Il avait brigué son premier mandat en 1965. Michel Rubé, le plus ancien maire de l’Oise, est décédé ce lundi 29 décembre à l’âge de 89 ans. Édile du village de Catenoy (Oise) élu pour la première fois sous la présidence du général de Gaulle, cet agriculteur de profession faisait partie du cercle très fermé des maires à la plus grande longévité de France.
De la préfecture, qui loue « un engagement exceptionnel », à Nadège Lefèvre, présidente du conseil départemental, « un homme de caractère, droit dans ses bottes et fidèle à ses convictions », ainsi que de nombre d’élus, les hommages se succèdent depuis l’annonce sa mort.
En France, un seul maire peut se targuer d’avoir été élu avant Michel Rubé. En l’espèce, il s’agit d’Yves Bahu, maire de Priez (Aisne), est élu depuis 1959 dans ce village d’une cinquantaine d’habitants. Viennent ensuite ceux de Saint-Germain-sous-Cailly (Seine-Maritime), 305 habitants, et de Molring (Moselle), 12 habitants, également aux commandes de leur commune depuis 1965. Michel Rubé était le seul à diriger une commune de plus de 1 000 habitants.
Élu adjoint puis maire quelques mois aprèsEn 2022, alors qu’il venait de recevoir la Légion d’honneur, Michel Rubé se confiait auprès du Parisien sur les secrets de son extraordinaire longévité politique. « Peut-être parce que je n’en ai jamais fait (de la politique, NDLR), je n’ai jamais appartenu à un parti, dans un village ça ne sert à rien, affirmait-il. Que ce soit la droite ou la gauche à la tête de l’Oise, je m’acclimatais. »
À l’époque, il était d’ailleurs peu emballé à l’idée de prendre la tête de la commune. « J’avais repris la ferme familiale après le décès de mon père, il y avait les vaches à traire, 30 ha de terres à gérer, je n’avais pas le temps. » C’est l’édile de l’époque qui le convint d’entrer au conseil municipal en tant qu’adjoint en mars 1965 et c’est à son décès, en juillet de la même année, qu’il devient finalement maire de la commune de 1 100 habitants. Lui qui n’était « pas très chaud » a finalement rempilé à chaque fois.
Au fil de ses dix mandats successifs, Michel Rubé a vu défiler pas moins de huit présidents de la République, sans compter les innombrables premiers ministres. Il a aussi assisté aux premières loges au grand mal qui frappe invariablement les communes rurales : la déperdition de l’activité commerçante, autrefois si foisonnante.
« J’ai connu un Catenoy avec une quinzaine de cafés. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’un restaurant, qui fonctionne malgré tout très bien, racontait l’élu de terrain en 2022. C’est sûr que les choses évoluent, une génération est en train de disparaître. Les nouveaux habitants, qui n’ont pas grandi ici, n’ont pas le même rapport à la commune. C’est aussi à nous de nous adapter, il faut vivre avec son temps. »
Ultime récompense couronnant sa longévité et son parcours extraordinaire : la Légion d’honneur, qu’il avait à l’âge de 86 ans. Pas de quoi lui faire enfler les chevilles. Avec le franc-parler et gouaille qu’on lui connaissait, il ironisait : « Je ne vais pas vous dire que je n’en suis pas content mais tout le monde me dit que c’est mérité alors que, franchement, ceux qui ne sont pas de cet avis ne se prononcent pas. »
Les changements de gouvernements n’ont pas que des effets au niveau national. La nomination de Stéphanie Rist au ministère de la Santé, le 12 octobre dernier, alors qu’elle était députée du Loiret, aurait dû être suivie par l’arrivée à l’Assemblée nationale de son suppléant, Stéphane Chouin. Cependant, ce dernier a choisi rester maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (Loiret). Dans une lettre adressée aux habitants de sa commune, il a défendu sa décision en soulignant qu’il avait « indiqué à Madame Rist (…) et aux membres du conseil municipal, (qu’il) ne souhaitait pas siéger à l’Assemblée nationale si cette situation se présentait », préférant conserver son mandat local.
C’est cette situation qui a donc précipité la tenue, les 18 et 25 janvier prochains, d’une élection législative partielle dans la première circonscription du Loiret.
Élue pour la première fois députée en 2017, Stéphanie Rist, figure locale du macronisme, sera bien candidate à sa réélection. En cas de victoire, la ministre de la Santé laissera sa place à sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet (Horizons), la maire de Saint-Denis-en-Val (Loiret).
Ordre dispersé à gauche comme à l’extrême droiteFace à elle, les candidats ne seront pas tout à fait les mêmes que lors des élections de juin et juillet dernier, qui avaient suivi la dissolution de l’Assemblée. Du fait de l’éclatement du Nouveau Front populaire, LFI et le PS partiront ainsi en ordre dispersé, derrière Houari Belgherbi et Ghislaine Kounowski respectivement. En juin 2024, lors du premier tour, la socialiste représentant le NFP était arrivée en deuxième position avec 31,47 % des voix (derrière Stéphanie Rist : 31,60 %). Elle s’était alors désistée au second tour pour faire barrage à la candidate du Rassemblement national, Tiffanie Rabault.
