Selon le dernier classement de la Banque africaine de développement, le Sénégal et la Côte d'Ivoire sont les pays les plus industrialisés de l'espace CEDEAO, et les seuls représentants de l'Afrique de l'Ouest au sein du top 10 africain. Ils devancent nettement le Nigeria et le Ghana, et dépassent également tous les pays d'Afrique de l'Est continentale. Cette performance résulte d'un environnement plus favorable aux affaires, à l'investissement et à l'industrialisation.
Dans son dernier rapport sur l'industrialisation en Afrique, publié le 24 mai et intitulé « Indice d'industrialisation en Afrique, 2025 », la Banque africaine de développement (BAD) place le Sénégal et la Côte d'Ivoire aux huitième et dixième places, respectivement, du classement continental avec des scores de 0,6368 et 0,6173 point.
Le Sénégal et la Côte d'Ivoire, champions ouest-africains de l'industrialisation
Ces deux pays sont les seuls représentants de l'Afrique de l'Ouest parmi les dix pays les plus industrialisés du continent. Ils devancent ainsi nettement le Nigeria et le Ghana, qui occupent les troisième et quatrième positions au niveau régional, respectivement, mais se classent 14e et 18e au niveau continental. Par ailleurs, ils devancent également l'ensemble des pays d'Afrique de l'Est, hors États insulaires, en se positionnant devant le Kenya (11e), pays le plus industrialisé de la région, et loin devant la Tanzanie (23e), l'Éthiopie (31e) ou encore le Rwanda (32e).
Le Nigeria et le Ghana sont suivis par le Bénin et le Togo, deux autres pays membres de l'UEMOA, et classés 24e et 25e sur le plan continental (soit à peu près au même niveau que la Tanzanie, et également devant l'Éthiopie). Non membres de la CEDEAO, la Mauritanie, le Mali et le Burkina Faso suivent aux 34e, 35e et 36e places continentales. Ils précèdent le Cap-Vert (37e) et le Niger (40e), qui a lui aussi récemment quitté la CEDEAO.
Les cinq dernières places ouest-africaines sont donc occupées par la Guinée (41e), le Liberia (42e), la Sierra Leone (45e), la Gambie (50e) et la Guinée-Bissau (51e). Aucun pays francophone ne figure donc parmi les quatre pays les moins industrialisés de la CEDEAO et d'Afrique de l'Ouest.
Au niveau continental, l'Afrique du Nord demeure la région la plus industrialisée (avec quatre représentants dans le top 10, dont trois francophones), devant l'Afrique australe, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique centrale et enfin l'Afrique de l'Est. Cette dernière concentre, à elle seule, cinq des dix pays les moins industrialisés du continent, comme le Soudan du Sud, pays produisant une assez importante quantité de pétrole et classé 53e et avant-dernier du classement (juste devant Sao Tomé-et-Principe, minuscule État insulaire lusophone d'Afrique centrale).
L'Afrique de l'Est demeure d'ailleurs également la partie la plus pauvre du continent, dont elle continue à afficher les niveaux de PIB par habitant les plus faibles. À titre d'exemple, seul deux pays d'Afrique de l'Est continentale dépassent la barre des 1 500 dollars par habitant (Djibouti et le Kenya), contre non moins de six d'Afrique de l'Ouest continentale (dont cinq pays francophones). Ce qui rend d'autant plus remarquable le fait que l'Afrique de l'Ouest francophone soit régulièrement l'espace le plus dynamique du continent, avec un taux de croissance annuel de 5,6 % sur la période de 12 années 2014-2025, contre seulement 4,1% pour l'Afrique de l'Est anglophone, pourtant moins développée.
Enfin, le classement démontre également la présence de trois pays non francophones d'Afrique de l'Ouest parmi les dix pays les moins industrialisés du continent, à savoir la Sierra Leone (45e), la Gambie (50e) et la Guinée-Bissau (51e). La Gambie se retrouve donc une nouvelle fois aux toutes dernières places du classement continental, soit très loin derrière le Sénégal qui fait, au contraire, régulièrement partie des cinq premiers en Afrique subsaharienne. La question de la viabilité de ce petit pays anglophone extrêmement pauvre, et dont le territoire enclavé constitue la plus grande anomalie territoriale du continent, peut donc être légitimement posée.
Un environnement plus favorable aux affaires et à l'investissement industriel
La supériorité industrielle du Sénégal et de la Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest, ainsi que par rapport aux pays d'Afrique de l'Est, résulte d'un environnement globalement plus favorable aux affaires et aux investissements, notamment industriels. Les différentes politiques économiques et monétaires suivies au cours des dernières années ont permis de faciliter considérablement les procédures relatives à la création d'entreprise et à l'investissement, tout en maîtrisant l'inflation et en accordant une attention particulière à la transformation locale des matières premières, notamment à travers la multiplication des zones industrielles.
À titre d'exemple, le Sénégal et la Côte d'Ivoire font également partie des dix pays africains les plus performants en matière de climat des affaires, selon le dernier classement annuel publié par la Banque mondiale, en décembre 2025. Ils font d'ailleurs partie des quatre pays ouest-africains francophones figurant au sein du top 10, avec le Bénin et le Togo. Quant à la maîtrise de l'inflation, le Sénégal et la Côte d'Ivoire ont connu un taux annuel d'environ 2 % seulement sur la période de douze années allant de 2014 à 2025 (2,2 et 2,1% respectivement), contre non moins de 17,2 % et 16,6 % pour le Ghana et le Nigeria, qui ont également subi de très importantes dépréciations de leur monnaie.
