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France

Le gouvernement veut inscrire l’interdiction des drogues dans le Code du travail

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé ce mercredi vouloir inscrire dans le Code du travail l’interdiction de travailler après avoir consommé des stupéfiants.

Le ministre a déclaré lors d’un débat sur le narcotrafic à l’Assemblée nationale vouloir « inscrire dans le Code du travail une interdiction générale et absolue de travailler sous l’emprise de substances psychotropes ».

Jean-Pierre Farandou a rappelé que « les employeurs peuvent déjà, si le règlement intérieur de leur entreprise le prévoit et pour des postes qui le justifient, organiser des dépistages inopinés. Et s’y soustraire est passible de sanctions disciplinaires, voire de licenciement ».

L’alcool déjà proscrit

Le ministre a aussi mis l’accent sur la prévention et indiqué que « le cinquième plan santé au travail, qui doit être publié au premier semestre 2026, proposera de renforcer l’accompagnement des employeurs, de mobiliser davantage encore les services de prévention et de santé au travail pour sensibiliser les salariés et d’améliorer la prise en charge des salariés consommateurs de stupéfiants ».

Le code de la santé publique prévoit déjà que « l’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende », une peine qui peut être alourdie à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour les dépositaires de l’autorité publique ou le personnel d’une entreprise de transport.

Le Code du travail réglemente, lui, déjà la consommation d’alcool, stipulant qu’« aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée sur le lieu de travail ».

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François Bayrou hospitalisé : l’ancien Premier ministre est sorti de réanimation après « une grippe très sévère »

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

L’ex-Premier ministre François Bayrou, maire de Pau, est sorti mardi soir des services de réanimation de l’hôpital de Pau, où il avait été pris en charge pour « une grippe très sévère », a-t-on appris mercredi auprès de la mairie.

L’ancien chef du gouvernement, en fonction entre décembre 2024 et septembre 2025, âgé de 74 ans, avait d’abord été placé vendredi en « soins intensifs ». Il avait intégré mardi soir le service infectiologie, pour un suivi hospitalier « classique », a indiqué la ville de Pau, confirmant une information de la République des Pyrénées.

« Son état de santé s’est grandement amélioré », a ajouté la communication de la mairie après avoir annoncé en début de semaine que François Bayrou souffrait d’« une grippe très sévère ».

Maire de Pau depuis 2014, François Bayrou est pressenti pour briguer un troisième mandat mais n’a pas encore officialisé ses intentions pour les élections municipales de mars.

Selon le bulletin hebdomadaire de Santé publique France publié mercredi, l’activité grippale était « en augmentation dans toutes les classes d’âge », avec l’ensemble des régions hexagonales passées en niveau d’alerte épidémie.

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« Votre bilan est d’avoir tout cédé à la gauche » : la charge de sénateurs contre le gouvernement

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Le Sénat, d’ordinaire, est une chambre réputée pour son calme et sa stabilité. Mais dans cette période de haute tension budgétaire, ce n’est plus un mystère, les esprits s’échauffent souvent très vite… même dans la chambre haute. Ce mercredi 17 décembre, à l’occasion des traditionnelles questions au gouvernement, Sébastien Lecornu n’a pas manqué d’en faire les frais, en essuyant une série de questions virulentes de la part de la droite majoritaire. C’est ainsi que dans un hémicycle remonté — tout particulièrement sur les bancs de la droite —, le président du groupe LR, Mathieu Darnaud, et plusieurs sénateurs n’ont pas hésité à reprocher au Premier ministre d’avoir lâché trop de lest à la gauche sur le budget.

La première note est venue de Mathieu Darnaud pendant les questions d’actualité : « Plutôt que de vous ériger en censeurs, comme l’a fait le ministre de l’Économie, allez-vous réellement nous proposer et mettre sur la table de nouvelles sources d’économies ? » Agité sur son banc, contrairement à ses habitudes, le Premier ministre s’est trouvé bien en peine : « Le gouvernement respecte et respectera toujours le Parlement. Je suis un défenseur du bicamérisme. »

Deux jours avant que ne se tienne une commission mixte paritaire — durant laquelle sept députés et sept sénateurs tenteront de dégoter un compromis sur le projet de loi de finances —, les parlementaires reprochent au gouvernement de ne pas avoir considéré assez le travail qu’ils ont mené sur le texte budgétaire. « Allez-vous reconnaître et allez-vous considérer le travail constructif et responsable du Sénat, plutôt que de les laisser dénigrer ? », attaque Sophie Primas, sénatrice LR… et ancienne porte-parole de François Bayrou.

« Nous avons choisi en conscience de travailler avec le PS »

Dans le viseur de cette dernière notamment, les propos tenus deux jours plus tôt par le ministre de l’Économie Roland Lescure. Après l’adoption par le Sénat lundi, d’une copie ramenant le déficit budgétaire à 5,3 % (dépassant les 5 % qu’appelle à ne pas franchir le gouvernement), le locataire de Bercy n’avait pas hésité à lancer aux sénateurs que « personne ici n’a la vertu de la discipline budgétaire ».

