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Afrique

Burkina : Autorisation exceptionnelle des vacations des spécialistes et des hospitalo-universitaires dans les établissements privés de santé

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:45

Le gouvernement burkinabè a, en août 2023, pris un décret portant conditions d'intervention des agents publics de santé dans les établissements privés de santé.

L'acte indique que la période de vacation pour les médecins généralistes et les personnels paramédicaux prennait fin en fin septembre 2024.

Quant aux enseignants hospitalo-universitaires en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire ainsi que les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes, leurs autorisations d'intervention arrivaient à échéance en fin septembre 2025.

Par une note signée du 14 octobre 2025, le ministre de la santé informe de la prise d'une autorisation exceptionnelle de poursuite des vacations des spécialistes et des hospitalo-universitaires dans les établissements privés de santé.

Cette décision tient, selon le ministre de la santé, à un souci de préserver l'équité d'accès aux soins spécialisés au bénéfice des populations.

Elle vise également à soutenir le secteur privé de la santé dans son rôle complémentaire des structures publiques, notamment dans l'offre de soins spécialisés aux populations, en attendant que les établissements privés de santé disposent de spécialistes à leur propre compte, en nombre suffisant (voir note ci-dessous associée).

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Éliminatoires Coupe du monde 2026 : Pas de barrages pour le Burkina Faso, éliminé à l'issue des derniers matchs

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:40

Les éliminatoires de la coupe du monde 2026, zone Afrique, ont pris fin dans la soirée de ce mardi 14 octobre 2025. Le principal enseignement pour les Burkinabè, c'est l'élimination des Étalons, qui avaient pourtant espoir de disputer les barrages après leur victoire 3-1 face à l'Éthiopie. Le retrait de l'Érythrée ayant conduit au retrait des points gagnés face au dernier de chaque poule, la donne a changé au niveau du classement des meilleurs deuxièmes.

Malgré cette situation, le rêve était toujours possible pour les Poulains de Brama Traoré après leur succès 3-1 face aux Ethiopiens. Mais comme disent les Ivoiriens, Le Nigeria de Victor Oshimen est sorti dans dos. 3e dans sa poule (groupe C) avant la dernière journée, le Nigeria s'est largement imposé à domicile 4-0 devant les Béninois qui étaient pourtant leaders de ce groupe. L'Afrique du Sud, de son côté, n'a pas eu pitié du Rwanda 3-0, s'empare donc de la première place de ce groupe C et valide son billet pour le Mondial 2026.

Avec ces victoires du Nigéria qui devance le Burkina Faso au classement des meilleurs deuxièmes grâce à sa différence de buts et de l'Afrique du Sud, les espoirs du Burkina Faso reposaient sur une défaite à domicile de la République Démocratique du Congo (RDC) face au Soudan. Mais cela n'arrivera pas non plus, les Congolais s'imposeront à domicile 1-0 face aux Soudanais et disputeront les barrages.

Le Burkina Faso échoue donc à la 5e place à cause d'un goal average défavorable. On pourrait dire que le but concédé face à l'Éthiopie a finalement été fatal aux Étalons. Les espoirs d'un Mondial s'effondrent pour les Étalons et leurs supporters, les célébrations et danses dans les vestiaires désormais caduques.

Le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, l'Égypte, le Sénégal, le Cap-Vert, le Ghana, l'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire sont les 09 représentants africains qualifiés directement pour la Coupe du monde 2026 qui se jouera en juin-juillet 2026 dans trois pays à savoir le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Le Gabon, la RDC, le Cameroun et le Nigeria sont les quatre pays qui vont disputer les barrages de la zone Afrique. Le classement FIFA du mois d'octobre 2025 déterminera les oppositions de ces barrages. Le vainqueur de ces barrages jouera le barrage intercontinental pour espérer avoir une place au Mondial 2026. En cas de succès, l'Afrique aura dix représentants sur 48 à ce Mondial 2026.

Quant au Burkina Faso, l'objectif c'est de se battre pour une belle participation à la CAN Maroc 2025 qui arrive à grands pas.

Mamadou ZONGO
Lefaso.net

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Sécurité routière à Bobo-Dioulasso : L'ONASER renforce la sensibilisation et les contrôles pour une circulation plus sûre

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:35

L'Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé, dans la soirée du lundi 13 octobre 2025, une vaste opération de sensibilisation et de contrôle routier dans les principales artères de la ville de Bobo-Dioulasso. Cette activité s'inscrit dans la phase 2 des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne, avec pour objectif de réduire considérablement le nombre d'accidents de la circulation dans la région du Guiriko (ex-Hauts-Bassins).

Il est environ 18 h 30, lorsque l'équipe de journalistes rejoint celle de l'Office national de la sécurité routière au niveau du carrefour du siège de la Semaine nationale de la culture. À notre arrivée, l'équipe était à pied d'œuvre pour faire passer le message aux usagers. Des casques en mains, les agents tentent de « charmer » les usagers sur le port du casque et de la ceinture de sécurité pour les conducteurs de voiture.

