La campagne municipale dans la capitale est bien lancée et les piques entre candidats sont de sorties. Invité de Sud Radio ce mercredi matin, David Belliard, le chef de file des écologistes aux municipales, a dénoncé la « trumpisation » de la droite parisienne, menée par Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.
En quoi aujourd’hui Rachida Dati est trumpisée, lui demande alors le journaliste. « Vous voyez bien ses vidéos, c’est beaucoup d’idéologies, d’instrumentalisation notamment de la pauvreté », répond l’élu écologiste, dénonçant « des fake news » de la part de la ministre de la Culture qu’il qualifie « d’adversaire » et même « d’ennemie » politique.
La droite parisienne menée par Rachida Dati « est une droite régressive, qui lutte contre le logement social, qui lutte contre l’encadrement des loyers, qui souhaite faire revenir des voitures », confie-t-il.
Une candidature commune à gauche ?Avec la campagne des municipales lancée, le maire adjoint à la mairie de Paris estime désormais, que « ce sera projet contre projet ». « La gauche n’a rien à voir avec cette droite régressive, anti-écolo et anti-social », poursuit-il.
Mi-décembre, les militants écologistes et communistes ont validé le projet d’union qui prévoit que leurs chefs de file respectifs se rangent derrière le socialiste Emmanuel Grégoire pour le scrutin de mars prochain.
Interrogé également sur la possibilité d’une candidature commune pour la gauche plus large, incluant la députée Sophia Chikirou, candidate LFI, l’élu conclut : « Je suis favorable à ce qu’à la fin il n’y ait qu’une candidature de gauche mais pour l’heure, commençons la campagne ».
Des températures négatives persistantes, plus de 3 500 personnes contraintes de dormir dehors chaque nuit, une saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et même un sans-abri mort vraisemblablement de froid dimanche soir. Voilà la situation à Paris en ces derniers jours de l’année 2025, où l’activation - dimanche soir - du plan grand froid par la préfecture de région n’a pas manqué de faire réagir.
Dès la fin de semaine, et alors que le mercure chutait à Noël, nombreux élus parisiens demandaient à l’État d’agir pour éviter un drame. Sauf que sans réponse positive de la préfecture de région, la Ville de Paris avait dû elle-même multiplier les initiatives. Six gymnases réquisitionnés pour accueillir 800 personnes, huit bâtiments municipaux transformés en abris pour en héberger 600 autres… « On pousse les murs », résumait vendredi Léa Filoche, adjointe d’Anne Hidalgo en charge des solidarités.
Une situation anormale pour nombre de candidats aux élections municipales de mars prochain. À gauche, on a demandé d’activer plus rapidement ce dispositif, qui permet l’ouverture de places supplémentaires mais aussi le renforcement des maraudes. « Chaque nuit sans décision met des vies en danger », tonnait le candidat socialiste Emmanuel Grégoire vendredi soir, demandant à ce que l’État « (mette) à disposition ses bâtiments vacants et (réquisitionne) les logements vides depuis trop longtemps ».
Ouvrir et réquisitionner plusL’opportunité pour lui d’affirmer qu’en cas de victoire en mars prochain, il ouvrirait « plusieurs centres supplémentaires dans l’ensemble de la capitale, supposant de rééquilibrer les efforts d’ouest à l’est ». Dans ce sens, « les maires d’arrondissement qui n’assureront pas le partage de l’effort devront être sanctionnés ».
Son allié dans l’union de gauche, le communiste Ian Brossat, a proposé (une nouvelle fois) la réquisition de l’ancien hôpital du Val-de-Grâce (Ve arrondissement), fermé depuis bientôt dix ans. « Chaque lit, chaque salle chauffée, chaque bâtiment disponible doit être immédiatement mobilisé », écrit-il.
