau siège de SOS SAHEL International Burkina Faso (SOSSIBF) situé à Ouagadougou, Zone 1, secteur n° 44 rue 44-417, porte n° 81.
Le Directeur Exécutif
Kougoubila SAWADOGO
U.S. EMBASSY OUAGADOUGOU
VACANCY ANNOUNCEMENT # Ouaga-2026-009
Surveillance Detection Monitor
Opening Date : 07/15/2026
Closing Date : 07/29/2026
Open to : All Interested Applicants/All Sources
Work Schedule : Full-time (40 hours/week)
SALARY : *Ordinarily Resident (OR) : CFA 7,070,448 p.a. (Starting Salary/Full-Time)
(Position Surveillance Detection Monitor : FSN-04)
ALL ORDINARILY RESIDENT (OR) APPLICANTS MUST HAVE THE REQUIRED WORK AND/OR RESIDENCY PERMITS TO BE ELIGIBLE FOR CONSIDERATION.
BASIC FUNCTION OF POSITION :
This position is in the Regional Security Office. SD Monitors observe, recognize, and report potential surveillance and other suspicious incidents directed against U.S. Government facilities and/or personnel and initiate emergency responses to possible hostile actions, as necessary, to safeguard life and property.
QUALIFICATIONS REQUIRED :
1. EDUCATION : Completion of secondary education, high school diploma (BAC) or the local equivalent is required.
2. EXPERIENCE : A minimum of one (1) year of military, policy, or private experience in the field of security required
3. LANGUAGE : English- Limited knowledge, reading/speaking/writing is required. This may be tested. French- Good working knowledge, speaking, reading and writing.
SKILLS AND ABILITIES : Must possess a valid basic driver's license. Must be skilled in the use of communications equipment, cameras, and basic information technology systems. Must provide detailed oral reports. Must work independently and adapt to a wide range of threat and environmental conditions. Must have good observation skills.
JOB KNOWLEDGE : Knowledge of surveillance techniques, familiarity with local pedestrian and vehicular traffic patterns and habits, awareness of cultural norms and customs is required. The position requires good working knowledge of the host city's geography and general culture.
4. HOW TO APPLY : Applicants must complete the following application process to be considered :
• Create an account on the Electronic Recruitment Application (ERA) Website at https://erajobs.state.gov/dos-era/bfa/vacancysearch/searchVacancies.hms
• Choose Announcement Number Ouaga-2026-009 Surveillance Detection Monitor and complete the online application.
• Upload any additional documentation that supports or addresses the requirements listed above (e.g. Copies of Attestations/Certificates of Work, degrees certificates, work permits & SF 50 if applicable) into the Electronic Recruitment Application system. click on the "Apply to This Vacancy" to submit your application.
For more information on how to apply, visit the Mission internet site : https://bf.usembassy.gov/jobs/
Required Documents : Please provide the required documentation listed below with your application :
• High/Secondary school (BAC) diploma is required.
• Residency and/or Work Permit (If applicable)
• DD-214 - Member Copy 4, Letter from Veterans' Affairs, or other supporting documentation (if applicable)
• SF-50 (if applicable)
• Relevant Work attestations and Certificates.
• Driver's License
• Others
What to Expect Next : Applicants who are invited to take a language or skills test or who are selected for an interview will be contacted via telephone call and email.
FOR FURTHER INFORMATION : Contact the Human Resources Office at 25 49 53 00.
Note :
• Applications received after the deadline will not be considered.
• All applications must be for an open/advertised position.
• Only shortlisted applicants will be contacted.
EQUAL EMPLOYMENT OPPORTUNITY : The U.S. Mission provides equal opportunity and fair and equitable treatment in employment to all people without regard to race, color, religion, sex, national origin, age, disability, political affiliation, marital status, or sexual orientation. The Department of State also strives to achieve equal employment opportunity in all personnel operations through continuing diversity enhancement programs. The EEO complaint procedure is not available to individuals who believe they have been denied equal opportunity based upon marital status or political affiliation. Individuals with such complaints should avail themselves of the appropriate grievance procedures, remedies for prohibited personnel practices, and/or courts for relief.
