Le problème semble enfin être résolu. Après une journée de galère ce mardi pour les passagers d’Eurostar où de nombreux trains ont été annulés ou retardés à la suite d’un double problème technique dans le tunnel de la Manche, Getlink indique ce mercredi dans un communiqué que « l’incident lié au défaut d’alimentation au sein du Tunnel sous la Manche a été résolu cette nuit. Le trafic a repris dans les deux sens ».
Hormis l’annulation du train qui devait partir à 6h01 de Londres pour rejoindre Paris, tous les trains dans les deux sens étaient affichés à l’heure mercredi. Même chose pour Bruxelles : seul le train de 6h16 au départ de Londres était affiché comme annulé.
Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, faisait également état mercredi matin de perturbations, le site internet indiquant pour certains départs un « retard approximatif de 6 heures par rapport à votre heure de réservation ».
Double incident techniqueLa veille, Eurostar annonçait la suspension de « tous les trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles » jusqu’à nouvel ordre, après « un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche suivi de l’arrêt d’une navette shuttle sous le tunnel ». Vers 16 heures, la compagnie indiquait une « reprise progressive » du trafic et l’exploitant du tunnel, Getlink, avait indiqué que la circulation était « assurée de manière alternée dans les deux sens ». Aux alentours de 19 heures, la société a ensuite annoncé qu’un retour à la normale était attendu « dans la nuit ».
Au moins 12 trains entre Paris et Londres ont été ou sont annulés pour la journée, soit 75 % des trajets de la journée. Deux autres trains ont été retardés. Eurostar proposait ce mardi aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.
Nuit dans un EurostarDes passagers sont toutefois restés coincés toute la nuit dans un Eurostar, rapporte BFMTV, sans électricité, sans chauffage et sans toilettes.
« Tout ce qui est électrique ne fonctionne pas. C’est toujours les mêmes informations, il y a un problème grave », a rapporté Hervé, un passager de ce train. « On est agacé parce qu’il y a de la fatigue, parce qu’on n’a pas de boisson chaude », a-t-il ajouté.
Contacté par l’AFP pour confirmer cette information, Eurostar n’a pas donné suite. La compagnie évoque sur son site, en plus du problème électrique dans le tunnel mardi, « d’autres problèmes liés à l’infrastructure ferroviaire pendant la nuit ».
La BBC cite elle aussi un passager du train Londres-Paris de 19h01, qui, à trois heures du matin, était toujours coincé à l’entrée du Tunnel.
Près de 20 millions de clients l’an dernierIl leur a été dit qu’il y avait « 50 % de chances d’aller à Paris, 50 % de chances de retourner à Londres », a-t-il raconté : « je suppose que mes projets pour la nouvelle année sont désormais entre les mains des opérateurs du tunnel ».
Prisé par ceux qui circulent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850 000 de plus qu’en 2023.
Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.
Pas de trêve pendant les fêtes. En décembre, 18 gang bangs ont eu lieu à la Factory. Mais ce club qui était installé dans le sous-sol d’une copropriété cossue, rue d’Alleray à Paris (XVe), a été délocalisé depuis octobre à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). La conséquence de la fermeture, pour un problème d’accessibilité, des locaux parisiens ordonnée par la préfecture de police.
En banlieue désormais, ces événements qui consistent à placer une femme au centre des attentions de plusieurs hommes moyennant 80 euros l’entrée, se poursuivent donc à un rythme effréné. Ils ont lieu rue Jules-Ferry à Bagnolet dans des locaux servant jusque-là plutôt de showroom. Et situés à 50 m d’une école élémentaire et de plusieurs associations culturelles.
Les lettres, en immenses, sont à la vue de tous. Rue des Pyrénées (XXe arrondissement de Paris), la permanence parlementaire de la députée (L’Après) de Paris Danielle Simonnet, a été taguée de l’inscription « QG du Hamas ». Les tagueurs prenant le soin d’inscrire deux fois la lettre « S ».
Après avoir découvert cette dégradation, la députée a dénoncé sur X des « tags diffamants ». « Continuons sans relâche à défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre, et la paix pour les Palestiniens comme les Israéliens ! Que cessent enfin la répression et la colonisation » a-t-elle écrit.
Un premier tag l’an dernier« Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive », réagit Danielle Simonnet. En effet, la permanence de la députée avait déjà été la cible de tags en raison du soutien à la cause palestinienne de l’élue. Exemple lors de la campagne des élections législatives de 2024, quand la candidate de la Nupes avait découvert les inscriptions « LFI parti judophobe » à cette même adresse.
« La mairie de Paris s’est engagée à nettoyer ce tag », assure la députée, qui se réserve le droit de porter plainte.
Suite à ce nouveau tag, Danielle Simonnet a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques de gauche. « C’est l’absence de toute forme de nuance qui tue le débat public. Danielle n’a jamais été un soutien du Hamas, mais s’est justement et légitimement mobilisée pour une solution à deux États », écrit par exemple le premier parti du PS Olivier Faure, entre deux posts d’Alexis Corbière et de Raquel Garrido, également membres de L’Après.
« Le débat démocratique exige le refus de toute forme de violence, quels que soient les désaccords politiques », a écrit le candidat à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire, dénonçant une « dégradation honteuse ». De son côté, le communiste Ian Brossat a comparé le sort de la permanence de Danielle Simonnet à la librairie Violette and Co et à la galerie l’Esprit d’Escalier, également taguées cette année « simplement parce qu’elles osent défendre le droit du peuple palestinien à vivre libre ».