Ce à quoi le conseiller de Paris Centre Aurélien Véron, soutien de Rachida Dati (LR) dans la course à l’Hôtel de Ville, a listé l’Académie du Climat (IVe), les anciennes mairies du Ier et du IIe arrondissement comme espaces disponibles. « Moins de discours, des actes. La solidarité, ce n’est pas une tribune ! », a-t-il écrit.
Dans le même temps, la candidate LFI, Sophia Chikirou, appelle aussi les élus de gauche en place à agir. « J’en appelle à la majorité sortante, à Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, Ian Brossat et David Belliard : il faut mettre en place une grande opération de mise à l’abri avec ouverture de jour et de nuit de lieux chauffés et distribution de repas chauds. Réquisitionnez les logements vides ! Agissez au nom des Parisiens et Parisiennes. N’attendez pas de compter les morts ! », exigeait elle sur les réseaux sociaux.
Pour que la Ville n’attende pas l’ÉtatLa députée de la France insoumise qui redit « que les pouvoirs de police du maire permettent de réquisitionner des bâtiments vides lorsque l’absence de logement créé une situation d’urgence humanitaire, d’atteinte à la dignité humaine ou à l’ordre public. C’est le cas aujourd’hui à Paris mais la maire actuelle de Paris n’utilise pas ses pouvoirs ».
Sur le sujet, le candidat Horizons (et soutenu par Renaissance), Pierre-Yves Bournazel, regrette que « la mairie et l’État se renvoient la balle », « une hostilité et querelle politicienne qui n’a pas lieu d’être ». L’élu du XVIIIe ajoutant que pour cet épisode de froid, qui doit se poursuivre encore plusieurs jours, le nombre de places d’hébergement d’urgence ouvertes par la préfecture (plus de 600), est loin d’être suffisant.
On estime à 3 500 le nombre de personnes qui dorment à la rue dans la capitale selon un décompte lors de la nuit de la solidarité. Un nombre « largement sous-estimé » selon l’association Utopia 56.
Ainsi, Pierre-Yves Bournazel, cartographie à l’appui, avec « 25 sites à la main de la mairie de Paris (…) qui peuvent être mobilisés dès maintenant pour accueillir les personnes sans abri ». Dans le détail, 21 gymnases inutilisés, mais aussi l’ancienne mairie du IIe ou encore l’Académie du climat. Le candidat estime que 3 000 personnes pourraient être accueillies dans ces sites « jusqu’à la fin de la période de grand froid annoncée au 11 janvier ». Le mercure devrait repasser sous la barre des 0°C pour cette nuit de la Saint-Sylvestre.
Un drame terrible s’est joué à la station Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement de Paris) mardi soir. Aux alentours de minuit, un homme de 42 ans est décédé, percuté par un métro de la ligne 6 qui arrivait en station, en direction de Charles de Gaulle - Étoile.
Selon des sources concordantes, l’homme était malvoyant, une source policière indiquant qu’il marchait avec une canne blanche. Le parquet de Paris indique que « la vidéosurveillance le montre s’avancer au bord du quai et chercher une porte, probablement après avoir entendu l’entrée en station du métro circulant en sens inverse ».
Le trafic interrompu dans le secteurAprès quoi cette personne a chuté sur les voies avant d’être percutée par le métro qu’il attendait. Malgré l’intervention rapide des pompiers, qui ont tenté de le réanimer et qui l’ont ramené sur le quai, il a été déclaré décédé.
Suite à ce drame, le trafic de la ligne 6 a été interrompu entre les stations Raspail et Place d’Italie jusqu’à la fin de service. La RATP indique que le conducteur du métro, « très choqué, a été pris en charge par son encadrement ». Le parquet de Paris fait savoir qu’une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat du XIVe arrondissement.
Pour le passage à la nouvelle année, le Réveillon du 31 sur les Champs-Élysées est une tradition parisienne depuis maintenant 2014, attirant des centaines de milliers de personnes, bravant le froid, venant célébrer le réveillon dans une ambiance festive et une grande messe populaire.
