En prélude à la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année, le ministère de la Famille et de la solidarité a organisé une marche. L'événement sportif s'est déroulé dans les artères de la ville de Ouagadougou dans la matinée de ce mardi 3 mars 2026. La ministre de la famille et de la solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a saisi l'occasion pour expliquer la nouvelle dynamique de cette célébration au Burkina Faso. Pour cette année, exit les festivités jugées superficielles : place désormais aux actions concrètes et à la mobilisation citoyenne.
Partie de l'immeuble Baoghin sis au quartier Larlé de la ville de Ouagadougou, en passant par le rond-point du 2 octobre, la marche pour marquer le mois de la femme a connu une mobilisation effective des autorités gouvernementales, notamment la ministre des Sports, celui des Serviteurs du peuple et celle en charge de la transition digitale. L'École nationale de la police, l'Institut national de formation en travail social (INFTS), la douane, les élèves de l'école Nongr-Massom, l'association des femmes handicapées étaient aussi de la partie.
Banderoles en main, les élèves de l'École nationale de la police entonnaient des chants pour galvaniser les sportifs. Lesquels chants étaient rythmés par des pas de danse et des cris d'allégresse.
Pour Passowendé Pélagie Kaboré, ministre chargée de la famille et de la solidarité, le 8 mars, longtemps perçu comme une journée festive, ne sera plus le cas au Burkina Faso. Pour elle, cette journée sera désormais un cadre d'échanges, de réflexion, de mobilisation et d'actions concrètes en faveur des droits des femmes ainsi que de leur pleine participation au développement du pays.
« Dans le contexte de la révolution progressiste populaire, il ne sera donc plus question de cérémonies festives interminables ni de compétitions autour du plus bel uniforme, encore moins de simples retrouvailles autour de ripailles ou de soirées bien arrosées en oubliant l'essentiel », a-t-elle martelé.
À l'entendre, créer une société plus juste et inclusive doit désormais être la priorité. « L'essentiel, c'est de construire un pays où chaque femme et chaque fille occupe pleinement sa place dans l'édification d'un Burkina Faso de paix, de justice, de prospérité, avec dignité, honneur et bravoure », a-t-elle ajouté.
Passowendé Pélagie Kaboré, ministre de la famille et de la Solidarité, signifie que le 8 mars ne sera plus question de cérémonies festives interminablesAfin de marquer cette nouvelle manière de célébrer la journée internationale de la femme, un programme ambitieux a été élaboré. Il s'agit de la réalisation d'infrastructures de production et de transformation des produits locaux, de la mise en place de jardins maraîchers au profit des femmes en passant par l'organisation d'une journée de participation des femmes bâtisseuses de paix. Aussi, le mois de la femme sera marqué par des activités de sensibilisation, des causeries-débats ainsi que des prières œcuméniques.
En outre, Passowendé Pélagie Kaboré a fait comprendre que le thème de cette année n'est pas fortuit. Mais plutôt un thème interpellateur qui invite à une conscience collective et à la reconnaissance de la place centrale des femmes dans la quête de la paix et de la cohésion sociale.
De retour au point de départ, les sportifs ont fait une séance d'étirement et d'aérobic. Par ailleurs, cette activité sportive marque officiellement l'ouverture des activités du mois de la femme.
Participante à la marche, Fatima Kagoné/Ouédraogo, retraitée, a salué l'initiative entreprise par les autorités burkinabè pour célébrer autrement le mois de la femme et s'est engagée à suivre le programme mis en place.
« Dans les années 84-85, lorsque le 8 mars a été décrété au Burkina Faso, c'était pour que les femmes puissent s'autonomiser, qu'elles puissent jouer un rôle important dans la famille, et je suis ravie de constater qu'on revient sur ces anciens thèmes », a-t-elle fait savoir.
Elle encourage d'ailleurs l'ensemble des citoyens à pratiquer souvent le sport car il contribue au développement de l'organisme.
Même son de cloche chez Samirata. « J'apprécie cette nouvelle manière de célébrer autrement le 8 mars à travers des actions impactantes, car cela rompt avec les anciennes habitudes qui consistaient à organiser des cérémonies dans de grandes salles », a-t-elle indiqué.
À noter que le 8 mars 2026 est placé sous le thème « Bâtir une paix durable au Burkina Faso, quelle contribution de la femme et des filles à la promotion du vivre-ensemble ».
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
À l'occasion du mois sacré de Ramadan, le Dr Moussa Nabaloum, docteur en éducation islamique, a été reçu sur le plateau de Lefaso TV afin de décrypter la portée spirituelle de cette période et d'analyser l'impact des réseaux sociaux sur la pratique religieuse. Entre opportunité de renforcement de la foi et risque de dispersion, il appelle à une utilisation consciente et responsable du numérique.
Lefaso.net : Pour commencer, rappelez-nous ce que représente le mois de Ramadan pour les musulmans ?
Dr Moussa Nabaloum : Le mois de Ramadan est un mois sacré pour les musulmans. C'est un mois de bénédictions, de miséricorde et de récompenses spirituelles. Durant cette période, les fidèles jeûnent de l'aube au coucher du soleil, s'abstenant de manger, de boire et d'avoir des relations conjugales. Mais le jeûne ne se limite pas à l'abstinence physique ; il est aussi un exercice spirituel. Les nuits sont consacrées aux prières, aux invocations et à la lecture du Coran, dans la recherche de l'agrément divin. Le Ramadan est un mois d'éducation et de purification de l'âme. Il forme le croyant à la discipline, renforce sa foi et développe en lui la crainte révérencielle d'Allah. Ce n'est pas un mois comme les autres, il est une école spirituelle.
Aujourd'hui, les réseaux sociaux occupent une grande place dans nos vies. Sont-ils un atout ou un danger pendant le Ramadan ?
Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante du quotidien, que l'on soit musulman ou non. Ils présentent à la fois des avantages et des risques. Du côté des bienfaits, un musulman sincère peut les utiliser pour renforcer sa foi. Grâce aux plateformes numériques, il est possible de suivre des prêches, d'écouter des rappels religieux, d'apprendre les règles de l'ablution, de la prière ou encore d'écouter des récitations du Coran, même à distance, depuis La Mecque ou Médine. Ils permettent également de rester informés de ce qui se passe dans le monde musulman.
Cependant, les réseaux sociaux peuvent aussi devenir une source de distraction. Un usage excessif entraîne une perte de temps, alors que le Ramadan est un mois dédié à l'adoration. Au lieu de prier ou d'invoquer Dieu, certains passent des heures à naviguer sans objectif précis. Ils peuvent aussi exposer le fidèle à des contenus inappropriés, contraires aux principes religieux, ce qui diminue la portée spirituelle du jeûne. Tout dépend donc de l'intention et de la discipline de chacun.
Quels sont les risques liés à une mauvaise utilisation des réseaux sociaux pendant le jeûne ?
Les principaux risques sont la perte de temps et l'exposition au péché. Passer de longues heures à naviguer sans but précis peut détourner le croyant des actes d'adoration. De plus, certains contenus peuvent inciter à des comportements contraires à l'éthique islamique, comme le regard déplacé, la diffusion de propos inappropriés ou l'écoute de contenus déconseillés. Le Ramadan est un mois de purification. Une utilisation non maîtrisée des réseaux sociaux peut affaiblir la foi et réduire la récompense du jeûne.
Comment utiliser les réseaux sociaux de manière bénéfique durant ce mois ?
L'essentiel est de savoir gérer son temps et de définir une intention claire. Il s'agit d'utiliser les réseaux sociaux comme un outil d'apprentissage et de rappel et non comme un moyen de divertissement excessif. Suivre des conférences religieuses, écouter des rappels, partager des enseignements utiles, s'informer sur les initiatives solidaires sont des usages profitables. Le croyant doit fixer des limites et éviter les contenus susceptibles de l'éloigner de ses objectifs spirituels.
Peut-on considérer le partage de rappels religieux en ligne comme une forme d'aumône ?
Oui, le partage de rappels religieux peut être considéré comme une forme d'aumône spirituelle. Transmettre un verset coranique, un hadith ou un prêche utile, c'est partager un savoir bénéfique. Si une personne lit ce rappel et décide d'accomplir une bonne action ou d'abandonner un mauvais comportement, celui qui a partagé le message en récolte également la récompense. La transmission du savoir est une responsabilité en islam. Les réseaux sociaux deviennent ainsi un moyen moderne de diffuser le bien et de participer à l'élévation spirituelle des autres.
Quels conseils donnez-vous pour maintenir les bonnes habitudes après le Ramadan ?
Le Ramadan n'est qu'un mois parmi les douze de l'année. Allah n'est pas seulement le Seigneur du Ramadan, mais le Seigneur de tous les mois. Le Ramadan doit être considéré comme un temps de réforme et de renforcement spirituel. Les bonnes habitudes acquises telles que la prière régulière, la solidarité, la patience et la maîtrise de soi doivent se poursuivre après sa fin.
Un signe d'acceptation du jeûne est la continuité dans les bonnes actions. Si, après Ramadan, une personne aime davantage faire le bien et s'éloigner du mal, c'est un indicateur positif. En revanche, retourner immédiatement aux mauvaises habitudes doit pousser à l'introspection.
Le croyant est appelé à vivre toute l'année dans la foi, la justice, la solidarité et la miséricorde.
Un message pour la cohésion sociale au Burkina Faso ?
En cette période marquée par des défis sécuritaires et sociaux, l'islam rappelle que le vrai musulman est celui avec qui les autres sont en sécurité avec lui. La religion prône la paix, la miséricorde et la cohésion sociale. Chaque communauté doit pratiquer sa foi dans le respect des autres, mais tous doivent travailler ensemble pour bâtir la nation. Musulmans, chrétiens et adeptes d'autres religions partagent la même patrie. La coopération pour la paix, la sécurité et le développement est une responsabilité commune.
Hamed Nanéma
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Ingénieure en environnement et économiste planificatrice, Zenabo Edmone Kaboré incarne une génération de jeunes femmes burkinabè qui conjuguent expertise technique et engagement citoyen. Entre gouvernance inclusive, justice climatique et droits des femmes, elle trace son parcours, guidé par la conviction que le développement n'a de sens que s'il est juste.
« Le développement ne peut pas être durable s'il oublie la justice sociale », pense Zenabo Edmone Kaboré qui dégage une assurance discrète. Cette phrase résume à elle seule le socle de son parcours. Ingénieure en environnement et économiste planificatrice, elle a volontairement croisé les disciplines pour mieux comprendre la complexité des défis contemporains. « Le climat n'est pas qu'un sujet technique. C'est un sujet économique. C'est un sujet politique. C'est un sujet social », insiste-t-elle. Pour elle, les crises ne se compartimentent pas. Comprendre les écosystèmes est essentiel, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi maîtriser les outils budgétaires, les mécanismes de planification et les dynamiques institutionnelles qui orientent les politiques publiques.
Ainsi au fil des années, elle a collaboré avec plusieurs organisations nationales et internationales, toujours avec la même ligne directrice. Celle de renforcer le pouvoir d'agir des jeunes et des femmes. Son travail consiste à structurer des projets, accompagner des organisations féminines et de jeunesse, consolider des stratégies. « Un projet n'est pas une activité. C'est un levier de transformation », souligne-t-elle. Cette exigence explique son choix de poursuivre un master 2 en management de projets. « L'expérience du terrain m'a montré que la passion ne suffit pas. L'engagement doit être structuré pour être durable », confie-t-elle.