Le Baloun Naaba Tanga II à Balonguin,
La grande famille OUEDRAOGO à Bilbalgho et Saint Léon,
La famille alliée à Bendogo,
Les frères et sœurs de feu Maria KALENZAGA née OUEDRAOGO et feu l'Abbé Robert OUEDRAOGO,
Les enfants :
–OUEDRAOGO Pierre Chrysologue et son épouse Marguerite à Wemtenga,
–OUEDRAOGO François D'Assise à St Léon,
–Madame Veuve OUEDRAOGO Léonie Viviane née TRABOULGA en service au GRAAP Afrique à Bobo Dioulasso, épouse de Feu OUEDRAOGO Antoine
Les petits enfants :
–OUEDRAOGO Wend-pa yagdé Octave Roland, –OUEDRAOGO Chrystel Marie Cécilia Wend-Kuuni,
–OUEDRAOGO Noom Wendé Dany Steve Wylliam,
–OUEDRAOGO Venance Paul Hilaire.
Ont le regret de vous annoncer le rappel à Dieu de leur mère, belle-mère et grand-mère OUEDRAOGO Cécile, le Lundi 13 juillet 2026 à l'âge de 92 ans des suites de maladie.
« Nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournerons » Sourate Al-Baqara, 2:156
15 juillet 2007 – 15 juillet 2026
Voilà dix-neuf (19) ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui notre chère fille, épouse, sœur, tante, mère, grand-mère et arrière-grand-mère
NEBIE Kabou Salamata
Maman, Mamy, Kabou
« Tu demeures éternellement dans nos cœurs »
A l'occasion de ce triste anniversaire ;
Les grandes familles NEBIE et Alliées BENON, DAGANO, ZIBA, IDO, NIGNAN, YAGO, DIAKITE, KADIO, NACRO NAPON, SALIA, TAGNAN, ZIO, UMUHIRE, OUEDRAOGO, OUATTARA, COULIBALY, VENICX, à Nébiélia-Nayou, Léo, Sadouan, Silly, Longa, Gorou (Ghana), Naporo, Sati, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ziniaré, New Jersey (USA), Montréal (Canada), Grez-Doiceau (Belgique) , Abidjan et Korhogo ;
Ibrahim B. NEBIE , cadre supérieur de la Banque mondiale à la retraite et épouse Sidonie NEBIE/IDO, NEBIE Souleymane, Berthe NEBIE/NIGNAN, NACRO/NEBIE Mimina, NEBIE Bouma Karim, les neveux, les petits enfants et arrières petits-enfants, prient tous ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pensée pieuse pour le repos de son âme.
Union de prière !
Les autorités burkinabè ont pris la décision de réglementer les frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement, dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Pour donner plus d'éclaircissements sur cette réforme, les secrétaires généraux des trois ministères concernés (enseignement de base, alphabétisation et promotion des langues nationales ; enseignement secondaire et formation professionnelle et technique ; enseignement supérieur, recherche et innovation) ont animé une conférence de presse, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou.
Cette sortie entièrement consacrée donc à la réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement a d'abord présenté le contexte de cette décision. Il y ressort que les différentes missions de contrôle réalisées ces dernières années ont révélé des dérives particulièrement préoccupantes au sein de plusieurs établissements et institutions privés d'enseignement pré-scolaire, primaire, post-primaire, secondaire et supérieur.
De ces préoccupations, on a les augmentations anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité, des frais d'inscription sans fondement objectif, l'imposition de frais annexes ou l'obligation d'acquérir des fournitures, uniformes ou d'autres prestations auprès des établissements à des coûts largement supérieurs aux prix habituellement pratiqués. « Ces dérives, qui se développent en dehors de tout cadre harmonisé, fragilisent de nombreuses familles. Pour assurer la continuité de la scolarité de leurs enfants, de nombreux parents sont acculés à des endettements critiques (prêts, ventes de biens, renoncement à d'autres dépenses essentielles) tandis que d'autres se voient contraints de retirer leurs enfants du système scolaire ou de les orienter vers les établissements ne correspondant pas toujours à leurs attentes. Cette situation compromet le principe d'égalité des chances et porte atteinte au droit fondamental à l'éducation », ont révélé les conférenciers.
Cette réforme portant règlementation des frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement poursuit donc des objectifs clairs, énumèrent-ils. Il s'agit de protéger le pouvoir d'achat des familles face aux augmentations abusives ; garantir l'accessibilité et l'équité à tous les ordres d'enseignement ; instaurer une transparence totale dans l'établissement des coûts ; assainir le secteur en prévenant les conflits récurrents entre promoteurs et parents ; consolider un climat de confiance réciproque sous l'égide régulatrice de l'État.