Par ailleurs, la Côte d'Ivoire et le Sénégal se distinguent en matière de lutte contre la corruption. En effet, et selon le dernier classement annuel publié par Transparency International et faisant référence en la matière, le Sénégal est le pays le moins touché par la corruption en Afrique de l'Ouest continentale (65e au niveau mondial), devant le Bénin (70e) et la Côte d'Ivoire (76e). De leur côté, le Ghana affiche également un bon score en se classant au même niveau que la Côte d'Ivoire (76e également), alors que le Nigeria se positionne très loin derrière, à la 142e place mondiale (tout comme le Kenya, 130e).
Les différentes politiques et réformes menées par le Sénégal et la Côte d'Ivoire ont donc permis d'instaurer un environnement globalement plus favorable au développement économique. Une réalité qui s'est notamment traduite par le fait que ces deux pays aient réalisé un taux de croissance annuel de 6,3 % et 5,5 %, respectivement, sur la période 2014-2025, contre 4,3 % pour le Ghana et seulement 1,9 % pour le Nigeria.
Occasion de rappeler que l'Afrique francophone subsaharienne est globalement la partie la plus dynamique du continent, dont elle a réalisé en 2025 le niveau de croissance économique le plus élevé pour la douzième année consécutive, affichant ainsi une progression annuelle de 4,1 % sur la période 2014-2025, contre seulement 2,1 % pour le reste de l'Afrique subsaharienne. Dans le même temps, elle a enregistré un taux d'inflation annuel de seulement 4,2 % (et même de 2,3 % en zone CFA), contre non moins de 19,8 %.
Parallèlement, l'Afrique francophone, Maghreb inclus, est globalement la partie la plus industrialisée du continent, avec notamment six pays francophones parmi les dix pays les plus industrialisés selon le dernier classement de la BAD. Un classement dominé par le Maroc francophone, et où un seul pays francophone se trouve parmi les six pays les moins bien classés.
Toutefois, si de grandes avancées ont été réalisées, le chemin est encore long afin de rattraper le retard économique et industriel du continent sur le reste du monde. Aujourd'hui, et selon la BAD, l'Afrique ne serait à l'origine que de 2 % de la production mondiale de produits manufacturés et de 1,4 % des exportations en la matière. Cependant, la mise en œuvre progressive de la zone de libre-échange continentale (ZLEA) devrait contribuer à accélérer l'industrialisation du continent. Par ailleurs, l'augmentation considérable des coûts de production asiatiques au cours des dernières années est de nature à augmenter grandement la compétitivité et l'attractivité de l'Afrique en tant que fournisseur de produits manufacturés, notamment vers l'énorme marché européen.
Une évolution qui offrira donc très prochainement de grandes opportunités au continent, comme on le voit déjà avec le Bénin, qui commence à concurrencer la Chine et le Bangladesh dans le domaine du textile. Les pays africains devront donc poursuivre leurs efforts en matière de bonne gouvernance, d'amélioration du climat des affaires, de développement des infrastructures et des compétences humaines afin d'être en mesure de saisir les nombreuses et gigantesques opportunités qui se présenteront.
À Zèko, une localité de la commune de Za-Kpota, un jeune homme a porté plainte contre son ex-compagne afin de récupérer trois tenues qu'il affirme avoir laissées chez elle durant leur relation.
Une affaire de tenues oppose deux anciens partenaires. Un jeune homme, ouvrier sur le chantier de construction de la route Bohicon–Za-Kpota, a porté plainte contre son ancienne compagne afin de récupérer trois de ses tenues que cette dernière aurait conservées après leur séparation. Les deux anciens partenaires ont été entendus au commissariat. Selon les informations, la jeune femme aurait conservé ces vêtements après leur séparation. Ce qui a conduit son ex-compagnon à engager la poursuite à son encontre.
L'affaire pourrait être portée devant la justice dans les prochains jours pour trancher. Mais avant, le sujet suscite de nombreuses réactions et alimente les débats dans la localité.
F. A. A.
Deux individus ont été interpellés, ce mardi 7 juillet 2026 à Hèvié Liclan (Cocotomey), arrondissement de Godomey, dans la commune d'Abomey-Calavi. Les mis en cause transportaient un crâne humain.
Une affaire de trafic d'ossements humain au commissariat de Godomey, dans la commune d'Abomey-Calavi. Informés de ce que deux individus transportaient des produits suspects à bord d'un tricycle, les éléments de l'unité de Police ont déployé un dispositif de filature qui a conduit à l'interpellation des mis en cause.
La traque engagée à leur encontre a porté ses fruits au niveau du carrefour Hèvié Liclan (Cocotomey), où le véhicule suspect a été intercepté. Lors du contrôle, les agents ont découvert, dissimulé au fond d'un carton, un crâne humain. Après cette découverte macabre, les deux individus ont été immédiatement arrêtés.
Interrogés sur l'origine de leur cargaison, ils ont déclaré qu'il s'agissait d'un colis qui leur avait été confié par un client, sous couvert d'une livraison de pots de peinture.
Une enquête est ouverte pour déterminer la provenance réelle de ces ossements et d'identifier l'ensemble du réseau impliqué dans ce trafic sordide.
F. A. A.
Les résultats de l'examen du Bac, session de juin 2026, seront proclamés ce mercredi 8 juillet 2026, à partir de 18h.
En vue de la proclamation des résultats de l'examen du Bac, les travaux de vérification ont démarré aux environs de 7 heures ce mercredi 8 juillet 2026. Les jurys, répartis dans les 10 centres de correction, procèdent à la vérification scrupuleuse des notes, au contrôle des coefficients et des moyennes finales. Ces travaux seront suivis de la délibération et de la levée de l'anonymat au terme desquels chaque jury lève l'anonymat des copies et proclame ses résultats.