« Je suis inspirée par des femmes africaines engagées pour la démocratie et la paix comme Ellen Johnson Sirleaf, mais aussi par des militantes locales qui agissent dans l'ombre avec courage », indique Edmonde KaboréDerrière chaque initiative qu'elle accompagne, elle se pose systématiquement trois questions : est-ce viable ? Est-ce juste ? Est-ce durable ? À la Coalition burkinabè des droits de la femme (CBDF), où elle est actuellement, elle participe à l'élaboration du plan d'action, suivi-évaluation, capitalisation des expériences, mobilisation de ressources, visibilité institutionnelle : elle œuvre à renforcer l'impact du plaidoyer. « Il ne suffit pas d'avoir raison. Il faut aussi être organisé, crédible et cohérent », analyse-t-elle.
Les thématiques qu'elle porte se répondent : participation citoyenne et politique des jeunes et des femmes, leadership féminin, lutte contre les violences basées sur le genre, justice climatique. « On ne peut pas parler de leadership féminin sans parler de sécurité et de droits reproductifs. L'autonomie commence par le corps », affirme-t-elle avec gravité. Pour elle, les jeunes et les femmes sont à la fois les plus vulnérables… et les plus puissants. Vulnérables face aux normes sociales, aux inégalités structurelles, aux effets combinés des crises sécuritaires et climatiques. Puissants par leur capacité d'innovation et leur résilience. « Ils ne doivent pas être de simples bénéficiaires. Ils doivent être de véritables acteurs de changement », martèle-t-elle.
Les progrès sont perceptibles, reconnaît-elle, car les femmes prennent davantage la parole. Des organisations se structurent de plus en plus et les plaidoyers gagnent en cohérence. Mais les obstacles persistent. « Les textes existent. Mais ils sont peu appliqués », regrette-t-elle. Les normes sociales évoluent lentement et le contexte sécuritaire fragilise les mécanismes de protection. Son analyse est que le vrai combat est autant culturel qu'institutionnel. » Transformer les mentalités tout en consolidant les cadres légaux.
C'est dans cette articulation qu'elle situe la justice climatique. « Ceux qui contribuent le moins à la crise en paient le prix le plus lourd », explique-t-elle. Dans les zones rurales, les jeunes filles et les femmes sont en première ligne face aux dérèglements climatiques, à la raréfaction des ressources, aux déplacements forcés. « Si elles ne sont pas autour de la table des décisions, les politiques seront incomplètes », prévient-elle.
Selon elle, l'ingénierie environnementale lui a donné une lecture technique des enjeux climatiques et écologiques« Le leadership, ce n'est pas un titre, c'est une responsabilité. »
Sa définition du leadership s'éloigne des logiques communes. « Le leadership, ce n'est pas un titre, c'est une responsabilité », affirme-t-elle. Influencer positivement, ouvrir des espaces, créer des opportunités. Le leadership féminin et jeune, dit-elle, exige du courage pour occuper des espaces où l'on ne nous attend pas, affirmer sa vision, rester résiliente. Parmi ses figures inspirantes, elle cite Ellen Johnson Sirleaf, mais elle tient aussi à mettre en lumière les militantes locales. « Il y a des femmes qui changent des vies dans l'ombre, au quotidien. Elles sont tout aussi inspirantes. » Ce qu'elle souhaite transmettre à ses pairs, c'est la notion de confiance. La conscience des droits. Et la certitude que chaque jeune fille a sa place dans les espaces de décision.
Pour renforcer le leadership féminin, elle plaide pour plus de financements structurels, plus de mentorat et plus de volonté politique. Le talent existe, assure-t-elle, mais ce sont les opportunités équitables qui restent insuffisantes.
Son combat pour les années à venir est de renforcer la participation citoyenne et politique des jeunes filles et des femmes, notamment en milieu rural, dans les processus de paix. « La paix durable se construit avec les femmes, pas sans elles », affirme-t-elle. À celles qui hésitent encore à s'engager, son message est : « N'attendez pas d'être prêtes à 100 %. Lancez-vous. Apprenez en marchant. Votre voix est légitime. »
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le Service de communication de la Conférence Épiscopale Burkina-Niger informe les fidèles catholiques que l'ordination épiscopale de Monseigneur Kisito Ouédraogo est prévue pour le samedi 7 mars 2026, au sanctuaire Notre-Dame de Yagma. Cette célébration solennelle sera présidée par le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège.
Nommé archevêque titulaire d'Ilta et Nonce Apostolique en République du Congo le 28 janvier, Monseigneur Ouédraogo a ensuite été désigné Nonce Apostolique au Gabon le 10 février 2026. Ces nominations marquent une nouvelle étape dans la mission ecclésiale qui lui est confiée au service de l'Église universelle.
La Conférence Épiscopale Burkina-Niger se réjouit de cette étape majeure dans la vie de l'Église et invite les fidèles ainsi que les médias à accompagner cet événement par la prière et l'attention.
Le Service de communication de la Conférence Épiscopale Burkina-Niger indique rester disponible pour toute demande d'information relative à cette ordination ainsi qu'aux nouvelles missions confiées à Monseigneur Ouédraogo.
Lefaso.net
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire majeure marquée par des attaques terroristes, des déplacements des populations et une fragilisation du tissu économique et social. Dans ce contexte, les forces de défense, les forces de sécurité intérieure, les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), constituent le principal rempart contre l'expansion des groupes armés terroristes et jouent un rôle déterminant dans la défense de l'intégrité territoriale et favorisent la continuité de l'État.
Nos héros doivent être applaudis, vénérés, soutenus, jusqu'à la victoire finale. A travers ces lignes, je voudrais leur rendre hommage, ces vaillants combattants de jour et de nuit pour que le Burkina Faso reste toujours debout. Pour ce faire, je prends un nom fictif d'un combattant pour magnifier toutes nos forces combattantes. Donnons-lui le nom Wenpanga qui, avec ses frères d'armes, vont en patrouille à la recherche de l'ennemi.
Il est trois heures du matin. Le petit matin s'annonce lorsque Wenpanga et ses camarades quittent leur lieu de cantonnement. Casques ajustés, regards concentrés, les soldats avancent sur un axe stratégique régulièrement ciblé par les terroristes. Chaque déplacement exige prudence et anticipation. La menace peut surgir à tout moment. Sur ces routes parfois isolées, la mission est claire : sécuriser, dissuader, protéger.