L'ONASER sensibilise les usagers à Bobo sur l'importance du port du casque

Placée sous le signe de la prévention, cette opération a permis aux équipes de l'ONASER de rappeler aux usagers de la route les règles élémentaires de sécurité, notamment le port du casque, le respect des limitations de vitesse, l'usage de la ceinture de sécurité et surtout la lutte contre la conduite en état d'ivresse. Selon le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chef de la cellule des opérations à l'antenne Ouest de l'ONASER, cette activité s'inscrit dans une série de campagnes engagées depuis le 8 octobre et qui se poursuivront jusqu'au 16 octobre.

Un usager de la route invité à porter sa ceinture de sécurité

« Nous sommes sortis avec nos équipes pour une mission de contrôle et de sensibilisation sur le port du casque, le port de la ceinture de sécurité et l'alcootest. Nous avons constaté que certains usagers circulent sous l'effet de l'alcool, ce qui représente un danger pour eux et pour les autres », a-t-il indiqué.

L'ONASER sensibilise également sur la conduite en état d'ivresse

Malgré la réceptivité de nombreux usagers face aux messages de prévention, les agents ont relevé une certaine réticence, notamment concernant le port du casque. « Nous avons remarqué une timidité dans l'application du port du casque, malgré nos multiples sorties pour expliquer son importance. Dans les jours à venir, nous passerons de la phase de sensibilisation à celle de la répression », a prévenu le lieutenant Ouédraogo. Cette annonce traduit la volonté de l'ONASER de combiner pédagogie et fermeté pour instaurer durablement une culture de sécurité sur les routes.

Selon le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, cette opération de l'ONASER illustre l'esprit même des Journées nationales d'engagement patriotique

Les usagers saluent l'initiative

Sur le terrain, plusieurs conducteurs ont salué la démarche des autorités. Pour Oumarou Sanguisso, résident de Bobo-Dioulasso, ces actions contribuent à responsabiliser la jeunesse face aux dangers de la route. « C'est un travail impeccable. Il faut surtout insister sur l'abus d'alcool, particulièrement chez les jeunes. S'ils peuvent s'en éloigner, c'est tout le pays qui y gagnera », a-t-il confié, tout en félicitant les équipes de l'ONASER pour leur engagement.

D'autres usagers, à l'image de Frédéric Barou, ont également adopté de meilleures pratiques

D'autres usagers, à l'image de Frédéric Barou, ont également adopté de meilleures pratiques après ces séances de sensibilisation. « J'ai décidé de porter mon casque pour me protéger. J'ai entendu les messages de l'ONASER et j'ai compris leur importance », a-t-il témoigné.

Pour Oumarou Sanguisso, résident de Bobo-Dioulasso, ces actions contribuent à responsabiliser la jeunesse face aux dangers de la route

Selon le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, cette opération de l'ONASER illustre l'esprit même des Journées nationales d'engagement patriotique qui, dit-il, visent à impliquer chaque citoyen dans la construction d'un Burkina Faso plus sûr et plus responsable.

Les usagers de la route ont été également sensibilisés sur le respect de la limitation de la vitesse

À travers ces campagnes, l'Office entend renforcer le civisme routier et rappeler que la sécurité sur les routes est une responsabilité partagée.

Romuald Dofini
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Burkina Faso : Ratamanégré Ali Taonsa souhaite révolutionner le tourisme burkinabè à travers son projet « Village de vacances Ratamanégré »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:30

Gestionnaire en hôtellerie et restauration, Ratamanégré Ali Taonsa veut redonner vie au tourisme local à travers son projet « Village de vacances Ratamanégré ». Implanté dans son village natal, Kuy, dans la commune de Boussé, ce site entend allier hospitalité, gastronomie locale et développement communautaire.

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Prix Nobel d'économie 2025 : Le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'honneur !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:25

« Les résultats du « Prix Nobel d'économie 2025 » sont tombés le 13 octobre 2025 ! En effet, depuis 1901, Le Prix Nobel, récompense chaque année des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité ». Très prestigieux, le prix reconnaît des personnes qui se sont distinguées, par leurs inventions, découvertes et améliorations réalisées dans des domaines variés de la connaissance, ou par l'œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix.

Créé plus tard en 1968, ce qui est communément appelé « Prix Nobel d'économie » est un prix institué par la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite. Ce prix est décerné cette année, par l'Académie Royale des Sciences Suédoise, à un trio d'économistes, à savoir Joel Mokyr, Philippe Aghion et Peter Howitt, “for having explained innovation-driven economic growth” (littéralement, pour avoir expliqué la croissance économique tirée par l'innovation). Les détails sur la contribution de chacun des trois savants est encore plus évocateur des changements profonds en cours depuis les années 1970. L'Académie récompense Joel Mokyr “for having identified the prerequisites for sustained growth through technological progress”. Quant à Philippe Aghion et son co-lauréat Peter Howitt, l'Académie reconnaît leur contribution, “for the theory of sustained growth through creative destruction” ; un travail, on le sait, qui s'inscrit dans la continuité de celui de l'économiste Autrichien Joseph Schumpeter à travers, particulièrement, son œuvre majeur « Théorie de l'évolution économique », publiée en 1911. »

Un prix a une valeur symbolique ; il exprime la centralité d'une valeur pour son donateur. On comprend bien la portée culturelle et sociale lorsque celui-ci est porté par un État. C'est en cela que le prix Nobel d'économie de 2025 a une grande portée, non seulement pour toute l'humanité, mais encore davantage pour les pays en développement comme les nôtres. J'écris ce commentaire comme contribution à ce que cette portée historique ne passe pas inaperçue par nos gouvernants.