Selon la nouvelle donne, les structures privées d'enseignement sont désormais classées en trois catégories, tenant compte des critères objectifs et spécifiques à chaque ordre d'enseignement (voir détails dans l'arrêté ci-joint).
Ainsi, le pré-scolaire et le primaire prennent en compte la zone d'implantation, le niveau d'investissement et la qualité de l'offre éducative. Au post-primaire et au secondaire, s'ajoutent le type d'établissement et le niveau d'enseignement. Pour le supérieur, les plafonds sont fixés selon la nature des formations (LMD, BTS, sciences médicales, sciences de l'ingénieur, etc.), le niveau d'études et la qualité de l'offre de formation.
Cette réforme ne vise nullement à minimiser les investissements des acteurs du privés, encore moins les pénaliser ; elle vise plutôt à, rassurent-ils, instaurer un équilibre entre deux exigences tout aussi légitimes. D'une part, permettre aux établissements privés de fonctionner dans des conditions économiquement viables et de rentabiliser leurs investissements et, d'autre part, protéger les familles contre les pratiques abusives et faire en sorte que les considérations financières ne privent aucun enfant de son droit à l'éducation.
La réglementation, qui entre en vigueur dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, implique également que les frais liés à l'hébergement dans le régime internat soient fixés dans un cadre d'échanges entre promoteurs et l'administration publique.
Le gouvernement invite tous les acteurs, dont les structures de l'État, les promoteurs d'établissements, les enseignants, les parents d'élèves, les organisations de la société civile et les medias à s'impliquer pour la réussite de la réforme.
Lefaso.net
Après avoir dévoilé à la presse, le 9 juillet 2026, sa nouvelle campagne de vacances baptisée « Ça bouge », Orange Burkina a poursuivi sa stratégie de mobilisation en réunissant, dans la soirée du vendredi 10 juillet, des influenceurs, créateurs de contenus et acteurs du numérique autour d'un afterwork dédié à la présentation de cette initiative. À travers cette rencontre conviviale, l'opérateur a voulu faire de ces ambassadeurs du digital les relais de sa campagne auprès de la jeunesse burkinabè.
Cette soirée a permis de dévoiler plus en détail les ambitions de la campagne, qui entend faire des vacances 2026 une période d'épanouissement, de découverte et d'opportunités pour les jeunes. Au-delà des offres commerciales, Orange Burkina affirme vouloir encourager les talents, promouvoir les initiatives positives et créer un véritable mouvement autour de la jeunesse.
Au cœur de cette campagne figure un mot d'ordre : la générosité. L'entreprise annonce avoir considérablement renforcé ses offres internet afin de répondre aux usages quotidiens des jeunes, très présents sur les réseaux sociaux. Les prix des forfaits demeurent inchangés, mais les volumes de données connaissent une hausse importante, pouvant atteindre plus de 150 %, voire jusqu'à 250 % selon les offres proposées.
Orange Burkina met également en avant une gamme de forfaits adaptée aux différents budgets. Parmi les nouveautés figure notamment un forfait de 5 Go valable 30 jours, proposé à 2 150 FCFA, destiné à offrir une connexion plus accessible durant toute la période des vacances.
Pour les influenceurs et créateurs de contenus présents, ce fut un moment convivial et une opportunité de relayer les bons tutos à leur communautéL'opérateur a également prévu une série de récompenses afin de fidéliser ses abonnés. En composant le *103*0# pour souscrire à un forfait, les clients pourront participer à plusieurs mécanismes promotionnels. Toutes les quinze minutes, le premier client ayant souscrit un forfait inférieur à 500 FCFA remportera un crédit de communication de 5 000 FCFA. À la fin de chaque journée, l'abonné ayant effectué le plus important volume de souscriptions internet sera désigné « super client du jour » et pourra recevoir des récompenses telles que des smartphones, des bons d'achat ou encore divers cadeaux.
Les offres d'appels ne sont pas en reste. Grâce au *206#, les abonnés pourront découvrir quotidiennement différentes surprises et avantages mis à leur disposition tout au long de la campagne.