Ce que n’a pas digéré Sophie Primas (et plus largement l’ensemble du groupe LR) qui a lancé à son ex-collègue au gouvernement Amélie de Montchalin : « Puisque nous sommes à l’heure du bilan, dressons une comparaison du bilan à date entre ceux du gouvernement et celui du Sénat. Votre bilan est d’avoir tout cédé à la gauche ». Et de fustiger entre autres l’adoption de la suspension de la réforme des retraites, dans le budget de la Sécurité sociale.

« Nous avons choisi en conscience de travailler avec le PS et les forces de gauche républicaines », a tenté de se justifier Amélie de Montchalin. Et Sébastien Lecornu, derrière elle, de lâcher à voix haute : « C’est mieux que le RN ! » Ambiance…

Rarement, les relations auront été aussi tendues lors des questions d’actualité au Sénat… où, pendant quelques instants, on se serait cru à l’Assemblée. De quoi rendre compliqué un futur compromis budgétaire. « Le constat est implacable, fait valoir le sénateur Cédric Vial en relayant un avis largement partagé, il n’y aura pas de budget, nous nous dirigeons vers une loi spéciale ». Avant d’aller jusqu’à lancer : « Votre position de Premier ministre n’est-elle pas la seule chose que vous aurez finalement réussi à sauver pendant cette discussion budgétaire ? » La messe est dite.

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« Ce n’est pas terminé » : le maire de Chessy persiste à ne pas vouloir marier un étranger en situation irrégulière

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

C’est ce mercredi que la décision de justice en faveur de l’union de Matilda et Abdel (les prénoms ont été changés) devait être signifiée par voie d’huissier à la mairie de Chessy (Seine-et-Marne). D’ici à vendredi, les bans annonçant l’union de cette consultante de nationalité finlandaise de 49 ans et de cet Algérien de 39 ans actuellement déménageur — tous deux résidant dans la commune hôte de Disneyland Paris — devront donc être publiés sur place. Et ce, conformément au délibéré du tribunal judiciaire de Meaux en date du 10 décembre, que les fiancés avaient saisi en référé. Mais qu’en sera-t-il réellement ?

Car le maire (DVD) et ses sept adjoints sont contre cette union. Pour contester ce mariage — comme ils le font depuis des mois — qu’ils estiment arrangé, ils ont tous renoncé samedi à leurs fonctions exécutives. Sauf que la préfecture de Seine-et-Marne a refusé ce lundi 15 décembre leurs démissions. Sollicitée par nos soins, elle explique son choix dans le but « de prévenir toute perturbation éventuelle du fonctionnement de la commune » et de « préserver la continuité de la vie communale, particulièrement à l’approche des prochaines élections municipales. »

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« Vous direz qu’il a travaillé » : écoutes accablantes au procès pour emploi fictif du maire d’Orange

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

« Elle est en train de mentir à tout le monde. » « Yann Bompard est un ignoble petit merdeux d’une famille de tarés et, elle, c’est une bonne pomme. » « Il n’en a pas branlé une ! » À la barre et les mains croisées sur le ventre, la députée (RN) du Vaucluse Marie-France Lorho a écouté stoïquement, ce mercredi 17 décembre, devant le tribunal correctionnel de Marseille, les édifiantes écoutes téléphoniques datant de septembre 2023 de son attaché parlementaire Jean-Baptiste Rolland.

Poursuivie pour « détournement de fonds publics » mais aussi « subornation de témoin », la députée est soupçonnée d’avoir fourni un emploi fictif de collaborateur parlementaire à Yann Bompard, maire d’Orange (Vaucluse) sous l’étiquette Ligue du Sud, le micro-parti d’extrême droite familial.

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Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat : « La seule voie de passage est un 49.3 »

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Depuis l’une des salles de réunion de la commission des finances du Sénat, Jean-François Husson ne cache pas ses inquiétudes. Vendredi 19 décembre, le rapporteur général du budget au Sénat tentera — aux côtés de six autres sénateurs et sept députés — de dégoter un compromis en commission mixte paritaire sur le budget, avant de le soumettre au vote de la représentation nationale. Illusoire.

Face à cette situation de blocage, le sénateur LR appelle à son tour Sébastien Lecornu à recourir au 49.3. Car, il l’assure, déclencher une loi spéciale début 2026 constituerait un « affaiblissement général du pouvoir ».

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SCAF : la France « préoccupée » par l’avenir du nouvel avion de combat européen

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Dans la tourmente depuis l’automne, le projet franco-allemand-espagnol de se doter d’un avion de chasse européen a du plomb dans l’aile. Si Emmanuel Macron et Friedrich Merz, le chancelier allemand, n’ont de cesse d’exhorter les industriels à s’entendre, les différends entre Dassault et Airbus semblent, à ce stade, inconciliables. Invités à participer à une réunion de médiation entre les ministres de la Défense des trois pays, la semaine dernière à Berlin, leurs représentants « se sont parlé avec courtoisie, mais les points de tension demeurent », témoigne un participant.

Érigé en « priorité à court terme » du ministère des Armées à Brienne (Paris VIIe), le sujet doit être une nouvelle fois évoqué, en privé, par Emmanuel Macron et Friedrich Merz en marge du Conseil européen, qui débute ce jeudi 18 décembre à Bruxelles. Et le ton n’incite guère à l’optimisme : alors que les industriels ne cessent de s’invectiver publiquement de part et d’autre du Rhin, certains observateurs se demandent s’ils n’ont pas atteint un point de non-retour.