Dix-huit mois plus tard, cette dernière est reconduite par son parti, alors qu’elle est par ailleurs candidate déclarée à la mairie d’Orléans. Elle devra en tout cas batailler pour le siège de député avec Nicole Maurice, qui portera les couleurs de Reconquête, tandis que LR s’est abstenu de placer l’un de ses membres.
L’approche de ce scrutin « écœure » Philippe, 57 ans. Lui, qui n’avait jusqu’ici jamais manqué une élection, n’ira pas voter. « Les députés n’arrivent même pas à s’accorder sur le budget. La menace de dissolution n’a pas disparu, il y a bientôt les municipales et les présidentielles ne sont plus si loin. J’en ai marre », grommelle ce cadre de l’agroalimentaire, habitant à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.
En particulier, sa colère se porte notamment sur le « choix inconséquent » de Stéphane Chouin : « Je suis d’accord pour dire que voter est un devoir mais, de l’autre côté, quand on se présente, siéger est un devoir. Je ne comprends pas et je ne suis pas le seul. À ce train-là, cette circonscription plutôt centriste va passer RN. J’accepte de prendre ce risque. Ras-le-bol. »
L’antenne alsacienne de SOS Racisme a apporté à plusieurs reprises ces dernières semaines son soutien à trois candidats aux élections municipales de Strasbourg, victimes de commentaires haineux et racistes sur les réseaux sociaux.
Le 11 novembre dernier, SOS Racisme Alsace avait déjà exprimé sa « profonde indignation » et sa « solidarité » envers Cem Yoldas (extrême gauche), victime d’insultes racistes en ligne, des « attaques ignobles et intolérables ». Le 14 décembre, l’association a de nouveau dénoncé avec « la plus grande fermeté ces actes inadmissibles » envers le candidat Mohamed Sylla (Utiles), « victime de propos racistes à la suite de l’annonce de sa candidature. »
Rebelote une semaine plus tard où elle a condamné « fermement » des « commentaires racistes sur les réseaux sociaux » envers Fahad Raja Muhammadet (Mouvement populaire indépendant) rappelant que « le racisme n’a pas sa place dans le débat public ».
« Nous nous réservons le droit de saisir la justice »« Dans cette période électorale, nous renforcerons notre vigilance et nous nous réservons le droit de saisir la justice si nécessaire », prévient l’association dans l’une de ces publications sur Facebook. La secrétaire générale de l’association, Caroline Soubiès, explique que ces « propos haineux et racistes prennent une ampleur particulière parce qu’ils visent des candidats à des élections » municipales.
« C’est une véritable atteinte à la démocratie, car ces attaques à répétition peuvent avoir un impact psychologique très violent sur les personnes et dissuader de futurs candidats. C’est une pression morale supplémentaire », explique-t-elle aux Dernières nouvelles d’Alsace.
« Si demain, les personnes issues de la diversité ne se présentent plus, nous aurons un vrai problème de représentation. Et si nous ne réagissons pas systématiquement, il y a un risque de banalisation », estime-t-elle auprès de nos confrères, rappelant que les propos racistes peuvent être condamnés. « Son auteur encourt alors jusqu’à 1 an de prison et 45 000 euros d’amende (articles 29 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881). La victime peut directement porter plainte ou saisir le procureur de la République. »
« On m’a fait savoir que je devais rassurer les milieux économiques dans le cadre de cette campagne européenne. Mais deux minutes, ça paraît un peu court. » La petite phrase de Jordan Bardella n’avait pas manqué de faire sourire les patrons présents à l’audition des principales têtes de liste, organisée par le Medef en avril 2024 en amont du scrutin. Face à eux, le président du Rassemblement national savait que la partie était loin d’être gagnée.
Vingt mois plus tard, si du chemin a été parcouru, il reste encore beaucoup à faire. La volonté, jusqu’à la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, de faire sortir la France de l’Union européenne et de la zone Euro (le Frexit), ou celle plus récemment de revenir à la retraite à 60 ans, a laissé des traces.
Il ne dira pas pour qui il vote. Mais Joseph Tayefeh, secrétaire général du syndicat patronal Plastalliance, se montre ouvertement enthousiaste vis-à-vis du Rassemblement national. Il est persuadé qu’une part grandissante des 3 000 dirigeants que son organisation représente, soit 120 000 emplois directs dans la production et la distribution de matières plastiques, porte une oreille attentive au discours et à la politique économique du parti d’extrême droite.
« L’industrie doit être le centre de l’attention de tous les politiques, quels qu’ils soient, défend-il. Pour cela, je discute avec tous ceux qui la défendent, de Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, à Jordan Bardella au RN. Et j’ai noté qu’entre ces deux pôles, les meilleurs défenseurs ne sont pas forcément du côté des formations les plus traditionnelles. »
Elle se plie à l’exercice depuis 12 ans. À chaque nouvelle année, le 1er janvier rime avec « vœux ». Des vœux qui cette fois ont un écho tout particulier pour Anne Hidalgo, qui quittera la mairie de Paris en mars prochain, à l’issue des élections municipales.