Prenant la parole au cours de cette rencontre, Aïssata Barro, responsable de la marque à Orange Burkina, a rappelé que cette soirée avait pour principal objectif d'associer les influenceurs à la diffusion de la campagne. « Nous sommes là ce soir dans le cadre du lancement de notre campagne "Ça bouge" pour les vacances 2026 avec Orange. Cette soirée avait pour objectif de réunir les influenceurs autour de cette thématique afin qu'ils puissent relayer le message auprès de leurs followers et de l'ensemble des jeunes Burkinabè sur toutes les activités prévues durant ces vacances », a-t-elle expliqué.
Selon elle, la campagne dépasse largement le cadre des offres promotionnelles. Elle s'inscrit dans une démarche d'accompagnement de la jeunesse à travers plusieurs domaines tels que la culture, le sport, la musique, le gaming et les compétitions d'e-sport.
Mais Orange Burkina entend également faire de ces vacances un moment de développement personnel. L'entreprise mise ainsi sur la formation grâce aux programmes proposés par Orange Digital Center (ODC). Destinées aux jeunes âgés de 18 à 35 ans, ces formations entièrement gratuites portent sur plusieurs compétences numériques et entrepreneuriales. Les inscriptions se font en ligne via les plateformes de l'entreprise.
« Cela fait près de quatre ans que nous concevons des campagnes dédiées aux vacances. Certaines activités en sont aujourd'hui à leur quatrième édition. Ce n'est donc pas une première », a précisé Aïssata Barro, responsable de la marque à Orange Burkina FasoPour Aïssata Barro, les vacances représentent une période propice à l'éclosion des talents.« Pendant les vacances, les écoles sont fermées. Nous pensons que c'est une opportunité pour les jeunes de développer d'autres talents qu'ils possèdent. C'est pourquoi nous voulons les occuper de façon utile et saine », a-t-elle indiqué.
La responsable de marque a également rappelé que cette initiative s'inscrit dans la continuité des actions menées par Orange Burkina depuis plusieurs années.« Cela fait près de quatre ans que nous concevons des campagnes dédiées aux vacances. Certaines activités en sont aujourd'hui à leur quatrième édition. Ce n'est donc pas une première », a-t-elle précisé.
À travers cette nouvelle édition de « Ça bouge », Orange Burkina ambitionne ainsi de créer une dynamique nationale autour de la jeunesse en associant divertissement, apprentissage, innovation et récompenses. L'entreprise compte notamment sur les influenceurs présents lors de cet afterwork pour amplifier la visibilité de cette campagne et toucher un public plus large.
Avec cette campagne, Orange Burkina entend démontrer que les vacances peuvent être à la fois un moment de détente, d'expression des talents, de formation et de connexion, tout en proposant des offres plus généreuses adaptées aux attentes des jeunes Burkinabè.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Au moins 24 personnes ont été tuées et 36 autres blessées dans un accident de la circulation survenu le lundi 13 juillet 2026, sur l'axe Touba-Biankouma, au niveau du pont Bafing. L'accident implique un autocar de compagnie de la compagnie "Diarra transport" reliant Odienné à Yamoussoukro.
Le véhicule, qui transportait 69 personnes, équipage compris, a fait une sortie de route avant de finir sa course dans le fleuve Bafing.
Le bilan communiqué par les autorités est provisoire. Les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche afin de retrouver d'éventuelles personnes disparues.
Contacté, le délégué consulaire du Burkina Faso n'a fait état d'aucun ressortissant burkinabè impliqué dans l'accident.
Le ministre ivoirien des Transports et des Affaires maritimes a présenté les condoléances du gouvernement aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Une enquête administrative et technique a été annoncée pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.
Samira Ouédraogo (correspondante à Abidjan)
Lefaso.net
Sa majesté le Mogho Naaba Baongo,
Les familles Traoré, Tapsoba, Congo, Ouedraogo et Atho.
Les familles Tapsoba, Tassembedo à Kamboinsin (secteur N°2 Ouaga) et Nianogo.
Les familles alliées, Tapsoba, Somé Sankara, Sanwidi, Kaboré.
La veuve Traoré/Tapsoba Edith Marie Flore, gestionnaire à la retraite, ses enfants Aïdara, Ben Idriss, Nafissatou, Kamal et les petits enfants Amado, Nawel, Inaya, Jade Ayana, Keyla, Mayssa ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fils, frère, époux, beau-père, père et grand-père, Monsieur TRAORE Amado, Administrateur Général de ECODIS SA, YILMA SA, PCA de Majestic et AFP.