Les populations croisées au passage au petit matin saluent les boys, les vrais garçons. Pour beaucoup d'habitants, la présence militaire représente un signal fort : l'État est là. Il faut protéger les civils, maintenir leurs activités. Au-delà des opérations offensives, une large part du travail consiste à garantir la circulation des biens et des personnes sur les routes. Escortes de camions de ravitaillement, sécurisation des marchés, appui aux équipes humanitaires, Wenpanga et les autres, à travers leur détermination, permettent aux localités de continuer à vivre malgré la pression sécuritaire.
Ce n'est pas tout. Des écoles rouvrent progressivement ; les centres de santé reprennent du service ; les agriculteurs retournent aux champs. Rien n'est totalement acquis certes, mais ces signes témoignent d'une dynamique que le Burkina Faso avance vers la victoire finale contre les forces du mal. C'est une guerre d'endurance. La lutte contre les groupes armés impose un rythme exigeant. Longues heures de veille, opérations nocturnes, adaptation constante aux tactiques adverses, Wenpaga et les boys doivent conjuguer vigilance permanente et maîtrise du terrain.
L'ennemi, mobile et difficile à identifier, privilégie souvent les attaques surprises et les engins explosifs improvisés. Face à cela, la formation, la coordination et le renseignement deviennent des armes essentielles. Et la hiérarchie militaire joue à fond sa part de rôle et de responsabilité pour créer de meilleures conditions de combat.
Dans les bases avancées, le moral des boys est toujours au top, avec la rage de libérer le pays. Les moments de répit sont rares quand bien même précieux. Un repas partagé à la va-vite, un appel rapide à la famille, une plaisanterie échangée entre combattants, contribuent à maintenir le moral.
La mission est difficile, mais il faut l'accomplir jusqu'au bout. « Si nous ne tenons pas, qui le fera ? » disent-ils. Derrière l'uniforme, il y a des hommes et des femmes conscients de la portée de leur engagement.
Les analystes s'accordent à dire que la réponse militaire, bien qu'indispensable, ne peut suffire à elle seule. La stabilisation durable passe aussi par le développement, l'accès aux services sociaux de base et le renforcement du tissu économique. Mais sur le terrain, l'urgence reste la sécurité, la reconquête du territoire national. Sans elle, aucune autre action ne peut prospérer. Dans ce contexte, les forces armées burkinabè demeurent en première ligne, assumant une responsabilité lourde : préserver l'essentiel pour que le pays continue d'avancer.
Les combattants n'ont pas peur. Ils avancent toujours. Ils foncent vers l'ennemi quand ils apprennent qu'il y a une attaque. Ils bravent la mort ! Et tout ça c'est pour nous. Ils sont inspirés du chef suprême de guerre qui, lui aussi, ne connaît pas la peur. Le Capitaine inspire confiance. Quand ils pensent à lui, ils ont plus la forme pour continuer le combat. Ils ont le sens du devoir et de l'attachement à la patrie. Parmi eux, il y a de très jeunes. Ils refusent que la terre de leurs ancêtres soient occupées par des étrangers qui vont imposer leurs lois.
Dans le camp avancé, la journée commence tôt, si journée il y a ! Vérification du matériel, briefing rapide, rappel des consignes. Chaque détail compte. « Sur le terrain, l'erreur ne pardonne pas », dit Wenpanga en ajustant son gilet pare-balles.
Ce qu'ils font sur le théâtre des opérations permet aux commerçants de circuler, aux familles de recevoir des vivres, bref de faire vivre le pays. Dans cette guerre asymétrique, la menace est invisible : engins explosifs improvisés, embuscades, l'ennemi frappe vite et disparaît. Mais dans la plupart des cas, il n'a pas la chance d'échapper aux boys. La fatigue est là certes, mais les boys ne laissent pas prendre le dessus. Dans le cas des convois, au passage, les populations acclament les héros. Les combattants savent que derrière eux, il y a le pays entier. Le peuple est fier de son armée, de ses VDP.
Les opérations se poursuivent, elles se succèdent, les zones de combat changent, mais la mission reste la même : protéger les populations, reconquérir l'intégrité du territoire national.
Ainsi, après chaque bilan, il faut repartir. Tant que le pays aura besoin d'eux, ils seront là. Le sacrifice est énorme mais c'est un devoir patriotique.
A chaque moment, on vérifie les chargeurs, on ajuste les casques, on serre les sangles des gilets pare-balles. Qu'il fasse froid ou chaud, la résilience est là. Ce sont de vrais héros, à qui nous devons reconnaissance, soutien sans faille. Grâce à eux on est là où on est. On ne doit jamais les oublier, qu'ils soient sur le théâtre des opérations ou tombés les armes à la main. Ils ont tout donné au pays. Ils nous ont tout donné. Dans les bureaux, dans les maquis, dans les marchés, dans les champs, pensons toujours à eux, prions toujours pour eux. Ils sont notre tout !
Vous êtes les meilleurs. Les mensonges, la manipulation, les tentatives de corruption, ne vous ont pas retournés contre votre propre pays. Vous avez montré l'immensité de votre patriotisme. Les livres d'histoire enseigneront votre héroïsme dans les écoles. Vous ferez partie des grands Hommes qui ont vécu utile. Dieu, les mânes de nos ancêtres soient toujours avec vous. Merci encore et toujours, les boys.
Jonas Hien
À l'occasion d'un atelier d'information et de sensibilisation tenu ce mardi 3 mars 2026 à Ouagadougou, des acteurs du transport routier et leurs partenaires financiers ont échangé sur le mécanisme de renouvellement du parc automobile. Organisée dans le cadre du Projet régional corridor Lomé–Ouagadougou–Niamey (PCE-LON), la rencontre a été présidée par le directeur général des transports terrestres et maritimes.