Si le traditionnel compte à rebours et le spectaculaire feu d’artifice sont maintenus pour le Réveillon 2026, la Mairie de Paris a dû renoncer à des concerts et spectacles organisés depuis deux ans, et ce à la demande de la préfecture de police, afin de mieux gérer l’affluence et garantir la sécurité de tous.
Néanmoins, l’avenue la plus emblématique du monde promet toujours un moment magique pour célébrer les douze coups de minuit.
Mapping 3D, Compte à rebours et feu d’artificeCette année, le thème du Réveillon 2026 sera « Les arts et la pensée », succédant à l’édition précédente « Paris sur son 31 ! ». L’avenue sera piétonne dès 19 heures pour accueillir le public.
À 23h50, une projection artistique (mapping) illuminera l’Arc de Triomphe. Cette « création visuelle », accompagnée d’une œuvre musicale originale signée Ena Eno et André Manoukian, transformera le monument en un tableau vivant, célébrant Paris comme un carrefour des arts, un atelier créatif vibrant et un foyer littéraire.
Le spectacle rendra hommage au 70e anniversaire du jumelage entre Paris et Rome, qui sera célébré en 2026. Après les Jeux olympiques l’an dernier, le sport ne sera pas en reste, avec des références « subtiles » aux succès marquants du PSG durant l’année écoulée (Ligue des champions, et même le Ballon d’Or d’Ousmane Dembélé).
Le mapping culminera avec le compte à rebours traditionnel avant le passage à la nouvelle année.
À minuit, un flash blanc total marquera le début d’un feu d’artifice de 10 minutes, pour un final en apothéose. Une playlist musicale 100 % féminine, ponctuée d’un clin d’œil à l’Italie, rythmera ce moment.
Le spectacle se clôturera sur l’emblématique « Imagine » de John Lennon, invitant à débuter l’année sous le signe de « la paix, de l’espoir et de la fraternité ».
Conseils pratiques pour venir sur les Champs pour le réveillon du 31Pour vivre pleinement ce grand moment populaire, une bonne organisation est essentielle :
Quand arriver ? L’affluence est chaque année très importante. Pour vous assurer une place de choix et profiter au mieux du spectacle face à l’Arc de Triomphe, il est fortement conseillé d’arriver tôt, dès 19h00, heure à laquelle l’avenue sera rendue piétonne et les points d’accès ouverts.
Accès aux Champs-Élysées : L’avenue sera sécurisée et uniquement accessible via trois points d’entrée principaux pour des raisons de sécurité, avec contrôles. Par le sud et le Nord : via la place Franklin D. Roosevelt. Par l’est : via la place de la Concorde. Aucun accès par la place de l’Étoile ne sera possible.
Transports en commun : Privilégiez impérativement les transports en commun, qui seront gratuits et fonctionneront toute la nuit du 31 décembre (dès 17h00) au 1er janvier (jusqu’à midi). Cependant, attention : plusieurs stations de métro et de RER seront fermées dès 16 heures pour garantir un accès sécurisé.
Restrictions et sécurité : Face à la densité de la foule, il est déconseillé de venir avec des enfants en bas âge. Des contrôles stricts seront effectués aux points d’accès, incluant palpation de sécurité et vérification des sacs. L’introduction de bouteilles ou gourdes en verre, de vélos, trottinettes ou rollers est strictement interdite. La consommation d’alcool est également proscrite sur les Champs-Élysées.