Pour cela je vais d'abord inscrire la portée de la contribution des trois savants dans le cadre global de la théorie économique, qui est en fait aussi celui du développement. Ensuite je vais tirer quelques implications de cette reconnaissance pour nos États hésitants quand il s'agit d'investir dans l'éducation en général et dans l'enseignement supérieur et la recherche en particulier.

Évidemment, il s'agit d'un exercice difficile, parce qu'il est difficile de décrire en peu de mots une contribution aussi complexe que celle de nos trois savants. Néanmoins, très sommairement, pour comprendre la portée de la découverte (ou des découvertes) qui ont valu le prix Nobel à nos trois heureux économistes, il faudrait remonter un peu loin, voire très loin. En effet, disons que depuis le 18ᵉ siècle jusqu'au milieu du 20ᵉ siècle, les économistes reconnaissaient principalement, pour ne pas dire exclusivement, trois facteurs de production qui sont la terre, le travail et le capital.

La raison de cette reconnaissance est simple, car c'était aussi les trois sources de revenus reconnus : les revenus que procurent la location de la terre dans ses diverses modalités, le salaire obtenu du travail, et le profit dérivé des investissements qu'on fait. Le problème est que cet axiome n'était pas seulement considéré comme valide dans le contexte du 18ᵉ siècle, mais il y a aussi le fait qu'il a été élevé au rang de théorie générale en économie, quel que soit le lieu et le temps ! Vous voyez déjà les implications d'un tel axiome.

En effet, il omet le facteur dont la découverte a fait de nos trois économistes les Prix Nobel 2025, à savoir l'innovation technologique ; en d'autres termes, cette théorie générale traditionnelle n'attribue aucun effet productif aux arts industriels (que nous appelons aujourd'hui technologies), par exemple, pour la simple raison que l'état des arts industriels ne génère aucun revenu déclaré ou imposable pour une catégorie de personnes en particulier ; il ne confère aucun droit légal à une part de la production annuelle de biens de la communauté.

L'état des arts industriels est un capital commun de connaissances issues de l'expérience passée, détenu et transmis comme un bien indivisible de la communauté dans son ensemble. Il constitue bien sûr le fondement indispensable de toute industrie productive, mais à l'exception de quelques fragments infimes couverts par des droits de brevet ou des secrets commerciaux, ce capital commun n'est la propriété individuelle de personne. Pour cette raison, il n'a pas été comptabilisé comme un facteur de production.

Le mérite des trois Prix Nobel est d'avoir démontré que « la technologie », plus précisément « l'innovation technologique », est un facteur de production. Ils n'ont pas été les premiers bien sûr à le découvrir ; la preuve est que deux des trois lauréats du prix Nobel ont approfondi les recherches de Joseph Schumpeter, et les travaux du troisième, Joel Mokyr, historien de l'économie, s'inscrivent dans les travaux précurseurs du sociologue Merton publiés en 1938 (Science, Technology & Society in Seventeenth Century England, New York, H. Fertig.). Depuis les années 1970, ces théories ont connu des améliorations significatives d'où dérivent les approches telles que « plateformes d'innovation », « systèmes d'innovation », etc., que nous utilisons parfois sans s'interroger sur les détails.

Des pays, d'abord ceux de l'OCDE, dès les années 1960, ensuite le Japon, dont le modèle de résilience économique des années 1970-1980 était venu renforcer davantage les pratiques des pays de l'OCDE, ont bâti leurs systèmes économiques sur la base de ces modèles, et y ont trouvé des motifs de financement massif de leurs systèmes d'enseignement supérieur, de recherche et d'innovation. Au même moment, ces mêmes pays, à travers les institutions internationales comme la Banque mondiale et le FMI, ont travaillé à faire disparaître les jeunes universités et centres de recherche des jeunes pays indépendants.

Aujourd'hui, qu'il nous a été révélé cette vérité qu'ont chantée jusqu'à leur dernier souffle des savants comme Kwame Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Joseph KI-Zerbo, et j'en passe, qu'allons-nous dire à cette génération sacrifiée, à ces nations détruites ? Il n'est peut-être pas trop tard. La bonne nouvelle est que cela fait partie de la mise en place des agendas de politiques publiques…

Dans les années à venir, même la Banque mondiale va financer la recherche et l'enseignement supérieur plus qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent ; mais aussi, nos gouvernants ne diront plus que l'éducation, plus particulièrement l'enseignement supérieur et la recherche, est un « secteur social », budgétivore – mais y investir c'est aussi économique, création de richesse !