L’édile ayant annoncé il y a plusieurs mois qu’elle ne se représenterait pas pour un troisième mandat, il s’agit donc de la dernière carte de vœu de la socialiste, en poste depuis 2014. Cette année, Anne Hidalgo a choisi un visuel dessiné par l’artiste américain Shepard Fairey, plus connu sous le nom d’Obey.
Un artiste bien connu à ParisOn lui doit notamment le visuel « Hope », utilisé pour la campagne présidentielle de Barack Obama en 2008, mais aussi de nombreuses œuvres en France, dont plusieurs fresques à Paris. Plus récemment, on lui doit l’œuvre monumentale installée sur la façade de l’Hôtel de Ville depuis juin dernier.
Pour le visuel de sa carte de vœu de 2026, Anne Hidalgo a choisi de faire confiance au street-artiste, en utilisant une fresque bien connue des Parisiens. Il s’agit en effet de celle peinte à côté de la fontaine Stravinsky de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle (IVe arrondissement), où « se dressent deux figures féminines comme des sentinelles », écrit la maire au début de son message.
« Entre elles, une fleur s’élève, promesse de renouveau que notre force collective doit naître », poursuit Anne Hidalgo. Et de continuer : « A sa racine, un livre ouvert interpelle : le futur n’est pas écrit. L’inventer, le transformer, l’apprivoiser, telle est notre mission universelle, notre legs aux générations futures. »
« Tout est possible »« Tout est possible », écrit la maire. « À nous toutes et tous d’agir pour bâtir un avenir de paix, de fraternité où notre planète est protégée. Que l’année qui s’ouvre soit une page libre, à écrire avec conscience, exigence et confiance », conclut-elle.
Libre à chacun désormais d’interpréter comme il l’entend ces mots d’Anne Hidalgo. Forcément, la question de sa succession à l’Hôtel de Ville se retrouve entre les lignes. D’autant que la campagne va très vite entrer dans son sprint final. Rendez-vous le 22 mars pour savoir qui écrira sa lettre de vœux aux Parisiens dans un an.
Laurance Bussière achève son troisième mandat de maire de Daubeuf-la Campagne, une commune de 247 habitants sur le plateau de Le Neubourg (Eure). L’édile brigue un nouveau bail. Six à sept années supplémentaires susceptibles de lui permettre de poursuivre son oeuvre à la présidence de l’association des maires ruraux de l’Eure.
Elle occupe cette fonction plus qu’honorifique depuis bientôt 10 ans. C’est à ce titre d’ailleurs, et depuis bien des années déjà, que l’élue a pris à bras le corps les problématiques des incivilités et des violences diverses et variées, à savoir verbales mais aussi parfois physiques dont sont victimes celles et ceux qui donnent, voire qui ne comptent pas leur temps au service de leurs administrés.
A l’aube d’une nouvelle consultation municipale, les élus ruraux demeurent confrontés à ces comportements inappropriés, voire parfois délictueux. Et ce malgré toute une batterie de mesures et de dispositifs que Laurance Bussière a largement contribué à initier et développer au sein de certaines communes rurales de l’Eure.
Des ateliers d’autodéfense pour les élus« Dès 2019 nous avons organisé des ateliers d’auto défense et de gestion des conflits pour les élus, rappelle Laurance Bussière. J’ai lancé ça avec mon mari compétent dans le domaine mais aussi un psychologue. Ce dernier nous a conseillé sur les bonnes postures à adopter et les mots à utiliser pour désamorcer un début de conflit et éviter que la situation ne dérape. »
Plusieurs ateliers se sont ainsi déroulés, avant et après la pandémie de Covid. Les élus ont mis à profit ces temps d’échange et de pratique. « Nous nous sommes enrichis aussi les uns et les autres en racontant les situations auxquelles nous avions pu être confrontés, poursuit Laurance Bussière. Et en commun nous avons trouvé des recettes pour gérer au mieux ces situations. »
Cette bonne volonté et cet investissement des élus ruraux n’ont pas toujours suffi. Incivilités et actes malveillants se poursuivent très régulièrement. Ils donnent lieu parfois à des dépôts de plaintes. Dans ce contexte, la présidente des maires ruraux de l’Eure ne baisse pas les bras. Elle poursuit le combat.
Laurance Bussière mène une lutte quotidienne contre toutes les expressions de violence dans l’espace public comme dans la sphère privée. Elle est référente départementale pour les questions de violences intrafamiliales. Mais c’est sur la champ public qu’elle innove une nouvelle fois, en 2024.
Une application d’alerte via le téléphone« Nous sommes les premiers dans l’Eure à avoir adopté l’application MonSherif, confirme la présidente des maires ruraux. Il suffit de la télécharger sur un portable. Elle est reliée à un petit enregistreur que l’on déclenche simplement et qui permet de conserver les échanges. L’alerte est progressive. Si on appuie un coup les personnes qui disposent de l’application sur la commune sont averties. Deux coups, elles doivent appeler la personne en difficulté et trois coups la conservation est enregistrée avant une intervention physique. »
A Daubeuf la Campagne, la première magistrate a équipé cinq personnes, dont la secrétaire de mairie, les personnels communaux travaillant à l’école, le cantonnier et elle même. D’autres communes rurales de l’Eure ont opté pour cette solutions.