À noter enfin que France 2 diffusera en direct l’événement depuis Paris à 23h50. Cette retransmission sera précédée dès 21h10 d’une émission musicale pour fêter la nouvelle année avec des artistes comme Amir, Gilbert Montagné, Pascal Obispo, Amel Bent…
Ce n’est pas un chemin de croix mais, tout de même, un sacré parcours. Pour se rendre à Paris, Olga, Ukrainienne de Kiev, a pris le train jusqu’à Odessa au sud du pays, puis le bus jusqu’à Chisinau, capitale de la Moldavie avant d’embarquer dans un avion direction l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Ce mardi soir dans les gradins de l’Accor Arena à Paris (XIIe), cette prof d’anglais de 35 ans, qui se présente simplement comme « chrétienne », prie « pour la paix, la justice et la victoire » de son pays meurtri par la guerre. Avec un vœu pour 2026 après presque quatre années sous les bombes de Poutine : « Que les civils, les militaires et les prisonniers puissent, enfin, rentrer à maison. »
Y aura-t-il bientôt moins de 2 millions de Parisiens ? Si les courbes de l’Insee (l’Institut national de la statistique et des études économiques) continuent sur leur lancée, ce seuil devrait être franchi dans une poignée d’années.
Ce n’est désormais plus une surprise : à rebours des autres départements franciliens, la capitale perd des habitants depuis 2012. Une tendance de fond déjà enclenchée dans les années 1950-1960, d’après une récente étude de l’Insee.
Le problème semble enfin être résolu. Après une journée de galère ce mardi pour les passagers d’Eurostar où de nombreux trains ont été annulés ou retardés à la suite d’un double problème technique dans le tunnel de la Manche, Getlink indique ce mercredi dans un communiqué que « l’incident lié au défaut d’alimentation au sein du Tunnel sous la Manche a été résolu cette nuit. Le trafic a repris dans les deux sens ».
Hormis l’annulation du train qui devait partir à 6h01 de Londres pour rejoindre Paris, tous les trains dans les deux sens étaient affichés à l’heure mercredi. Même chose pour Bruxelles : seul le train de 6h16 au départ de Londres était affiché comme annulé.
Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, faisait également état mercredi matin de perturbations, le site internet indiquant pour certains départs un « retard approximatif de 6 heures par rapport à votre heure de réservation ».
Double incident techniqueLa veille, Eurostar annonçait la suspension de « tous les trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles » jusqu’à nouvel ordre, après « un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche suivi de l’arrêt d’une navette shuttle sous le tunnel ». Vers 16 heures, la compagnie indiquait une « reprise progressive » du trafic et l’exploitant du tunnel, Getlink, avait indiqué que la circulation était « assurée de manière alternée dans les deux sens ». Aux alentours de 19 heures, la société a ensuite annoncé qu’un retour à la normale était attendu « dans la nuit ».
Au moins 12 trains entre Paris et Londres ont été ou sont annulés pour la journée, soit 75 % des trajets de la journée. Deux autres trains ont été retardés. Eurostar proposait ce mardi aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.
Nuit dans un EurostarDes passagers sont toutefois restés coincés toute la nuit dans un Eurostar, rapporte BFMTV, sans électricité, sans chauffage et sans toilettes.
« Tout ce qui est électrique ne fonctionne pas. C’est toujours les mêmes informations, il y a un problème grave », a rapporté Hervé, un passager de ce train. « On est agacé parce qu’il y a de la fatigue, parce qu’on n’a pas de boisson chaude », a-t-il ajouté.
Contacté par l’AFP pour confirmer cette information, Eurostar n’a pas donné suite. La compagnie évoque sur son site, en plus du problème électrique dans le tunnel mardi, « d’autres problèmes liés à l’infrastructure ferroviaire pendant la nuit ».
La BBC cite elle aussi un passager du train Londres-Paris de 19h01, qui, à trois heures du matin, était toujours coincé à l’entrée du Tunnel.
Près de 20 millions de clients l’an dernierIl leur a été dit qu’il y avait « 50 % de chances d’aller à Paris, 50 % de chances de retourner à Londres », a-t-il raconté : « je suppose que mes projets pour la nouvelle année sont désormais entre les mains des opérateurs du tunnel ».
Prisé par ceux qui circulent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850 000 de plus qu’en 2023.
Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.
Pas de trêve pendant les fêtes. En décembre, 18 gang bangs ont eu lieu à la Factory. Mais ce club qui était installé dans le sous-sol d’une copropriété cossue, rue d’Alleray à Paris (XVe), a été délocalisé depuis octobre à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). La conséquence de la fermeture, pour un problème d’accessibilité, des locaux parisiens ordonnée par la préfecture de police.