Au fond, le « social » n'a jamais été réduit à ce qui est improductif, au gaspillage, et tout ce que vous voulez de cette catégorie de termes ; le social veut dire que l'objet ou la pratique est tellement importante pour tout Être Humain, que ses gouvernants devraient en garantir l'accès coûte que coûte ! Si on l'avait compris ainsi, peut-être serions-nous maintenant très loin…

Natéwindé SAWADOGO
Maître de conférences de sociologie de la santé
Université Thomas SANKARA
E-mail : natewinde.sawadogo@yahoo.fr

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Montée des couleurs à l'université Nazi Boni : Un moment d'unité et de patriotisme

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:15

L'université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso a accueilli, le lundi 13 octobre 2025, une cérémonie solennelle de montée des couleurs nationales, marquant le début officiel des activités de la rentrée académique. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du ministre en charge de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Pr Adjima Thiombiano, du ministre de la fonction publique, Mathias Traoré, et du gouverneur de la région du Guiriko (ex-Hauts-Bassins), Mariama Konaté/ Gnanou.

C'est dans une ambiance solennelle que cette cérémonie a débuté par l'exécution de l'hymne national, le « Di-Taa-Niyè », au moment de la montée du pavillon national sur le mât. Cette cérémonie a connu la présence de plusieurs acteurs du monde universitaire ainsi que des corps constitués de la région. Après ce moment fort, la parole a été donnée aux autorités présentes. Selon le président de l'université Nazi Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, la montée de couleurs symbolise « notre attachement à nos valeurs, à notre culture et à notre identité collective ».

Une vue des officiels lors de la cérémonie de montée de couleurs à l'UNB

Le président de l'université, Pr Hassan Bismarck Nacro, a saisi cette occasion pour souhaiter la bienvenue aux invités et présenter l'institution. Créée le 19 septembre 1995, l'université Nazi Boni est aujourd'hui un établissement public de référence, avec 13 structures d'enseignement et de recherche, 108 filières et 138 types de diplômes délivrés. Elle accueille environ 40 000 étudiants, dont 42 % de femmes, encadrés par 309 enseignants permanents et près de 600 vacataires. « Chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'université Nazi Boni revendique autonomie pédagogique, scientifique, administrative et financière et une mission centrée sur la production et la transmission de la connaissance pour répondre aux besoins de développement du pays », a-t-il indiqué.

Le Pr Hassan Nacro a également salué les efforts consentis par les autorités et l'ensemble de la communauté universitaire

Le Pr Hassan Nacro a également salué les efforts consentis par les autorités et l'ensemble de la communauté universitaire pour la reprise effective des activités pédagogiques. Grâce à cette mobilisation, il a annoncé une résorption des retards académiques à hauteur de 97% d'ici le 30 novembre 2025.

Une vue des étudiants fortement mobilisés à l'occasion de la cérémonie de montée des couleurs

« Grâce aux efforts conjoints des autorités ministérielles, des équipes pédagogiques et de la communauté universitaire, l'UNB atteindra, au soir du 30 novembre 2025, un niveau de 97% de résorption des retards et de normalisation des activités », a-t-il rassuré. Il a tenu à remercier aussi les institutions et responsables qui ont mis gracieusement des salles à disposition pour les travaux dirigés et les évaluations.

Le ministre Thiombiano a livré le message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la communauté universitaire

Cette montée des couleurs s'inscrit de la cadre des Journées d'engagement patriotique et de participation citoyenne. A l'occasion, le ministre Thiombiano a livré le message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la communauté universitaire. Ce message du président du Faso a été un appel fort à la responsabilité et à l'engagement citoyen. Il a également salué la « fibre patriotique » des étudiants et appelé à la protection des biens publics, à la lutte contre la corruption et le racket, et à l'exemplarité dans le comportement individuel. « Un bien public détruit, c'est un service en moins pour le peuple », a-t-il rappelé dans son message. Cette cérémonie de montée des couleurs, au-delà de son caractère symbolique, a permis de renforcer la cohésion et le sentiment d'appartenance à la nation.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina/Sécurité intérieure : Le directeur général de la Police, Thierry D. Tuina, passe en revue ses troupes sur le terrain

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 15/10/2025 - 00:00

Porté à la tête de la Police nationale en juillet 2025, l'inspecteur général de Police, Thierry D. Tuina, est, depuis un moment, sur le terrain, à la rencontre de son personnel. Un périple qui l'a conduit le 9 octobre 2025 dans la région de Oubri et le vendredi 10 octobre dans la région abritant la capitale politique, Kadiogo.

Cette tournée générale a été initiée pour communier avec les personnels policiers en service sur toute l'étendue du territoire national, aux fins de les mobiliser et maintenir le cap autour des mêmes idéaux.

"Comme de coutume, le directeur général de la Police nationale a édicté quatre messages aux policiers de la région de Oubri, avec à leur tête, le commandement régional. Ces messages ont consisté en des félicitations, encouragements et reconnaissance pour les efforts et sacrifices consentis ; une invite à maintenir la cohésion et la discipline entre les policiers, tout en faisant corps avec leurs hiérarchies ; un partage de sa vision pour la Police : « l'innovation stratégique et opérationnelle pour une sécurité au quotidien » et en une présentation de la méthodologie de travail. Ce dernier point, la méthodologie de travail, se décline en cinq points, à savoir une maîtrise de la science policière et de son domaine de travail ; une gestion par objectifs qui allie action et finalité ; une culture des résultats qui ouvre la voie au succès ; un esprit d'innovation et d'ingénierie sécuritaire ; une méthodologie efficace permettant la mise en place de systèmes, dispositifs et produits de sécurité standardisés et durables", peut-on retenir du compte-rendu diffusé sur la page Facebook de la Police nationale Burkina Faso.