Après la délibération et la levée de l'anonymat, suivra la centralisation au cours de laquelle l'Office du Baccalauréat « consolide l'intégralité des résultats » pour la publication nationale.
Les résultats seront publiés officiellement à 18 heures, et accessibles au public sur la plateforme dédiée : www.eresultats.bj.
Mais avant, le directeur de l'Office du Baccalauréat va donner une conférence de presse au cours de laquelle il présentera le bilan de l'année ainsi que les statistiques.
F. A. A.
Deux mois après les attaques coordonnées du 25 avril qui avaient profondément ébranlé le pouvoir malien, le nord du pays replonge dans les combats. Le 4 juillet, plusieurs localités, dont Gao, Sévaré, Konna, Kéniéroba et surtout Anéfis, ont été visées par des offensives simultanées revendiquées par le Front de libération de l'Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Le retour des attaques coordonnées
Si Bamako affirme avoir repris la situation en main, ces nouvelles attaques soulignent la fragilité persistante du dispositif sécuritaire malien. Elles interviennent alors que les autorités promettaient un retour durable de la stabilité après les revers du mois d'avril. Au cœur des affrontements figure Anéfis, verrou stratégique situé sur l'axe reliant Gao à Kidal. Depuis le retrait des forces maliennes de Kidal en avril, la localité est devenue le principal point d'appui des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs alliés russes de l'Africa Corps. Contrôler Anéfis, c'est sécuriser l'accès au nord du pays et conserver une capacité de projection vers Kidal.Selon plusieurs sources concordantes, les assaillants ont concentré leurs efforts sur cette ville tandis que des attaques étaient menées simultanément contre d'autres positions militaires. Cette stratégie semble viser à disperser les capacités de réaction des FAMa tout en exerçant une pression maximale sur leurs lignes de défense. Dans le même temps, la prison de Kéniéroba, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, a été attaquée et des milliers de détenus auraient été libérés selon les groupes armés, un chiffre qui n'a toutefois pas été confirmé officiellement. Des attaques ont également été signalées contre Gao et Sévaré, où l'armée affirme avoir repoussé les assaillants.
L'efficacité du partenariat russe à nouveau questionnée
Ces événements ravivent les interrogations sur l'efficacité du partenariat militaire conclu entre Bamako et la Russie. Malgré la présence de l'Africa Corps et la livraison régulière d'équipements militaires russes, les forces maliennes continuent de faire face à des offensives coordonnées capables de déstabiliser plusieurs régions simultanément. Le délai de réaction des renforts russo-maliens vers Anéfis ainsi que le rôle essentiellement défensif joué par les forces russes au cours des premières heures des combats interrogent. Par ailleurs, des groupes armés profitent régulièrement de la prise, même temporaire, de positions militaires pour récupérer des véhicules, du carburant et des armements, alimentant ainsi leur propre capacité militaire.
Une guerre qui change de visage
Contrairement aux offensives massives d'avril, les attaques du 4 juillet semblent répondre à une logique plus mobile : multiplication des fronts, opérations de diversion et pression constante sur les forces gouvernementales.Cette évolution confirme que le conflit malien reste loin d'être stabilisé. Malgré les succès tactiques revendiqués par Bamako, les groupes armés conservent une forte capacité d'initiative et démontrent qu'ils peuvent encore frapper simultanément plusieurs zones du territoire. Au-delà du seul affrontement militaire, les combats d'Anéfis posent désormais une question plus large : le partenariat stratégique entre Bamako et Moscou est-il réellement en mesure d'inverser durablement le rapport de force sur le terrain, ou le Mali entre-t-il dans une nouvelle phase d'un conflit appelé à durer ?
Le marché PK3 de Cotonou accueille le 11 juillet 2026, la 2e édition de Les Patrones. L'initiative portée par Georgiana Viou, vise à rendre hommage aux Nana Benz, ces femmes vaillantes qui participent à création de richesse dans le pays.
Les Patronnes, projet culturel visant à mettre en lumière les Nana Benz, vaillantes femmes qui font vivre les marchés et participent chaque jour à la vitalité économique, sociale et culturelle de leurs territoires, est à sa 2e édition. L'évènement prévu pour se tenir le 11 juillet prochain, se veut une journée exceptionnelle mêlant photographie, mode, conférences et gastronomie.
Cette seconde édition fait suite à la première, organisée au marché Ganhi à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
Selon les organisateurs, cette seconde édition s'articule autour de deux journées clés. D'abord, le 9 juillet, au Sofitel Cotonou Marina, les festivités vont démarrer avec une table ronde inaugurale autour du thème : « Femmes, créativité et empowerment ». Ensuite, le 11 juillet, au marché PK3, quatre temps forts rythmeront la journée. Il s'agit entre autres de : ENTRE & PRENDS, édition spéciale, YĚ ƉÍE ; MISSEBO COUTURE ; et KONDOKPO.
ENTRE & PRENDS, édition spéciale : Avant le grand banquet, Brigitte Houssou installe son format signature au cœur du marché. Forte de plus de 20 ans d'expérience entrepreneuriale, co-fondatrice du groupe MASSAÏ et de la Brigitte Houssou Academy, elle réunit des invitées aux carrières singulières pour une conversation en live sur l'audace, la transmission et l'autonomie économique. Un Entre & Prends conçu spécialement pour le marché PK3, où l'on transmet, où l'on questionne, et où l'on prépare les générations futures.