En banlieue désormais, ces événements qui consistent à placer une femme au centre des attentions de plusieurs hommes moyennant 80 euros l’entrée, se poursuivent donc à un rythme effréné. Ils ont lieu rue Jules-Ferry à Bagnolet dans des locaux servant jusque-là plutôt de showroom. Et situés à 50 m d’une école élémentaire et de plusieurs associations culturelles.
Les lettres, en immenses, sont à la vue de tous. Rue des Pyrénées (XXe arrondissement de Paris), la permanence parlementaire de la députée (L’Après) de Paris Danielle Simonnet, a été taguée de l’inscription « QG du Hamas ». Les tagueurs prenant le soin d’inscrire deux fois la lettre « S ».
Après avoir découvert cette dégradation, la députée a dénoncé sur X des « tags diffamants ». « Continuons sans relâche à défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre, et la paix pour les Palestiniens comme les Israéliens ! Que cessent enfin la répression et la colonisation » a-t-elle écrit.
Un premier tag l’an dernier« Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive », réagit Danielle Simonnet. En effet, la permanence de la députée avait déjà été la cible de tags en raison du soutien à la cause palestinienne de l’élue. Exemple lors de la campagne des élections législatives de 2024, quand la candidate de la Nupes avait découvert les inscriptions « LFI parti judophobe » à cette même adresse.
« La mairie de Paris s’est engagée à nettoyer ce tag », assure la députée, qui se réserve le droit de porter plainte.
Suite à ce nouveau tag, Danielle Simonnet a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques de gauche. « C’est l’absence de toute forme de nuance qui tue le débat public. Danielle n’a jamais été un soutien du Hamas, mais s’est justement et légitimement mobilisée pour une solution à deux États », écrit par exemple le premier parti du PS Olivier Faure, entre deux posts d’Alexis Corbière et de Raquel Garrido, également membres de L’Après.
« Le débat démocratique exige le refus de toute forme de violence, quels que soient les désaccords politiques », a écrit le candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire, dénonçant une « dégradation honteuse ». De son côté, le communiste Ian Brossat a comparé le sort de la permanence de Danielle Simonnet à la librairie Violette and Co et à la galerie l’Esprit d’Escalier, également taguées cette année « simplement parce qu’elles osent défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre ».
Tout s’est joué sous le sol de Paris. Difficile de savoir quand la tentative de vol a eu lieu, mais les enquêteurs l’estiment entre le 19 et 23 décembre derniers. Pendant ce laps de temps, plusieurs individus ont tenté de dérober des bijoux à l’intérieur d’une bijouterie du passage Choiseul, dans le IIe arrondissement de la capitale.
Pour ce faire, les braqueurs ont choisi d’entrer non pas par la porte de la bijouterie, mais par une autre adresse, rue Saint-Augustin, à l’entrée nord du passage Choiseul, nous indique une source policière. Toujours selon cette source, ils ont accédé à la cave de l’immeuble, avant de fracturer la serrure d’une cave voisine à celle de la bijouterie.
Impossible d’ouvrir le coffreUne fois dans le rez-de-chaussée de leur cible, ils ont pu monter au premier étage, là où se trouve un coffre-fort. Contacté, le parquet de Paris indique que les malfaiteurs ont déconnecté le système d’alarme avant de percer à trois reprises le fameux coffre-fort… en vain.
Selon notre source policière, « les caméras de vidéo surveillance avaient été neutralisées par les cambrioleurs » et un tournevis aurait été retrouvé. Un maigre indice qui servira tout de même aux enquêteurs du premier district de police judiciaire de Paris, à qui le parquet a confié l’enquête.