Elle a changé. Dans les années 1960, à un magazine féminin qui lui demande si elle pourrait vivre une grande histoire d’amour avec un Noir, Brigitte Bardot, disparue ce dimanche à 91 ans, répond « oui, évidemment ». Elle est aussi, à sa manière, une icône du féminisme à ses débuts, et elle a toujours défendu l’avortement, même avant la loi sur l’IVG. La jeune actrice exprime sa « haine » quand l’un de ses compagnons la bat, et s’en va. Elle est « copine », c’est le mot de cette grande fille nature, avec Giscard d’Estaing et Chirac, après avoir admiré de Gaulle. Du classique.
Avec le temps, Bardot ne s’assagit pas, mais devient rigide sur certains thèmes, voire clairement raciste, raillant « l’incontournable appel à la fraternité humaine et à l’antiracisme » des soirées des César qu’elle méprise. La reine des fêtes qui a eu tant d’amis homosexuels les décrira comme un « phénomène de foire » dans un livre, expression qui entraîne l’une de ses nombreuses condamnations par la justice dans les années 2000.
Utilisation illégale d’engins pyrotechniques, violences urbaines, tirs de mortiers d’artifices contre les forces de l’ordre et incendies de véhicules… « On ne s’attend pas à plus (d’incidents) que l’an passé mais c’est déjà beaucoup trop », a prévenu ce lundi Laurent Nuñez. Lors d’une réunion lundi avec les préfets de région, le ministre de l’Intérieur a demandé « fermeté et réactivité » des forces de l’ordre mobilisées pour les festivités du 31 décembre.
Le dispositif de sécurité pour l’ensemble du territoire sera communiqué ultérieurement. À Paris, quelque 10 000 policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisés, a détaillé le représentant de la préfecture de police.
Dans la capitale, où « une forte affluence » est attendue au Trocadéro, au Champ-de-Mars, près de la tour Eiffel, sur les Champs-Élysées, aux Halles ainsi qu’à Montmartre, les enjeux de sécurité concernent « l’attaque terroriste » et « le mouvement de foule, évité de justesse l’an dernier, (qui) sera pris en compte très sérieusement cette année sur les Champs-Élysées », a-t-il ajouté.
Débordements en marge de la CANAilleurs sur le territoire, l’an dernier, des incidents avaient eu lieu dans plusieurs départements et plus significativement dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes. « Les territoires sur lesquels il y a des difficultés sont les mêmes ces dernières années », a observé le ministre.
Le renseignement territorial enregistre ces dernières semaines « moins de violences urbaines qu’en 2024 mais plus d’utilisation de mortiers d’artifice en zone police et zone gendarmerie », a-t-on rapporté.
Aux festivités de fin d’année s’ajoutent les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroule actuellement au Maroc, la liesse des supporters pouvant entraîner des débordements en France.
Dimanche soir, la qualification de l’Algérie pour les huitièmes de finale a donné lieu à des incidents « rapidement contenus » notamment à Toulouse, Marseille, Lille et Roubaix.
« Les rassemblements festifs, on les encadre mais on ne tolère pas les violences sur les forces de l’ordre et les interruptions de circulation », a prévenu le ministre.
Par ailleurs, un dispositif policier sera mobilisé pour la grande prière prévue mercredi à partir de 19h00 à Bercy dans le cadre du rassemblement de la communauté chrétienne de Taizé, organisé depuis dimanche à Paris.
Toutes les mesures administratives ont été prises, dont l’interdiction de vendre du carburant au détail ou des mortiers d’artifice et autres engins pyrotechniques.
Valéry Giscard d’Estaing disparaît à 94 ans, le 2 décembre 2020, des suites du Covid. Brigitte Bardot, qui réagit très rarement aux décès de personnalités, prend sa plume dès que la nouvelle est connue et lui écrit une lettre ouverte d’hommage, datée du 3 décembre à Saint-Tropez (Var).