YĚ ƉÍE (prononcer Yédié) : Une exposition photographique consacrée aux femmes qui font vivre les marchés béninois. À travers les portraits réalisés par Maki Manoukian, elles sont mises en lumière comme les figures centrales de cette histoire. Une archive contemporaine de leurs visages, de leurs parcours et de leur contribution à la vie économique et sociale du pays.
MISSEBO COUTURE : Un défilé mettant à l'honneur les savoir-faire textiles, l'upcycling et la créativité des artisans du marché. Véritable cœur de l'activité textile et de la fripe à Cotonou, PK3 devient le temps d'une journée une scène ouverte à la création et à l'innovation.
KONDOKPO, à ciel ouvert : Un grand banquet populaire imaginé par la cheffe étoilée Georgiana Viou à partir des produits, des histoires et avec certaines des femmes qui font vivre les marchés béninois. Un moment de partage, de transmission et de célébration où la gastronomie devient un langage commun pour raconter celles qui nourrissent chaque jour nos villes. Plus qu'un événement, Les Patronnes est une invitation à regarder autrement celles qui participent chaque jour à faire battre le cœur de nos villes.
F. A. A.
Angelo Amoussou, ex journaliste à la Société de radiodiffusion et télévision du Bénin (SRTB), et Chargé des projets des Parcs nationaux à l'Agence national de développement des patrimoines touristiques (ANPT), n'est plus. Il a tiré sa révérence ce mardi 7 juillet 2026 des suites d'une crise au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou-Maga (CNHU-HKM) de Cotonou.
Aussitôt informée, African Parks au Bénin à travers une note, a salué la mémoire d'un serviteur engagé qui incarnait avec constance et loyauté, « le trait d'union » avec le gouvernement du Bénin veillant à la fluidité de l'information, à la cohérence des interventions et à la bonne exécution des engagements réciproques. Il fut un artisan discret mais déterminé de la gouvernance participative des aires protégées.
MESSAGE DE CONDOLÉANCES
Décès de Monsieur Jean Marie Angelo AMOUSSOU, Chargé des Projets Parcs Nationaux à l'ANPT.
C'est avec une profonde tristesse et une vive émotion qu'African Parks au Bénin a appris le décès de Monsieur Jean Marie Angelo AMOUSSOU, Chargé des Projets des Parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin à l'Agence Nationale de Développement des Patrimoines Touristiques (ANPT).
Serviteur de l'État engagé au sein de l'ANPT dès le lancement du Programme d'Action du Gouvernement, Monsieur AMOUSSOU a accompagné, à chaque étape et sans discontinuer, la mise en œuvre des projets Parcs nationaux.
Assistant du Gestionnaire du Programme Parcs, Nature et Forêts à ses débuts, puis Chargé de Projet Pendjari et enfin Chargé des Projets Parcs Nationaux à la faveur de la délégation de gestion du Parc national du W-Bénin, il a incarné avec constance et loyauté le trait d'union entre le Gouvernement du Bénin et African Parks, veillant à la fluidité de l'information, à la cohérence des interventions et à la bonne exécution des engagements réciproques.
Artisan discret mais déterminant de la gouvernance participative des aires protégées, il a assuré la coordination des Comités Locaux de Suivi des Parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin, ces instances de concertation, d'orientation et d'intermédiation voulues au plus haut niveau de l'État pour ancrer les projets dans l'adhésion des communautés riveraines. Par son écoute, sa disponibilité et son sens élevé du service public, il a contribué à apaiser les tensions, à rapprocher les acteurs et à faire progresser de nombreuses initiatives en faveur de la protection et de la valorisation des parcs, au bénéfice des communautés, de la faune et du patrimoine naturel national.
Communicateur passionné, auteur du documentaire « Pendjari, les prémices d'un défi » consacré au partenariat pour la renaissance des parcs nationaux du Bénin, il n'a cessé de plaider la cause de la conservation auprès du public. Cet engagement exemplaire lui a valu d'être élevé à la dignité d'Ambassadeur des Parcs nationaux lors de la première édition du Forum d'Information et d'Échange des Parcs nationaux (FIEP), en décembre 2024, en reconnaissance de son dévouement au service des aires protégées du Bénin.
Son départ constitue une perte immense pour l'administration béninoise, pour le secteur du tourisme durable et pour l'ensemble de la communauté de la conservation. Ses sacrifices, sa rigueur et sa vision resteront gravés dans la mémoire de tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés.
En ces moments de profonde douleur, African Parks au Bénin adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses collègues de l'Agence Nationale de Développement des Patrimoines Touristiques, ainsi qu'à l'ensemble des acteurs de la conservation et du tourisme au Bénin.
Nous saluons avec respect la mémoire d'un homme de conviction, qui aimait à rappeler, citant Lamartine, que « l'homme se doit d'être le gardien de la nature, non son propriétaire ». Son héritage continuera d'inspirer les générations engagées pour la préservation de notre patrimoine naturel.
Que son âme repose en paix.
Le journaliste Angelo Amoussou de la Société de radiodiffusion et télévision du Bénin (SRTB), n'est plus. Il a tiré sa révérence ce mardi 7 juillet 2026.
Deuil dans la presse béninoise. Angelo Amoussou, journaliste à la SRTB est décédé ce mardi 7 juillet 2026, des suites d'une crise au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou-Maga (CNHU-HKM) de Cotonou.
Le défunt est une figure très connue dans le paysage médiatique béninois. Surnommé « Auto-Auto », il a marqué ses collaborateurs par son engagement syndical en qualité de secrétaire général du Syndicat de l'ex ORTB devenu SRTB (SYNTRAB). Durant son parcours, il s'est investi dans la défense des intérêts des travailleurs de la maison.