Ces échanges qui ont également permis au premier responsable de recenser les préoccupations et doléances en vue de renforcer le bon fonctionnement des services, se sont poursuivis avec les responsables des autres composantes des Forces de défense et de sécurité (FDS) et ce, dans la même motivation de raffermissement des liens autour d'objectifs communs : la sécurité des personnes et des biens dans un contexte de lutte contre le terrorisme, un promontoire qui mène vers la reconquête de l'intégralité du territoire national.

Autre région, même esprit. Dans le Kadiogo, le directeur général,Thierry D. Tuina, a échangé avec le gouverneur.

« Très réjoui de cette démarche, monsieur le gouverneur a placé cette visite sous le signe d'une collaboration autour de la co-production par la résolution des problématiques de sécurité publique de sa région, qu'il a pris le soin d'identifier séance tenante. Selon le gouverneur, cette résolution pourrait passer par la mise en place de cellules de veille dans chaque quartier des 12 arrondissements que compte sa circonscription administrative », lit-on.

En termes de perspectives, ces actions devront être soutenues par la participation communautaire régionale par le biais de la collaboration entre populations et acteurs professionnels de sécurité dans ce contexte de lutte contre le terrorisme.

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PRIMERO condamnée pour dépôt frauduleux de la marque VAN PUR

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 23:42

Le Tribunal de commerce de Cotonou a ordonné, le 25 juillet 2025, le transfert de la marque « VAN PUR Premium + Étiquette » à la société polonaise VAN PUR S.A., estimant qu'elle avait été déposée « en fraude de ses droits » par son distributeur béninois PRIMERO S.A.

Dans un jugement contradictoire rendu en premier ressort, la Première chambre du Tribunal de commerce de Cotonou a condamné PRIMERO S.A. à verser 100 millions de francs CFA à titre de dommages-intérêts, ainsi que 2 millions de francs CFA au titre des frais irrépétibles à la société polonaise VAN PUR S.A.

C'est pour des faits de « demande d'enregistrement de ladite marque faite par la société PRIMERO SA (...) au mépris de toute loyauté dans l'exécution des obligations contractuelles ».

La société VAN PUR S.A., productrice de bière en Pologne, avait confié la distribution de ses produits à PRIMERO S.A. depuis 2007. Selon les juges, cette dernière a profité de ce contrat pour déposer, en 2015, la marque « VAN PUR Premium + Étiquette » en son propre nom auprès de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), sans l'autorisation du véritable propriétaire.

Pour le tribunal, il ne fait aucun doute que PRIMERO avait « connaissance de l'usage intensif et généralisé de ladite marque » par la société polonaise, et que son enregistrement visait à usurper les droits de cette dernière.

« La confusion nuit non seulement à la réputation commerciale de la société VAN PUR, mais peut aussi entraîner des conséquences sanitaires graves », a indiqué le jugement N°025/2025/CJ1/S1/TCC du 25 juillet 2025.

Si le tribunal a refusé d'ordonner l'exécution sur la minute, il a tout de même autorisé l'exécution provisoire du transfert de la marque.

Le tribunal a en revanche mis, le directeur général de PRIMERO, hors de cause, faute de preuve d'une implication personnelle.
M. M.

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Une locataire expulsée malgré 2,5 millions F de travaux sur le local

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 23:39

Le Tribunal de commerce de Cotonou a tranché en faveur des propriétaires d'une boutique en bail à Cotonou, malgré les travaux de réfection que la locataire affirme avoir réalisés.

Locataire depuis 2008 d'une boutique au quartier Zogbohouè à Cotonou, une dame prétend avoir réalisé des travaux de réfection estimés à 2.553.533 FCFA sur le local en raison de son état de dégradation avancée. Ces investissements devraient être remboursés en termes de loyers, selon les clauses de l'accord avec la défunte propriétaire.

Elle précise n'avoir consommé que six cent mille (600.000) francs CFA sur son investissement à fin 2024.

Mais les héritiers propriétaires s'y opposent. Ils saisissent le Tribunal de commerce de Cotonou le 14 novembre 2024, pour demander la résiliation du bail, l'expulsion de la locataire et le paiement de 650.000 FCFA d'arriérés de loyer.

La locataire invoque un trouble à la jouissance du local loué.

Dans son jugement rendu le 25 juillet 2025, le tribunal a relevé l'absence d'autorisation formelle des propriétaires actuels, rejetant l'argument de compensation des loyers.

« Les améliorations apportées à l'immeuble en location ne sont opposables au bailleur que s'il y a consenti », a rappelé le tribunal, avant de conclure que la locataire « ne justifie en rien l'accord des héritiers (…) ni sur le principe d'investissements encore moins sur l'évaluation ».

La demande de cessation de trouble invoquée par la locataire a été rejetée.

Le tribunal de commerce de Cotonou a prononcé la résiliation du bail liant la revendeuse aux héritiers propriétaires. La locataire est également condamnée à payer 650.000 francs CFA au titre de loyers impayés.
M. M.