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« Pas question de céder » Hunter et Matthew : la France assure qu’elle n’abandonnera pas au Vanuatu ses deux îlots du Pacifique

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Perdus dans le Pacifique sud, deux cailloux volcaniques inhabités cristallisent les tensions entre la France et le Vanuatu. Un différend territorial ancien, qui ne cesse d’empoisonner les relations entre ces pays. À l’automne dernier, des discussions se sont engagées pour évoquer la question des îlots Matthew et Hunter, ces terres isolées et escarpées situées à quelques centaines de kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie.

Une délégation du Quai d’Orsay s’est rendue dans la capitale Port-Vila, les 20 et 21 novembre derniers. De nouvelles discussions vont avoir lieu au cours du premier trimestre, cette fois à Paris. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une polémique, sur fond d’accusation de cession de territoires. « La France envisage-t-elle réellement de renoncer à sa souveraineté sur Matthew et Hunter dans le cadre des discussions en cours avec le Vanuatu ? » s’est inquiété le sénateur Christophe-André Frassa (LR) dans une lettre ouverte le 11 novembre dernier.

À l’extrême droite, même crainte d’une cession de ces terres au Vanuatu, pays formé de 80 îles qui s’étendent sur 1 300 km : « La souveraineté nationale ne se négocie pas ni ne s’abandonne. Les Français n’attendent pas du pouvoir macroniste qu’il dépèce dans leur dos nos territoires d’Outre-mer », écrit Marine Le Pen sur X, le 15 décembre. Jordan Bardella évoque, lui, « une menace inadmissible contre l’intégrité territoriale de la France et sa zone économique exclusive d’une valeur inestimable », quand l’eurodéputée Marion Maréchal pointe une « faute stratégique majeure pour la France ».

Soutien du FLNKS

« Il n’a jamais été question de céder ces îlots », tranche une source diplomatique. Le différend a été abordé en 2023 par Emmanuel Macron, quand il s’est rendu au Vanuatu. Le président s’était engagé à « identifier une solution rapide et pragmatique » et un « dialogue ouvert ». Le dossier est sensible politiquement car le FLNKS, mouvement indépendantiste kanak en Nouvelle-Calédonie, a notamment signé en 2009 un accord avec Port-Vila qui reconnaît implicitement le rattachement de ces deux îles en raison de « droits coutumiers immémoriaux ».

« Aucune renonciation à notre souveraineté n’a été évoquée » lors du déplacement du chef de l’État, rappelle le Quai d’Orsay. La France appuie une solution de codéveloppement sur la pêche et la recherche scientifique. L’enjeu est considérable, bien que ces terres soient inhabitées : posséder Matthew et Hunter permet à la Nouvelle-Calédonie, et donc à la France, d’avoir une zone économique exclusive (ZEE) importante.

Avec cette législation adoptée lors de la convention de Montego Bay en 1982, la France, deuxième puissance maritime au monde, bénéficie autour des deux îles de 350 000 km² de territoire marin, potentiellement riches en ressources halieutiques et minérales. C’est aussi une zone traversée par des câbles sous-marins de communication.

« La France a pour principe de ne rien rendre »

Les deux îlots ont été découverts par les Occidentaux à la fin du XVIIe siècle, mais longtemps boudés en raison de leurs caractéristiques - petits (0,7 et 1 km²), difficiles d’accès, sans ressources exploitables. En 1965, le Royaume-Uni déclare officiellement qu’il reconnaît que ces îles font partie de la Nouvelle-Calédonie. La France y mène des missions militaires et scientifiques régulières depuis les années 1950. Une station météo automatique est ainsi installée en 1979 sur l’île Matthew. En 2015, du personnel est héliporté via la frégate « Vendémiaire ».

Derrière la revendication du Vanuatu, faut-il voir aussi l’ombre de la Chine, dont les appétits sont importants dans la zone ? « Le Vanuatu, qui serait potentiellement sensible à Pékin, pourrait éventuellement offrir des concessions de pêche à la flotte chinoise », indique Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Économie Maritime (ISEMAR). « De plus en plus présente dans la zone, comme en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie, la Chine réfléchit à des points d’ancrage », complète un spécialiste du sujet qui souhaite garder l’anonymat.

Surtout, une cession de ces îlots pourrait ouvrir la porte à d’autres demandes, estime Paul Tourret : « La France a pour principe de ne rien rendre. Cela créerait un précédent et pourrait encourager d’autres revendications, comme les Comores sur Mayotte ou encore Madagascar sur les îles stratégiques de Tromelin et Éparses ».

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Municipales 2026 : la sécurité, thème prioritaire pour la moitié des Français, selon un nouveau sondage

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

La sécurité et la lutte contre la délinquance semblent être les thématiques qui tiennent le plus à cœur aux Français pour les prochaines municipales, selon un sondage Odoxa publié mardi par Public Sénat et la presse régionale. Ce sont les deux réponses les plus citées par les sondés, à la question : « parmi les thématiques suivantes, lesquelles devront, selon vous, faire partie des priorités de votre futur(e) maire pour son mandat à venir ? »

Elles arrivent en tête des « thématiques prioritaires » chez 50 % des électeurs interrogés. Ce chiffre grimpe même à 60 % au sein de la tranche d’âge des 65 ans et plus. Odoxa souligne que la prépondérance de la sécurité avait déjà été observée lors des dernières élections municipales.