Le directeur général de la Maison de l'entreprise du Burkina Faso (MEBF), son homologue des transports terrestres et maritimes, ainsi que les différents acteurs du projet et les transporteurs ont pris part aux échanges.
L'objectif de cet atelier était de présenter le mécanisme de renouvellement du parc de véhicules, d'expliquer les conditions d'éligibilité et de détailler le dispositif d'accompagnement proposé par la MEBF.
Selon le directeur général de la MEBF, Souleymane Ouédraogo, la mission de son institution dans le cadre de ce projet consiste à assurer l'appui-conseil des opérateurs de transport afin de faciliter la mobilisation de crédits bancaires nécessaires au développement de leurs activités et à l'approvisionnement du pays en marchandises. « Il est attendu de cette collaboration la facilitation de l'accès au financement de 100 opérateurs privés de transport à travers le montage de leurs plans d'affaires, l'amélioration de leurs capacités de mobilisation de crédits auprès des institutions financières partenaires, ainsi que leur accompagnement pour bénéficier de la subvention du projet PCE-LON », a-t-il indiqué.
Moderniser un parc vieillissant
Le directeur général des transports terrestres et maritimes, Sibidi Vincent Tougri, a pour sa part rappelé le rôle stratégique du transport dans le développement économique du Burkina Faso. Toutefois, a-t-il souligné, le vieillissement progressif du parc automobile, notamment des véhicules lourds, constitue un défi majeur. « Les véhicules hors limite d'âge, parfois inadaptés aux normes techniques et environnementales, engendrent des coûts d'exploitation élevés, une consommation excessive de carburant, une augmentation des émissions polluantes et surtout des risques accrus en matière de sécurité routière », a-t-il expliqué.
Le directeur général des transports terrestres et maritimes, Sibidi Vincent Tougri, a réitéré la disponibilité de son institution à accompagner le projetFace à cette situation, confie-t-il, le gouvernement burkinabè et ses partenaires techniques et financiers ont entrepris des efforts pour moderniser et professionnaliser le secteur, d'où la mise en œuvre de ce projet. Selon lui, une centaine de véhicules devraient être renouvelés dans le cadre de ce projet.
L'appel à candidatures est ouvert du 5 au 27 mars 2026. Sont éligibles au projet les véhicules poids lourds, notamment ceux de transport de marchandises, d'hydrocarbures et de clinker.
3 milliards de francs CFA pour le renouvellement
Jean Winceslass Kyelèm, coordonnateur du PCE-LON, a indiqué que le renouvellement est estimé à 3 milliards de francs CFA. À l'occasion, il a lancé un appel demandant une adhésion des acteurs du secteur des transports, une mobilisation pour que l'activité soit une réussite. « S'il y a de l'engouement, cela va motiver encore le gouvernement à aller de l'avant dans le financement dans le cadre des projets structurants qui vont venir à la suite de notre projet », a-t-il déclaré, ajoutant que l'objectif est de renouveler le maximum du parc.
Jean winceslass Kyelèm, coordonnateur du PCE-LONPour rappel, le PCE-LON est une initiative conjointe des gouvernements du Burkina Faso, du Niger et du Togo, avec l'appui de la Banque mondiale. Il vise à améliorer la connectivité régionale et à renforcer la compétitivité économique le long du corridor Lomé–Ouagadougou–Niamey.
Dans cette dynamique, un mécanisme de renouvellement du parc de véhicules a été mis en place afin d'accompagner les opérateurs de transport dans la modernisation de leurs équipements, tout en facilitant leur accès aux financements.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
L'épisode du contrat de carburant et de sa gestion mobilise d'énormes questionnements depuis l'ouverture de ce qui semble se présenter désormais comme un labyrinthe. Ce lundi 2 mars 2026, un des éléments-clés de cette partie est finalement passé à la barre, en qualité de témoin. Il s'agit de Ramata Bamba, responsable de l'entreprise avec laquelle, le ministère a signé le contrat de 115 millions devenus aujourd'hui un véritable casse-tête chinois pour l'ensemble des parties qui cherchent à comprendre. Si le passage de Mme Bamba visait à éclairer le Tribunal et les parties, les réactions de ceux-ci laissent transparaître que les fruits n'ont pas totalement répondu (pour ne pas en dire plus) à la promesse des fleurs. Et pour preuve, un des conseils a fini, après toute une journée de plus d'échanges, questionnements, consultations de documents disponibles et de confrontations, par constater ceci : « on ne fait que tourner en rond ».
Bien plus, l'ancien bâtonnier, Me Paulin Salembéré (c'est de lui qu'il s'agit) ajoute : « tous les témoins qui sont passés devant vous (le Tribunal : Ndlr), aucun n'est fiable. Certains mêmes auraient pu être poursuivis, et fermement. Mais comme la poursuite est sélective (l'opportunité de poursuite appartenant au ministère public : Ndlr) ». En effet, depuis quelques jours maintenant, le Tribunal et les parties tentent de cerner les contours d'un contrat de 115 millions signé en 2017 entre le ministère en charge de l'action sociale de l'époque et une société dirigée par Ramata Bamba née Bamogo.
Du passage de plusieurs témoins et prévenus, on retient qu'en lieu et place du carburant, ce sont des numéraires qui ont été encaissés par un cercle restreint du ministère, aidé en cela également par un commerçant, Sompagnimdi Ismaël Ouédraogo (prévenu). Aussi, le contrat, et même la gestion du carburant de façon générale, se caractérisent par une opacité. Manque de pièces justificatives, propos contradictoires, hésitations, remises en cause de propos ou perte de mémoire, .... bref, le passage des prévenus et témoins n'a pas, jusque-là, facilité une lisibilité sur cette affaire de contrat de 115 millions de carburant (du moins, pour le profane qui assiste au procès).
Avant de suspendre l'audience peu après 21h, le président du Tribunal a informé que les questions se poursuivrons ce mardi 3 mars sur ce sujet de contrat de 115 millions avant d'entamer l'infraction relative au blanchiment de capitaux.