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Un directeur d’hôpital condamné à 20 ans de prison ferme

Algérie 360 - Tue, 14/10/2025 - 22:37

Le tribunal criminel de première instance près la Cour de M’sila a condamné, lundi, l’ancien directeur de l’hôpital Mère et Enfant de Sétif à 20 […]

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Lutte contre la criminalité : Fin de parcours pour deux gangs qui opéraient dans les régions de Oubri (Ziniaré) et Kadiogo (Ouagadougou)

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/10/2025 - 22:30

Le Service régional de la Police judiciaire de Oubri (SRPJ-Oubri) a mis la main sur un vaste réseau formé de deux gangs, spécialisés dans des faits d'escroquerie, de faux monnayage, de faux et usage de faux en bande organisée dans les régions de Oubri (Ziniaré) et du Kadiogo (Ouagadougou).

Le mode opératoire du réseau variait en fonction du groupe, campe la Police nationale dans une publication faite sur sa page Facebook dans la soirée de mardi, 14 octobre 2025.
Le premier groupe identifiait ses victimes généralement dans les lieux publics, tels que les débits de boissons, où sont projetés les matchs de football en direct. « Après quelques temps d'échanges, ils (les membres du groupe : Ndlr) proposaient à leurs victimes leur service, qui consistait à multiplier pour elles des billets de banque qu'il faudra réussir à écouler avant six mois. Dès qu'ils parvenaient à convaincre une personne, ils découpaient des feuilles blanches en format de billets de banque, soit en francs CFA soit en devises étrangères, qu'ils emballaient dans un sachet.

Ils conditionnaient, en présence de la victime, de vrais billets dans un autre sachet, presqu'identique au premier et profitaient de l'inattention de celle-ci pour échanger les sachets. La victime recevait d'eux un liquide qui servira à asperger le sachet à une heure précise avant de le déballer. C'est par la suite qu'elle constatera que ces malfrats se sont retirés avec le sachet contenant les vrais billets », relate la police nationale, ajoutant que le groupe se livrait au faux monnayage, en s'approvisionnant à travers ses partenaires dans les pays voisins et écoulait ces billets sur le marché burkinabè.

Le second gang, lui, fouillait les poubelles des grandes entreprises et secrétariats publics situés dans les zones comme Ouaga 2000, Projet ZACA et Boins-yaaré, à la recherche de documents contenant des adresses téléphoniques. Une fois les adresses obtenues, ils les contactaient pour leur faire des propositions de vente, d'embauche et bien d'autres services. Dès qu'une victime mordait à l'hameçon, ils la mettaient en confiance sur l'existence du bien ou du poste en question avant de commencer à lui soutirer de l'argent à travers les téléphonies-mobiles.
Durant tout le processus, ces malfrats se rassuraient, à travers leurs indicateurs, de la présence ou non des Forces de défense et de sécurité sur le terrain avant d'opérer. Il arrivait qu'ils identifient également leurs victimes à travers les réseaux sociaux et procédaient de la même manière pour les dépouiller de leurs biens.

« Des non nationaux font partie de ce vaste réseau. Ces derniers utilisaient des documents avec des identités falsifiées, pour échapper aux avis de recherches émis par les services compétents.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont réussi à appréhender quatre membres actifs de ce réseau et saisir plusieurs objets, dont de faux billets de banque (devises étrangères et FCFA), des coupons de papiers en forme de billets de banque, du matériel informatique, des téléphones-portables, des puces électroniques des réseaux de téléphonie mobile et des motos », reconstitue la police nationale.

La Police nationale exhorte les populations à plus de vigilance, à éviter l'esprit de gain facile et à faire usage de détecteurs de faux billets, surtout les services et entreprises commerciales qui manipulent l'argent.
Pour dénoncer les cas suspects, les numéros verts sont à la disposition du public : les 17, 16 et 1010.

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Une candidate recalée à la CENA faute de colistier

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 22:14

Une candidate indépendante Françoise Gbayido s'est présentée, ce mardi 14 octobre 2025, au siège de la CENA pour déposer son dossier de candidature à l'élection présidentielle de 2026. Elle n'a pas été autorisée à accéder aux locaux de l'institution, faute de colistier.

Conformément aux dispositions en vigueur, toute candidature à la présidentielle doit être présentée sous la forme d'un duo (président et vice-président). N'ayant pas satisfait à cette exigence, la prétendante à la magistrature suprême, Françoise Gbayido n'a donc pu effectuer le dépôt de son dossier.

Malgré cet incident, la candidate a réaffirmé devant les journalistes sa détermination à participer au scrutin. Elle dit vouloir œuvrer pour que le Bénin atteinge l'équilibre économique et financier.
Françoise Gbayido avait déjà tenté en 2021 de poser sa candidature à la présidentielle. Mais elle a été rejetée pour dossier incomplet. Pire, elle avait présenté comme logo, l'image de la Vierge Marie.
Le processus de réception des dossiers de candidature s'achève ce mardi 14 octobre à 00 heure.

A.A.A

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Le rêve des Guépards brisé par les Super Eagles (0-4)

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 22:00

Le rêve d'une première qualification des Guépards du Bénin à une phase finale de la Coupe du monde s'est estompé en début de soirée ce mardi 14 octobre 2025, au Godswill Akpabio International Stadium de Uyo au Nigéria. Face aux Super Eagles, ils se sont inclinés par un score de 4 buts à 0.