Le regretté occupait avant son décès, le poste de Chargé des projets des Parcs nationaux à l'Agence national de développement des patrimoines touristiques (ANPT).
Angelo Amoussou est décédé dans sa 55e année.
Paix à son âme !
Le Bénin accueille, du 6 au 10 juillet 2026, après la Côte d'Ivoire, le Maroc et le Sénégal, la cinquième édition de l'École d'été « Méthodologies du développement ». Un rendez-vous qui réunit chercheurs, responsables de projets, décideurs publics et partenaires. L'initiative est portée conjointement par J-PAL, l'Agence Française de Développement (AFD), le Fonds d'Innovation pour le Développement (FID), le Ministère de l'Economie et des Finances et l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO).
Pendant cinq jours, plus de 120 participants venus de plusieurs pays africains suivront des formations, conférences et ateliers consacrés aux méthodes d'évaluation des politiques publiques.
L'Ecole d'été « Méthodologies du développement » a été officiellement lancée mardi 7 juillet 2026.
Créée dans le cadre de la Chaire « Méthodologies du développement » par les prix Nobel Esther Duflo et Abhijit Banerjee, cette école d'été fait étape à Cotonou après des éditions organisées en ligne, à Abidjan, Rabat et Dakar.
Dans ses mots de bienvenue aux participants, le directeur général de l'Evaluation et de l'Observatoire du Changement social, Abdoulaye Gounou, a indiqué que les défis auxquels les Etats africains sont confrontés imposent désormais une nouvelle manière de concevoir les politiques publiques.
« Il est indispensable non seulement d'agir, mais aussi de mesurer les résultats des politiques mises en œuvre afin d'orienter les décisions sur la base de données probantes », a-t-il déclaré avant d'ajouter que les méthodologies étudiées durant la semaine permettront d'améliorer l'efficacité des interventions publiques et leur impact sur les populations.
L'évaluation, un levier de transformation publique
Pour la directrice pays de l'AFD au Bénin, Laure Weisgerber, les mutations actuelles (changement climatique, urbanisation, emploi des jeunes ou encore transformation agricole) exigent des réponses construites sur des analyses solides. « Les financements n'ont de sens que s'ils produisent des résultats concrets pour les populations », a-t-elle affirmé.
La directrice pays de l'AFD au Bénin a précisé que l'évaluation ne relève pas d'une logique de contrôle mais d'un processus d'apprentissage collectif permettant « de mieux décider, d'ajuster les interventions et de rendre compte ». Elle a également salué la Vision Alafia 2060 du Bénin, estimant que cette ambition nécessitait « des politiques publiques solides, documentées, évaluées et capables de s'adapter aux réalités du terrain ».
Le directeur exécutif de J-PAL Europe, Cillian Nolan, a pour sa part rappelé que le réseau international compte aujourd'hui plus de 1100 chercheurs ayant conduit plus de 2000 évaluations d'impact, contribuant à améliorer les décisions publiques dans de nombreux pays. Selon lui, cette école d'été dépasse le simple cadre académique. « C'est peut-être encore plus un moment où se créent des connexions et où s'imaginent les collaborations futures », a-t-il déclaré, mettant en avant le partenariat stratégique conclu en 2025 entre J-PAL et le gouvernement béninois pour renforcer une gouvernance fondée sur les preuves.
Représentant le ministre de l'Economie et des Finances chargé de la Coopération, Aristide Médénou, le directeur de cabinet Alastaire Séna Alinsato a fait savoir que : « Concevoir une politique est essentiel. La financer est indispensable. Mais mesurer objectivement ses résultats, comprendre ce qui fonctionne et orienter les ressources vers les interventions les plus efficaces sont devenus des exigences incontournables d'une gouvernance moderne ».
Il a également estimé que « nos décisions doivent être guidées par la connaissance, l'expérimentation et l'évidence scientifique plutôt que par l'intuition ou les habitudes ».
La conférence inaugurale de cette cinquième édition est consacrée au thème « Science et action publique : construire des politiques qui fonctionnent pour un Bénin prospère et inclusif », avant un panel de haut niveau sur le rôle de l'évaluation des politiques publiques dans l'atteinte de la Vision Alafia 2060.
Marc MENSAH
Le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa a reçu à son cabinet ce mardi 7 juillet 2026, une délégation de l'Ordre des experts comptables du Bénin, conduit par son président, Serge Mensah. Au cœur des échanges, le 9ᵉ congrès de l'Ordre des experts comptables de l'Union Économique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), élargi aux pays de l'OHADA.
L'Ordre des experts comptables du Bénin reçu par le président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé Sossa.
Serge Mensah et la délégation qu'il conduit sont allés exprimer la gratitude de la profession au Président de la haute juridiction pour l'audience accordée, et l'informer officiellement de la tenue du 9ᵉ congrès de l'Ordre des experts comptables de l'Union Économique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), élargi aux pays de l'OHADA.
Ce congrès selon la programmation, est prévu à Cotonou les 21 et 22 octobre. Il réunira les huit pays membres de l'UEMOA ainsi que les neuf autres de l'OHADA, soit un total de 17 États. Cette rencontre internationale de haut niveau sera l'occasion pour les participants d'examiner les enjeux de la profession comptable dans l'espace communautaire.