Décès survenu le Dimanche 12 Juillet 2026 de suite de maladie.
Programme des obsèques
– La lecture du coran à la mémoire du défunt ce jour lundi 13 Juillet à 16h00 à son domicile sis à la cité an II.
– La levée du corps aura lieu à la morgue de Bogodogo à 11h30 le mardi 14 Juillet
– L'inhumation est prévue le même jour à 14h00 au cimetière de Kamboinsin.
Qu'Allah le tout puissant l'accueille dans son royaume et veille sur sa progéniture.
À moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Issifou Sorgho, entrepreneur social, formateur en informatique accessible et Parrain de Le Faso Digital 2026.
Son parcours rappelle une évidence : l'innovation n'a de sens que lorsqu'elle est accessible à tous.
Devenu malvoyant en 1992, Issifou Sorgho aurait pu voir son avenir se refermer. Il a choisi d'en faire une force. Depuis plus de dix ans, il œuvre pour que les technologies numériques deviennent un puissant levier d'autonomie, de formation et d'insertion professionnelle pour les personnes vivant avec un handicap visuel.
Coach en entrepreneuriat, spécialiste de l'informatique accessible et promoteur de l'innovation sociale, il accompagne des jeunes entrepreneurs, des associations et des porteurs de projets dans la concrétisation de leurs idées, tout en développant des solutions numériques adaptées aux besoins des personnes déficientes visuelles.
À travers SOBATIC SAS, qu'il préside, il conçoit des outils numériques favorisant l'accessibilité des personnes non voyantes et dispense des formations en informatique adaptée. À l'Institut Régional des Aveugles des Hauts-Bassins, il forme également de futurs professionnels à l'utilisation des technologies numériques, démontrant que le handicap ne constitue pas une limite à l'apprentissage ni à l'innovation.
Lauréat de plusieurs programmes d'incubation et de soutien à l'entrepreneuriat, il intervient aussi comme coach auprès de jeunes créateurs d'entreprises, notamment dans l'élaboration de modèles économiques et de plans d'affaires. Son engagement en faveur de l'entrepreneuriat inclusif illustre sa conviction que les solutions les plus innovantes naissent souvent de celles et ceux qui transforment les difficultés en opportunités.
Son parcours est également marqué par un engagement associatif de longue date. Ancien président de l'Association des élèves et étudiants handicapés du Burkina Faso, puis du Comité national pour l'insertion professionnelle des diplômés handicapés visuels, il milite depuis de nombreuses années pour une société plus inclusive, où les compétences priment sur les limitations physiques.
Lors de la première édition de Le Faso Digital, il avait déjà marqué les esprits en animant une conférence consacrée aux innovations favorisant l'inclusion numérique des personnes non voyantes au Burkina Faso, rappelant que la transformation digitale ne sera véritablement réussie que si elle n'oublie personne.
En le choisissant comme Parrain de Le Faso Digital 2026, le comité d'organisation a voulu adresser un message fort : l'inclusion n'est pas un thème secondaire, elle est au cœur de la transformation numérique.
Le parcours d'Issifou Sorgho démontre que les technologies numériques peuvent réduire les inégalités, ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles et permettre à chacun de participer pleinement à la construction du Burkina de demain.
Il incarne parfaitement l'esprit de cette édition : un numérique qui rassemble, qui émancipe et qui crée des opportunités pour tous.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
✔ Il est un pionnier de l'informatique accessible au Burkina Faso.
✔ Il développe des solutions numériques au service des personnes vivant avec un handicap visuel.
✔ Il forme et accompagne les jeunes entrepreneurs et les innovateurs.
✔ Il fait de l'inclusion numérique un levier d'autonomie, de dignité et de développement.
✔ Il rappelle que la transformation digitale doit bénéficier à tous les citoyens, sans exclusion.