Cette thématique, si elle est partagée par toutes les catégories de Français, est surtout mise en avant par les électeurs de droite, d’extrême droite mais aussi du centre : 47 % des sympathisants de Renaissance la citent, 67 % de ceux de LR, 62 % de ceux du RN.

La santé et les impôts, les deux autres thématiques importantes

Outre la sécurité, la santé et les impôts locaux (35 %) sont les thématiques qui, selon les sondés, devront faire partie des priorités de leur futur maire.

Viennent ensuite le développement économique local (27 %), la propreté (25 %), l’environnement et la lutte contre la pollution (19 %), les conditions de circulation (17 %), les transports en commun (15 %) et tout en bas le sport et les loisirs (9 %), l’engouement après les Jeux olympiques de Paris semble être bien retombé.

Cette thématique est plus valorisée par les jeunes de 18 à 24 ans (19 %). Ces derniers placent d’ailleurs l’environnement et la lutte contre la pollution en tête de leurs préoccupations (31 %), suivie des transports en commun (26 %).

Le front anti-LFI plus fort que le front anti-RN

Autre enseignement de ce sondage, un front anti-LFI semble se dégager. 59 % des Français sont prêts à faire barrage à LFI en votant pour un candidat qui n’avait pas initialement leurs faveurs, contre seulement 44 % qui le feraient contre un candidat RN.

Les Insoumis sont désormais de loin la première force contre laquelle les Français sont prêts à mobiliser leur « vote de barrage ». Selon le sondage : 69 % des électeurs du RN feraient barrage contre LFI, 85 % chez LR mais aussi 85 % chez Renaissance. Ainsi les sympathisants du camp présidentiel, s’ils sont toujours prêts à se mobiliser contre le parti de Jordan Bardella, à 74 %, le feraient moins massivement que contre LFI.

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« L’attente est extrêmement puissante » : Aurore Bergé promet l’application du congé de naissance « le plus rapidement possible »

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Si cette nouvelle mesure doit entrer en vigueur en 2026, aucune date précise n’a encore été fixée. Mais la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé a promis mercredi un « déploiement » le « plus rapide possible » du nouveau congé de naissance prévu dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2026 adopté définitivement mardi.

Ce dispositif s’ajoute aux congés maternité et paternité existants, avec un niveau d’indemnisation plus élevé que le congé parental actuel, également maintenu.

Interrogée sur la date d’entrée en vigueur de ce congé supplémentaire, Aurore Bergé a confirmé qu’un « certain nombre d’éléments » allaient devoir « être pris par décret », notamment la question de l’indemnisation ou encore le délai de prévenance de l’employeur.

« Nous commençons nos travaux dès demain »

« L’objectif, c’est que chacun puisse bien avoir accès au congé de naissance et les embarquer dès le début, ce qui parfois n’a pas toujours été fait dans un certain nombre de politiques », a-t-elle déclaré à l’Assemblée nationale dans le cadre de la mission d’information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France.

« Nous commençons nos travaux dès demain au niveau interministériel pour arbitrer sur ces éléments de décret et garantir un déploiement le plus rapide possible » parce qu’on « sait que l’attente est extrêmement puissante », a-t-elle précisé.

Annoncé en janvier 2024 par Emmanuel Macron en vue d’un « réarmement démographique » dans un contexte de baisse de la natalité, le congé de naissance instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale pourra aller jusqu’à deux mois pour chacun des deux parents.

70 % du salaire net

Il pourra être pris soit simultanément soit à des moments distincts par les deux parents et s’ajoutera aux congés maternité (seize semaines) et paternité (28 jours). Le gouvernement a indiqué que le montant d’indemnisation serait de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

Le calendrier de son application, initialement fixée à juillet 2027, a fait débat au Parlement où elle a été avancée à l’Assemblée nationale à janvier 2026, puis décalée à janvier 2027 au Sénat - où ont notamment été mises en avant des contraintes techniques - avant d’être finalement fixée à janvier 2026.

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Municipales 2026 : après LR, Horizons soutient à son tour Louis Sarkozy, candidat à Menton

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Horizons se range du côté de Louis Sarkozy. Ce mercredi, la Commission nationale d’investiture du parti, présidée par Christelle Morançais, a accordé ses premières investitures et ses premiers soutiens dans le cadre des élections municipales de 2026. Le parti d’Édouard Philippe soutiendra donc le fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy, à Menton (Alpes-Maritimes). Ce dernier, jeune papa, devrait concourir sous l’étiquette LR, a annoncé la formation mercredi dans un communiqué consulté par l’AFP.

« Horizons revendique son ambition d’être le parti des maires et des territoires. Ces élections sont l’occasion de poursuivre son implantation », souligne la présidente de la commission d’investiture du parti, Christelle Morançais dans le communiqué.