En octobre dernier, un braquage raté d’une bijouterie avait déjà eu lieu à Paris. Rue Réaumur, deux hommes armés d’un fusil sont restés bloqués à l’extérieur de la boutique. Vêtus d’habits de chantier, ils avaient prétexté venir pour des travaux dans la bijouterie. Sauf que personne ne leur avait ouvert la porte. Les deux individus avaient alors pris la fuite.
Après avoir poussé la lourde porte d’entrée de cette résidence cossue, située dans le XVIe arrondissement de Paris, le visiteur perçoit quelques notes de piano, qui résonnent timidement dans le hall de l’immeuble. Casquette, boucle d’oreille et large sourire, le musicien vient nous chercher, quelques instants plus tard. Lui, c’est Audric de Oliveira. Il est pianiste et, en même temps, gardien d’immeuble depuis deux ans déjà.
Dans sa petite loge au rez-de-chaussée, quelques photos aux murs, des vinyles et des biographies de compositeurs soigneusement rangés dans une bibliothèque… « J’ai essayé de créer mon petit cocon ici, je m’y sens bien », confie-t-il devant une tasse de café.
Nouveau rebondissement dans le dossier de la pollution de l’air dans le métro parisien. Alors qu’une expertise commandée par le CSE des conducteurs devait débuter en janvier pour étudier de plus près les particules fines inhalées par les cheminots, la direction de la RATP a décidé de contester ladite enquête en saisissant le tribunal judiciaire. L’entreprise vient de l’annoncer dans un courrier adressé à l’expert mandaté pour réaliser l’étude.
Dans cette missive de trois pages que Le Parisien a pu consulter, la direction demande plusieurs précisions sur le déroulé même de l’expertise : le protocole pour effectuer les prélèvements, la méthodologie arrêtée pour sélectionner les 5 lignes de métro qui doivent être passées au crible, le contenu du questionnaire de santé qui sera adressé aux salariés mais aussi le nombre de conducteurs concernés par les mesures qui seront faites en cabines.
Bruno Ecuele Manga avait 18 ans lorsqu’il a été appelé pour la première fois en sélection du Gabon le 8 octobre 2006. Presque vingt ans plus tard, le défenseur central, âgé aujourd’hui de 37 ans, est toujours là. C’est même avec le brassard des Panthères qu’il va disputer la 6e CAN de sa carrière. « Je ne suis pas quelqu’un qui est dans les chiffres, avance-t-il. Je trace mon bout de chemin. Être disponible pour la Nation, la sélection, les coéquipiers, c’est toujours un honneur et un plaisir. »
Si les autres leaders de la sélection comme Aubameyang (OM) ou Lemina (Galatasaray) disputent des Coupes d’Europe, lui bataille chaque vendredi soir pour le maintien en National (3e Division française) avec le modeste Paris 13 Atletico. Après une carrière bien remplie en Ligue 1 (Lorient, Dijon), Ligue 2 (Angers) et marquée par six saisons au Royaume-Uni à Cardiff, où il a connu la Premier League, Ecuele Manga a changé de standing en signant en janvier 2025 pour le club parisien, lui qui restait sur six mois de chômage.
La veille de Noël s’annonce compliquée pour les usagers de la ligne 5. Ce mercredi matin, le trafic est très perturbé entre les stations Jaurès et République en raison d’une panne de signalisation survenue à Gare du Nord. L’annonce a été faite par la RATP dès 7h20 ce matin.
Une interruption totale du trafic est même intervenue l’espace de 20 minutes avec une reprise estimée à 12h30. La circulation a finalement repris plus tôt que prévu mais toujours avec des ralentissements. Une perturbation d’autant plus problématique qu’elle survient en pleine veille de Noël, alors que des milliers de voyageurs s’apprêtent à rejoindre leurs proches en province.
Gare de l’Est et Gare du Nord impactésLe timing ne pouvait pas être plus mal choisi. La section concernée dessert en effet deux gares parisiennes majeures : la gare du Nord et la gare de l’Est. L’interruption et ralentissements de la ligne 5 complique ainsi considérablement l’accès à ces points névralgiques du réseau ferré national.