Sa conviction : « Un Burkina digital ne sera véritablement moderne que lorsque chaque citoyen, quelles que soient ses capacités, pourra accéder aux opportunités offertes par le numérique. »
Face aux défis sociaux actuels, Ibrahim Traoré, juriste et directeur régional des Droits humains et de la promotion de la citoyenneté et de la paix des Tannounyan (ex-région des Cascades), rappelle que les valeurs telles que l'intégrité, la tolérance, la solidarité et le patriotisme constituent le socle du vivre-ensemble. Dans cet entretien, il explique pourquoi leur transmission aux jeunes est aujourd'hui une nécessité.
Lefaso.net : Qu'entend-on par valeurs sociales au Burkina ?
Ibrahim Traoré : Alors, il faut dire que valeur sociale, c'est toute fait ou toute pratique sociale ou culturelle conforme à la raison, à la nature de l'homme et qui répond positivement aux besoins fondamentaux des membres d'une communauté humaine par son développement.
Quelles sont les principales valeurs sociales du Burkina Faso ?
Il y en a plusieurs ! Il y a notamment la solidarité et l'entraide. Dans les zones rurales, il y a par exemple l'aide mutuelle dans les champs et lors de cérémonies aussi bien heureuses que malheureuses. Il y a aussi la tolérance et le respect mutuel. La tolérance, c'est tout simplement le fait d'accepter et de respecter l'autre dans sa différence. La différence peut être du point de vue ethnique, du point de vue religieux ou du point de vue social.
La cohabitation pacifique aussi des communautés, le dialogue et le compromis en cas de conflit sont des valeurs de chez nous. Et surtout la tolérance est le ciment du vivre-ensemble. Il y a aussi l'intégrité qui est une valeur reconnue dans nos cultures. C'est avoir le sens de la parole donnée, dire la vérité, quoi qu'il en coûte, et demeurer déterminé face aux défis, comme dans le contexte actuel. Être intègre, c'est être d'une droiture absolue, incorruptible et honnête.
Il y a le respect du bien public, c'est-à-dire tout simplement utiliser rationnellement le matériel public, éviter l'abus, le gaspillage, s'abstenir de tout acte de vandalisme, poser des actes en faveur de la protection, de la restauration et de la réhabilitation en cas d'usure ou de dégradation. Je parlerai aussi du patriotisme qui est le fait d'aimer sa patrie. C'est le dévouement du citoyen envers le pays qu'il considère comme sa patrie, la terre de ses ancêtres. Au Burkina Faso, il y a le pardon. Ce sont des comportements liés également aux valeurs qui permettent de renoncer à toute vengeance en raison d'un tort subi et de surmonter les déchirures liées à un conflit pour une bonne cohésion sociale.
Pourquoi est-il important de transmettre les valeurs sociales aux jeunes générations aujourd'hui ?
Il est important de transmettre ces valeurs, comme vous l'avez si bien dit, surtout à la jeune génération pour plusieurs raisons. D'abord, la raison première, c'est de préserver notre identité culturelle. Vous savez, les valeurs comme le respect des aînés, la solidarité, l'hospitalité permettent de conserver l'héritage culturel du Burkina Faso. Et ça permet aussi de renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble, la cohabitation pacifique en partageant les mêmes valeurs. Les citoyens vivent plus facilement dans l'entente, le respect mutuel et la paix. Les valeurs traditionnelles encourageant l'honnêteté, le travail, la discipline, le sens des responsabilités qui sont des qualités essentielles pour le développement de notre pays. Ça permet aussi de prévenir les comportements négatifs, qui nuisent à la jeunesse.
Quels sont les principaux canaux de transmission des valeurs sociales ?
Alors, les principaux canaux de transmission, c'est déjà la famille, parce que tout commence dans la famille. Il y a aussi l'école, les leaders traditionnels, religieux, la communauté, les cérémonies, les pratiques culturelles et les rites traditionnels que nous avons. On peut transmettre ces valeurs tout simplement par l'éducation des enfants. On peut transmettre ces valeurs à travers aussi l'information, la formation et la sensibilisation des populations.
Peut-on dire qu'il y a aujourd'hui une diminution des valeurs sociales ?
Oui, malheureusement, il y a une crise profonde et préoccupante des valeurs sociales à plusieurs niveaux, notamment à travers les manifestations. Par exemple, il y a des propos et discours des jeunes avec des injures, des humiliations sur les médias, les réseaux sociaux contre des citoyens, y compris même malheureusement les personnes âgées. Il y a aussi des attitudes avilissantes envers les citoyens ou les communautés que l'on remarque. Il y a aussi des actes de corruption souvent, ça concerne aussi bien le secteur privé que le secteur public. On voit des actes d'incivisme en milieu scolaire, en circulation routière, sur le plan économique et sur d'autres aspects importants du quotidien.