Selon des sources proches de la Cour constitutionnelle, le choix d'informer le Président de l'institution n'est pas anodin. Ancien secrétaire permanent de l'OHADA pendant neuf ans, le Professeur Dorothé SOSSA a contribué à l'élaboration de nombreux textes favorables à la profession comptable. « Nous avons travaillé étroitement avec lui par le passé, et son expérience est précieuse pour nous », a rappelé Serge Mensah fier des échanges fructueux avec le président de la Cour qui a manifesté sa disponibilité à accompagner l'organisation du congrès.
F. A. A.
Les candidats à l'examen du Baccalauréat session de juin 2026, seront fixés sur leurs sorts ce mercredi 8 juillet 2026. La direction de l'Office du Bac va proclamer les résultats de la phase écrite.
Encore quelques heures de suspense pour les 77 101 candidats au Bac 2026. Ils connaitront leurs résultats ce mercredi 8 juillet 2026. A l'instar des années précédentes, les résultats seront disponibles en ligne via la plateforme e-resultats à l'adresse : https://eresultats.bj/examens.
Il leur suffira de se connecter à la plateforme officielle et de renseigner leur numéro de table ou leur numéro d'inscription. Une fois ces informations saisies, le système affichera le résultat correspondant. Une solution digitale qui permet depuis quelques années aux candidats aux divers examens, de connaître en temps réel, leurs résultats sans attendre l'affichage physique des listes dans les centres de composition.
Après la proclamation des résultats de la phase écrite, les candidats déclarés admis seront appelés à affronter les épreuves orales et d'éducation physiques et sportives (EPS), selon une programmation à définir par l'Office du Bac.
F. A. A.
La tiktokeuse, Florence Kingbo, a comparu à nouveau ce mardi 7 juillet 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Contrairement à l'audience précédente, elle a présenté une attitude relativement calme.
Poursuivie pour harcèlement par le biais d'un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, et incitation à la rébellion, la tiktokeuse Florence Kingbo s'est présentée une fois encore devant la CRIET, après l'audience de février 2026, où elle s'en était prise à la juge présidente ainsi qu'à la représentante du ministère public.
Ce mardi 7 juillet, la prévenue a présenté une attitude relativement calme ; laquelle contraste avec son comportement lors de l'audience de février.
Son avocat, Me Aboubacar Baparapé a remercié le parquet spécial près la CRIET pour son implication personnelle. Cette implication selon son Conseil, a permis le transfert de sa cliente au Centre psychiatrique de Jacquot pour la réalisation de l'expertise psychiatrique demandée par la cour, ainsi que son extraction en vue de sa comparution.
Après les déclarations de l'avocat, la présidente de la Cour a renvoyé le dossier au mardi 13 octobre 2026. L'expertise médicale étant réalisée, les conclusions de l'expert psychiatre sur la santé mentale de la prévenue sont désormais attendues.
Florence Kingbo est une jeune tiktokeuse béninoise âgée de 21 ans. Elle a été placée sous mandat de dépôt le 18 décembre 2025 par le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Les poursuites à son encontre font suite à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans la vidéo incriminée, la prévenue a qualifié l'ex président Patrice Talon de ‘'tyran''. Elle s'en était également prise à son épouse, l'ex Première dame Claudine Talon et à leur fils Lionel.
F. A. A.
Deux hommes, dont l'ex-fiancé d'une jeune femme de 22 ans, ont comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), jeudi 2 juillet 2026, pour des faits présumés de séquestration.
Deux hommes contraignent une jeune femme à reprendre une relation amoureuse et se retrouvent en prison. Leur procès a lieu jeudi 2 juillet dernier à la CRIET.
Selon l'accusation, les prévenus ont retenu la victime à Zakpota, fin mai 2026, afin de la convaincre de renouer avec son ancien fiancé, alors qu'elle avait mis fin à leur relation et entamé une nouvelle vie sentimentale.
Enceinte de deux mois de son nouveau compagnon, la jeune femme a déclaré avoir été emmenée de force au domicile de son ex-fiancé, où elle est restée du dimanche au lundi. Elle précise n'avoir subi aucune violence physique, mais avoir fait l'objet de pressions pour reprendre leur relation.
Prétextant d'un malaise, elle a réussi à se rendre à l'hôpital, où elle a informé le personnel soignant qui à son tour, a alerté les forces de sécurité. Ce qui a conduit à l'interpellation des deux prévenus.
À l'audience, l'ex-fiancé a reconnu les faits, affirmant qu'il souhaitait uniquement reprendre la vie commune avec la victime. Son coaccusé a contesté les accusations. La jeune femme n'a réclamé aucune réparation.
La Cour, lors de l'audition, a rappelé que toute union sans le consentement libre des deux personnes est interdite au Bénin. Le mandat de dépôt des deux prévenus a été confirmé et l'affaire renvoyée au 27 août 2026 pour les réquisitions du ministère public.
F. A. A.
Après une rencontre avec le Conseil National du Patronat de l'Audiovisuel (CNPA), l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), et l'Observatoire de Déontologie et de l'Éthique dans les Médias (ODEM), la ministre de la communication en charge des médias, Aurelie Adam Soule Zoumarou, a rencontré les faîtières des médias en ligne et des radios communautaires ce lundi 6 juillet 2026.
Aurelie Adam Soule Zoumarou poursuit les échanges avec les acteurs des médias. Ce lundi 6 juillet 2026, elle a rencontré une délégation de l'Union Nationale des Médias en Ligne (UNaMEL) et les responsables de la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FeRCAB).
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des entretiens déjà menés avec le CNPA, l'UPMB et l'ODEM, dans la perspective de « bâtir ensemble un écosystème médiatique fiable, innovant et valorisant le Bénin », tel que voulu par le chef de l'Etat Romuald Wadagni.