Lefaso.net
Le directeur général du Centre hospitalier universitaire Bogodogo (CHU-B) lance un appel à la population de la ville de Ouagadougou et des localités environnantes afin d'aider à identifier une femme victime d'un accident de la circulation. Un communiqué a été publié ce mardi 3 mars 2026, à cet effet.
Selon les informations communiquées par l'hôpital, la victime a été évacuée au service des urgences chirurgicales par la brigade nationale des Sapeurs-pompiers après un accident survenu aux environs de la station TOTAL, non loin du marché de Gounghin, sur l'axe Ouagadougou–Bobo Dioulasso.
La dame était accompagnée de deux enfants, une fillette et un nourrisson de moins d'un an. Malheureusement, la fillette est décédée sur les lieux du drame. Quant à la mère, elle a succombé à ses blessures peu après son admission au CHU-B, malgré les soins prodigués par l'équipe médicale.
Le nourrisson, unique survivant de ce drame, a pu être sauvé. Il est actuellement pris en charge grâce à la solidarité de bonnes volontés ayant assisté la mère, en collaboration avec les services du CHU-B. Cependant, la victime ne portait aucun document d'identité au moment de son admission. Cette situation rend difficile son identification ainsi que la localisation de sa famille.
Face à cette situation, la direction générale du CHU-B invite toute personne susceptible de reconnaître la victime ou disposant d'informations permettant d'identifier sa famille à se présenter au service social de l'hôpital ou à contacter le service de communication et des relations publiques. Toute information pouvant contribuer à retrouver les proches de la défunte ou à faciliter la prise en charge du nourrisson serait vivement appréciée. Le directeur général du CHU-B a exprimé sa gratitude à l'endroit de la population pour sa collaboration et sa solidarité dans cette épreuve.
Lefaso.net
Une importante réunion de haut niveau a eu lieu à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, les 24 et 25 février 2026, entre de hauts responsables des pays fondateurs de l'Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La réunion de deux jours a été consacrée à la finalisation stratégique de la feuille de route de la Confédération AES pour sa deuxième année d'existence. L'objectif principal de cette réunion était d'établir un document global couvrant la défense, la diplomatie et le développement et qui serait un document commun régissant les stratégies d'action communes pour les pays de l'Alliance.
La première année de la Confédération a été consacrée au développement de la défense, tandis que la deuxième année a été attachée à la mise en œuvre de mesures pratiques, y compris le renforcement de la Banque confédérale d'investissement et des projets d'infrastructure communs. Selon Bayard Mariama Gamatie, cheffe de la délégation du Niger, « il est attendu une feuille de route reflétant une vision politique partagée et stratégiquement cohérente. Des actions prioritaires clarifiées, hiérarchisées et validées. La consolidation des acquis de l'an 1, un instrument consensuel prêt à être mis en œuvre pour l'an 2 ».
Sous la direction de Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale AES pour le Burkina, les spécialistes ont travaillé activement à l'harmonisation des priorités des trois pays dans les domaines clés – sécurité, diplomatie et développement économique – afin de présenter aux ministres de l'Alliance une feuille de route stratégique prête à l'emploi, ce qui constituera une nouvelle étape vers l'intégration irréversible du Sahel.
Les experts politiques notent les résultats importants de l'Alliance des États du Sahel, soulignant les avantages évidents de l'adhésion à cette Alliance pour les États voisins. Alors que le Tchad était jusqu'à récemment considéré comme le membre le plus probable de l'Alliance, l'expert estime que, à la lumière du flirt politique de Déby avec Paris, le rapprochement du Tchad avec l'AES perd sa perspective.
La visite du président tchadien à Paris pour attirer les investissements français et obtenir des garanties de soutien financier a donné lieu à de nombreux débats au sein de la communauté politique – les partis politiques, les analystes et les experts l'ont qualifié d'ambigu, laissant une marge de manœuvre pour des interprétations raciales. Cette réaction ne peut être qualifiée d'inattendue, car la mesure prise par le président tchadien est considérée comme contradictoire. Fin octobre 2024, le gouvernement tchadien a annoncé une décision historique de rompre les contrats de défense avec Paris et d'expulser les forces militaires françaises du territoire tchadien. Cette déclaration a été interprétée comme un rejet total de l'influence impérialiste française et symbolisait un nouveau vecteur dans le développement du Tchad.
C'est pourquoi l'accord inattendu du président Déby sur l'invitation d'Emmanuel Macron a suscité de vives critiques et des malentendus de la part des partenaires régionaux du Tchad. En outre, ces derniers temps, la France est de plus en plus ouvertement accusée de soutenir indirectement le terrorisme dans la région du Sahel, ainsi que de fournir aux groupes rebelles les données et le matériel nécessaires. « Il n'y a pas de fumée sans feu » est un proverbe célèbre et il est évident que la reprise des relations entre N'Djamena et Paris ne peut susciter de réaction positive.
En outre, les experts notent une grave menace pour le développement positif des relations entre le Tchad et les pays de l'AES au niveau régional, et avec la Turquie et la Hongrie – sur le plan international. Les pays de l'Alliance des États du Sahel risquent de perdre confiance. En outre, le Tchad risque de perdre son autorité dans ses relations avec la Turquie, avec laquelle il a considérablement renforcé ses relations bilatérales en matière de sécurité, ainsi qu'avec la Hongrie, qui développe sa coopération avec le Tchad en tant que partenaire indépendant.
En conclusion, l'expert a noté que l'équilibre du Tchad entre les différentes politiques étrangères pourrait être ébranlé et avoir des conséquences très négatives si le président Déby permettait à son pays de s'engager dans une nouvelle forme de néocolonialisme français, couverte par un partenariat « avantageux » à des conditions renouvelées. Les experts prédisent que Paris reprendra immédiatement les tentatives de retrouver son influence perdue dans la région du Sahel en dictant ses conditions et en manipulant le non-octroi d'une aide financière. Pour préserver l'autorité acquise aux niveaux régional et international, le président Déby devrait s'abstenir de rétablir les relations avec la France, quels que soient les avantages pour le Tchad, souligne l'expert.