Quels mécanismes votre direction a-t-elle mis en place pour former des citoyens responsables ?
Alors, il faut dire que la direction régionale en charge de la promotion de la citoyenneté de chaque région a pour attribution la promotion de ces valeurs sociales. Nous passons généralement par le renforcement de l'éducation civique et morale. Nous travaillons aussi à valoriser le rôle de la famille, comme nous l'avons dit un peu plus tôt, et à sensibiliser les parents à leur responsabilité de transmission de ces valeurs.
Et nous encourageons aussi les populations à promouvoir le civisme à travers les médias en diffusant des campagnes de sensibilisation sur la citoyenneté, le civisme et la protection des biens. À la direction, nous travaillons, encourageons le développement de l'éducation numérique, à former les enfants à l'usage responsable des réseaux sociaux afin de lutter contre la désinformation.
À votre avis, quel rôle concret chaque citoyen peut-il jouer dans la transmission des valeurs sociales ?
Chaque citoyen peut jouer plusieurs rôles dans la transmission des bonnes valeurs sociales. Mais l'élément premier, c'est que chacun de nous puisse montrer le bon exemple autour de lui. À travers sa façon de faire et de pratiquer le respect et la tolérance envers les autres. Si vous voulez que l'on vous respecte, il faut aussi rendre le respect aux autres. Il faut éduquer également les plus jeunes dans ce sens pour qu'ils fassent preuve d'intégrité. Aussi éduquer les gens à utiliser les réseaux sociaux de façon très responsable. Chacun de nous peut donc jouer un rôle dans la chaîne de transmission.
Est-ce que vous avez un message à ajouter particulièrement aux gens de la région des Tannounyan ou à l'ensemble des Burkinabè sur la question de la citoyenneté ?
Alors, à tous les Burkinabè et spécifiquement aux populations de notre région des Tannounya, je les exhorte à s'inscrire dans une dynamique de tolérance et de patriotisme. Que chacun soit dans une dynamique d'utilisation responsable des réseaux sociaux en respectant autrui, aussi bien de façon physique qu'en ligne. Savoir que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit.
Ce sont des zones aussi où la loi s'applique rigoureusement et strictement. Et aussi, s'inscrire dans la dynamique d'intégrité parce que le Burkinabè, c'est celui-là qui a le sens de la parole donnée. Le jeune Burkinabè que l'on souhaite est celui qui respecte les personnes âgées. Celui qui se respecte et respecte ses pairs. Et je pense qu'avec ce comportement nous atteindrons les objectifs de valeurs sociales souhaitables pour le Burkina.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Les autorités burkinabè ont officiellement accueilli l'ensemble du personnel diplomatique et consulaire de l'ambassade et du consulat général du Burkina Faso en France, de retour au pays après la fermeture de la représentation diplomatique burkinabè à Paris. C'était ce lundi 13 juillet 2026, à Ouagadougou.
Cette arrivée met également fin aux rumeurs relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, selon lesquelles certains diplomates auraient sollicité l'asile auprès des autorités françaises. Le ministère des affaires étrangères dément catégoriquement ces informations, précisant que l'ensemble des agents est rentré au Burkina Faso conformément à la décision de fermeture de la mission diplomatique.
Au total, douze diplomates et agents consulaires ont été reçus, dans l'après-midi de ce 13 juillet, au siège du ministère des affaires étrangères. Ils ont été accueillis par le ministre des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, la ministre déléguée, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ainsi que leurs proches collaborateurs.
Au cours de la cérémonie, l'ancien chargé d'affaires de l'ambassade du Burkina Faso à Paris, Jean Marie Bakouan, a procédé à la remise officielle du drapeau national qui flottait sur les locaux de la représentation diplomatique ainsi que des clés de l'ambassade au chef de la diplomatie burkinabè. Ce geste symbolique marque la fermeture effective de l'ambassade du Burkina Faso en République française.
Cet acte vient concrétiser la décision souveraine prise par les autorités burkinabè de mettre un terme aux relations diplomatiques avec la République française, décision annoncée le 26 juin 2026.