En attendant que le trafic soit fluide, les voyageurs peuvent emprunter des itinéraires alternatifs. Les lignes 2, 4 et 7 permettent également de rejoindre les grandes gares parisiennes.
Devant le tribunal administratif de Paris, ils sont une petite trentaine à avoir bravé le froid, ce matin du mardi 23 décembre. Certains tiennent des drapeaux aux couleurs de leur syndicat. D’autres ont revêtu leur blouse blanche. Une pancarte de soutien à Majdouline est brandie. C’est pour cette infirmière, écharpe autour du cou et calot orné de motifs fantaisie vissé sur la tête, que le rassemblement est organisé.
La jeune femme de 32 ans, qui travaillait depuis 2018 à la Pitié-Salpêtrière (XIIIe), a été renvoyée en novembre, après onze mois de litige avec sa direction. Alors que, pendant des années, l’équipement en tissu - habituellement porté au bloc opératoire ou en réanimation - n’avait jamais posé de problème, en décembre 2024, on lui a demandé de l’ôter. Ce qu’elle a toujours refusé de faire, malgré la pression et les convocations répétées.
La nouvelle est arrivée d’un tweet de la ministre de la Culture ce vendredi matin. « La commission nationale du patrimoine et de l’architecture donne un avis favorable au classement du site patrimonial remarquable de Paris, qui couvre notamment les sept premiers arrondissements de la ville », écrit Rachida Dati, également maire du VIIe arrondissement et candidate à la mairie de Paris.
Cette décision marque une étape cruciale dans un processus engagé depuis plusieurs mois pour répondre aux exigences de l’Unesco. En 1991, l’organisation internationale avait classé les rives de la Seine au patrimoine mondial. Plus de 30 ans plus tard, elle demandait à la France d’accompagner ce classement d’une protection réglementaire renforcée.
20 % du territoire parisienLe site patrimonial remarquable englobe les sept premiers arrondissements de la capitale, une partie du VIIIe, mais également des secteurs des XIIe, XIIIe, XVe et XVIe arrondissements. Soit environ 20 % du territoire parisien, regroupant églises, musées, immeubles haussmanniens et autres joyaux architecturaux.
À l’automne dernier, Rachida Dati avait installé un comité pour « la mise en œuvre de la protection » de ce vaste secteur. Cette initiative, qu’elle revendique, avait toutefois fait réagir la majorité municipale.
Une mise « sous cloche » ?« C’est une opération de basse récupération », avait critiqué dans nos colonnes Patrick Bloche, premier adjoint d’Anne Hidalgo, rappelant que « l’initiative revient à l’Unesco » et que la Ville travaillait déjà avec la préfecture sur ce dossier.
Les écologistes, de leur côté, redoutaient une mise « sous cloche » du territoire parisien qui pourrait empêcher tout aménagement urbain. En face, Anne Biraben, du groupe Changer Paris, jugeait que le plan local d’urbanisme « n’apport(ait) pas une protection suffisante » et dénonçait « l’inaction chronique de la Ville » sur le sujet.
Commanditaire d’un violent home jacking au profil atypique, Éric J., 26 ans, a été mis en examen, ce jeudi à Paris, en compagnie de sa mère, de sa petite amie et de deux adolescents. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression à domicile d’un couple survenue le 18 octobre 2025 dans le VIIe arrondissement de la capitale.
Teint mat, cheveux courts et barbiche, ce garçon qui a grandi dans le très chic XVIe arrondissement est actuellement incarcéré à Nanterre (Hauts-de-Seine). Avant d’être emprisonné, il travaillait comme contrôleur de chantier avec une paie de plus de 3 000 euros. Plongeant déjà dans les abîmes de la transgression dès l’adolescence, ce gamin des beaux quartiers, malgré un environnement favorable, n’a jamais su trouver son équilibre, s’attirant inéluctablement les foudres de la justice. Depuis qu’il a soufflé ses dix-huit bougies, il a été condamné à trois reprises pour escroquerie, vol et une affaire de trafic de stupéfiants pour lequel il a écopé — déjà avec sa compagne — d’une peine de dix-huit mois ferme.