Les mutations du secteur, les réalités du terrain, et des pistes concrètes pour un environnement médiatique plus fort et plus professionnel, étaient au cœur des échanges avec la ministre.
D'autres délégations sont annoncées au cabinet de Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
F. A. A.
Le président de la Fédération Béninoise de Football (FBF), Mathurin de Chacus, a procédé ce lundi 6 juillet 2026, à l'installation des membres du Conseil de Gestion de la Ligue de Football Professionnel du Bénin. Ledit conseil des présidé par Joël Debally.
Une nouvelle étape s'ouvre dans la professionnalisation du football béninois. Après leur élection, le 27 juin dernier, les membres du Conseil de Gestion de la Ligue de Football Professionnel ont été installés ce lundi 6 juillet 2026.
Procédant à leur installation, le président de la FBF a souligné qu'il revient aux nouveaux membres « de bâtir un championnat professionnel crédible, attractif et bien structuré ». Le mandat de la nouvelle équipe selon son président, Joël Debally, sera guidé par trois principes fondamentaux : la transparence, la performance et la valorisation. Le nouveau patron de la Ligue Pro s'est engagé à faire en sorte que cette nouvelle mandature soit celle du travail, de la responsabilité et de l'action.
Le Conseil de Gestion ainsi installé aura la charge de lancer la saison 2026-2027 et poser les bases d'un football d'élite plus compétitif.
F. A. A.
Des maisons inondées, des murs effondrés, des familles réveillées en pleine nuit par la montée des eaux. Les fortes pluies qui s'abattent sur le golfe de Guinée ces derniers jours ont laissé des centaines de ménages dans le désarroi. Les spécialistes alertent sur un phénomène régional qui touche l'ensemble du golfe de Guinée.
À Aïbatin, dans le 12e arrondissement de Cotonou, Dominique Noumonvi peine encore à croire ce qu'il a vécu. Pour la première fois, l'eau s'est invitée jusque dans sa maison. « Nous n'avons jamais assisté à un tel phénomène auparavant. C'est la première fois que l'eau stagne dans ma maison. Heureusement, quelques heures après, la situation est revenue à la normale », raconte ce père de famille.
Chez sa voisine, Bernadette Lawson, les traces des inondations sont toujours visibles. Depuis plusieurs jours, la cour est envahie par les eaux. « J'habite ici depuis cinq ans et je n'avais jamais connu cela. On nous explique que nous sommes dans une zone marécageuse, mais depuis les travaux de voies réalisés, la moindre pluie fait entrer l'eau dans notre cour, puis dans les chambres », confie-t-elle.
Quartier Tanzoun à Porto-NovoÀ Bakhita, dans la commune d'Abomey-Calavi, Maxime Amoussou garde en mémoire cette nuit où tout a basculé. « Vers deux heures du matin, dans la nuit du mardi 30 juin, je me suis réveillée et j'ai découvert de l'eau partout dans le salon. J'ai aussitôt réveillé mon fils. Nous sommes restés éveillés jusqu'au lever du jour. Je n'avais jamais vécu une telle situation. Un pan entier de ma clôture s'est effondré sous la pression des eaux. »
À Porto-Novo, dans le quartier Tanzoun, le récit de Joël Akoakou est tout aussi bouleversant. Réveillé vers 3 h 45, le mardi 30 juin, par les cris de son père, il découvre une scène inhabituelle : « En moins de cinq minutes, l'eau avait atteint toutes les chambres. J'ai pu récupérer mes documents les plus précieux ainsi que ma Bible. Mes vêtements étaient déjà trempés avant même que je puisse les toucher. En un clin d'œil, toute la maison était sous les eaux. Quelques poulets que nous élevions ont perdu la vie. Les marchandises de ma mère ont été englouties par les eaux. » Selon ce jeune habitant, le quartier avait déjà connu des inondations en 2011. « Chaque saison des pluies semble pire que la précédente », déplore-t-il.
Plusieurs localités du département de l'Ouémé, notamment Vakon et Akpro-Missérété, ont également été inondées à la suite des pluies diluviennes. À Comè, dans le département du Mono, une équipe communale a effectué une descente dans plusieurs quartiers, dont Ouèdèmè-Pédah et Oumako, afin d'évaluer les dégâts.
Un phénomène qui dépasse les frontières du Bénin
Le Bénin n'est pas un cas isolé. Les pluies diluviennes touchent simultanément plusieurs pays du golfe de Guinée. Le Centre de prévision climatique des États-Unis (NOAA/CPC), dans son bulletin couvrant la période du 2 au 8 juillet 2026, confirme que des précipitations supérieures à la moyenne ont été observées en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin. Sans oublier le Nigéria.
Le portail humanitaire ReliefWeb, géré par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dresse le même constat. Son rapport sur les risques météorologiques mondiaux couvrant la période du 25 juin au 1er juillet 2026 souligne que les pluies exceptionnelles ont provoqué des inondations meurtrières au Ghana, où des maisons, des terres agricoles, des routes et des infrastructures publiques ont été englouties par les eaux. Les mêmes excédents de pluie ont également concerné le Bénin, le Nigéria, le Togo et la Côte d'Ivoire.
Opération de sauvetage dans l'une des villes du GhanaPourquoi les pays du golfe de Guinée sont-ils autant touchés ?
Pour les experts, cette situation résulte de plusieurs facteurs qui se combinent. La mousson ouest-africaine transporte actuellement d'importantes masses d'air humide sur l'ensemble du littoral du golfe de Guinée. Ce phénomène favorise des pluies abondantes simultanément dans plusieurs pays.