Louis Sarkozy avait déjà reçu le mois dernier, le soutien des Républicains pour sa candidature aux élections municipales à Menton. Chroniqueur pour LCI, RMC et le magazine conservateur Valeurs actuelles, « il ne sera formellement investi que quand il lancera officiellement sa campagne pour ne pas que ses déclarations dans les médias soient avant cela comptabilisées comme du temps de parole », avait précisé un cadre LR.

« Menton exige du sang neuf »

Louis Sarkozy, fan de Napoléon, s’est déclaré candidat dans la coquette ville portuaire à la frontière italienne en septembre. « Je ne suis Mentonnais ni de lignée, ni d’origine, ni de naissance, ni d’éducation » mais « d’adoption », avait-il alors expliqué, se posant comme le candidat du « renouveau », et estimant que « Menton exige du sang neuf ».

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Dans un message sur Instagram, le fils de l’ancien président avait indiqué qu’il constituera une équipe « diverse » qui incarnera notamment « l’engagement qui est le mien, celui que tout le monde connaît de La Droite Républicaine ». Leur mission sera « de gouverner Menton avec équilibre et avec sagesse », assure-t-il.

Cinq candidats de droite et un seul candidat de gauche

Pour remporter la municipalité, Louis Sarkozy devra faire face notamment à Alexandra Masson, actuelle députée du Rassemblement national (RN), favorite dans les scrutins. Trois autres personnalités de la droite se présentent également : Florent Champion (ancien adjoint au maire actuel, Yves Juhel), Emilie Ria (soutenue par Reconquête) et Sandra Paire (ancienne première adjointe du maire de à Menton, Jean-Claude Guibal). Cette dernière a été condamnée fin novembre à deux ans d’inéligibilité en appel, mais sans exécution provisoire.

Une seule personne représente la gauche unie pour ce scrutin : Laurent Lanquar-Castiel.

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Budget de l’État : Lecornu demande aux ministres de « se plier en six pour faciliter les convergences » entre députés et sénateurs

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Les discussions sur le budget continuent. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé mercredi à son gouvernement « de se plier en six pour faciliter les convergences » entre députés et sénateurs qui ont encore « des approches très éloignées » sur le projet de budget de l’État, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Le Conseil des ministres n’a pas évoqué l’hypothèse d’une « loi spéciale » pour permettre à l’État de fonctionner sans budget voté après le 31 décembre, car « notre objectif reste de permettre à l’Assemblée nationale et au Sénat de converger » lors de la commission mixte paritaire (CMP) qui se réunira à partir de vendredi, a-t-elle ajouté devant la presse.

« Il reste peu de temps, mais nous ferons tout pour faciliter ce dialogue », a ajouté la porte-parole. Elle a ensuite nuancé en rappelant que le gouvernement ne siégeait pas au sein de la CMP et ne pouvait pas « servir d’intermédiaire » entre des groupes politiques qui doivent se parler « directement ».

Un déficit à 5,3 % est « inacceptable »

Sur le fond, « le Sénat ne peut pas faire comme si l’Assemblée n’existait pas », a-t-elle répété à l’intention de la droite sénatoriale, majoritaire dans la chambre haute, peu encline à des concessions vers le Parti socialiste.

Pour autant, « la fiscalité ne peut pas être la première des réponses à une réduction du déficit », a-t-elle lancé à l’égard des socialistes qui réclament 10 milliards de recettes supplémentaires par rapport à la copie initiale comme condition d’une éventuelle abstention.

Un déficit en 2026 à 5,3 % du PIB, comme adopté par le Sénat qui a coupé dans les hausses de fiscalité en première lecture, « est inacceptable », a-t-elle répété, rappelant que le gouvernement visait un déficit « inférieur à 5 % ». « Il reste donc 48 heures pour qu’un dialogue sincère et sérieux puisse se nouer » avant le début de la CMP vendredi, a-t-elle conclu.

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Municipales 2026 : à Nice, LR ouvre la voie à un accord avec Christian Estrosi

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Sourire aux anges en baie des Anges. Le maire (Horizons) sortant de Nice, Christian Estrosi, va pouvoir bénéficier du soutien des Républicains, qu’il a quittés en 2021 appartenu, aux municipales. Le parti de Bruno Retailleau a officialisé ce mercredi matin qu’il désignait comme « cheffe de file » la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassone, elle-même en soutien du candidat Horizons. En clair : LR soutiendra Christian Estrosi, face - notamment - à son ancien président, Éric Ciotti.

Une décision qui est le fruit d’un long processus et qui commençait à inquiéter certains élus LR en Provence-Alpes-Côte-d’Azur : ils redoutaient que l’absence de prise de position de LR soit interprétée comme une hésitation, alors qu’Éric Ciotti défend une position d’union des droites. « Le cas de Nice est regardé au niveau national. Est-ce une erreur stratégique ou est-ce volontaire ? » se demandait, il y a quelques semaines, un cadre du parti.

« Un deal, c’est un deal »

Mais en réalité, le cas de Nice était bloqué, comme l’avait déjà écrit « Le Parisien-Aujourd’hui en France », par celui de Nîmes. Le président de LR Bruno Retailleau ne voulait pas s’engager à soutenir Christian Estrosi si Horizons ne rendait pas la pareille à Franck Proust, président de la communauté d’agglomération de Nîmes et candidat de LR dans la préfecture gardoise, plus grosse commune de France actuellement dirigée par LR.