Prenant la parole, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que le retour définitif des diplomates constitue une étape importante du processus de rupture des relations diplomatiques. Il a précisé que cette démarche englobe également plusieurs aspects administratifs qui se poursuivent.
Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs, salué la célérité avec laquelle le chargé d'affaires et son équipe ont assuré le traitement des différents dossiers relevant de leur compétence, un travail accompli dans un délai de sept jours.
De son côté, Jean Marie Bakouan a qualifié ce retour de « retour en toute dignité ». Il a expliqué que toutes les dispositions nécessaires avaient été prises afin d'informer et de rassurer les autres partenaires du Burkina Faso relevant de cette juridiction diplomatique, notamment les organisations internationales installées en France ainsi que les autres États couverts par l'ambassade de Paris.
L'ancien chargé d'affaires a également tenu à démentir avec fermeté les informations faisant état d'une prétendue demande d'asile déposée par les diplomates burkinabè auprès des autorités françaises. « Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux », a-t-il déclaré.
Il a poursuivi en soulignant la fierté de l'équipe d'avoir regagné le Burkina Faso dans l'honneur, après avoir participé à l'exécution d'une décision souveraine prise par les plus hautes autorités du pays. « Nous sommes fiers de retrouver notre chère patrie avec tous les honneurs et fiers d'avoir contribué à mettre en œuvre une décision souveraine de nos plus hautes autorités », a-t-il ajouté.
S'agissant de la situation des ressortissants burkinabè vivant en France, l'ancien consul général du Burkina Faso à Paris, Éric Zoungrana, a assuré que des mesures ont été arrêtées en collaboration avec le Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur afin d'assurer le traitement des dossiers encore en cours. Ces dispositions concernent notamment la remise des passeports déjà produits aux citoyens concernés.
Une synthèse de Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source : Ministère des affaires étrangères
L'intelligence artificielle redéfinit les pratiques universitaires et interroge la pertinence des modes d'évaluation traditionnels. Dans la tribune ci-après publiée sur sa page Facebook, Dr Julien Coomlan Hounkpe alerte sur l'absence de règles encadrant l'usage de l'IA dans les universités africaines. Selon lui, l'enjeu dépasse la technologie : il s'agit de préserver la crédibilité de la formation, de l'évaluation et de la certification académique, surtout dans un domaine comme celui du Droit car dit-il : " L'IA peut produire la forme. Elle ne peut pas produire le juriste".
Le mémoire impressionne : plan rigoureux, style fluide, références abondantes. Le jury feuillette les pages avec l'attention satisfaite qu'on réserve aux bons travaux. Puis les questions commencent. Pourquoi ce choix méthodologique ? Silence. Comment interprétez-vous cette position doctrinale ? Hésitation. Pouvez-vous développer la référence citée en page 47 ? Nouveau silence. En quinze minutes, la soutenance révèle ce que cent pages avaient masqué : l'étudiant ne maîtrise pas son propre document.
En tant que membre du jury, je ne suis pas surpris. J'ai souvent vu la même scène, sous des formes différentes, depuis deux ans. Ce n'est pas une crise de la paresse étudiante. C'est une crise de gouvernance académique. Pour la première fois, les institutions universitaires font face à un outil capable de produire, en quelques minutes, un document qui ressemble exactement à ce qu'elles ont toujours demandé : plan structuré, style académique, références apparentes, argumentation cohérente en surface.
Le problème n'est pas que l'étudiant a utilisé l'IA. Le problème est que personne (ni l'université, ni la faculté, ni le jury) n'avait de règle claire sur ce qu'il avait le droit de faire. Et sans règle, l'absence de règle devient la règle. Pour les facultés de droit africaines, l'enjeu est particulièrement aigu. Un mémoire juridique n'est pas un exercice de style. C'est la démonstration d'une capacité à raisonner sur des normes, à interpréter des textes, à construire une argumentation qui résiste à l'examen critique.
L'IA peut produire la forme. Elle ne peut pas produire le juriste. Mais si nos dispositifs d'évaluation ne savent plus faire la différence, c'est l'ensemble de la certification universitaire qui perd sa valeur. La vraie question n'est pas si l'IA transforme l'université africaine. Elle le fait déjà. La question est de savoir si nos institutions vont subir cette transformation ou la gouverner.
Dr Julien Coomlan Hounkpe