« Monsieur le Président, Cher Valéry » , commence-t-elle. « J’ai pour vous une infinie reconnaissance car vous êtes le seul président qui m’ait apporté une aide précieuse pour les animaux. En 1977, alors que je bataillais contre le massacre des bébés phoques au Canada, un seul coup de téléphone désespéré et vous avez immédiatement fait le nécessaire pour une interdiction d’importation en France des fourrures de blanchons. »
« Un chasseur non démuni de cœur et d’intelligence »Et de rappeler un autre de ses combats. « Plus tard, écœurée par les crash-tests effectués avec des babouins dans les laboratoires de Lyon-Bron pour éprouver l’utilité des ceintures de sécurité des voitures, des milliers de ces animaux y trouvaient une mort atroce, balancés à tombeau ouvert sur des murs de béton devant ceux qui attendaient leur tour. C’était inhumain ! Vous avez immédiatement donné l’ordre de remplacer ces vies animales par des mannequins. »
« Pourtant, rappelle-t-elle dans sa missive, vous étiez un chasseur mais non démuni de cœur et d’intelligence. Vous avez été le dernier à faire rimer présidence et élégance. Vous nous avez souhaité une France d’honneur et vous nous quittez, hélas, dans une France d’horreur. Au revoir Valéry. »
Tentative de séduction, ou pas ?Leur amitié est ancienne. Elle est aussi cocasse. Lors de leur première rencontre aux sports d’hiver, en 1966, Giscard d’Estaing, grand séducteur, essaie de la conquérir. L’un des biographes de l’ancien président raconte que la star ne lui en a pas voulu de son assiduité. Dans ses propres mémoires, Bardot passe d’ailleurs cette tentative de drague sous silence, tout en non-dits. Mais dans leur vieillesse, ils se chamailleront à ce sujet.
B.B. confie à au journaliste de France Télévisions Laurent Delahousse que l’ancien président a longtemps continué à flirter avec elle. Vexé, l’ancien chef d’État de 88 ans lève les yeux au ciel, dans « C à vous » sur France 5, et rétorque que son ancienne amie « est très handicapée » et confond tout. Un certain manque d’élégance. Disparue ce dimanche à 91 ans, Brigitte n’en voudra pas à son « cher Valéry ».
Après Renaissance, LR et Horizons, l’Union des démocrates et indépendants (UDI) adoube à son tour la candidate de la droite et du centre aux élections municipales de Marseille, Martine Vassal, a annoncé le parti de centre-droit dans un communiqué publié lundi.
« Dans le cadre des municipales de mars 2026, l’UDI apporte son soutien à Martine Vassal pour Marseille », écrit le parti sur X.
« Notre mouvement affirme sa volonté de rassembler le centre et la droite autour d’un projet pour la deuxième ville de France fondé sur le respect des libertés fondamentales, la fraternité, la justice territoriale, la créativité et la prospérité partagée », ajoute le parti présidé par Hervé Marseille, chef de file des sénateurs centristes.
Pas d’alliance avec le RN ?Cette annonce intervient un mois après les propos polémiques de Martine Vassal, qui avait esquivé une question sur une possible alliance avec le RN au second tour lors d’une interview.
Face à l’emballement, l’actuelle présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui avait essuyé une cuisante défaite en 2020, avait clarifié son propos : « en aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique ! », avait-elle écrit sur X.
Marseille sera l’un des points chauds des municipales avec comme principaux candidats face à Martine Vassal, le député RN Franck Allisio et le député LFI Sébastien Delogu. Le maire divers gauche Benoît Payan, à la tête d’une coalition de gauche, écologiste et citoyenne, n’a lui pas encore officialisé sa candidature, qui fait peu de doute.
Les derniers sondages donnent Payan, Vassal et Allisio dans une fourchette souvent proche de la marge d’erreur. Les éventuelles alliances ou désistements sont donc au centre des spéculations.
Il met en avant « 40 ans de passion pour la politique ». Et 30 ans de carrière dans la restauration, dont 20 en Allemagne, à la tête d’établissements « prestigieux » dans lesquels, tant qu’à faire, il a « servi des centaines de milliers de personnes, dont des chanceliers et des présidents de la République ».
Jérôme Gauliard, 60 ans, vient d’officialiser sa candidature aux municipales de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il y est soutenu par Patrick Balkany, ancien maire (LR) de Levallois, condamné en 2021 à 10 ans d’inéligibilité pour fraude et blanchiment de fraude fiscale.
Éric Ciotti, patron de l’UDR, allié du RN, a demandé ce lundi 29 décembre à Emmanuel Macron d’organiser un hommage national à Brigitte Bardot, décédée dimanche à 91 ans. Le député des Alpes-Maritimes a même lancé une pétition sur le site internet de son parti pour que la nation rende hommage à « celle qui aura si bien incarné la France, son insolence, son panache, son élégance ».
L’hypothèse a été rejetée par le patron du PS Olivier Faure qui, tout en saluant « une actrice iconique », ajoute qu’elle avait « tourné le dos aux valeurs républicaines ».
« Les hommages nationaux sont rendus pour services exceptionnels rendus à la Nation. Brigitte Bardot a été une actrice iconique de la nouvelle vague. Solaire, elle a marqué le cinéma français », a écrit sur X le premier secrétaire du Parti socialiste. « Mais elle a aussi tourné le dos aux valeurs républicaines et été multicondamnée par la justice pour racisme », a-t-il ajouté.
Plusieurs condamnationsQuelques heures plus tôt, le député socialiste Philippe Brun avait répondu sur Europe 1 « pourquoi pas » : « si le président de la République le décidait, je ne vois pas pourquoi il faudrait s’y opposer », avait-il estimé.
« Brigitte Bardot était une très grande figure, un symbole de liberté, de rébellion, de passion et qui incarnait aussi notre pays à l’étranger », avait déclaré le vice-président de la commission des Finances. « Nous regrettons sa disparition », avait-il ajouté, « quant à ses engagements politiques, il sera bien temps, dans quelques jours ou quelques semaines, d’en parler ».