Ce blocage faisait l’objet de discussions depuis plusieurs semaines entre le chef d’Horizons, Edouard Philippe, et Bruno Retailleau. Or, comme l’a révélé « L’Opinion », Horizons a fini par se ranger mardi derrière la candidature de Franck Proust, la ville pouvant basculer à gauche.

Un choix qui a permis d’accélérer les choses à Nice. « C’est parfaitement lié à ce qui se passe à Nîmes », assume-t-on à LR, où l’on refusait jusqu’alors de mettre Nice au menu de la commission nationale d’investiture (CNI). « On a dit à Horizons qu’il fallait qu’ils nous soutiennent à Nîmes, que c’était comme ça et pas autrement, expose-t-on chez Les Républicains. Un deal, c’est un deal. »

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« Une compromission dans certains cas » : le rapport sur les liens entre islamistes et élus dévoilé

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Nos partis politiques sont-ils infiltrés par des islamistes ? C’est la question à laquelle doit répondre le rapport d’une commission d’enquête dédiée, créée par Laurent Wauquiez avant l’été, qui va être dévoilé ce mercredi après-midi et que nous avons pu consulter en avant-première. Presque 700 pages, fruit de 29 auditions, parmi lesquelles des ministres, des journalistes, les services de renseignement ou encore des universitaires spécialistes de l’islam radical.

Premier constat : « Oui, il existe des liens entre certains responsables politiques et des mouvements islamistes, dont la menace se fait de plus en plus pressante en France », répond Xavier Breton, député LR et président de la commission. Dans le viseur, surtout : la France insoumise.

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Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : le vif rappel à l’ordre de Yaël Braun-Pivet contre Charles Alloncle

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

La présidente de l’Assemblée nationale exècre que l’image de l’institution soit dévoyée et ne manque pas de le faire savoir lorsqu’elle l’estime nécessaire. Dernier exemple en date : la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, présidée par le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus et dont le député ciottiste Charles Alloncle en est le rapporteur.

C’est le second qui est tout particulièrement visé par Yaël Braun-Pivet. Invitée ce mardi matin sur France Inter, elle a clairement rappelé à l’ordre le rapporteur Charles Alloncle. « Parfois les commissions d’enquête peuvent être dévoyées à des fins politiques, explique-t-elle. Il faut faire attention parce que c’est un formidable outil de contrôle du Parlement sur l’action des pouvoirs publics. »

Depuis plusieurs semaines, certains soupçonnent les députés d’extrême droite de chercher à dévoyer l’objet de la commission d’enquête pour défendre la privatisation de France Télévisions. Charles Alloncle a d’ailleurs d’ores et déjà promis des « pistes radicales » pour son rapport final, attendu pour le printemps prochain.

Un appel à la retenue

Yaël Braun-Pivet a donc décidé d’agir, en transmettant un courrier au rapporteur. Sa liste de reproches est longue puisque, selon nos informations, le quatrième personnage de l’État pointe des « incidents d’une fréquence et d’une ampleur inédites ».

Avec, dans la liste des griefs, des informations par voie de presse de convocation de personnes avant même qu’elles n’en aient été elles-mêmes averties, des rappels à l’ordre répétés du président envers son rapporteur, une immixtion des réseaux sociaux dans les débats, ou même des échanges d’invectives.

Les accusations sont donc plutôt lourdes et illustrent le degré de tensions qui animent cette commission d’enquête. « Je ne peux qu’en appeler à votre vigilance et insister sur la nécessité, notamment durant les travaux de la commission d’enquête, de faire preuve de retenue dans vos prises de position et vos expressions publiques, en particulier sur les réseaux sociaux et tout particulièrement durant les auditions », poursuit Yaël Braun-Pivet dans son courrier.

« Une présidente de l’Assemblée nationale ne devrait pas dire ça »

Largement soutenu par ses collègues de l’UDR et du Rassemblement national, Charles Alloncle a rapidement réagi sur les réseaux sociaux. « Une présidente de l’Assemblée nationale ne devrait pas dire ça, peut-on lire. Malgré les pressions, d’où qu’elles viennent, y compris de ceux qui ont pour responsabilité de protéger nos institutions et de garantir l’indépendance et les pouvoirs de contrôle des commissions d’enquête, je mènerai ma mission jusqu’au bout, sans faillir et sans céder à la moindre intimidation. »

De son côté, le président de l’UDR, Éric Ciotti, a vilipendé une « dangereuse immixtion » de la présidente de l’Assemblée nationale dans ces travaux parlementaires, qui sortirait « totalement de son rôle ». La commission d’enquête parlementaire a procédé à une dizaine d’auditions depuis sa création, entendant notamment la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte.

Au cours des travaux, Charles Alloncle a déjà été pointé pour certaines approximations, notamment lorsqu’il avait évoqué 126 000 euros de frais de cocktails quotidien dans l’entreprise, pour dénoncer une « gabegie ». Il avait, pour se justifier, cité un rapport de la Cour des comptes qui n’a en réalité jamais évoqué un tel chiffre. Une fake news avancée plus tôt sur le plateau de BFMTV par Charles Consigny, démentie notamment par l’AFP qui avait corrigé ce chiffre. Les « frais de réception et achats alimentaires (qui incluent notamment les boissons) » n’auraient représenté « que » 3,2 millions d’euros en 2024.