Les Guépards du Bénin n'iront pas à la Coupe du monde 2026. Premier du groupe C au terme de la 9e journée des éliminatoires, ils se sont inclinés ce mardi face aux Super Eagles du Nigéria par un score lamentable de 4 buts à 0 au terme d'un match comptant pour la 10e et dernière journée de ces éliminatoires.

Les Nigérians visiblement plus forts, ont pris la rencontre à leur avantage en ouvrant le score dès les 5 premières minutes grâce Victor Osimhen, attaquant de Galatasaray. Profitant des failles de la défense béninoise, Osimhen réalise un doublet à la 37e minute. Score à la première partie, 2-0 pour le Nigéria.

A la reprise, les Super Eagles plus déterminés violent par deux fois, les filets des buts béninois inscrivant un 3e but à la 51e minute, et un autre en fin de rencontre. Lourdement dominés au terme de cette rencontre, les Guépards voient leur rêve de qualification s'envoler.

Il en est de même des Super Eagles qui, malgré la victoire contre le Bénin ne pourront participer à la prochaine Coupe du monde car, l'Afrique du Sud, 2e après les matchs de la 9e journée s'est imposée au Rwanda par un score de 3 buts à 0. Une victoire qui permet aux Bafana-Bafana de prendre la tête du groupe C et de se qualifier.

F. A. A.

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PLF : la vignette auto devient obligatoire pour ce type de véhicules dès 2026

Algérie 360 - Tue, 14/10/2025 - 21:26

Le gouvernement met fin à l’avantage fiscal dont bénéficiaient les voitures fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL). Une décision inscrite dans le Projet de […]

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Algérie 2 – Ouganda 1 : Victoire à l’arrachée, du pain sur la planche pour Petkovic

Algérie 360 - Tue, 14/10/2025 - 20:29

En accueillant l’Ouganda, l’équipe d’Algérie achève les éliminatoires de la Coupe du Monde-2026 en beauté, en s’imposant sur le score de deux buts à un, […]

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Le duo FCBE Hounkpè-Hounwanou reçu à la CENA

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 20:17

Le duo de candidats du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Paul Hounkpè - Rock Judicaël Hounwanou, a procédé, ce mardi 14 octobre 2025, au dépôt de leur dossier à la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour l'élection présidentielle 2026.

Le dépôt de dossier de candidature pour l'élection présidentielle de 2026 continue à la CENA. Paul Hounkpè et son colistier Rock Judicaël Hounwanou se sont rendus dans les locaux de l'institution ce mardi après 17 heures.
Accueillis par les conseillers de la CENA, ils ont rempli les formalités de dépôt de candidature.

A l'issue du dépôt de dossier de candidature, Paul Hounkpè a fait une brève déclaration devant la presse. « Nous voulons un Bénin apaisé, gouverné avec éthique et efficacité. Notre candidature est celle d'un espoir renouvelé. ».

Son colistier Judicaël Rock Hounwanou n'a manqué de saluer la forte mobilisation des journalistes à ses côtés. « Je remercie mes confrères pour leur présence fraternelle. Ensemble, nous portons une vision de proximité, de vérité et d'engagement pour le bien commun », a-t-il déclaré.

Le parti FCBE entre ainsi dans la course pour la Marina. C'est le troisième dossier de candidature enregistré à la CENA après celui de Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata et du duo surprise Prince Anatole Ouinsavi et sa colistière Bello Agathe.

A.A.A

Categories: Afrique

120 idées du collectif ‘'Wadagni Président'' pour faire encore gagner le Bénin

24 Heures au Bénin - Tue, 14/10/2025 - 19:17

Le Collectif Wadagni Président a rendu public son manifeste intitulé « 120 idées pour faire encore gagner le Bénin ». Ce document dense et structuré expose la vision et les propositions portées en faveur de la candidature de Romuald Wadagni à l'élection présidentielle de 2026.

Fruit d'un travail de réflexion mené par de jeunes Béninois issus de divers horizons, leur action « se distingue par des propositions d'idées de réformes et d'actions structurantes de développement pour accompagner Romuald Wadagni dans la conquête du suffrage universel et l'exercice du pouvoir une fois élu et investi président de la République du Bénin en 2026. Le document dresse d'abord une analyse de la situation nationale, saluant les transformations engagées depuis 2016 sous le leadership du président Patrice Talon. « En moins d'une décennie, le Bénin a enregistré des performances économiques remarquables, malgré un contexte mondial marqué par des crises successives », affirme le collectif Wadagni Président. Il relève une croissance moyenne annuelle de 5,5 %, une amélioration de l'environnement des affaires et une modernisation notable des infrastructures publiques.

Pour les auteurs du manifeste, il s'agit désormais de consolider ces acquis et de poursuivre la marche vers un Bénin « encore plus fort, plus prospère, plus inclusif et plus souverain ». Le choix de Romuald Wadagni, actuel ministre d'État chargé de l'Économie et des Finances, est présenté comme « une opportunité unique de poursuivre l'œuvre de transformation économique et de modernisation du pays »

Une vision axée sur la croissance et le capital humain

Dans sa section « Notre vision », le collectif fixe un cap ambitieux : « Une croissance économique d'au moins 7 à 8 % par an, riche en emplois, un renforcement de la compétitivité des entreprises locales et une transformation radicale de l'éducation, de la formation et du développement des ressources humaines. »
L'éducation, la santé et la protection sociale y tiennent une place centrale. Le document appelle à « un système de santé moderne et accessible, faisant du Bénin un modèle régional de couverture sanitaire universelle » et à « un système de protection sociale juste, inclusif et efficace, garantissant à tous les citoyens la sécurité face aux risques de la vie ».