Brigitte Bardot, qui se disait « contre le vivre ensemble », voyait notamment en Marine Le Pen une responsable politique capable de « reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français ». « Je n’ai jamais demandé à personne d’être raciste et je ne pense pas nourrir de haine raciale », affirmait-elle en dépit de plusieurs condamnations, notamment pour des propos contre les musulmans.
Invité à réagir sur le silence qui a entouré à gauche la disparition de l’actrice et militante, Philippe Brun avait assuré qu’« il n’y a pas de gêne à avoir ». « Nous connaissons son parcours, nous connaissons aussi ses condamnations, nous réprouvons évidemment son engagement politique », avait-il expliqué.
Peu de réactions à gauchePeu de personnalités de gauche ont réagi à la mort de l’icône française, au milieu d’un concert unanime de louanges à droite et à l’extrême droite dont Brigitte Bardot avait épousé la cause.
« On dit que Dieu créa la femme. Certains le croient, d’autres non. Nous sommes tous d’accord pour affirmer que le cinéma français créa BB et elle le fit rayonner à travers le monde… Cela, pour notre plus grand bonheur », a cependant tweeté le patron des communistes, Fabien Roussel.
Nettement plus critique, la députée écologiste Sandrine Rousseau a cinglé : « Être émue par le sort des dauphins et être indifférente aux morts des personnes migrantes dans la Méditerranée, c’est quel niveau de cynisme ? », sur le réseau Bluesky.
La députée LFI de Paris Sarah Legrain, membre de la direction du mouvement de gauche radicale, a, elle, estimé que l’actrice était « trop raciste » pour recevoir un hommage des Insoumis.
« Ils font des colis pour les personnes âgées mais pour nous, à Chelles, rien, aucune activité. Dans notre quartier, aux Arcades fleuries, on est oublié. Les jeunes des villes d’à côté, eux, ils partent même en voyage. » Du haut de leurs 18 ans, Rayan, Amine et Seif confirment ce que les adversaires politiques de Brice Rabaste, le maire (LR) de Chelles, dénoncent : la deuxième ville de Seine-et-Marne, avec ses quelque 54 372 habitants, ne dispose d’aucune structure jeunesse.
C’est donc un des chevaux de bataille des trois candidats, qui se sont officiellement lancés dans la course des élections municipales de mars prochain. On ignore toujours si Brice Rabaste se représentera pour un troisième mandat : il compte garder le mystère sur sa candidature jusqu’en janvier. En 2020, le premier édile avait été réélu au premier tour, avec 54,82 % des suffrages, dans cette ville perdue par les socialistes six ans plus tôt.
Le souvenir a laissé des traces tenaces. L’an passé, après l’adoption d’une loi spéciale à la suite de la chute de Michel Barnier, le secteur de la défense avait dû patienter jusqu’à février pour bénéficier d’un budget, entraînant d’importantes difficultés pour ses 4 500 entreprises. Un scénario que les armées craignent de revivre cette année après que le Parlement - face à l’impossibilité de trouver un compromis sur le budget - a adopté mardi dernier une nouvelle loi spéciale… pour une durée indéterminée.
Dans un contexte où la loi spéciale ne permet que d’assurer la continuité de l’État, empêchant l’engagement de nouvelles dépenses, la défense craint en effet de ne pas pouvoir bénéficier des 6,7 milliards d’euros de crédits supplémentaires que leur prévoit le budget 2026, passant de 50,5 milliards d’euros de budget cette année à 57,1 milliards. « Tant que l’on n’a pas de loi de finances 2026 votée, une bonne partie de tout ce qu’on doit faire ne pourra pas être faite », met ainsi en garde l’entourage de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin.
Lorsqu’il était encore à l’Élysée, François Hollande a un temps tenté de briser l’isolement du pouvoir pour comprendre la colère des Français à son égard. De temps à autre, le président piochait une dizaine des pires lettres d’insultes qu’il recevait et invitait leurs auteurs au château. Mais le chef de l’État sortait inlassablement déçu de ces rencontres : à chaque fois, le rédacteur d’une missive salée enfilait sa plus belle cravate pour le rencontrer et finissait par demander un selfie au chef de l’État, alors le plus impopulaire de la Ve République.
Plus de dix ans plus tard, c’est Emmanuel Macron qui bat des records de détestation dans l’opinion, au moment où son ex-mentor reprend des couleurs. De là à lui faire entrevoir un retour à l’Élysée ? Dans une interview au magazine Elle la semaine dernière, Hollande imagine un « président thérapeute » pour un pays qui ne se sent pas « bien ». Presque son portrait, lui qui se fait désormais le chantre de la stabilité en incarnant « l’autorité tranquille ».
Le président français Emmanuel Macron a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu’une réunion des alliés de Kiev se tiendrait à Paris début janvier. Cet entretien permettra notamment d’échanger autour des garanties de sécurité pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix avec la Russie.