Le changement climatique accentue également ces épisodes extrêmes. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelle qu'une atmosphère plus chaude retient davantage de vapeur d'eau, ce qui augmente l'intensité des précipitations lorsqu'elles surviennent.
L'urbanisation rapide amplifie aussi les conséquences des pluies. L'occupation des zones marécageuses, les constructions dans les lits naturels d'écoulement des eaux ainsi que l'insuffisance ou l'obstruction des ouvrages d'assainissement réduisent fortement la capacité des villes à évacuer les eaux de pluie. Après avoir survolé les zones sinistrées, le président ghanéen John Dramani Mahama a pointé ces facteurs comme des causes majeures de l'ampleur des dégâts dans son pays.
Au Bénin, si les dégâts restent limités par rapport à certains pays voisins, les témoignages recueillis montrent que les populations s'inquiètent d'un phénomène qui semble gagner en intensité d'année en année. Pour beaucoup d'habitants, ces pluies ne sont plus un simple épisode saisonnier, mais le signe d'une nouvelle réalité climatique à laquelle les villes du golfe de Guinée devront désormais apprendre à faire face.
La Fédération Béninoise de Football (FBF) a annoncé le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le 25 juillet 2026.
L'Assemblée générale ordinaire de la Fédération Béninoise de Football (FBF) est désormais fixée au mercredi 5 août 2026 et se tiendra à Lokossa, au Centre d'excellence de football des jeunes filles.
Dans une note circulaire datée du 6 juillet 2026 et signée du Secrétaire général Claude Paqui, la FBF a évoqué des « raisons d'ordre technique » pour justifier ce décalage.
La rencontre était prévue pour le 25 juillet.
L'Assemblée générale regroupera les présidents des clubs des championnats professionnels de Ligue 1 et Ligue 2, ceux de la Ligue 3, ainsi que les responsables des ligues départementales de football amateur. Y prendront également part les représentants des associations nationales affiliées à la Fédération, notamment celles des entraîneurs, médecins et kinésithérapeutes.
M. M.
Le président béninois Romuald Wadagni a achevé, lundi 6 juillet, sa visite d'amitié et de travail en Mauritanie, marquée par des échanges avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani sur le renforcement des relations entre les deux pays.
Reçu ce lundi 6 juillet 2026 à l'invitation du chef de l'État mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani , Romuald Wadagni s'est entretenu avec son homologue afin de faire le point sur la coopération bilatérale. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines jugés prioritaires, notamment la coopération économique, la connectivité, la sécurité ainsi que l'intégration régionale.
A l'issue de cette rencontre, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune d'intensifier le partenariat entre le Bénin et la Mauritanie. Ils sont convenus de poursuivre le dialogue afin de développer une coopération plus étroite au bénéfice de leurs populations et de renforcer leur concertation sur les questions de paix, de stabilité et de développement en Afrique.
Avant de quitter la Mauritanie, le président béninois a exprimé sa reconnaissance à son homologue ainsi qu'au peuple mauritanien pour l'accueil qui lui a été réservé.
M. M.
Une vingtaine de journalistes représentant huit médias ainsi que l'ENSTIC prennent part, depuis ce lundi 6 juillet 2026, à une session de renforcement éditorial organisée dans les locaux de Média OS à Cotonou.
Les journalistes suivent à Cotonou une formation consacrée à la vérification de l'information, au fact-checking, à l'éthique et à la déontologie journalistiques, au traitement de l'information sensible ainsi qu'au développement de mécanismes de collaboration entre rédactions.
La session réunit des professionnels issus de huit médias bénéficiaires du projet MediAOS ainsi q'un représentant de l'Ecole Nationale des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ENSTIC) de l'Université d'Abomey-Calavi.
L'approche retenue privilégie des ateliers pratiques, des études de cas et des simulations, afin de permettre aux journalistes de renforcer leurs réflexes professionnels face aux défis de la désinformation.
Les travaux portent notamment sur la recherche inversée d'images, la vérification de vidéos et de contenus diffusés sur les réseaux sociaux, l'analyse des métadonnées, l'identification des contenus manipulés ainsi que les bonnes pratiques en matière de validation éditoriale.
La session se poursuit jusqu'au vendredi 10 juillet. Elle s'inscrit dans une série de formations déployées dans le cadre du projet MediAOS, mis en œuvre par CFI Médias avec la Fondation Hirondelle et Equipop, grâce au financement de l'Agence française de développement (AFD).
La précédente session a été consacrée à la sécurité et à l'hygiène numérique et vise à renforcer durablement les capacités des médias au Bénin, au Togo et au Tchad.
M. M.
La jeune athlète béninoise Fidéliia Houeho s'est illustrée lors des Championnats ouest-africains d'athlétisme, organisés du 3 au 5 juillet 2026 à Dakar, au Sénégal. Grâce à des performances remarquables, elle revient avec trois médailles.
Belle performance pour Fidéliia Houeho aux Championnats ouest-africains d'athlétisme. La jeune athlète béninoise a décroché une médaille d'argent au saut en hauteur, ainsi que deux médailles de bronze, respectivement au 100 mètres haies et au saut en longueur. Ce brillant bilan fait d'elle l'une des athlètes béninoises les plus médaillées de cette édition.
Étudiante à l'Institut National Supérieur de Technologie Industrielle (INSTI) de Lokossa, une entité de l'UNSTIM, elle poursuit une progression constante sur la scène régionale et internationale. Cette nouvelle performance s'inscrit dans la continuité de son parcours, marqué notamment par sa participation aux Jeux africains scolaires en Algérie et au Tournoi des Cinq Nations d'Abidjan en 2025.
F. A. A.