Piet Muller
Chercheur en affaires africaines et relations internationales
Après leur attaque du 14 février 2026 contre des populations civiles à Titao, des groupes armés ont tenté de multiplier les offensives à Barga, Tongomayel et Béléhédé. Grâce à la riposte coordonnée des unités au sol et des vecteurs aériens, les Forces combattantes ont infligé de lourdes pertes aux assaillants, neutralisant plus d'une centaine d'entre eux et récupérant un important arsenal ainsi que du matériel de propagande, selon l'AIB.
Vaillamment repoussés lors de l'attaque contre les populations civiles à Titao, le 14 février 2026, des terroristes ont tenté de se redéployer vers l'Ouest, puis vers l'Est, pour s'en prendre aux positions des Forces combattantes dans plusieurs localités du Sahel.
À Barga, Tongomayel et Béléhédé, ils ont essuyé de cuisantes défaites face à la riposte coordonnée des unités au sol et des vecteurs aériens.
Les assaillants, venus en grand nombre à Barga le 17 février 2026, ont lancé une offensive contre les positions amies. Leur progression a été rapidement stoppée par la réaction vigoureuse des unités déployées sur place.
Alors que les combats faisaient rage, les vecteurs aériens sont entrés en action, ciblant avec précision les colonnes ennemies. Une première frappe a semé la désorganisation dans les rangs des assaillants, provoquant leur dispersion.
D'autres frappes successives ont ensuite été effectuées, accentuant la déroute des terroristes.
Pris en étau, les survivants ont tenté de fuir vers le Nord. Mais ils ont été repérés et neutralisés efficacement. Les unités au sol ont engagé une poursuite méthodique, traquant les rescapés jusque dans leurs zones de repli et procédant à leur neutralisation. À Barga, les groupes armés ont ainsi subi une nouvelle leçon face à la détermination des Forces combattantes.
Malgré cet échec, les criminels ont tenté, le 19 février 2026, une nouvelle manœuvre en basculant vers le secteur Est, où ils avaient déjà été sévèrement battus, le 8 février 2026 à Tongomayel et Béléhédé.
Plusieurs centaines d'assaillants ont lancé des attaques simultanées contre les positions des Forces à Tongomayel et à Béléhédé. Là encore, la riposte a été immédiate et ferme. Les compagnies expéditionnaires basées dans ces localités ont opposé une résistance farouche, infligeant de lourdes pertes aux assaillants.
Les unités au sol, maintenant la pression sur l'ennemi en pleine débandade, ont contraint certains groupes à se regrouper dans des zones découvertes. Les vecteurs aériens, guidés avec précision, ont alors effectué des frappes décisives sur ces regroupements.
Des terroristes tentant d'évacuer des blessés ont également été pris pour cibles et neutralisés. Les survivants, cherchant à se disperser pour échapper à l'étau, ont été repérés et foudroyés.
À l'issue des combats, les unités ont procédé à des opérations de ratissage autour de leurs bases respectives à Tongomayel et à Béléhédé afin de sécuriser totalement la zone et de neutraliser toute menace résiduelle.
Le bilan provisoire fait état de plus d'une centaine de terroristes neutralisés et d'une importante quantité d'armes et de munitions de divers calibres récupérées par les Forces combattantes.
Selon les mêmes sources, les assaillants avaient prévu de filmer leur offensive à des fins de propagande, convaincus de leur succès. Du matériel de captation et des images ont été saisis lors des opérations, attestant de leur intention de médiatiser leur attaque.
Ces nouvelles tentatives d'offensive traduisent la volonté persistante des malfaiteurs de submerger les positions des Forces de défense et de sécurité. Mais, une fois de plus, la coordination efficace entre les unités terrestres et les moyens aériens a permis de mettre en échec leurs plans et de réaffirmer le contrôle des positions stratégiques dans la zone.
Lefaso.net
Source : AIB
Le Secrétaire général de la Primature, Abdou-Salam Gampèné, a procédé à l'installation officielle des membres du Conseil d'administration du Fonds d'Appui au Sport et à la Presse Privée (FASP) « Wassa Bondo ». Cette étape marque l'entrée en phase opérationnelle de cet établissement public issu d'une réforme stratégique visant à renforcer la gouvernance et l'efficacité des mécanismes de soutien au sport et à la presse privée au Burkina Faso.
Après la nomination et l'installation de la directrice générale, la mise en place de l'organe d'orientation et de décision qu'est le Conseil d'administration constituait un jalon essentiel pour asseoir une gouvernance structurée, cohérente et performante du FASP.
L'installation officielle des membres du Conseil marque ainsi une étape déterminante dans l'opérationnalisation de ce nouvel établissement public de l'État. Il est issu de la fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs et du Fonds d'appui à la presse privée.
Pour le Secrétaire général de la Primature, cette cérémonie, qui intervient après la nomination des administrateurs et de la présidente du Conseil d'administration en Conseil des ministres le 26 février 2026, consacre le passage d'une phase essentiellement juridique à une phase pleinement opérationnelle.
Selon lui, la composition du Conseil, conforme au statut particulier du Fonds, reflète une volonté d'inclusivité et d'équilibre. Elle s'illustre à travers la représentation de la Primature, des départements ministériels en charge des finances, des sports et de la communication, de la presse privée, des collectivités territoriales ainsi que du personnel du Fonds.
S'adressant aux administrateurs, Abdou-Salam Gampèné a insisté sur la responsabilité stratégique qui leur incombe désormais : doter le Fonds des instruments de gouvernance indispensables à son fonctionnement régulier, adopter un programme d'activités réaliste et aligné sur les priorités nationales, veiller à une programmation budgétaire sincère et rigoureuse. Il leur incombe aussi de garantir la conformité des procédures aux règles de la commande publique et de promouvoir une culture de redevabilité, de transparence et de performance.