Après trois jours, la grève se termine. Les agents du célèbre musée parisien ont voté ce vendredi la fin de leur mouvement, commencé lundi. La grève avait contraint le musée à fermer au moins partiellement, et à n’ouvrir qu’une partie de ses espaces, depuis le début de semaine.
Une délégation d’agents avait été reçue au ministère de la Culture jeudi pour tenter de trouver une issue au conflit. Cette mobilisation intervient alors que le musée peine à sortir de la crise provoquée par le cambriolage du 19 octobre.
« Donner du souffle aux négociations »Ce vendredi matin, les agents n’ont pas reconduit la grève mais ont maintenu leur préavis faute d’« avancées suffisantes » dans les négociations, ont indiqué la CGT et la CFDT. « On n’a pas voté la grève parce qu’on veut donner du souffle aux négociations », a expliqué Valérie Baud déléguée CFDT, quand son collègue de la CGT Christian Galani assure qu’il reste encore « une marge de manœuvre » dans les discussions avec le ministère de la Culture.
Lundi, le musée avait été totalement fermé, et ce toute la journée. Mardi, le musée était resté portes closes, comme tous les mardis, avant d’ouvrir partiellement le lendemain et jeudi. Les salariés dénonçaient notamment des problèmes de sous-effectifs, la hausse des tarifs pour les non-Européens ou la dégradation du bâtiment.
En première ligne dans ce dossier, le ministère de la Culture a jusqu’à présent notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements que les syndicats jugent insuffisants. Parallèlement à ce conflit social, la présidente du Louvre Laurence des Cars s’était de nouveau défendue jeudi matin, au lendemain d’une audition au Sénat où sa gestion de la sécurité du musée a été durement critiquée.
« Je dirige ce musée dans une tempête »Interrogée sur France Inter, Laurence des Cars a affirmé disposer encore du crédit suffisant pour se maintenir à la tête du Louvre, qu’elle dirige depuis fin 2021.
« Je suis à la manœuvre, je dirige ce musée dans une tempête, c’est très clair, mais je suis calme, déterminée pour accompagner les 2 300 agents du Louvre » , a-t-elle assuré, ajoutant prendre sa « part quotidienne » de responsabilité dans les dysfonctionnements du musée.
Un drôle de plateau de fruits de mer trône en cette fin d’année en vitrine de la boutique Barkers and Brothers (Aboyeurs et frères) dans le quartier de Montmartre à Paris (XVIIIe). Inutile d’essayer d’y goûter, les citrons et les huîtres sont en peluche, tout comme le bonhomme en pain d’épice « lavable en machine » disposé à côté.
Quant au petit pull vert sapin décoré de sucre d’orge blanc et rouge, c’est trompeur mais il convient davantage aux teckels qu’aux enfants. Ce « concept store canin » ouvert il y a quatre ans s’est mis aux couleurs de Noël, à l’instar d’une boutique de jouets plus classique.
Le « Prince » des taudis échappe encore à la prison. Frédéric D., 67 ans, mis en examen vendredi 28 novembre à Paris pour « proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, association de malfaiteurs et blanchiment », reste libre sous contrôle judiciaire.
Le sexagénaire doit subir une lourde intervention chirurgicale dans les prochains jours, dont l’issue serait incertaine. C’est pour cette seule raison que mardi 16 décembre, la chambre de l’instruction a confirmé la décision du juge de la détention. Tantôt surnommé « le Prince » ou « Gaston », le sexagénaire et un complice, âgé de 38 ans, sont soupçonnés d’avoir, entre octobre 2021 et novembre 2025, loué des caves et des appartements d’un immeuble du XIe arrondissement de la capitale à des prostituées sud-américaines.