« Nous réunirons les pays de la Coalition des volontaires à Paris début janvier pour finaliser les contributions concrètes de chacun », a écrit sur X Emmanuel Macron, qui avait auparavant échangé avec ses homologues ukrainien Volodymyr Zelensky et américain Donald Trump, aux côtés de plusieurs autres dirigeants européens.
« Nous progressons sur les garanties de sécurité qui seront centrales pour construire une paix juste et durable », a affirmé le dirigeant français, qui s’est également entretenu seul avec Volodymyr Zelensky.
Cette annonce intervient alors que Zelensky et Trump se sont rencontrés dimanche dans la résidence du président américain en Floride, ce dernier se montrant résolument optimiste, bien qu’aussi évasif, sur une résolution prochaine du conflit qui fait rage depuis février 2022. « Cela a été une négociation très difficile », a reconnu Donald Trump, évoquant de « nombreux progrès ». « Je ne veux pas dire quand, mais je pense que nous allons y arriver », a-t-il poursuivi, proposant aussi de venir s’exprimer devant le Parlement ukrainien pour faire avancer son plan de paix.
Prenant la parole à ses côtés, Volodymyr Zelensky s’est voulu enthousiaste lui aussi, parlant de « grandes avancées », notamment « 90 % » du plan de paix américain en 20 points « approuvé », des « garanties de sécurité » pour l’Ukraine « approuvées » pour certaines et « presque approuvées » pour d’autres, ainsi que d’« un plan de prospérité en cours de finalisation ».
L’ancien patron de Système U est dans son élément en cette période de fêtes. Avec sa casquette de ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Serge Papin dresse au Parisien - Aujourd’hui en France un premier bilan de la consommation à Noël. Portés par des prix plus favorables et une inflation qui stagne, les Français se sont davantage fait plaisir.
Dans cette période d’instabilité économique et politique, quel est votre premier bilan des fêtes de Noël ?
Jordan Bardella « peut gagner à ma place » l’élection présidentielle, estime Marine Le Pen qui, malgré sa situation judiciaire, « ne pense pas pouvoir quitter le combat » mais juge qu’avec le président du RN, « l’avenir de la France est assuré ». L’eurodéputé « peut gagner à ma place », a déclaré la triple candidate du Rassemblement national à la présidentielle à La Tribune dimanche.
Jordan Bardella, 30 ans, « fait l’objet d’une campagne de dénigrement absolument inouïe. J’ai deux millions de fois plus confiance dans la jeunesse de Jordan qui est militant politique depuis 15 ans et qui vit tout ce que cet engagement peut offrir de moins confortable, que j’avais confiance dans la jeunesse d’Emmanuel Macron », a également déclaré Marine Le Pen face aux critiques sur le peu d’expérience aux responsabilités du président du RN.
« Je ne pense pas pouvoir quitter le combat, mais le combat peut avoir mille visages. Il y a quelqu’un d’autre, les idées vont survivre, l’avenir de la France est assuré », a encore déclaré Marine Le Pen.
« Aujourd’hui, on prend une balle judiciaire »Marine Le Pen sera jugée en appel du 13 janvier au 12 février dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate qui hypothèque sérieusement ses chances de concourir une nouvelle fois pour l’Élysée.
« Il fut un temps où on pouvait prendre une balle. Aujourd’hui, on prend une balle judiciaire. Ça signifie votre mort, en réalité », a-t-elle commenté.
Sur la situation politique, Marine Le Pen juge que « le général de Gaulle est trahi. Le gouffre, la rupture entre les Français et le président l’obligeaient à retourner aux urnes comme le prévoit la Constitution ». Mais « Macron ne veut rien, ce n’est pas un être rationnel » et « le désordre actuel vient de son refus de dissoudre ».
« La loi spéciale (adoptée faute de budget de l’État) est un leurre, le blocage est total et le gouvernement se retrouve dans une situation folle qui consiste à dépendre d’un parti, le Parti socialiste, qui a fait 1,5 % à la dernière présidentielle » et qui « gouverne au chantage », a-t-elle jugé.
« Il faut retourner voter d’urgence. C’est même une urgence absolue. Et s’il y a dissolution, je serai amenée à aller directement devant le Conseil constitutionnel car il est le seul juge de la validité d’une candidature dans une situation d’urgence », a-t-elle dit.
Gaulliste. Et gauloise. Sans filtre. Brigitte Bardot ne manie pas la langue de bois. Tant d’outrances, d’humeurs, de haine parfois. Entre la politique et l’actrice, tout avait bien commencé. B.B., fan du Général. Elle confie dans ses Mémoires avoir voté pour la première fois le 28 septembre 1958, le jour de ses 24 ans : « Je donnai ma voix, ma confiance et mon respect à de Gaulle. J’ai toujours eu un faible pour ce grand homme intègre, courageux, solide et rassurant. C’est lui que je suivis pendant des années. C’est lui que je regrette depuis des années. »
À la lecture, on pourrait penser qu’il s’agit de la présidentielle de 1958. En réalité, du référendum pour une nouvelle Constitution entraînant la naissance de la Ve République. Comme 82 % de Français, la jeune actrice a dit oui à cette évolution.