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Municipales 2026 à Nice : le préfet des Alpes-Maritimes appelle au calme face aux dérapages d’une campagne sous tension

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

La campagne des municipales s’intensifie dans les Alpes-Maritimes et notamment à Nice, où la rivalité entre Christian Estrosi et Éric Ciotti est omniprésente. Régulièrement, les médias relatent de nouvelles passes d’armes entre les deux candidats, anciens amis. Pour éviter que ces prochains mois ne se transforment en une « campagne de caniveau », selon l’expression répandue sur la Côte d’Azur, le préfet des Alpes-Maritimes lance auprès du Figaro, « un appel solennel au calme et à la sérénité ».

« Je perçois un climat spécifiquement tendu dans le département », confie Laurent Hottiaux, en fonction depuis mai. « L’État jouera tout son rôle pour faire appliquer la loi et faire respecter les règles précises du code électoral. J’appelle au sursaut de chacun », prévient le haut fonctionnaire.

« Une allure de guerre civile »

Différents candidats de communes du département l’ont déjà saisi pour des soupçons d’irrégularités chez leurs adversaires. Mais dans sa déclaration à la presse, le préfet fait notamment référence à la campagne niçoise.

Car les polémiques s’enchaînent ces dernières semaines, entre le maire Horizons de Nice et le député de l’Union des Droites (UDR), proche du Rassemblement national (RN), comme lorsque la municipalité a fait fermer pour des raisons d’hygiène un restaurant où Éric Ciotti devait tenir une réunion de campagne. Fin novembre, un proche d’Éric Ciotti a traité Christian Estrosi, qui brigue un 4e mandat, d’« analphabète ». Début décembre, un proche du maire a qualifié le député de « petit candidat aussi rabougri que sa vision de Nice ».

Les exemples ne manquent pas, pourtant les deux poids lourds locaux avaient promis une campagne d’idées au-dessus des querelles personnelles. Le Figaro a pu obtenir la réaction de plusieurs politiques du département, désabusés par la situation. « Il y aura des violences verbales et des boules puantes. Ce sont les élections dans le Sud, hélas, quand il y a de l’enjeu », constate un conseiller. « Des proches épousent la cause de leur patron, ce qui peut donner une allure de guerre civile », estime encore un élu métropolitain.

Une charte de respect signé entre les candidats et les journalistes

Le club de la presse de Nice a présenté il y a deux semaines une « charte de respect mutuel », échaudé par de nombreux dérapages récents : des journalistes insultés sur le terrain, pris à partie sur les réseaux sociaux, snobés par tel ou tel candidat, court-circuités par une équipe qui appelle leur direction pour tenter d’infléchir un article. De nombreux journalistes et tous les candidats déclarés l’ont signée.

« Il est très important que tous les candidats s’engagent personnellement à respecter un certain nombre de règles, notamment sur le principe de cette charte qui est une excellente chose », a tenu à souligner le préfet Laurent Hottiaux. Derrière son appel solennel, le représentant de l’État insiste aussi sur le « moment important pour l’expression de la démocratie » que représentent ces élections municipales.

Dans ce remue-ménage, les autres têtes de liste ont du mal à se faire entendre. On retrouve Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-Verts), Mireille Damiano (LFI-liste citoyenne), Hélène Granouillac (écologiste), Jean-Marc Governatori (écologiste centriste), Nathalie Dloussky (souverainiste) et Cédric Vella (Reconquête). Plusieurs d’entre eux ont déjà assuré qu’ils ne donneraient pas de consigne de vote pour le second tour, voyant peu de différences entre les deux candidats de droite.

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JO Alpes 2030 : « ça ne se fera pas comme ça », s’il est élu maire de Nice, Éric Ciotti refusera les projets de patinoires

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

Éric Ciotti, candidat UDR-RN à la mairie de Nice, a déclaré mardi qu’il refuserait les projets actuels de nouvelle patinoire et d’aménagement de l’Allianz Arena prévus pour les sports de glace pendant les Jeux olympiques de 2030.

« Sur le principe, je suis favorable aux Jeux olympiques. C’est toujours une manifestation importante, qui donne du rayonnement à notre nation », a déclaré le député des Alpes-Maritimes sur France 5.

Mais à Nice, « si je suis élu maire demain, ça ne se fera pas comme ça », a Éric Ciotti prévenu, se disant « prêt à consulter les Niçois par référendum » si on tentait de lui forcer la main.

Prévu comme pôle olympique des sports de glace, Nice doit aussi accueillir un village olympique, le centre des médias et la cérémonie de clôture.

Si le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) 2030 s’est donné jusqu’à fin juin pour finaliser la carte des sites, pour l’instant le projet est de couvrir le stade de football de l’Allianz Arena pour les épreuves de hockey et de construire à côté une nouvelle patinoire pour le patinage artistique.

« Je ne souhaite pas qu’on utilise le stade de l’Allianz Riviera, qu’on le bloque pendant plusieurs mois et que notre équipe (de football, l’OGC Nice) soit contrainte de jouer ailleurs, pour un coût de 80 millions d’euros », a déclaré M. Ciotti, qui refuse aussi le projet de grande patinoire.