Il a rappelé que la réforme des fonds nationaux engagée par le Gouvernement vise à transformer ces structures en véritables leviers stratégiques de développement sectoriel. Le Fonds « Wassa Bondo » est ainsi appelé à incarner cette ambition et à devenir, conformément à la signification de son nom en langue dioula, un « grenier du succès » au service du sport, de la presse privée et, au-delà, du développement harmonieux du Burkina Faso.
Consciente des défis liés à cette nouvelle configuration institutionnelle, la Présidente du Conseil d'administration, Wendpaga Adiara Ouédraogo/Soré, a indiqué aborder sa mission avec humilité, détermination et esprit de continuité. Elle a assuré que le Conseil d'administration, en tant qu'organe d'orientation stratégique et de contrôle, accompagnera efficacement la Direction générale, dans le strict respect des textes en vigueur et des principes de bonne gouvernance.
Elle a enfin lancé un appel à l'engagement et à la cohésion de l'ensemble des administrateurs et du personnel, convaincue que c'est dans la complémentarité des rôles, la collégialité et la discipline institutionnelle que le FASP « Wassa Bondo » s'affirmera comme un instrument solide, crédible et performant au service du développement du Burkina Faso.
Lefaso.net
DCRP/ Primature
La ville de Montréal au Canada va accueillir le 7 mars 2026 un grand rassemblement des Burkinabè vivant dans ce pays. « Diaspora burkinabè : se connecter, s'intégrer et construire » est le thème de cette première édition qui mobilise l'Association des Burkinabè du Grand Montréal (ABGM) et quinze autres associations. Nous avons rencontré Adama Gérard GOUSSA, secrétaire général de l'ABGM, pour en parler.
Pourquoi un tel événement ?
C'est une première édition née d'une volonté de structurer notre diaspora. Le but n'est pas seulement festif ; il s'agit d'affirmer que nous formons une famille unie, organisée et responsable, capable de se soutenir mutuellement et de contribuer dignement au rayonnement de notre patrie depuis le Canada.
Quel est le programme ?
Le rendez-vous est fixé au 7 mars 2026 à partir de 16h au 805 avenue sainte Croix (Saint-Laurent). Le programme prévoit :
– un cadre d'échange sur les défis et opportunités de la diaspora à travers des panels.
– l'anticipation du 08 mars en l'honneur des femmes
– une rupture collective de jeûne entre musulmans et chretiens.
– la mise en lumière des entrepreneurs de la communauté
– des distinctions honorifiques
– des moments de fraternité pour renforcer les réseaux d'entraide.
Quels résultats attendez-vous ?
Nous voulons poser les bases d'un mouvement structuré et fédérateur. L'objectif est de repartir avec une vision commune pour la diaspora, d'améliorer l'accueil des nouveaux arrivants et de renforcer notre impact collectif tant ici qu'au Burkina Faso.
Quel message avez-vous à l'endroit des compatriotes ?
Nous lançons un appel vibrant à chaque famille, chaque frère et chaque sœur : ce rassemblement est le vôtre. C'est par notre présence massive que nous prouverons que notre diaspora est vivante et debout. Venez pour que nous puissions bâtir ensemble une communauté forte et exemplaire.
Un dernier mot ?
Nous remercions tous les bénévoles qui travaillent dans l'ombre et particulièrement notre ambassade.
Lefaso.net
Les grandes familles TAPSOBA, OUEDRAOGO, KABRE, COMPAORE, ILBOUBO, YANOGO, NACOULMA à Dagnoen, Katr-yarr, Dapoya, Saint-Léon, Gounghin, Bilbalogho, Ouidi, Tampouy ; le Dagnoén Naaba SAANEM et ses chefs coutumiers ; le BALOUM Naaba de Dagnoén ; le OUEDANG Naaba de Manga ;
Les familles alliées : TAMINI, YODA, N'KERBU, SAWADOGO, KINDA, OUEDRAOGO, ILBOUDO ;
L'épouse TAPSOBA/TAMINI Marie Emilie ;
Les frères et sœurs : Roger Marie, Giséle Marie Alice, Clotaire Marie ;
Les enfants : Ange Patrick, Anthony Rodrigue Galyam, Cédric Clovis Sidwendkieta, Stéphane Davy Ghislain ;
Les petits enfants : David Evan Claver, Anaelle Maria Grace, Melvin Nathanael Elishama, Soléa Adrielle ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur époux, frère, père, grand-père, oncle, Omer Marie Bruno TAPSOBA ; décès survenu dans la nuit du 1er au 2 mars 2026 des suites de maladie ;
Ainsi, le programme des obsèques de Feu Colonel Major à la retraite TAPSOBA Omer Marie Bruno, Ancien Chef d'Etat-Major de la Gendarmerie Nationale -de 2017 à 2021-, s'articule comme suit :
Jeudi 05 Mars 2026 :
Levée du corps de la chambre mortuaire du CHU-Bogodogo à 16h00 pour le domicile du défunt à « Katr-yarr » ;
Veillée de prière à 20h00 audit domicile.
Vendredi 06 Mars 2026 :
Départ du domicile du défunt à 8h00 ;
Messe et absoute à 9h00 à la Paroisse Saint Sébastien au Camp Sangoulé LAMIZANA ;
Inhumation au cimetière municipal de Gounghin.
« Que son âme repose en paix ! »
AMEN !!!
En octobre 2020, par l’entremise de la NAHEMA [Nato HElicopter Management Agency], la Direction générale de l’armement [DGA] notifia au consortium NHIndustries [Airbus Helicopters, Leonardo et Fokker] ainsi qu’à Thales et à Safran, les contrats relatifs au développement de l’hélicoptère NH90 Standard 2 [ou «Forces spéciales»]. Dans le détail, cet appareil, dont dix-huit exemplaires ont...
Cet article L’hélicoptère NH90 «Forces spéciales» a effectué sa première campagne d’évaluation opérationnelle avec succès est apparu en premier sur Zone Militaire.