Pendant la guerre d’Algérie, Bardot montre beaucoup de courage lors d’une tentative de racket de la part de l’OAS du général Salan, en lutte contre de Gaulle pour garder l’Algérie française. L’Organisation Armée secrète veut « l’imposer » pour la somme de 50 000 francs. Elle rend publique cette lettre de chantage, avec une réponse à la Bardot : « En tout cas, moi, je ne marche pas, parce que je n’ai pas envie de vivre dans un pays nazi. » Ses avocats, Jean-Pierre Le Mée et le jeune Robert Badinter, portent plainte.
La « petite biche » et le « roi des menteurs »Elle devient, en 1971, la première personnalité à incarner la Marianne des mairies de France, avant Michèle Morgan, Mireille Mathieu, Catherine Deneuve ou Laetitia Casta. De Gaulle, qui rendait à Bardot l’estime qu’elle lui portait, a encouragé ce projet avant la fin de son mandat, en 1969. L’actrice est également appréciée par son successeur, Georges Pompidou, mais après la mort de ce dernier, c’est pour Valéry Giscard d’Estaing qu’elle s’engage vraiment, en 1974. Un coup de foudre amical pour elle, une tentative de séduction pour lui.
Celle qui vient alors de mettre fin à sa carrière se balade pendant sa campagne avec le tee-shirt « Giscard à la barre ». Il l’aidera à son tour, trois ans plus tard, dans son combat pour les bébés phoques. Fin 2020, quand VGE succombe à 94 ans des suites du Covid, la star rend hommage dans une lettre ouverte au « seul Président qui m’ait apporté une aide précieuse pour les animaux ». Le dernier, écrit-elle, « à faire rimer Présidence et Élégance ».
Monsieur le Président, Cher Valery,
J’ai pour vous une infinie reconnaissance car vous êtes le seul Président qui m’ait apporté une aide précieuse pour les animaux. pic.twitter.com/QS2AfeezUJ
Elle soutient Chirac, qui l’appelait « Ma petite biche » mais devient « le roi des menteurs ». Celle qui ne pardonne pas les promesses n’engageant que ceux qui les reçoivent lui préfère ensuite Jospin. En 2007, elle vote Sarkozy, qui la décevra aussi pour n’avoir pas tenu ses engagements envers la cause animale. En 2012, elle le qualifie, tout comme François Hollande, de « guignolos », mais elle saluera l’écoute du président socialiste.
De Macron, elle confiera avec ironie « qu’il devrait être acteur, tellement il est beau », mais n’a pas goûté d’être reçue à l’Élysée avant de découvrir que le chef de l’État soutenait les chasseurs. Feu sur Macron.
Son parti de cœur ? Le Front national. Elle épouse en 1992 Bernard d’Ormale, conseiller de Jean-Marie Le Pen. Marine ne lui déplaît pas non plus : « Je souhaite qu’elle sauve la France, elle est la Jeanne d’Arc du XXIe siècle ! » clame-t-elle en 2014 dans Match. « J’aime beaucoup Marine, je l’affirme et je n’ai pas à m’en cacher », ajoute-t-elle dans l’émission « Un jour, une histoire ».
Une honnêteté parfois gênanteCes dernières années, Brigitte Bardot, amère, s’était beaucoup moins engagée, à part pour dire tout le bien qu’elle pensait de Jordan Bardella. Au début du mouvement des Gilets jaunes, elle a immédiatement enfilé celui qui traînait dans sa vieille voiture et a posé sur les réseaux sociaux. Un clin d’œil à un milieu populaire et parfois populiste avec lequel elle se sent profondément en phase, bien plus qu’à la grande bourgeoisie de son enfance. Ceux qui n’ont plus d’argent pour faire un plein d’essence, acheter à manger à leur animal de compagnie ou boucler les fins de mois mettent en branle sa compassion. Surtout s’ils ont leurs papiers en règle.
Car, s’il existe une constante de la Bardot du XXIe siècle, c’est son aversion pour les immigrés et migrants. « Donnons déjà à manger à nos petits vieux qui n’ont rien », nous lançait-elle en 2018. Son statut d’icône, même abîmé par ses déclarations fracassantes, fait qu’on a accordé beaucoup d’attention à des opinions politiques qui tiennent souvent du propos de table. Bardot s’est prononcée pour Giscard parce qu’ils étaient amis de vacances, de soirées, de jeux dans des stations de ski huppées.
Sa manière de parler cash lui a valu procès et inimitiés, voire une franche détestation. Oui, B.B. est extrême. D’extrême droite, pas forcément. À la fin de sa vie, elle n’accordait plus son soutien à personne. Plus résolument misanthrope que prudente, car son image a toujours constitué le cadet de ses soucis. Sûrement a-t-elle gardé un minimum de réserve pour protéger sa Fondation, devenue une très grande entreprise. C’est pour cette dernière, seulement, que Brigitte Bardot s’est parfois excusée de ses outrances. Les animaux, les seuls pour qui elle a pris parti passionnément.