« Il y a d’autres solutions. Je les proposerai », a-t-il assuré. Contactée par l’AFP sur ces solutions alternatives, l’équipe de M. Ciotti n’a pas répondu dans l’immédiat.

Début novembre, le député Frédéric Maillot (groupe Gauche démocrate et républicaine), rapporteur pour avis des crédits du budget Sport de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale, avait mis en doute le projet de patinoire niçoise, « estimé à 138 millions d’euros », alors qu’il existe des patinoires olympiques fonctionnelles à Marseille, Lyon ou Pralognan-la-Vanoise.

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« Ce n’est pas parce qu’il va se marier qu’on ne peut pas le reconduire » : Nuñez réagit au mariage polémique d’un homme sous OQTF à Chessy

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

« Je comprends que ça choque. » Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a réagi, mercredi matin, sur France Info, à l’affaire qui agite depuis plusieurs jours la commune de Chessy (Seine-et-Marne), révélée mardi dans nos colonnes : la démission d’élus pour ne pas marier un homme, sous le coup d’une OQTF désormais plus opérante.

À l’origine de la polémique, un homme d’une quarantaine d’années, toujours présent en France malgré une OQTF datant de 2022 (qui n’est plus effective), qui souhaite se marier avec une ressortissante européenne à Chessy.

Le maire, Olivier Bourjot, ainsi que ses adjoints, opposés à cette union, ont ainsi démissionné de leurs fonctions exécutives, tout en restant conseillers municipaux, privant temporairement la commune d’officiers d’état civil.

« Comme citoyen, ça me choque »

« Ce n’est pas parce qu’il va se marier avec quelqu’un qui est résidente en France qu’on ne peut pas le reconduire. Ce n’est pas un obstacle », a martelé sur Franceinfo Laurent Nuñez. « Vous mariez quelqu’un qui fait l’objet d’une OQTF, qui normalement n’a pas à être là : comme citoyen, ça me choque », a-t-il poursuivi, rappelant tout de même le cadre légal dans ce type de situation.

« Ça relève d’abord du procureur de la République, qui peut décider ou non d’invalider le mariage quand il est saisi par le maire, lequel peut demander une enquête de police pour vérifier qu’il y a eu une vie commune. Ça a été fait », a précisé Laurent Nuñez.

Dans ce dossier, la justice, saisie en référé par les fiancés, s’est prononcée la semaine dernière en faveur de leur union avant la fin de l’année.

« Si je n’ai pas fait opposition (au mariage), c’est que les éléments légaux ne sont pas constitués. L’OQTF n’était plus opérante. Le seul séjour irrégulier n’est pas un motif suffisant pour s’opposer à un mariage, qui est un droit fondamental », s’est justifié le procureur de la République Jean-Baptiste Bladier.

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« Pour que les jeunes s’approprient cette histoire » : le Mémorial britannique de Normandie appelle aux dons pour ériger une statue de Churchill

LeParisien / Politique - Thu, 18/12/2025 - 09:29

« Winston Churchill, Premier ministre britannique de 1940 à 1 945 est une figure immense de la résistance des nations occupées pendant la guerre. Il est aussi le grand symbole de la lutte contre le fascisme et du retour de la paix. C’est pourquoi nous avons le sentiment de devoir lui rendre hommage, tout particulièrement ici au Mémorial de Ver-sur-Mer, en lui érigeant une statue », explique, enthousiaste le responsable opérationnel du site, Sacha Marsac.

Ce Mémorial, très connu bien au-delà de la Normandie, surplombe la plage de Gold Beach. On y découvre, le long d’un parcours bouleversant, les noms des 22 442 hommes et femmes tombés sous commandement britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Une démarche magnifique ! »

« Le sculpteur Paul Rafferty a déjà imaginé précisément cette statue de Churchill. Elle devrait mesurer 3 m de haut et figurer la grande figure de Churchill, taillée dans le bronze, dans le manteau qu’il portait le 10 juin 1944, lors de sa visite en Normandie, précise Sacha Marsac. On le verrait ici saluer à nouveau ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté. Notre espoir un peu fou est de dévoiler cette statue dès le 6 juin 2027. »

Pour cela, les responsables du Mémorial, géré par une association britannique, ont déjà lancé différents appels auprès d’entreprises et de fondations à la fois françaises et britanniques. Mais ça ne suffira pas. « Il nous faut en tout 1,5 million d’euros. Il faut donc aussi nécessairement que les particuliers nous aident. Ceux qui viennent visiter le Mémorial mais aussi ceux qui souhaitent de l’extérieur nous soutenir dans l’entretien de cette mémoire. »

« C’est une démarche magnifique ! réagit Gérard, 71 ans, en visite justement à Ver-sur-Mer. Ça ne suffit pas de visiter ces lieux de mémoire. Il faut aussi les faire vivre et donc les financer, pour que les plus jeunes s’approprient cette histoire. L’actualité tragique nous rappelle chaque jour la chance que c’est de naître dans un monde libre. Et il nous faut sans cesse le rappeler, notamment par ce type d’initiative tellement forte. »

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