Trois piliers structurants

Le manifeste s'articule autour de trois grands axes : le renforcement de la démocratie de l'Etat de droit et la bonne gouvernance, la transformation structurelle de l'économie et l'amélioration du bien-être social des populations.

Démocratie et gouvernance

Le collectif plaide pour une justice accessible, rapide et numérique tout en mettant en œuvre l'e-justice à travers la dématérialisation des procédures et la digitalisation du suivi des dossiers. Il propose également de renforcer la décentralisation par une meilleure coordination entre l'État et les collectivités locales, et de généraliser la transparence dans la gestion publique, avec la déclaration obligatoire de patrimoine pour les hauts fonctionnaires.

Transformation économique

Le manifeste met l'accent sur l'industrialisation, les infrastructures et le numérique comme moteurs du développement. C'est à travers la modernisation du Port autonome de Cotonou, l'achèvement de l'aéroport de Glo-Djigbé, le développement de zones économiques spéciales, et la montée en puissance des énergies renouvelables etc.

Le secteur agricole n'est pas en reste : il s'agit de « développer des chaînes de valeur compétitives et créatrices d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes », tout en promouvant une agriculture durable et résiliente face au changement climatique.

Bien-être social et inclusion

Sur le plan social, le collectif propose de renforcer la protection des familles et de l'enfance, de consolider le programme ARCH, et de garantir une couverture sociale universelle.Les jeunes béninois souhaitent aussi la construction de nouveaux centres hospitaliers universitaires à Cotonou, Parakou et Abomey-Calavi, ainsi que la digitalisation du système de santé à travers la plateforme nationale e-Santé.

En matière d'éducation, il plaide pour la modernisation de l'enseignement technique et professionnel, la refonte des curricula et la promotion des sciences, technologies et mathématiques (STIM).
Romuald Wadagni, un projet de continuité et d'innovation

Le manifeste met en avant une approche pragmatique de la gouvernance publique, conjuguant rigueur financière et innovation. « Notre engagement vise à transformer les défis de notre temps en opportunités de progrès, d'inclusion sociale et de rayonnement national », affirme le Collectif. Ce document, présenté comme un « guide d'action pour le quinquennat 2026–2031 », trace la voie d'un Bénin tourné vers la performance, la justice sociale et la souveraineté économique. À travers ses 120 propositions, le Collectif WADAGNI PRÉSIDENT entend « construire en commun » un projet pour faire « encore gagner le Bénin ».

A.A.A

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Classement African Business 2025 : Deux banques algériennes dans le Top 10

Algérie 360 - Tue, 14/10/2025 - 18:58

L’enquête annuelle du magazine Africa Business sur les 100 meilleures banques en Afrique en pour 2025 révèle un secteur qui tient bon, sans pour autant réaliser […]

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Madagascar : Une unité de l'armée annonce prendre le pouvoir, le président en exil

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 14/10/2025 - 18:30

La situation reste, ce mardi 14 octobre 2025, toujours confuse à Madagascar, où une manifestation de rue conduit à une implication politique. De revendications sociales, les manifestants ont exigé la démission du président, finalement contraint à l'exil, mais sans renoncer au pouvoir.

Une unité militaire qui s'est ralliée aux manifestants contre le président Andry Rajoelina, a annoncé au cours de la journée, prendre le pouvoir. C'est la confusion qui règne, quand on sait que l'Assemblée nationale a voté, toujours ce mardi, la destitution du président Andry Rajoelina à une large majorité, alors que le chef d'Éta avait prononcé plus tôt la dissolution de l'institution.

Quelques heures également avant cette déclaration, le président a, via la réseaux sociaux, et de son exil, adressé un message à la nation, dans lequel il a expliqué qu'une tentative d'attaque contre le palais avait été planifiée en fin de semaine.

"La Haute cour constitutionnelle (HCC) s'invite dans la résolution de la crise. Dans une décision rendue ce mardi, elle constate la vacance de la présidence de la République et invite l'autorité militaire qu'elle dit ""incarnée par le Colonel Michael Randrianirina", à assumer les fonctions de chef de l'Etat. La décision de la HCC a été prise suite à une requête déposée lundi par le vice-président de l'Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko qui est aussi chef de l'opposition parlementaire. Selon la décision de la HCC, toutes les institutions de la République devraient rester en place et des élections doivent être organisées dans les 60 prochains jour", reconstitue le média malgache, 2424.mg.
Situation socio-politique à Madagascar, une actualité qui reste donc vive.

Lefaso.net

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Le pétrole algérien maintient son élan : production en hausse pour le 5ᵉ mois consécutif

Algérie 360 - Tue, 14/10/2025 - 18:08

Le secteur pétrolier algérien affiche une dynamique remarquable pour le mois de septembre 2025. Selon le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de […]

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